Reprendre le contrôle sur tout ce qui se dit autour de l’intelligence artificielle, voilà pourquoi nous avons créé ce podcast IA pas que la Data !
Tous les mois, nous aurons le plaisir d’accueillir des experts de l’IA, de la data et de la tech, qui nous partageront leur opinion et regard critique sur cette révolution.
Technophiles, ce podcast vous apportera un éclairage sur ce qui se cache derrière l’IA et vous permettra de prendre de la hauteur sur ce que l’on entend quotidiennement.
#IA #GenAI
Thomas (00:09)
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de IA de l'actu. Donc là on est début mai, on va revenir sur tout ce qui s'est passé en avril 2026. Je suis Thomas Meimoun, donc team lead data scientist à BRP, toujours à Montréal et toujours accompagné de mon ami Pierre Vannier, CEO, PDG de Flint. Salut Pierre.
Pierre Vannier (00:26)
Salut Thomas, bonjour à tous et à toutes.
Thomas (00:29)
Est-ce que aujourd'hui t'es positif ou t'es négatif ?
Pierre Vannier (00:32)
Comment dire ? On va voir, il a de l'actu. On verra, je laisse nos auditeurs, auditrices en jugée et nous mettre les commentaires. Ah Pierre, il aurait dû prendre son oxyolique aujourd'hui ou un peu plus de trucs positifs. Il y a plein de news intéressantes et on va démarrer.
Donc on abordera tout ça avec grosso modo quatre chapitres, les faits divers, peu de questions de souveraineté ensuite, business et stratégie et éventuellement produit et lancement si on a le temps. Thomas,
Thomas (01:02)
Non mais en fait le premier point qui est intéressant, je ne connaissais pas des masses mais je pense que toi tu devais connaître en fait c'est tout un truc, tout un système sur les fausses étoiles de GitHub. en fait ils se sont rendu compte, donc c'est la SEC qui s'est rendu compte qu'en fait il y avait 6 millions de fausses étoiles sur à peu près 18 000 ripos et en fait on va voir dans quel niveau on rentre dans le détail mais c'est assez intéressant puisque souvent quand une startup se lance
Une nouvelle solution se lance. On a tendance à mettre en avant l'explosion des étoiles d'Eetub et on se rend compte en réalité qu'il y a toute une économie cachée. on parle d'un tarif entre, bon ça peut paraître ridicule dit comme ça, mais 3 centimes de dollars jusqu'à 85 centimes de dollars. Et l'objectif, ça serait d'avoir une traction gonflée pour donner un signal positif. en fait,
Là, je remplis tout de suite. a fait un épisode il y a deux semaines, qui est sorti il y a la semaine dernière sur les VC. Et en fait, à un moment, il y avait ce passage où Juliette disait qu'on naviga-vu au début. Il n'y a pas de produit, il rien qui est créé. Il souvent juste un repo GitHub, elle parle de GitHub. Et je trouve ça trop marrant que ce sujet-là arrive ce mois-ci, où en fait, ça se trouve complètement faux. La plupart des choses sont fausses.
Pierre Vannier (02:21)
Alors, premier truc que je trouve, c'est le mantra américain, c'est fake it till you make it. Ça veut dire tant que t'as pas de produit, tant que t'as pas de clients. C'est un peu admis aux États-Unis que tu peux raconter à peu près n'importe quoi qui qui tord plus ou moins la réalité. Là, en l'occurrence, les étoiles. En fait, si tu veux, ça m'étonne tellement pas. On t'as des faux followers dans toutes les plateformes. T'as des faux likes, t'as des faux.
Thomas (02:49)
Ouais c'est bon.
Pierre Vannier (02:50)
défaut tout ce que tu veux, ça soit sur Insta, LinkedIn, Twitter, etc. Donc le fait de le retrouver sur GitHub, ne m'étonne absolument pas. Et ce que tu viens de dire est aussi intéressant, c'est que là, aujourd'hui, beaucoup de startups et de projets sont financés et du coup, Juliette Ast, qui était notre invitée au dernier podcast, l'a dit en mode précise, c'est à dire en fond de préamorçage. Ça veut dire que les projets ou les produits ne sont même pas lancés.
Donc il n'y a aucune métrique ou aucune façon pour ces ventures capitalistes, tous les gens qui investissent dans ces projets, d'avoir une espèce de valorisation de ces projets. Et en fait, la seule métrique aujourd'hui, c'est la métrique la plus basse, va être GitHub et ça va être les étoiles sur ton repository. Et on s'aperçoit qu'en peu importe la métrique qui est choisie pour juger de la performance ou de l'espoir qu'on met dans des startups, dans des projets, dans des founders,
Il faut quand même bien se dire qu'en fait, il y a très probablement 75 % de faux, pardonne-moi l'expression, mais de bullshit américaine. On en a vu énormément. Il a à peu près que ça. Ils sont très forts pour ça. On peut leur tirer notre coup de chapeau. Alors que nous, en Europe et en France, il faut déjà qu'on ait créé des projets et trouver 600 millions d'utilisateurs avant qu'on puisse avoir une levée de fond. Je tire un peu le trait, mais c'est un peu ça. Donc, je pense qu'on navigue entre ces deux extrêmes.
D'un côté, l'extrême par la vacuité et le vide, les Américains, fake it, they make it, ce qui fait qu'on peut retrouver sur des valorisations absolument gigantesques, alors qu'en fait, il rien. Et de l'autre côté, le côté pragmatique et réaliste de l'Europe qui attend presque d'avoir, qui attend presque que ça soit trop tard pour pouvoir lancer des actions marketing, etc. Donc voilà, ça m'étonne pas du tout. Ça ne m'étonne pas du tout.
Thomas (04:36)
Mais
pourquoi tu compares les Etats-Unis et le reste du monde là ? Pourquoi t'associes G-Tub et les Étoiles avec les Etats-Unis ?
Pierre Vannier (04:43)
Parce
que je pense qu'est-ce qui serait intéressant de regarder sur ces 6 millions d'étoiles fake, j'aimerais bien regarder l'origine des projets et quel type de projet. Ce que je veux dire, c'est que je pense que tu auras beaucoup moins de projets européens que de projets États-Unis, Outre-Atlantique. Je pense, je pense. Parce que c'est dans leur, entre guillemets, gêne ou aujourd'hui nature dans les startups américaines potentiellement de tirer le trait de la réalité jusqu'à ce qu'on récupère le chèque. On verra après.
Il y a deux grosses règles, c'est fake it, tu le make it, break things and go fast, donc casser les choses, aller vite et arriver sur un terrain concurrentiel où la réglementation n'est pas prête et il a pas de concurrent. L'hégémonie, Peter Thiel et son livre qui s'appelle Zero to One, qui est un best-seller américain sur des start-upers et entrepreneurs.
Thomas (05:12)
Mais ça...
Mais tu ne penses pas que tout simplement le monde de la tech, ou du moins du software, est basé sur le modèle états-unien ? Donc, à qu'en fait...
Pierre Vannier (05:39)
Oui, tout à fait. Mais tu vois,
prendre un exemple. On avait eu cet invité qui Hervé Bredin de Pianote. On en a d'ailleurs parlé avec Juliette dans le dernier podcast parce que Serena DataVenture, je crois, investi dans Pianote. Je pense qu'au départ, projet Pianote EI et tous les projets qu'avait développé Hervé avec sa communauté, pense qu'il y avait très peu de fausses étoiles.
notamment aussi parce que c'était un répos Hervé issu de la recherche.
Thomas (06:12)
C'était niche hein, c'est niche.
Ouais mais c'est niche aussi le sujet. À l'époque où on en a parlé c'était très niche.
Pierre Vannier (06:17)
Ouais, mais là tu vois les ripos tu vas parler de quoi ? d'open-claw, de tous ces trucs, de manus, des frameworks agentiques etc. Ce qui est difficile aujourd'hui c'est vraiment de définir le vrai du faux, le vérifiable du non-vérifiable, du décidable, du non-décidable dans l'espace numérique, l'espace commun numérique dans lequel on vit actuellement, que ça soit sur n'importe quelle plateforme finalement.
Moi je lis des commentaires sur LinkedIn, je me demande s'ils sont vrais ou si ils sont rédigés par une IA. aujourd'hui, voilà, les étoiles... Regarde les... sur les plateformes type Marketplace comme Amazon par exemple, on sait aujourd'hui que ça ne sert strictement à rien d'aller voir les avis, puisque tous les avis, grosse partie des avis sont pipés. Ce des avis écrits par des bots, par de l'IA, etc. Donc en fait, on remet en caisse toutes ces métriques.
qu'on avait usage de pensées comme vraies, véridiques et tangibles sur lesquelles s'appuyer, sont toutes très probablement fausses.
Thomas (07:22)
dans la situation actuelle, dans le monde qu'on vit maintenant.
Pierre Vannier (07:26)
Ouais,
je suis pas sûr qu'à la vitesse où ça va, ça revienne des masses. Après, on a vu qu'il a des gens qui auraient a priori, qui se dirigent vers avoir des solutions pour ça. Et on dit bonjour à Sam Altman avec son espèce de truc de devise qui est prêt en fait à numériser toutes les iris pour faire une preuve de véracité pour absolument tout le monde puisqu'en fait il veut pouvoir justement...
Thomas (07:47)
oui, ça me dit un truc.
Pierre Vannier (07:52)
garantir que de l'autre côté est un être humain et quel être humain etc. Donc c'est typiquement le fichage, c'est typiquement très orwellien comme système. Mais en dehors de ça, toutes les données sur internet sont à un minima avec doute et précaution.
Thomas (08:12)
Et puis ça m'a mal de quitter la drogue et le médicament un petit peu finalement. Est-ce que tu qu'on aille sur un autre sujet? Il y a pas mal de petits sujets ce mois-ci. Est-ce qu'on va mettre beaucoup d'énergie sur tout? Non, c'est juste que par exemple, Tesla et Waymo, ont admis ce mois-ci qu'en réalité, toutes leurs voitures n'étaient pas complètement autonomes. Il s'avère que les sénateurs des États-Unis sont en train d'occuper sur l'assistance humaine aux voitures autonomes.
Pierre Vannier (08:16)
Et vous aussi ça.
Thomas (08:40)
et il s'avère même que Tesla a avoué que des fois il reprenait complètement le contrôle. Donc il y a deux choses bien distinctes. La voiture est autonome. Il a un humain derrière son ordinateur, j'extrapole un peu, qui est capable de lui donner une aide supplémentaire sans toucher le volant. lui expliquer un peu la situation à laquelle le véhicule fait face. Mais Tesla, lui, va toucher directement le volant pour mener une action. Donc ça, lève pas mal de sujets qui sont peut être en réalité, je ne pas l'énergie qu'on va mettre dans ce sujet là, mais très proche de la partie de GitHub.
à qui est en fait ?
Pierre Vannier (09:10)
Oui,
puis aussi ça me fait beaucoup penser à ce qu'on appelle le human in the loop. C'est à dire que dans ces systèmes d'IA, à un moment donné, on voudrait croire que l'humain n'est jamais là et complètement déconnecté de ses boucles, que ce soit ici dans les véhicules autonomes. Mais on l'avait vu.
On l'avait vu dans d'autres systèmes. Moi, ça me rappelle beaucoup le Turk mécanique, tu sais, mécanique, Turk, où en fait, c'était dans les années 1800 où on donnait des choses à faire. Il y avait un espèce de robot mécanique et en fait, il était agité par en dessous, des gens qui le manipulaient comme une, une poupée, comme une poupée finalement. Et aujourd'hui, aujourd'hui, c'est vraiment ça.
Thomas (09:58)
ça me dit un truc.
Pierre Vannier (10:04)
à ces véhicules sur lesquels ils peuvent prendre l'en main. Et ça me rappelle aussi les LLM avec ChadGPT où il a pas longtemps, il une personne qui a essayé de tester ChadGPT en disant qu'il allait faire un attentat terroriste et qui s'est retrouvé avec les membres du RAID qui ont débarqué chez lui, je crois que c'était à Strasbourg. Donc ça veut dire que quelque part dans tous ces systèmes à base d'IA ou a priori on croit être en boucle fermée avec ces systèmes là.
la boucle n'est pas si fermement fermée que ça finalement. D'un côté, il y a de la perte de contrôle via Tesla et Waymo d'opérateurs qui peuvent prendre à distance le contrôle. Ce qui pose la question de quand, quelles conditions, ce qui pose la question de savoir si éventuellement ils peuvent pénétrer dans le système du véhicule sans tonne d'autorisation. Et pareil en fait finalement pour ces questions de chatbot et assistants conversationnels sur lesquels on peut se poser la question de
Combien de data, à partir de quel moment en fait ils mettent un humain dans la boucle, quelles sont les informations qu'ils « » et comment ils les monitornt. Et comme toutes ces boîtes-là sont des boîtes noires, on n'en sort à rien. Mais vous pouvez imaginer que... voilà.
Thomas (11:14)
c'est
peut-être la seule partie dommage, puisque en réalité, pour moi, n'est pas spécialement un souci. Alors ça peut plaire ou ne pas plaire, mais rappelle-toi au moment où Waymo, donc Waymo, c'est les voitures autonomes de Google où souvent quand les gens vont à San Francisco, prennent une vidéo avec et tu la fais toi aussi. Je trouve que ce n'est pas vraiment... Non mais ce n'est pas négatif, c'est juste que les gens se sont plaits à un moment de dire, on ne va pas laisser un véhicule conduire à notre place.
Pierre Vannier (11:33)
J'avoue, je suis coupable.
Thomas (11:42)
Faites ça, c'est les détracteurs de cette partie-là. Mais donc maintenant, s'il a les sénateurs des États-Unis qui sont en train d'enquêter là-dessus, on se rend compte que ce n'est pas tout à fait le cas, ce pas complètement autonome. Techniquement, ces détracteurs, encore une fois, j'abuse un peu, mais ils n'existent plus. Et après, je pense que, ce qui manque concrètement à la fin, c'est le manque de transparence. Et je pense que c'est un bon point. C'est quand est-ce que notre système, il est vu, est lu. Mais bon, y a tellement... Après, c'est peut-être une réflexion un peu de Benet, mais...
Pierre Vannier (12:01)
Tout à fait.
Thomas (12:11)
Il y a tellement de choses où nos informations sont partagées et qu'on ne se rend même plus compte que est-ce que c'est vraiment grave aujourd'hui ? Je peux vous garantir que tous les véhicules non autonomes partagent des informations avec son entreprise en tant que telle. J'avais entendu des choses sur Audi, la marque Audi qui en fait, je ne sais pas si c'est vrai, j'espère ne pas mentir là-dessus, mais qui prenait en vidéo, en photo tous les nids de qu'ils rencontraient. Donc en fait, les nouveaux véhicules étaient capables de capter les nid...
Pierre Vannier (12:29)
Mmh.
Ok.
Thomas (12:40)
et les envoyer en fait au... je connais pas tout le système et j'ai pas trop envie de rentrer dedans au gouvernement exact. Et en fait ils vendaient ces données là mais ténélement ces données elles proviennent du conducteur. Qui a vu ce genre de choses ? Mais ça c'est jamais mentionné. Donc c'était même des choses qui se...
Pierre Vannier (12:45)
au service de la voirie ou des choses comme ça, c'est ça ? Ok.
Mais c'est
des vraies questions importantes derrière parce qu'en fait on parle aussi de pénétration du numérique et de l'espace du numérique public dans l'espace privé. Puisqu'en fait, quand potentiellement quelqu'un prend le contrôle de ma Tesla à distance, c'est une intrusion quelque part. J'ai pas lu les 79 pages de...
conditions, term and conditions, les data, privacy, etc. Je pense qu'ils ont le droit, je pense que je ne ai pas lus, parce que personne ne lit, mais se pose la question de... À ce moment-là, on se pose la question parce que tu as une vidéo dans la Tesla, tu as une caméra qui filme le cockpit, se pose la question des data. Et en fait, toutes ces boîtes sont des boîtes noires, toutes ces boîtes sont absolument pas transparentes, d'accord ? Loin s'en faut. Et aujourd'hui, avec 30 ans de regard autour de ça,
Je pense qu'il est quand même plus prudent de se dire que toutes ces boîtes font absolument n'importe quoi avec vos data. Je pense que c'est plus facile de dire comme ça. Comme ça au moins tu es tranquille. Et pour répondre à la question est-ce qu'on s'en fout, est-ce qu'on s'en fout pas, c'est une question de savoir où est-ce que tu mets le curseur. Le gouvernement français s'est fait pirater tout le système des cartes grises il a une semaine. La France est sous une attaque nucléaire cyber depuis six mois. Tout le monde s'en fout.
Toutes les datas de la Terre des Français sont open. En fait, la France est le plus gros fournisseur d'open data aujourd'hui par sa sécurité qui est à peu près comme un énorme gruyère. en fait, tout monde se régale. Donc nos datas, pense qu'elles sont 5, 6, 10 fois disponibles en double, en triple, en quadruple chez ces grands providers. Donc c'est presque plus une question.
Thomas (14:40)
et on va en faire
Pierre Vannier (14:40)
La question, j'ai envie de
dire, question elle est déjà vite répondue et depuis longtemps en fait. Ils ont nos data, ils font ce qu'ils veulent, personne n'y peut rien. C'est à peu près ça quoi.
Thomas (14:48)
Mais je pense que c'est un bon point aussi pour aller sur la prochaine partie, j'ai pas trop envie de parler d'OpenAI avec le document de Sam Altman, mais si tu m'autorises on va aller sur la partie méta. ⁓
Pierre Vannier (14:57)
bah alors là je t'autorise
mais même je te dresse un tapis rouge, tout le monde sait ici que j'adore mes tas.
Thomas (15:05)
C'est pas un secret, ils ont annoncé le vendre positivement, chacun se fera son avis, mais l'objectif c'est de collecter des mouvements de souris et de claviers pour entraîner des agents IA. Mais, ça c'est peut-être la contrepartie, il a pas de désactivation possible. C'est-à-dire qu'aujourd'hui tout employé de méta, alors à voir à qui ça va s'adresser, que des fois ça fait partie d'un plan marketing de communication, et des fois c'est aussi pour faire partir les gens tout simplement.
mais dans un souci de créer des agents IA plus performants, tout va être traqué chez les employés d'un point de de leur laptop. Et Meta promet des protections pour les données sensibles. À toi Pierre, c'est ton moment.
Pierre Vannier (15:47)
Non vas-y, qu'est-ce t'en penses ? Parce que moi j'ai envie de les démonter en fait. Si tu veux, je ne supporte pas cette boîte, je ne supporte pas son PDG qui est un psychopathe masculiniste. Et on en avait parlé il 3 ou 4 épisodes, dans Y'a pas que l'actu de Meta qui allait se mettre en place des systèmes de tracking, de KPI, de Metrix, pour pouvoir observer finalement ses collaborateurs. Ça y est, c'est en les cartons, ils nous vendent ça comme étant pour pouvoir entraîner...
pré-entraîner des agents IA, etc. Moi je pense que c'est exécrable, pense que META constitue une lucarne assez exceptionnelle sur le futur dont personne n'a envie. en fait, suivez ce que fait META, la plupart du temps c'est relativement...
mauvais.
Thomas (16:33)
Pour Méta, c'est toujours un peu contraignant, je me demande si... Je ne pas croire que Méta, tout seul, ça. La logique est extrêmement simple, c'est de me dire si Méta le fait, je pense que Google le fait, pense que d'autres... GAFAM, c'est un bon terme, Amazon le fait, c'est obligé. Je ne sais pas pourquoi c'est toujours Méta qu'on va regarder. Et surtout, l'autre point, qu'il existe déjà des logiciels de...
J'aime le terme tracking, on va utiliser le terme monitoring pour être un peu plus doux. De monitoring des employés ou de la force de travail. Là, je préfère le terme force de travail. très, choisi ce mot vis à vis de leur laptop et de leur ordinateur. Mais il ne pas croire que, puisque quand je lisais les médias, il marquait c'est fini de lire, de regarder YouTube ou d'être sur son magasin pour faire du fin, son magasin en ligne pour faire du shopping.
Ça existe déjà depuis partout en fait, on a déjà des systèmes dans toutes les entreprises qui sont en train de traquer pour chaque non, ce que vous êtes en train de faire. Après, est-ce qu'on a le droit de faire dans tous les ? Est-ce qu'on a le droit de se servir de ces données-là dans tous les pays ? Non. Si jamais il s'avère qu'on a besoin de ces données-là, on peut s'en servir, ça n'a jamais été un secret. De toute façon, c'est simple, si vous êtes dans une entreprise qui vous interdit d'aller sur certains sites web, en général on sait ce qui se passe. Donc je trouve ça dommage d'après...
Pierre Vannier (17:55)
Après, c'est pas parce que toutes les boîtes le font et qu'il a des logiciels qui font ça aujourd'hui que ça rend plus légitime, en fait, ça démarche. C'est dégueulasse. Les boîtes qui font ça sont dégueulasses, d'une manière générale. Les logiciels qui font ça sont des logiciels dégueulasses. Excusez-moi, je vais quand même dire les mots parce que les mots sont importants. Et si on veut continuer, fait, à ce que les salariés, les employés continuent à déclarer des burn-out, à être anxieux comme des malades.
et des problèmes de santé mentale, continue à en mettre des systèmes de tracking comme ça. Et puis au bout d'un moment, de toute façon c'est aussi leur but, quand les gens humains seront suffisamment fatigués d'être traqués, d'être épongés, d'être essorés, ça donnera une justification parfaite pour passer à une entreprise où il y aura zéro humain. Il aura que des agents IA qui auront été entraînés. Et puis je me pose la question, est-ce qu'on a changé les contrats de travail de ces gens-là
c'est-à-dire que probablement on leur a demandé de travailler, de fournir de l'output, est-ce qu'on leur a demandé et est-ce qu'on leur dit en fait ton expertise va servir à entraîner des agents ? C'est-à-dire qu'en fait on va spolier ton expertise pour l'empacter et l'encapsuler dans des agents IA. Je suis pas sûr que ça soit la même façon de contractualiser un service entre un employé et une boîte. Donc ça pose tout un tas de questions et effectivement ça m'étonne jamais que ça soit Meta qui soit devant puisqu'en fait c'est la première boîte qui surveille absolument tout le monde aujourd'hui.
Thomas (19:18)
Mais tu vois, si je me permets d'aller sur un petit peu un autre sujet moi qui m'intéresse Je pense que dans des endroits comme les Etats-Unis, c'est facile à faire. C'est plus facile à faire, il a d'autres endroits dans le monde où c'est plus facile à faire. Mais les salaires sont plus élevés. Je vais essayer de partir de ce postulat. Par contre, en France, si tu veux changer quelque chose, peut-être ça en l'occurrence. C'est extrêmement dur, c'est très coûteux d'un point de vue... Alors je te n'ai pas les termes, mais d'un point de vue contrat. Un point de contractuel.
je pense que la force, gens ne créeront plus, enfin ces entreprises-là créeront de moins en moins d'emplois en France. En fait, si tu veux, je ne pas comment expliquer mon propos, aujourd'hui elles s'achisent pas. Oui, mais de manière générale, aujourd'hui, à choisir entre créer un emploi aux États-Unis et créer un emploi en France, et je ne sais pas pourquoi je parle là-dessus, mais je trouve ça intéressant, en fait, on préfère créer un emploi aux États-Unis, même si on sait qu'on va se séparer de ce salarié dans 2, 3, 4 ans.
Pierre Vannier (19:53)
elles créeront de moins en moins d'emplois d'une manière générale.
Thomas (20:10)
plutôt que d'aller créer un emploi en France, savoir qu'il faut faire un avenant, je suppose, un avenant ou un nouveau contrat, je connais pas tous ces termes. Ouais. Exact. Exact.
Pierre Vannier (20:16)
voir même un accord de branche, contacter les syndicats, etc. Et puis
il a un cadre légal aussi en France. Donc ce genre de choses, effectivement, il a les régulations et réglementations. C'est sûr que c'est plus compliqué en France qu'aux États-Unis.
Thomas (20:29)
Et donc
si c'est plus compliqué, à la fin, il y aura plus trop d'emplois en France de ce point de vue là puisqu'en fait on peut rien tester. En fait, je dis pas que META c'est bien ou pas bien, mais aujourd'hui, et là c'est un autre sujet en tant que tel et on peut aller dedans si tu as envie, il le dit, il dit tu fais ça pour ces agents IA. On dit pas que c'est bien ou mal, enfin, toi tu donnes ton avis là-dessus mais leur but, enfin il a un but précis, c'est pas spécialement de...
Pierre Vannier (20:52)
Je me dis un truc Thomas, si demain il ton boss qui te dit écoute je vais te mettre un consultant de chez Accenture ou Ersten Jung, il va se mettre à côté de toi, on a des accords avec eux et en fait il va développer et co-développer un agent qui va te remplacer dans 6 mois. Parce qu'en fait il aura pris tout ton expertise. Tu réagis.
Thomas (21:09)
Mais j'aime ça, j'aime
ça là. Bah là je pense que c'est vraiment philosophique. Ça m'embête. Ça m'embête. Mais à la fin... Oui mais à la fin...
Pierre Vannier (21:14)
Parce qu'en fait, c'est ça la question, c'est
ce que font les gros vendors et Frontier Labs. Ils prennent les très gros cabinets de conseils, puisqu'ils n'arrivent pas à vendre leur système tout seul, pour faire des intermédiaires et finalement des commanditaires qui vont venir coder ou qui vont venir codévelopper des agents pour remplacer toute la workforce de très grosses entreprises. Donc la question est-ce que tu acceptes et dans quelles conditions finalement ? C'est un peu ça la condition.
Thomas (21:25)
Inzite.
Je pense que c'est un super point et fait on pourrait faire un épisode là-dessus entier. Moi j'accepte, ça m'embête, j'accepte puisque je sais que lorsque je rentre dans une entreprise en tant qu'employé, mais c'est peut-être puisque j'ai eu mon entreprise, j'en sais rien tu vois, mais quand je suis je suis juste employable.
Je pousse le curseur à fond, si aujourd'hui je suis un employé, moi je donne mon temps et on me paye en conséquence et j'accepte qu'à un moment on veuille me remplir. Moi j'ai du mal, sans avis politique, mais j'ai du mal à penser qu'un employé...
un employeur va protéger ou doit protéger un employé. Il a un aspect humain bien sûr, mais à la fin, une entreprise souvent dans le privé, son objectif c'est de créer de la valeur. Et quand je dis créer de la valeur, c'est un abus de langage, gagner de l'argent, créer des bénéfices.
Pierre Vannier (22:23)
Moi
je ne pas d'accord avec ça mais ça c'est notre vision. Toi t'es au Canada, Outre-Atlantique, Amérique du Nord, moi je suis en Europe, je en France. Je suis absolument pas d'accord quant au fait qu'une entreprise soit simplement un vecteur de création de valeurs économiques, financières etc. Je pense que l'entreprise a encore une énorme importance en tant que véhicule social de rencontre des gens et notamment aussi de...
Thomas (22:48)
Ça oui, 100 %
!
Pierre Vannier (22:50)
d'identité professionnelle, de trouver de la substance et du sens dans son existence, d'avoir de la gratification, de la reconnaissance, etc. Je pense que si on déshumanise une entreprise, comme le font nos voisins aux États-Unis, je pense qu'elle a déshumanisé plus que ça encore. On arrive à l'os vraiment de ce qu'est une entreprise.
à l'os de ce que doit être le travail, mais même à redéfinir ou à repenser ce qu'est une entreprise et ce qu'est le travail à l'aume de ces nouveaux systèmes qui sont là pour extraire l'expertise des employés salariés et la transformer en une expertise d'un agent spécifique ou d'une armée d'agents, peu importe, ou d'un système numérique semi-intelligent qui va faire le truc. C'est à peu près ça la promesse.
Thomas (23:42)
ça oui je suis d'accord mais au milieu est-ce que tu penses tu considères que c'est par exemple à l'entreprise de former ses employés est-ce que ça aide profondément d'aller former ses salariés je vais essayer de t'expliquer mon propos après
Pierre Vannier (23:53)
C'est super intéressant mais je pense que...
Je pense qu'en dehors de ces énormes boîtes qui sont financiarisées, tous les autres types d'entreprises ont beaucoup plus intérêt à avoir une paix sociale avec leurs employés, à avoir une co-construction, une co-création de valeurs, plutôt que d'aller appliquer ces systèmes qui sont réservés à une élite d'entreprises dont le but est d'augmenter les marges, les dividendes, la capitalisation et le ratio chiffre d'affaires par hait de compte. Donc plus on dégage de gens, plus on génère de marges, mieux c'est.
pour les entreprises qui sont des PME, des ETI, des entreprises de taille intermédiaire beaucoup plus centrées sur une économie qui a une forte ancrage dans le réel, je pense que toutes ces considérations-là, non seulement elles s'en foutent, mais en plus elles peuvent être néfastes pour leur qualité de vie à l'intérieur et leur concorde entre guillemets entre les employés et les patrons et entre les différentes forces en présence dans l'entreprise. Voilà, moi c'est ce que je pense.
Thomas (24:57)
C'est super intéressant. Tu vois, quand je te parle de ce sujet de, on est employé, donc on est employable, je pense qu'il a un vrai... Je serais ravi d'avoir des personnes pour parler de ça. Mais moi, suis quelqu'un qui a débuté sa carrière professionnelle concrètement, très concrètement, la période Covid. Et donc, avec le chômage partiel, j'étais dans le conseil et en fait, tu comprends très vite que t'es employé pour être employable. Et si t'as pas de valeur, je pousse le curseur à fond quand même. Peut-être que j'abuse, mais...
Tu peux créer des liens sociaux, un cercle social à ton travail, mais si tu ne crées pas de valeur, si tu pas intéressant, si tu n'es pas rentable en tant que tel, on te fera très vite comprendre que tu pas à ta place. Et ça, pense que c'est une fracture qui s'est créée, mais il plein de choses qui se sont créées pendant la période de Covid. Et ça crée pas des mouvements générationnels, mais des visions qui sont très différentes. Je ne sais pas si tu un truc à rajouter là-dessus, sinon on peut aller ailleurs, mais je trouvais ça très intéressant.
Pierre Vannier (25:50)
Non non,
non non, après il ne quand même pas oublier que tous ces systèmes sont des systèmes numériques et que tous les systèmes numériques par définition sont des passoires. Donc en fait, leur petit système de tracking, etc. je leur donne à peu près 45 secondes avant que leur premier ingénieur dise « tu vu, j'ai réussi à doubler le...
le truc qui nous espionne en permanence en fait et en ce moment là je suis sur youtube et machin etc. En fait c'est un pansement sur une jambe de bois si vous voulez améliorer l'engagement des collaborateurs c'est pas un tracking qui vous le mettre aux fesses en fait c'est plutôt d'essayer de redéfinir quels sont les objectifs et le travail commun et la vision de l'entreprise comme ça vous éviterait que tout monde dégage de votre entreprise en fait.
Thomas (26:35)
C'est vrai, surtout dans un monde avec des smartphones.
Pierre Vannier (26:39)
Exactement.
Thomas (26:41)
Le dernier point c'est quand même plutôt positif juste dans les faits divers c'est que Skalway c'est un peu comme l'équivalent de Koyab, on a eu Koyab plutôt...
Pierre Vannier (26:51)
Oui
c'est un gros hébergeur cloud, principalement cloud parce qu'ils font moins d'IA, ils en font un petit peu depuis que c'est la mode mais surtout cloud et cloud souverain en fait.
Thomas (27:03)
On va comparer AWS mais en Europe, on va utiliser ce terme là. Microsoft va passer par eux maintenant. Donc c'est plutôt.
Pierre Vannier (27:12)
Oui, ce qui est quand même assez
marrant parce que ça fait cinq ans effectivement de polémiques, de papiers, d'espèces de foris et d'invectifs dans tous les sens, comme quoi c'était honteux que nos données de santé soient hébergées par un cloud américain, etc. Et finalement, l'urgence de la situation géopolitique économique en ce moment fait qu'en trois semaines, un mois, tout est réglé.
C'est ça qui est assez marrant quoi. Comme quoi la guerre met des raccourcis quelque part.
Thomas (27:44)
C'est ça.
Tout
à fait. Et j'ai super mal expliqué l'annonce, c'est que le système de santé français remplace Microsoft par Stealth Way. C'est ça l'histoire. Je me suis super mal exprimé. Excusez-moi. Donc ça, c'est une bonne chose et ça reprend le sujet qu'on avait vu juste avant. Maintenant, on part sur la partie intéressante, la souveraineté. On en parle depuis toujours, la Chine et les États-Unis. Je pense que là, il a une escalade encore plus forte qu'auparavant. Est-ce que...
Pierre Vannier (27:56)
Exactement. Exactement. Exactement.
Tout à fait.
Thomas (28:14)
On peut prendre n'importe quel plan. Est-ce qu'on prend Manus en premier, est-ce qu'on prend la Maison Blanche, ou on parle de la Chine ?
Pierre Vannier (28:19)
Manus c'est très bien, vas-y.
Thomas (28:25)
Je pense que ça distille assez bien l'information, c'est Manus, une énorme entreprise chinoise qui avait fait grand bruit, je vais dire il a un an et demi, c'était il six mois, un an et demi, qui proposait plusieurs outils ou plusieurs agents qui promettaient d'être révolutionnaires. Sur le papier, ça l'était, puisqu'il y avait une utilisation de la part des utilisateurs qui semblaient cohérentes, ça donnait des accès, c'était assez compliqué, mais en tout cas, l'entreprise s'est fait racheter par Meta.
elle s'est fait racheter 2 milliards de dollars. Les fondateurs, eux, sont partis à Singapour. Ça, c'est un point qui est important, mais ils sont chinois. Et en fait, depuis l'achat de Meta, où Meta a déjà introduit de la connaissance et les outils Manus au sein de Meta, fait, la Chine passe en examen l'achat. Donc l'achat de Manus, il y a des risques.
qui sont très élevés, assez étonnants, puisqu'en fait, on parle d'une entreprise privée méta avec Manus, j'allais dire le terme privé, mais je ne sais pas comment ça marche en Chine et le système chinois, pays. Ouais, on s'entend en vrai temps. Et donc, il a deux scénarios possibles, soit la vente forcée de méta. Ils n'ont plus le droit de faire ça.
Pierre Vannier (29:35)
C'est privé aussi, mais tout est à eux.
Ça me fait marrer parce que ça
ressemble à Bite Dance et à TikTok en fait, avec cette histoire, mais à l'envers, quelque part.
Thomas (29:51)
Ouais, bah ouais, mais en
fait, on rentre après dedans, ou sinon ils sont obligés de relocaliser les 100 salariés en Chine. Et donc, il une phrase qui est sortie un peu, c'est que finalement, ne quitte jamais vraiment la Chine, peu importe où on est, c'est un vrai sujet. Et en fait, ne sais pas si Pierre, tu veux ajouter quelque chose, mais sinon après, il a la Maison Blanche et la Chine qui ont parlé.
Pierre Vannier (30:12)
Oui,
je trouve que c'est amusant, en fait, tu te souviens peut être pas, mais on avait rencontré un gars qu'on connaît lors d'une conférence quand on était à San Francisco, Thomas, avait rencontré Ivan Léo, qui bossait, qui avait trouvé du coup un job chez Manus et j'avais rigolé avec lui parce qu'il était arrivé, je ne pas, un mois ou deux mois avant le rachat de Manus par Meta et j'avais rigolé en lui lui disant, tu vois, tu as été chez Manus maintenant, maintenant tu chez Meta. Et il me dit oui, on verra comment ça se passe, etc. Et du coup.
Je ne pas quelle va être sa solution à lui. Et lui, c'était un gars, je crois qu'il était un singapourien à l'époque. Donc ça pose effectivement beaucoup de questions. Et aujourd'hui, on se rend compte que tout ce qui touche un peu à l'IA en termes de software quasiment aussi sensible et un sujet aussi stratégique que les armes de Et donc, aujourd'hui, je pense qu'il y a une vraie...
Thomas (30:47)
OK.
Pierre Vannier (31:07)
il a un nouveau terrain technologique. a eu dit la guerre froide dans les années 60, on a dit la guerre des étoiles dans les années 70-80. Aujourd'hui, c'est la guerre de l'IA. Elle y est, elle est là, on est en plein dedans. Et elle est parallèle à la guerre géopolitique et physique qui se passe dans tous les terrains et les théâtres de guerre. Donc aujourd'hui, la Chine, effectivement, en fait, ils se répondent à l'un à l'autre et on va basculer sur...
sur l'autre sujet qui est la maison blanche, c'est ça, où en fait il va y avoir un sommet Trump, Xi Jinping le 14 mai à Pékin et la maison blanche et Trump donnent déjà un aversissement très formel aux Chinois d'arrêter ce qu'on appelle le principe de distillation. En fait, je trouve c'est super bien parce que j'adore ce terme de distillation parce que ça me fait penser.
tout de suite à des alambiques et faire de l'alcool et tu distiles de l'alcool. C'est ça le concept. Et du coup, derrière, ça me fait penser à toute la période de la prohibition dans les années, dans les années 20, les années 30. Parce que finalement, on se retrouve avec ce genre de bloc où tu n'avais pas le droit d'importer de l'alcool, etc. Mais là, en fait, tu vois, tu as l'impression que les Chinois, ils disent t'as pas le droit d'importer des trucs de l'IA américain ou t'as pas le droit de vendre des puces ou t'as vraiment ce côté.
Thomas (32:15)
Merci à toi !
Pierre Vannier (32:28)
où tout ce qui sert à faire de lien devient un asset, devient un atout ultra stratégique et si on peut emmerder notre adversaire un maximum c'est mieux. C'est ce qu'ils font.
Thomas (32:39)
Non, c'est totalement stifant et je trouve que le pont est intéressant puisque tu parlais de guerre froide. La souveraineté, on en parle assez souvent, c'est quand même un sujet qui est assez intéressant. Au début, on parlait d'Europe, Chine, USA et on savait qu'à un moment, l'Europe allait sortir puisqu'on allait se concentrer sur d'autres sujets en Europe. Maintenant, ce qui se passe, et je trouve ça vraiment cool, c'est les deux mesures. C'est le même poids, mais c'est deux mesures différentes pour les États-Unis et la Chine. Je m'explique.
la maison blanche, donc les Etats-Unis, ils disent il faut arrêter de faire de la distillation dont distillation prendre l'essence qui vraiment nous intéresse dans les gros modèles. Ça ça vient d'Anthropic. Donc Anthropic il accusé Deep Seek Moonshot Minimax en février de ces sujets là.
Pierre Vannier (33:25)
Grosso modo,
pour que les gens comprennent, fait, ce qu'ils se disent, c'est un peu comme à l'école quand on dit tu m'as copié, etc. En fait, il a les gros modèles américains, open AI, anthropiques, qui sortent des modèles de fondation hyper puissants. Et maintenant, je ne pas si c'est du vent ou si ce pas du vent, mais on accuse les modèles chinois, peut-être un peu moins puissants, open source, d'être venus en fait extirper toute l'intelligence, c'est le principe de distillation. Donc, fait, grosso modo, ils sont allés voler toute l'intelligence de ces gros modèles américains.
Mais c'est compliqué à approuver et c'est toujours un un réflexe un peu de cours d'école en fait. Copie pas sur moi, t'as pas le droit de faire ce que je fais, etc.
Thomas (34:07)
Mais
ce que je trouve intéressant, c'est que dans la distillation en tant que telle, tu ne recopies pas l'intelligence. Je pense que là, c'est ma conception, mais tu ne copies pas l'intelligence, mais tu copies le savoir. C'est-à-dire qu'en fait, quand tu distiles un modèle comme Anthropic ou OpenAI, et c'est ça le point qui est important, mais je sais pas si on parlera, mais on a déjà parlé à un moment du cash burn, par exemple, de OpenAI. dépensent beaucoup d'argent, on ils ont parlé de...
plusieurs millions par jour et tout ça. en fait, l'entraînement d'un modèle, et on en a aussi parlé au dernier épisode avec Juliette, c'est quand un modèle est publié, il y a eu beaucoup d'essais, un peu comme la NASA, un peu comme la fusée, je pense qu'on le voit en ce moment avec SpaceShip, c'est tout ça. Avant de lancer une fusée qui fonctionne, il faut faire des tests. en fait, ce qui coûte cher, c'est les tests. Et les tests, c'est le savoir, avant de pouvoir relayer quelque chose au grand public. Quand on fait de la distillation, on va directement demander à Anthropiq, à OpenAI, des questions auxquelles ils vont répondre.
Par contre, la tambouille derrière, chacun a créé. Un exemple concret, c'est quand Deep Sea qui était sorti, crois que c'est le modèle numéro, la V3, qui avait vraiment bien marché, il a eu beaucoup de bruit il a un an. Mais en fait, on se rend compte qu'ils ont réussi à créer un modèle plus puissant, mais moins gourmand. Mais en fait, ça, c'est potentiellement possible et je m'avance pas plus que ça, puisqu'ils ont profité du savoir d'autres plus gros modèles et ils ont pu se concentrer sur d'autres choses, qui est en occurrence la parallélisation ou...
je n'ai pas rentré puisque je n'ai pas préparé cette partie là, les autres méthodologies qui permettent d'être moins gourmands. Maintenant, je vais sur un autre sujet. les États-Unis reprochent la distillation. Pékin est dit que c'est une pure calomnie, mais de l'autre côté, la Chine, elle bloque aussi quelque chose, mais elle, c'est les capitaux américains. Et je trouve que la méthode, ce n'est pas du tout la même, mais ça dénonce quelque chose d'assez gros, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, la Chine n'a plus besoin, en tant que telle, États-Unis pour exister. Et ça, je trouve que c'est un message fort.
Pierre Vannier (35:55)
Non, ils en ont plus besoin, bien sûr.
Thomas (35:59)
Puis-le à la fin.
Pierre Vannier (36:00)
C'est d'ailleurs un point de bascule géopolitique extrêmement important en fait. Et probablement le plus important, c'est que les Américains ne sont plus l'hégémonie suprême sur probablement aucun des pans d'industrie, de domaine, d'innovation, d'ingénierie. Ils n'ont plus une avancée suprême ou une hégémonie ou seuls sur le terrain. Ils ne plus du tout seuls sur le terrain. Les Chinois sont
Thomas (36:04)
Bah ouais.
Pierre Vannier (36:29)
par bien des égards sur beaucoup d'industries au moins au même niveau, voire plus élevés sur certaines. Et aujourd'hui, ils font des coudes, chacun des deux blocs font des coudes et se répondent un peu œil pour œil, dent pour dent. Quelque part, c'est un peu ça. Par contre, tu disais la distillation. Je pense que aussi dans le processus de distillation, ce qu'on vient chercher, c'est aussi tout le renforcement par human feedback qui a été fait dans le modèle.
Thomas (36:46)
...
Oui, oui,
oui, oui.
Pierre Vannier (36:57)
peut être très
long et très compliqué. C'est-à-dire qu'il a pas simplement le pré-training sur tout le corpus, il a aussi derrière le post-training le RHLF. C'est RHLF ? Ouais c'est ça, RHLF. Reinforcement Human Learning Feedback, c'est ça ? Ouais c'est ça. Ou des humains valident plus ou moins certains types de réponses du LLM pour, grosso modo ils ont un gros pouce levé, un gros pouce baissé et c'est d'ailleurs en fait souvent
Thomas (37:12)
Bye.
Pierre Vannier (37:26)
toute cette phase-là du RHLF et du post-training est souvent délocalisée dans des pays offshore à bas coût, notamment en Afrique, par des gens où ils ont des contrats de travail assez miséreux. pareil au niveau santé mentale, c'est des gens qui développent des troubles assez importants parce qu'ils ne sont pas du tout sécurisés ou protégés par rapport aux contenus que les LLM leur renvoient. Et justement, ils sont payés pour ça, pour flaguer aussi des contenus qui peuvent être illégaux.
ou qui ne passeraient pas dans les pays où sortiraient ces modèles. Donc du coup, pense que les Chinois prennent aussi ce RHLF dans la distillation et pas simplement l'entraînement. Mais oui, oui, c'est très intéressant. Donc ils bloquent les capitaux américains.
Thomas (38:01)
Oui, bien sûr. Oui, oui, c'est vrai. Et en.
Ouais, en fait, si aujourd'hui les Etats-Unis ne peuvent ne peuvent plus envoyer leur capitaux, ils perdent beaucoup de pouvoir en tant que tel. Si tu veux, il a il a plein de sujets. fait, si tu reprends les dernières années dont je vais partir des trois dernières années, il a pas mal de sujets qui sont je vais utiliser le terme rébarbatif qui reviennent très souvent.
de façon plutôt négative pour juger la France. Mais je vais partir de ce postulat pour expliquer mon propos. En fait, tu te rends compte que par exemple, les États-Unis, y eu un grand sujet avec les fameux visas. Tu sais, les visas vont coûter plus cher, c'est plus 10 000, mais c'est 100 000. Ça avait écrit tout un tollé. En fait, on annonce que les États-Unis, c'est une bonne terre d'immigration pour les cerveaux. Et on parlait par exemple de Yann Lequin, je me rappelle très bien, qui est un cerveau français, qui est parti aux États-Unis avec. Ça, c'est une chose.
Ensuite, les États-Unis ont beaucoup de capitaux. Ça a toujours été le cas, par exemple, on se plaint souvent que les entreprises françaises, en fait, ne sont plus françaises à partir du moment où elles reçoivent des capitaux américains. Est-ce que c'est vrai, est-ce c'est faux, on s'en fout. À un moment, on a besoin de capitaux pour qu'une entreprise vive et paye ses employés en France. Ça, c'est mon avis. Maintenant, l'autre point, c'est si on reprend l'exemple de la guerre froide, bah, initialement, il avait le sujet des GPU. En fait, on avait essayé de bloquer les GPU entre les pays, on avait interdit. Ça n'a pas marché.
Pierre Vannier (39:23)
Avec Nvidia, avec des espèces
d'embargos et de choses comme ça, etc. Mais il y toujours eu un nom très impressionnant de puce illégalement obtenu par du marché Gris, etc.
Thomas (39:29)
C'est ça.
Mais oui, mais en
fait ça existe, ça existera toujours puisqu'on en a besoin. Aujourd'hui, la Chine peut peut-être retenir son capital humain, le clan Manus. Elle ne veut plus puisqu'elle bloque le capital financier des États-Unis. Et les États-Unis, ils accusent qu'on leur vole leur capital intellectuel, sauf que le capital intellectuel...
Je ne pas comment ils pourront stopper ça. peut. C'est-à-dire que je ne pas comment expliquer cette chose, mais les États-Unis...
Pierre Vannier (39:59)
Et
y a aussi un truc, ce qui est très intéressant, c'est que ce capital et dans toutes ces très grosses boîtes américaines, OpenAI, Anthropic, j'en passe à les meilleurs, regarde la constitution de 80 % des équipes R &D, Innovation, travaillant sur l'entraînement de ces nouveaux modèles au niveau frontière, t'as 70 % de gens qui sont d'origine chinoise.
Thomas (40:22)
Aujourd'hui c'est les top écoles, c'est là où il a les meilleurs chercheurs et ce genre de choses.
Pierre Vannier (40:25)
Voilà
et honnêtement, c'est un secret de polychinelle, mais je pense qu'en fait, t'as peut-être au moins 50 % de ces gens-là qui remontent des infos ou partent au pays, etc. Il avait un truc qui était assez rigolo, qui était à San Francisco. Quand tu es un jeune founder de start-up, si tu te fais potentiellement abordé par une jeune femme assez séduisante asiatique.
T'as 80 % de chance pour que ça soit une espionne potentiellement. Et je trouve ça assez marrant parce que je pense qu'il a quand même une bonne part de vrai. C'est à qu'on arrive à un niveau... En fait c'est vraiment comme si on était à un niveau de Cassius Belli ou de... Tu sais, de montée de tension géopolitique entre ces deux blocs qui petit à petit en fait se testent et tiens tu me retires ça, ok ben moi je vais te retirer ça. Tiens tu veux plus de ça, ben ok moi je vais faire ça de l'autre côté.
Donc t'as vraiment des niveaux de prise de représailles en fait à chacune des annonces et tu te demandes bien où ils vont aller parce que ce qu'il a de pire là dedans dans l'histoire c'est que tout ça serait très facile s'il suffisait de déclencher une guerre. En fait le problème c'est qu'ils sont tellement fortement couplés que la mort de l'un signifie la mort de l'autre, que la faiblesse de l'un signifie la faiblesse de l'autre. Parce qu'en fait ils sont très très couplés ensemble. Je crois que les Chinois détiennent je sais plus...
un morceau de la dette américaine qui est phénoménal. C'est toi qui vas me dire ça.
Thomas (41:55)
Ouais mais c'est aussi surtout le Japon. Mais bon, le Japon et la Chine c'est toujours une histoire spéciale mais la Chine possède beaucoup de dettes étrangères aussi maintenant puisque le monde a changé et possède aussi beaucoup de parties de l'ouest canadien.
Pierre Vannier (41:58)
Ok.
Ok.
Thomas (42:13)
Donc oui, tout ce qui est la côte ouest, puisque finalement la côte ouest est beaucoup plus accessible pour l'Asie en tant que tel, dont ça soit Amérique du Nord de façon générale, est plus accessible que l'Amérique de l'Est, si ça fait du sens. à dire New York, Montréal et tout ça, c'est moins touché par ces mouvements de capitaux aussi.
Pierre Vannier (42:32)
Et
il y a eu des montées aussi de tensions entre les deux pays, les États-Unis et la Chine, assez récemment par rapport au détroit d'Hormuz. Parce qu'en fait, se passe quand même des choses assez importantes là-bas, notamment des choses qui peuvent impacter l'IA avec les productions d'hélium et le produit qui sert notamment à fondre les puces spécifiques d'IA. Donc ça a aussi des incidences. a le problème des data centers dans les pays et les...
les pays du golf aussi. ça pose vraiment, vraiment beaucoup, beaucoup, beaucoup de questions en ce moment tout ça.
Thomas (43:08)
j'ai ma devant la suite en tout cas il s'est passé quand même pas mal de choses pour un semestre n'est même pas fini en fait il se passe beaucoup de choses et j'ai hâte de voir comment ça va avancer alors c'est pas hyper positif mais bon ça fait partie je crois du jeu du jeu diplomatique sinon sur un sur des sujets un peu plus alors j'allais dire léger non pas du tout en fait j'allais parler de licenciement donc non c'est pas du tout léger mais il trois sujets qui sont quand même assez
Pierre Vannier (43:34)
Pour
parler sur les sujets lésés, léger on va partir sur le licenciement. J'ai bien aimé quand même, j'ai bien aimé.
Thomas (43:39)
Non mais,
il n'y a pas tous les licenciements et j'aimerais bien avoir ton avis là-dessus. C'est, bon bah, Horat annonce une vague d'emplois supprimés vis-à-vis de l'investissement de l'intelligence artificielle. Snapchat, est une entreprise tech, il y a 16 % des effectifs qui vont sortir aussi. On parle à peu près de 1000 personnes. Donc c'est un objectif ici de rentabilité. Les objectifs sont pas tout à fait les... Enfin, si à la fin c'est la rentabilité, c'est une bêtise que je viens de dire. Excusez-moi.
Mais l'autre point moi qui m'intéresse, ça c'est des vales de sortie, c'est que Shopify, Spotify à chaque fois je t'en fous, Spotify ils sont en train de se... Ouais, et ils sont en train de se poser la question d'augmenter le nombre de stagiaires, en fait de 100 à 1000.
Pierre Vannier (44:15)
Spotify.
Ceux qui font de la musique.
Thomas (44:27)
Franchement, j'ai hâte d'avoir ton avis puisque pour moi, peux soit être très positif, soit très négatif. Ce qui est mis en avant, c'est la volonté de 100 nouveaux. Donc, de 100 nouveaux, ça veut dire juste d'avoir une nouvelle vue beaucoup plus fraîche et il part du principe que les nouveaux stagiaires vont être beaucoup plus proches de l'intelligence artificielle par la nature. Il y a un autre sujet, moi, qui m'intéresse quand même. Je vous l'annonce tout de suite, mais peut-être qu'on pourra revenir. Il y a...
une étude qui a été sortie chez la CNBC qui dit que 47 % des étudiants ont sérieusement envisagé de changer de spécialisation en cause de l'intelligence artificielle. Je mets juste ça en parallèle et on peut revenir sur Spotify. Qu'est-ce que t'en penses ? Est-ce que c'est bon d'augmenter
Pierre Vannier (45:12)
Alors ça m'a fait beaucoup réfléchir quand tu as posé ça sur la liste des sujets.
ma petite idée et je pense que ça va vous sembler comme complètement contre intuitif mais c'est juste une hypothèse, une théorie ou un constat vous verrez ce que vous en pensez mais pour moi en fait c'est juste la préparation des futurs seniors et le fait qu'en fait on va dégager très probablement dans les trois à cinq ans tous les seniors qui existent aujourd'hui. Je m'explique.
Thomas (45:28)
C'est positif ou c'est négatif ?
Allez, c'est un fait.
Pierre Vannier (45:49)
Première étape, a une gossienne d'adoption de l'IA, on a une grosse courbe en cloche. La première étape, c'est de se dire on va former nos collaborateurs développeurs pour qu'en fait ils deviennent tous augmentés par l'IA. Le problème c'est qu'en fait dans les courbes de gosses, on a toujours les advoquettes d'un côté, souvent des seniors, souvent qui sont curieux, qui savent que leur métier change, etc. Mais de l'autre côté, a toute l'arrière de la gossienne, c'est souvent des gens qui sont plus en difficulté, je juge pas, juste je constate, c'est les gens qui vont avoir plus de mal à suivre le train.
Pour une entreprise plus de mal à suivre le train, veut dire qu'ils vont dégager à un moment donné. D'accord ? De l'autre côté, on ne pas prendre des juniors, on va prendre encore en dessous les juniors. On va prendre des internes parce que ça coûte moins cher que les juniors. Les internes vont avoir le morodan parce qu'en fait ce qu'ils voient c'est qu'ils pourront pas être employés dans pas longtemps. Donc en fait ils vont cravacher comme des fous ces internes pour être doper alias avant tout le monde. Et par ça ce qu'on fait c'est qu'en fait on va venir remplacer les juniors par des stagiaires ultra formés et gonflés.
qui vont venir en fait s'insérer dans cette première partie de la pyramide. Et au fur et mesure, ces gens-là, vont progresser dans l'entreprise et ils vont venir grappiller et virer les seniors qui seront devenus trop chers, trop gourmands, etc. Et la partie du milieu, elle dégagera de toute façon. La partie des gens qui sont médiums et qui ne veulent pas s'investir ou changer ou s'adapter, ils dégageront. Ce n'est pas une question de savoir quand, si, c'est une question de savoir quand. Donc en fait, c'est un remplacement de toute cette courbe de gaussienne, de toute cette population.
les seniors, ceux qui sont un petit peu moins, qui sont intermédiaires, les juniors qui trouvent pas de taf. En fait, on va avoir les internes qui vont être, grosso modo, vont faire à peu près leur période d'essai en mode stage. Et ensuite, une fois qu'ils équipés, harnachés en mode junior ultra augmenté par l'IA, ils vont venir remplacer cette fois tous les juniors qu'il y avait dans les boîtes, encore entre guillemets, mais tous les intermédiaires qu'il y avait aussi dans ces boîtes-là.
Et une fois qu'ils vont grandir ces gens-là dans les 3 à 5 prochaines années, ils vont remplacer aussi tous les seniors. Et tous les seniors vont dégager. Et donc dans 3 à 5 ans, on pourra se retrouver avec une force et une workload d'équipes de développement qui sera peut-être divisée par 3, 4 ou 5. C'est-à-dire qu'on va avoir un crack dans le métier du développement et de la technologie qui va être absolument phénoménal. C'est-à-dire qu'on est les futurs, je pense, traducteurs.
et à l'humeur de Reverber et tous ces métiers qui n'existeront plus très très bientôt ou en tout cas pas qui n'existeront plus mais dont le besoin aura été tellement mutilé que finalement on aura besoin d'extrêmement moins de gens tech que ce qu'on en avait besoin auparavant. Donc pour faire cette transition là je trouve que c'est une bonne idée parce que donc ce que tu disais d'un coup je t'explique pourquoi je disais ça parce que toi tu dis t'as réagi par une news
où ils prennent plein d'internes Spotify. Mais six mois avant, j'étais aussi collé une news qu'en fait ils avaient viré énormément de gens à cause de l'IA. D'accord ? Donc en fait, c'est Spotify aussi. C'est Spotify aussi. Non, non, non, c'est Spotify aussi. Mais oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Donc, donc c'est des effets de com. Mais je pense que ça annonce d'une trend, donc d'une mode où ils font...
Thomas (48:56)
Spotify ou Shopify ça ?
Pierre Vannier (49:13)
recruter de plus en plus tôt, si possible des stagiaires, des internes, ils vont les doper à l'IA en vraiment en mode gonflage de cerveau et pour qu'ils puissent faire toutes les tâches de juniors, toutes les tâches ingrates, mais que plus tard ils se spécialisent pour devenir des dompteurs d'IA, des software engineers version X.0, etc. Donc je... mais c'est assez intéressant, c'est assez intéressant.
Thomas (49:42)
Donc, à voir.
Pierre Vannier (49:44)
positif ou négatif. C'est ça que tu me disais. Tu vois, la news, elle date de décembre 2025. Un ancien employé Spotify et explique parce que tu sais, à la fin, dans Spotify, chaque année, fin d'année, tu pouvais voir un petit peu ton année, tu sais, un peu en résumé, etc. Et il y avait des gens qui s'étonnaient de dire qu'en 2025, ça avait été assez moche. Et en fait, ce qui s'est passé, c'est qu'ils ont viré tous les gens.
Thomas (49:46)
Non mais en vrai...
pareil.
Pierre Vannier (50:12)
qui participaient à cette espèce de year wrapped year par des IA. Donc ils dégagent aussi un certain nombre de gens dans la tech, toujours sur des questions soit de rentabilité parce que ça se fait très facilement avec une IA entre guillemets et personne ne s'en rend compte, soit pour des questions de, on l'a vu ils disent IA mais en fait ils désalouent
Thomas (50:16)
OK.
Pierre Vannier (50:39)
l'argent dédié aux ressources humaines pour réallouer de l'argent dédié aux ressources GPU, Asset, Capex, donc Data Center. Ça, beaucoup de grosses boîtes l'ont fait et maintenant la rhétorique est très connue.
Thomas (50:52)
Mais est-ce que ce ne pas un super sujet pour aller sur l'autre partie, un des derniers sujets qu'on a qui est moi assez important, c'est celui d'Anthropic qui change sa fatturation. Moi, trouve que c'est un des sujets les plus intéressants et je pense que ça fait énormément de temps qu'on en parle. Donc, on va la faire simple pour ceux qui n'ont pas Anthropic. Le forfait entreprise était un flat rate, c'est à dire qu'on payait par employé par mois.
Pierre Vannier (51:00)
Oui.
Oui.
Thomas (51:18)
il y avait des conditions qui étaient propres à chaque compagnie et chaque entreprise mais ils ont décidé de changer la méthodologie de paiement et en fait on paye par token et ça c'était un risque à prévoir c'est qu'on sous payait
Pierre Vannier (51:30)
C'est pour rebondir sur ce que tu disais tout à l'heure,
qu'ils avaient un cash burn qui était phénoménal, grosso modo ça leur coûte beaucoup trop cher.
Thomas (51:37)
Ouais, ça reprend aussi la phrase que j'ai dit juste auparavant, tu tu crées ta drogue, tu donnes ta première dose, tu donnes ta première dose et ensuite, après, t'en veux. Et en fait, c'est ça, c'est qu'aujourd'hui, une fois qu'ils sont implémentés dans les entreprises et implantés, les deux sont OK dans les entreprises, elles ont juste à changer leurs termes et conditions. C'est le risque qu'on a mentionné depuis toujours avec l'IA, c'est que quand les termes et conditions, changent, tu ne retires pas dans une grande entreprise tout de suite une solution.
Pierre Vannier (51:43)
Gratuit !
Thomas (52:04)
Donc l'anthropie qui vient de passer d'un système flat rate on va dire je peux dire une bêtise mais 100 dollars par mois et là maintenant
Pierre Vannier (52:10)
Oui, tu avais des
offres à 20, 50, 100 ou 200. Voilà. Et maintenant, ça passe à l'usage quelque part.
Thomas (52:13)
T'as tes tokens
à l'usage, sauf que, et ça c'est un point qui extrêmement important, je trouve à mes yeux, c'est que quand on paye au token, je peux presque m'assurer que quand on est dans une entreprise, moi Thomas qui suis sur un emploi d'une entreprise qui travaille pas dans la partie infra, je ne sais pas ma consommation de Donc je ne pas combien je coûte.
Pierre Vannier (52:36)
Moi j'ai réduit
parce que moi j'étais à un gros tokenizer, j'étais à un paquet de tokens par jour et je commençais à avoir des problèmes de poumons etc. Non je plaisante, c'est pour la... par rapport à la drogue et l'addiction et la cigarette. Moi non plus j'en sais rien mais en fait ce qu'ils disent c'est aussi que les agents c'est ça qui est génial c'est que ils nous ont lancé cet IA générative complètement non déterministe maintenant ils mettent des agents dans tous les sens en mode yolo et en fait ils se rendent compte que ben en fait un agent c'est tout aussi non déterministe.
Thomas (52:46)
Non non.
Pierre Vannier (53:05)
les contextes, les rags, le nombre de tokens, tu ne absolument pas savoir de quoi il a besoin et tout ce qu'il prend en termes de consommation. Donc moi, ça m'étonne pas, ils veulent regagner de l'argent. Par contre, ce qui va être super intéressant et je le vois déjà arriver, c'est que avec les API maintenant et les frameworks qui se sont un peu globalement, tu sais,
ils se sont branchés pour être compatibles avec OpenAI ou avec Anthropic, peu importe. En fait, il suffit maintenant pour un DSI ou un responsable infra à peu près de changer une ligne ou deux lignes pour pouvoir aller appeler d'autres modèles, d'autres providers, etc. avec la même couche d'accès, d'API et tout. Et je commence à avoir des gens qui migrent soit sur des modèles plus petits, soit sur des modèles chinois, soit sur des plateformes chinoises qui vont être plus open source.
Thomas (53:32)
solidés.
...
...
Pierre Vannier (53:59)
vont être plus clean au niveau des tarifs etc. Donc il faut bien se dire qu'aujourd'hui le gros gros gros gros risque dans cette bataille de l'IA c'est que les clients ne pas captifs. C'est à dire qu'en 10 secondes tu peux à peu près changer toute ta boîte de 1500 personnes de on utilise tout open AI à on utilise tout anthropique à une utilise tout Kimi ou je ne pas quel modèle chinois ou Mistral ou tout ce que tu veux. Donc ça c'est un gros c'est un gros danger pour ces boîtes parce que tu peux te retrouver à
bien et ils vont dire « maintenant vous travaillez au token, mais tu vas avoir le directeur financier des boîtes qui va dire « vous êtes gentil en fait ». Nous, va pas passer de 20 ou 50 dollars par développeur à 500 dollars par développeur. Tu vas avoir une levée de… Là, c'est pour tout le monde en fait. Là, c'est pour tout le monde, bien sûr. » Ce qui se repose aussi énormément la question dans les entreprises de la formation.
Thomas (54:41)
Mais ce n'est même pas que les développeurs à ce niveau-là. Oui. Dans cette accompagnie, c'est-à-dire que...
Pierre Vannier (54:52)
Les gens ne savent pas pompter, ils font n'importe quoi, ils ne comprennent pas le contexte, ils comprennent pas comment ces boîtes noires marchent. Donc les gens par définition font des trucs nuls, ils utilisent trop de tokens ou ils n'utilisent pas les bons tokens, etc. Donc tant que les gens ne pas formés, on va continuer à avoir des dépassements et c'est pour ça que je pense que c'est important de former les gens au prompt engineering et tout ça.
Thomas (55:00)
Allez.
et
puis regarde cette dérive qui peut être très facile. J'ouvre encore une fois une brèche, on verra si dans six mois c'est vrai ou c'est pas vrai. C'est aujourd'hui, tu contrôles ton input, tes inputs, tu contrôles ce que tu donnes à manger, mais tu ne contrôles pas ce qui l'en sort. Nous aujourd'hui, ce qu'on paye, en général on paye pas. On paye 30 euros par mois, 20 euros, 30 dollars par mois pour avoir un accès, disons, illimité, sans condition, sauf pour les API. Mais si demain dans leur méthode de fonctionnement, ils décident de...
rajouter un peu de buffer à la fin des outputs, fait l'argent il est gargantuesque, c'est à dire que toutes les entreprises qui sont passées par le forfait anthropique, en fait on se dit rajoute 3 % de tokens à la fin dans les outputs, c'est autant d'argent payé sans qu'on s'en rende compte.
Pierre Vannier (55:53)
bah bien sûr !
Ouais, bien sûr. Ouais.
Et le petit truc où Sam Altman disait, je préfère quand même lui dire bonjour et au revoir et merci, etc. Tu comprends le truc multiplié par des dizaines ou centaines de millions de personnes. Donc c'est un shift monumental. Et moi, je pense que c'est un shift qui peut annoncer qui peut qui peut annoncer beaucoup de choses négatives. Tu vois, on parle beaucoup de bulles, leur position.
Thomas (56:26)
Mmh.
Pierre Vannier (56:28)
leur narratif, leur position vis-à-vis de cette bulle, les réels gains dans les entreprises, les réelles assimilations et les réels taux d'usage et les gains de productivité dans les entreprises sont absolument pas au rendez-vous. Toutes les études le montrent absolument pas au rendez-vous. Sauf pour quelques niches, le développement, certaines niches et certains usages très particuliers.
Mais mettre tout et se dire dans mon entreprise, je vais gagner 40 % de productivité parce que je mets des agents partout. Non seulement c'est une utopie, mais c'est un signe de médiocrité intellectuelle de la part des personnes qui disent ça ou en tout cas de méconnaissance de ces outils. Donc aujourd'hui, ça ne pas. Aujourd'hui, les gains de productivité ne sont pas là. Aujourd'hui, ils perdent de l'argent et aujourd'hui, la montre, elle continue à tourner. Ils investissent dans les data centers. Les financements de data centers deviennent de plus en plus durs. Les refinancements deviennent de plus en plus durs.
Si tu veux, arrive dans un truc où t'as un roman là qui nous est lu, on en est au tome 6, on arrive à l'épilogue, on est sur une situation où c'est un paroxysme, t'arrives vraiment où tous les personnages vont jouer le dénouement, tu vois, de l'histoire et tout ça commence à se fendre dans tous les côtés. Et on arrive dans un gros risque systémique à mon sens.
financiers mais pas que autour de ces technologies. on verra ce que ça peut donner mais je suis très curieux de voir quels vont être les sous-brosseaux que ça va pouvoir donner.
Thomas (58:04)
Je voulais juste donner avant de conclure les points suivants quand même puisque l'évaluation d'OpenAI aussi pour qu'on puisse se rendre compte, j'ai retrouvé les chiffres, l'évaluation d'OpenAI au 31 mars 2026 donc là on est début mai, c'est la somme des entreprises que je vais mentionner. McDonald, Disney, Boeing, Uber.
Comcast est une entreprise de médias avec la CNBC je crois et Ford. Ces entreprises cumulées ensemble font la taille d'une entreprise non valorisée en bourse qui est OpenAI et qui, et je pense que c'est un point qui est important mais d'autres points d'accès. C'est à dire qu'aujourd'hui ce qu'ils annoncent c'est un cash burn de
Pierre Vannier (58:40)
...
Thomas (58:50)
218 milliards cumulés entre de 2026 à 2029 tandis que Uber sont positifs en cash balance depuis 2022 presque donc ils en ont pas Tesla c'est presque pareil et Netflix c'est pareil c'est positif. j'estrapole un peu les propos
Pierre Vannier (59:09)
Oui, non, c'est ces boîtes d'IA qui sont aujourd'hui dans une technologie... Non seulement ça, mais on n'a même pas parlé de l'écologie et de l'environnement qui est une... C'est une non-équation. Ça ne fonctionne pas. Ça ne fonctionnait pas avec la trend d'il a 6 mois ou 1 an ou 18 mois, ça fonctionne encore moins avec la trend d'aujourd'hui. C'est-à-dire que mathématiquement, on est dans un end-game scénario.
ça ne peut pas fonctionner sans une disruption massive, une découverte, j'en sais rien, la fusion ou je ne pas quel autre truc. Donc aujourd'hui, c'est vraiment compliqué pour cette boîte et il existe un systémique de, on est parti trop loin, trop fort, on a trop promis à tout le monde, mais finalement, ce n'est pas soutenable, ce n'est pas sustainable, on ne pas continuer comme ça. Sur tous les plans.
Thomas (1:00:04)
effectivement.
Pierre Vannier (1:00:05)
environnement, financier, humain et peut-être géopolitique. Donc c'est des vraies, vraies, grosses questions.
Thomas (1:00:15)
Un petit mot de la fin.
Pierre Vannier (1:00:19)
47 % tu disais des étudiants ont sérieusement envisagé de changer de spécialisation à cause de l'IA. Nous on le voit tous les jours, on a organisé un meet-up spécialisé Gen &I à Montpellier, co-organisé avec d'autres personnes, on le tient régulièrement presque une fois par mois, et on s'aperçoit que la population change dans ces meet-up qui étaient d'abord adressés aux développeurs, et de plus en plus maintenant il a des gens qui ne sont pas développeurs, qui sont pas de la tech, mais ils viennent en fait parce qu'ils se disent potentiellement j'ai peur pour mon job.
mon avenir professionnel et je me dis qu'en venant là je vais en apprendre un maximum pour éviter d'être peut-être dans le wagon de ceux qui vont partir ou en tout cas en savoir un petit peu plus sur où est-ce que je vais me réorienter. Donc pour boucler sur ce que tu dis c'est que les étudiants ne savent pas mais les gens qui sont en poste aussi ne savent pas et ont peur sur leur futur, leur identité professionnelle et leur reconversion éventuelle. Donc ça c'est intéressant.
Thomas (1:01:12)
intéressant effectivement. Je le sais positif là, pas des masses.
Pierre Vannier (1:01:16)
C'est... Après, au bout d'un moment, je préfère qu'on soit quand factuel et qu'on dresse des constats, même s'ils font mal et qu'ils sont un petit peu difficiles à absorber, plutôt qu'on soit dans des espèces de délires utopiques technosolutionnistes où on vous dit qu'en fait, va bien et tout est rose. Non, non. Non, non. Il a des situations qui ne marchent pas, il y a des situations qui sont tendues, qui sont complexes, et aujourd'hui, on essaye de les mettre en avant et de...
débunker le vrai du faux et le délirant et la com' externe des américains avec des choses qui sont grounded et factuelles et puis aussi nos théories et nos opinions, bien sûr, qui sont différentes toutes les... toi et moi d'ailleurs.
Thomas (1:01:58)
C'est essentiel.
Merci beaucoup Pierre, c'était très cool. se retrouve dans 15 jours pour un nouvel épisode de Y'a pas que la data avec un invité. puis sinon, prenez soin de
Pierre Vannier (1:02:10)
merci à tous, merci pour votre écoute.