« On demande de plus en plus au pharmacien… sans redire clairement ce qu’il est devenu. »
Pendant longtemps, le métier semblait simple :
le pharmacien délivrait, sécurisait, conseillait.
Le médecin diagnostiquait.
L’hôpital gérait les situations complexes.
Puis le système a changé.
Aujourd’hui, on demande au pharmacien de vacciner, dépister, orienter, gérer les ruptures, rassurer des patients inquiets… parfois même de maintenir une continuité de soins quand le médecin manque.
Et tout cela est devenu normal.
Le problème, c’est qu’on continue souvent à parler du métier avec les anciens mots.
Car au comptoir, le pharmacien n’est plus seulement un dispensateur.
Il est devenu un repère, un filtre, parfois un arbitre.
Pas officiellement.
Mais concrètement.
Et quand le système se tend, quand les patients ne savent plus vers qui se tourner, c’est encore vers l’officine qu’ils viennent.
Peut-être parce qu’elle est devenue bien davantage qu’un lieu de délivrance :
un point d’équilibre du système de santé.