On dit que le pharmacien vaccine.
C’est vrai.
Mais ce n’est plus l’essentiel.
L’essentiel se passe avant.
Quand le patient arrive.
Quand il hésite.
Quand il dit : “Je ne suis pas contre… mais je ne suis pas sûr.”
À ce moment-là, il ne vous demande pas un geste.
Il vous demande une décision.
Pas de décider à sa place.
Mais de l’aider à décider.
Et ça, c’est nouveau.
Avant, la vaccination était une évidence.
Aujourd’hui, c’est une question.
Et entre la question et la réponse…
il y a vous.
Vous expliquez.
Vous replacez.
Vous rassurez sans simplifier.
Vous transformez une recommandation… en choix.
Ce n’est pas technique.
C’est relationnel.
Et c’est pour ça que c’est exigeant.
Parce que convaincre, ce n’est pas imposer.
Et ne pas imposer, ce n’est pas renoncer.
C’est tenir une ligne.
Une ligne entre la science… et le doute.
Alors oui, vous vaccinez.
Mais surtout,
vous permettez que ça ait lieu.
Et dans un système où plus rien ne s’impose,
c’est ça, aujourd’hui,
le vrai pouvoir.