{"type":"rich","version":"1.0","provider_name":"Transistor","provider_url":"https://transistor.fm","author_name":"Culture Pixelle","title":"Culture Pixelle #51 -  Street Press donne à voir le documentaire du Collectif Nawak ","html":"<iframe width=\"100%\" height=\"180\" frameborder=\"no\" scrolling=\"no\" seamless src=\"https://share.transistor.fm/e/78dd1d65\"></iframe>","width":"100%","height":180,"duration":1822,"description":"Un épisode pour appréhender l'évolution de l'écriture journalistique comme une bifurcation vers des récits plus lents, plus collectifs, plus situés, plus libres, et demain peut-être portés directement par ceux qui les vivent. Et qui se diffusent sur les médias indépendants\n\nÀ Marseille, les chiffres du narcotrafic font régulièrement la une. Derrière les statistiques, derrière les faits divers, il y a des visages, des familles, des vies interrompues — et des proches qui refusent que leurs morts soient réduits à quelques lignes dans une dépêche.\nCette semaine à Culture Pixelle, on a reçu Mickaël Gence et Étienne Bonnot du Kollectif Nawak pour parler de leur documentaire Jusqu'à notre dernier souffle, diffusé en partenariat avec Street Press. Pendant deux ans et demi, ils ont suivi Atika, Karima et Laetitia, trois femmes marseillaises qui ont perdu un proche dans des assassinats liés au trafic de drogue et qui se battent au sein du Collectif des familles de victimes. Un film qui parle de violences, et aussi de mémoire, de dignité, et de ce qui transforme des citoyennes en militantes infatigables.\n« On s'est dit qu'on pouvait prendre le temps - ce temps que l'on n'a pas dans les médias traditionnels, dans le news - le temps de rencontrer qui sont ces personnes dont on ne parle jamais. »\nÉtienne nomme ce que le digital et l'autoproduction rendent possible : sortir du format imposé. Dans le JT, ces femmes n'existent qu’à peine, comme contexte d'un fait divers, comme chiffre dans une statistique. Prendre le temps de les rencontrer, de les suivre sur deux ans et demi, de laisser le récit se construire à leur rythme plutôt qu'à celui de l'actu a été une ligne éditoriale que seule l'autoproduction numérique rend aujourd'hui possible. Le digital n'a pas seulement changé la diffusion. Il a changé les conditions mêmes de l'écriture.\n« Street Press a pris le film comme il est, sans couper — alors que les télés, on sait qu'elles vont charcuter. C'est une liberté. »\n\nMickaël...","thumbnail_url":"https://img.transistorcdn.com/DwCvyyJELnVrynsxWfsm1LijQB5ilVPwWEnrpJrO1FI/rs:fill:0:0:1/w:400/h:400/q:60/mb:500000/aHR0cHM6Ly9pbWct/dXBsb2FkLXByb2R1/Y3Rpb24udHJhbnNp/c3Rvci5mbS9jNmI4/MWZmODA1NjVkOTZj/OGM2YTQ5NTAxNjAy/ZjJiMC5wbmc.webp","thumbnail_width":300,"thumbnail_height":300}