Marche hantée du Vieux-Aylmer

*Attention, le contenu de certains épisodes pourrait ne pas convenir à de jeunes enfants. Pour un auditoire averti.
Saviez-vous que la dernière pendaison publique au Canada a eu lieu à l'endroit même où vous vous trouvez présentement? Intriguant, n'est-ce pas?

Show Notes

*Attention, le contenu de certains épisodes pourrait ne pas convenir à de jeunes enfants. Pour un auditoire averti.

La Marche hantée est une production de Transistor Média, en collaboration avec la Ville de Gatineau et Tourisme Outaouais.
Merci à notre partenaire Le Bulletin d’Aylmer. 
Historien : Roger Blanchette
Réalisation : Steven Boivin et Julien Morissette
Conception sonore et montage : François Larivière
Musique : Tenaga Studio 
Production exécutive et script-édition : Stéphanie Laurin 
Recherche et assistance à la production : Claire Thevenin 
Illustrations : Alexandra Nash 

What is Marche hantée du Vieux-Aylmer?

* Attention, le contenu de certains épisodes pourrait ne pas convenir à de jeunes enfants. Pour un auditoire averti. *

Datant du 19ème siècle, Aylmer s’impose comme un secteur riche en Histoire. Mais des rumeurs de quartier assurent que certains lieux de la ville sont hantés. Plusieurs maisons sur la rue Principale semblent abriter des esprits hostiles, peut-être ceux d’habitants étant décédés dans des conditions énigmatiques. À divers endroits, des propriétaires et des visiteurs ont même été témoins d’événements étranges…

La Marche Hantée est un projet de balado qui a pour vocation de faire découvrir l’Histoire de l’avenue principale du Vieux-Aylmer tout en alliant mystères et rumeurs de fantômes. Des histoires à faire frissonner, autant les petits que les grands!

FAYOLLE JEAN JR
Vous êtes devant le Centre culturel du Vieux-Aylmer, dans lequel on retrouve le Cabaret La Basoche et l’Espace Pierre-Debain. Ce bâtiment de pierre construit en 1852 est le deuxième palais de justice érigé sur ce terrain. Un premier édifice datant de 1842 fut la proie des flammes seulement 3 ans après sa construction. À partir de 1852, ce nouvel édifice comprend le bureau d’enregistrement de comté et la prison, surnommée le « trou » à cause de ses murs froids et humides. Lorsque la cour se transporte à Hull en 1897, le gouvernement fait don du palais de justice à la municipalité qui s’en sert alors comme hôtel de ville, poste de pompiers et bibliothèque municipale avant de devenir un centre culturel. L’historienne Michelle Mondoux nous raconte l’histoire de François-Xavier Séguin, dit « La déroute », qui fut exécuté à Aylmer lors de la dernière pendaison publique au Canada. …

MICHELLE MONDOUX
Attention, attention, mesdames, messieurs et les enfants. L'Esprit du pendu est toujours présent.

FAYOLLE JEAN JR
Il y a 158 ans, une pendaison a eu lieu ici, sur le terrain à l'ouest du Centre culturel du Vieux-Aylmer. Ici même, un pauvre analphabète est exécuté devant une foule furieuse.

MICHELLE MONDOUX
Depuis qu'il était amputé d'une jambe, François Xavier Séguin dit « La déroute » avait quelque peu perdu la raison. Il se nourrissait de sa pêche et dormait souvent à la belle étoile.

FAYOLLE JEAN JR
Un jour, il surprend Guillaume Larocque en train de voler ses filets de pêche dans le ruisseau de la brasserie à Hull. Il l'avertit que s'il recommence, il réglera son compte.

MICHELLE MONDOUX
Le 20 juin 1863, il surprend Guillaume Larocque dans ses filets de pêche une autre fois. Une dispute s'ensuit et « La déroute » le frappe sur la tête avec une rame.

FAYOLLE JEAN JR
Étourdi, Larocque tombe dans l'eau et se noie.

MICHELLE MONDOUX
La déroute se vante avant d'avoir réglé le cas de Larocque qui laisse une veuve et neuf enfants.

FAYOLLE JEAN JR
Aucun doute, « La déroute » est coupable. Il a été immédiatement arrêté et accusé du meurtre de Larocque. La défense plaide qu'il n'est pas sain d'esprit en s'appuyant sur les verdicts des trois médecins.

MICHELLE MONDOUX
Le curé Michel d'Aylmer, le curé Gygette de Pointe-Gatineau ainsi que le maire Hohagen de Templeton témoignent que ses facultés sont affaiblies et qu'il n'est pas responsable de ses actes.

FAYOLLE JEAN JR
Le 17 juillet 1863, devant une foule en colère et un jury convaincu à l'avance, le juge Aimé la Fontaine le condamne à être pendu.

MICHELLE MONDOUX
Le 2 octobre, à 10 heures, « La déroute » est trainé par deux hommes à la potence, peinturée en rouge, construite à l'ouest du palais de justice.

FAYOLLE JEAN JR
Le soleil se cache derrière les nuages. Une pluie brumeuse arrose le village. Une cloche retentit 7 coups de glas, indiquant qu'un homme est sur le point d'être exécuté. Puisqu'il n'y a pas de bourreau, la tâche est confiée à un prisonnier de Kingston en échange de sa liberté. Ce fut la seule pendaison à Aylmer et la dernière pendaison publique au Canada. Tout ça pour une histoire de pêche qui a mal tourné.

Intrigant, n’est-ce pas?