UNIK MEDIA

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🎙️Cette semaine, dans UNIK, je reçois la magnifique actrice Julie de Bona.

⭐️ Dans cette rencontre exclusive, découvre les clés du succès de Julie de Bona: comment elle a utilisé et transformé son hypersensibilité en super-pouvoir, comment elle a appris à gérer le stress et les émotions, et comment elle a trouvé un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. 

🚀 Prépare-toi à être inspiré et à réaliser que les émotions et l'hypersensibilité peuvent devenir des super pouvoirs et des alliés sur le chemin de la réalisation de nos rêves.

What is UNIK MEDIA?

Les Rencontres inspirantes de Franck Nicolas.
Nous avons tous en nous des dons et des talents uniques.
Les grandes réussites de tous les domaines qui nous entourent ont su mieux que quiconque les découvrir et les exploiter pour vivre leur vie à 110%. Et si vous pouviez en être inspiré et reproduire ce même chemin ? Franck entre dans la "tête" de ces leaders incroyables pour vous livrer leur recette du succès.
Nous vous dévoilons des talents "UNIK" pour réussir à votre tour.

En grandissant
dans ma carrière,

je grandis en tant
que personne.

J'ai entièrement
confiance.

C'est ma place.
Je lâche pas.

Je veux encore
ouvrir des portes.

Oui, j'ai envie
de réussir ma vie.

Julie de Bona,
l'actrice révélation

devenue
incontournable,

elle se livre à cœur
ouvert dans Unique.

J'ai été
diagnostiquée

hypersensible.

L'hypersensibilité,
ça peut être

un handicap.

Je ne savais pas
comment exprimer mes

émotions,
mais c'était vital.

Quand je sens
à l'intérieur de moi

qu'il y a un truc
qui va pas,

il faut que je me
fasse confiance.

C'est le plus
important.

C'est une rencontre
avec toi-même ?

Oui, là, mais ça m'a
totalement modifiée.

J'ai moins
d'angoisse.

On a entre 60 et 70
000 pensées

par jour.

Mais la pensée
est magique.

Si tu dis tous
les jours que tu vas

y arriver,
c'est-à-dire

que tout d'un coup,
ton esprit visualise

la situation
possible et je me

pose beaucoup
de questions.

Par exemple,
Si j'ai bien fait,

si c'est juste,
vraiment, ça vient

de l'intérieur.

Oui, il y a
une ambition chez

moi d'être heureuse.

Je pense que c'est
mon moteur

et l'échec, ça ne
veut rien dire.

Non, ce sont
des épreuves.

La vie ne m'offre
pas ça,

mais en fait,
c'est que ce n'est

pas mon chemin et tu
vas apprendre autre

chose avec d'autres
propositions.

Vous avez vu qu'en
ce moment,

elle est vraiment
en train de

travailler ?

Moi, je travaille,
je travaille,

je travaille,
je travaille,

je travaille,
je travaille.

Ce qui est,
est le top.

Toujours.

La meilleure
des situations

au top, c'est
celle que je vis.

Je sais pas ce
que j'ai fait.

C'est moi ?

Tout est possible,
c'est ça.

Arrêtez de se dire
que c'est

pas possible.

Et là, moi, ça me
donne des frissons.

Là, c'est pas
une actrice.

On a Julie.

Putain, je vais pas
m'en remettre

de cette interview.

Le meilleur
reste à venir.

Merci, c'est sympa,
tu vois ?

Vous soyez
déraisonnable.

Ayez l'audace
de choisir vos

valeurs pour faire
de vous un grand

leader pour un monde
meilleur.

Bonjour,
je suis Julie

de Bona et je suis
avec Franck Nicolas.

C'est bien dit, ça.
C'est bien dit.

Je t'ai fait
un petit air avec

trois petits points
Franck Nicolas.

J'adore, c'est
un bon début.

À la fois,
tu as un vrai désir

de contrôle,
de rigueur.

Et chez toi,
un désir incroyable

d'être
dans la vérité,

dans l'authenticité.

Comment tu
gères les deux ?

Parce que d'un côté,
tu es organisée,

tu es rigoureuse.

Un soncier a
un petit peu

de contrôle,
quand même.

Tu vois ?

Mais comment on peut
contrôler ce qu'on

ne peut pas
contrôler,

notamment avec cette
capacité d'être

authentique dans une
société qui nous

demande de ne
pas l'être ?

Oh putain,
je ne vais pas m'en

remettre de cette
interview.

Écoute,
je ne sais pas.

Je ne sais pas,
mais c'est moi.

Parce que tu es
super authentique.

Mais comment
tu gères ça ?

Parce que ça peut
être perçu comme de

l'ironie, du cynisme
dans la société

tous les jours.

Comment bâti une
carrière comme toi ?

Je ne sais pas
ce que j'ai fait.

Je ne sais pas
ce que j'ai fait.

C'est moi ?
Comment tu gères ?

C'est moi ?

C'est moi,
c'est toute

de la complexité
de ma nature à moi.

Mais c'est dur de
vivre en étant moi.

C'est ce que me dit
mon mari

par moments.

Mais il a beaucoup
de courage.

Il a beaucoup
de courage.

Qu'est-ce
qui veut dire ?

C'est vrai que j'ai
une quête de vérité

et d'authenticité.

Je pense que c'est
mon moteur et je me

pose beaucoup
de questions.

Par exemple ?

Si j'ai bien fait,
si c'est juste

pour moi.

Si j'ai bien fait,
c'est de l'ordre

du contrôle.

Tu crois
que c'est ça ?

Est-ce que j'ai
bien fait ?

Est-ce que je suis à
la hauteur plutôt ?

Si j'ai bien fait,
ce n'est pas

en fonction
du regard extérieur.

C'est de tes
standards à toi.

Si jamais je dois
t'expliquer un peu

ma personnalité,
puisque tu viens

de démontrer quelque
chose d'assez

complexe, ça ne va
pas de l'extérieur.

Donc, ce n'est pas
un besoin totalement

de contrôler.

C'est si j'ai ce
qui en fait,

pour moi,
s'il y a un sens

à ce que je fais.

Donc, ça vient
vraiment

de l'intérieur de:
Est-ce que vraiment,

je trouve un sens
à choisir ce rôle

ou alors à me
comporter comme ça ?

Est-ce que c'est
juste pour moi ?

Est-ce que je suis
bien à ma place

sur Terre ?

Est-ce que c'est ma
juste place Je

trouve que ce serait
plutôt ces

questions-là
qui fait que ce

n'est pas
du contrôle.

Et après,
de temps en temps,

il y a des grosses
angoisses.

Et là,
je pense que c'est

le mental qui
prend le dessus.

Donc ça,
je te parlais

plutôt de ma vérité.

Et après,
c'est les angoisses,

c'est le mental
qui vient te dire:

Est-ce que j'ai
mal fait ?

Oui, et là,
c'est d'autres

choses et ça,
c'est le regard

extérieur,
la peur de déplaire,

la peur de ne plus
être aimée,

la peur d'être
abandonnée si je

fais mal les choses.

Pour tout le monde,
tu es l'actrice

du moment ?

L'actrice
du moment ?

Mais là, tu me
dis: Ouais ?

Ouais, je ne
crois pas trop.

Ok.
Non, je suis...

Tu es quoi, toi ?

C'est intéressant
d'entendre Je suis.

Je suis et c'est
la suite qui

m'intéresse.
Je suis gâtée.

Je suis épatée parce
que je me dis: J'ai

eu des rôles
de dingue.

J'en ai rêvé,
j'ai accédé à ça.

Il y a des rôles
qui m'ont

bouleversée,
qui m'ont fait

grandir,
qui m'ont appris.

Tout ça me fait
comprendre aussi

la place de la femme
dans la société.

Donc d'un coup,
en grandissant

dans ma carrière,
je grandis en tant

que personne.

Donc là,
ça a un sens.

Donc là, ça
va pour moi.

Ça, ce n'est pas
le regard extérieur.

Pour le coup, c'est
moi qui me nourris.

C'est toi.

Donc l'authenticité
arrive par là et je

me dis: J'ai
tellement de

chance de ça.

Écoute, on continue
à me confier

des rôles
formidables,

mais à moi
de continuer à être

connectée à ce
que je veux

pour avancer là
où Je veux vraiment

avancer et je veux
encore ouvrir

des portes.

J'en veux encore
me surprendre.

Ça ne veut pas dire
que je vais

surprendre
le public,

mais j'espère
qu'il me suivra.

Mais tu vois,
ça va être plutôt...

C'est plutôt
des choses qui me

ressemblent plus ça
que de me dire: Je

suis bon, OK, belle.

Je me suis
dit: Ouah.

Oui, j'ai
vu ce terme.

Ça fait peur parce
que bien sûr,

ça ramène au regard
extérieur.

Donc je me dis,
ça veut dire que je

me fiche,
je me regarde

et je m'observe.

Et là, ça me
fait flipper.

Et là, tu as toutes
mes angoisses

qui vont revenir.

Le mot contrôle,
est-ce que c'est

positif ou négatif
pour toi ?

Je crois que je
suis là...

C'est ce qu'une amie
m'a dit,

Perrine Crosmari,
que j'adore,

m'a dit: Toi,
tu es l'exemple même

de quelqu'un
qui contrôle

et qui est capable
de lâcher prise

immédiatement.

Donc finalement,
pourquoi pas ?

Pourquoi pas aussi
un peu contrôler ?

J'arrive, je ne vais
pas complètement

faire confiance.

Mais le contrôle
relié au sens.

Il faut que ça fasse
du sens pour moi.

Est-ce qu'on a
le sentiment,

parfois,
quand on est

une actrice
comme toi,

dans le moment,
c'est vrai,

je crois évidemment,
je pense que tu es

d'accord avec moi,
dans une carrière,

ce n'est pas
toujours très haut

ou très bas,
ça fluctue.

Mais est-ce qu'on a
le sentiment,

parfois, d'être
un produit ?

Tête de gondole,
oui, par moments.

Et là, ça fait peur.

Quand tu es
le premier rôle

d'une série
et que ça sort,

tête de gondole, ce
n'est pas négatif.

Ça veut dire
que c'est sur toi.

Ça repose
les épaules.

C'est pour ça
que le mot produit,

ce serait un truc
de supermarché.

Donc là, j'entends,
tu as le sens de

la responsabilité.

Ouais, et là,
c'est lourd.

Et là,
tu dis: Putain,

si le public te
suit pas, si...

Là, tu dis: Il y a
plein de gens

derrière qui ont mis
de l'argent,

qui ont cru en toi,
qui t'ont...

J'espère que tu es
à la hauteur de ça.

Est-ce que les gens
vont aimer ?

Ouais, là,
tu as la pression.

Et ce modèle de:
J'ai le sens

de
la responsabilité,

ce n'est pas inné,
c'est acquis.

Donc, papa
et maman...

Ils sortent des
petites saupotes.

Papa et maman,
qui est-ce qui avait

le Le sens
des responsabilités,

c'était papa
ou maman ?

Le plus,
plus, plus ?

Maman.
C'était maman.

Et
la personne à qui tu

voulais le plus
plaire, évidemment,

on aime ses deux
parents,

je suis d'accord,
mais à qui tu

voulais le plus
plaire,

la reconnaissance,
c'était l'œil

de qui en premier ?

Tout de suite,
sans réfléchir ?

C'était papa.
C'était papa.

Il est fantasque.

Il est d'origine
italienne.

C'est un énergumène.

Fantasque, fou,
charmeur,

manipulateur,
tout ce que tu veux.

Il a toutes les...

Manipulateur, là,
tu as glissé un mot

qui n'est pas
forcément positif.

Quel mot on pourrait
remplacer pour que

ce soit
dans l'esprit

des gens, positif.

Mon père, c'est un
Italien.

C'est un beau
parleur.

Vous avez vu comment
il parle

de son père ?

C'est incroyable.

Il est fou,
mon père, mais il

est fantasque.

C'est lui qui aime
amener toute

la fantaisie.

Il m'a amené voir
des expos quand

j'étais petite.

Il m'a amené
au théâtre,

il me faisait rêver.

Il me racontait
des histoires

qui étaient
totalement fausses.

Et puis, il a
embobiné ma mère.

Un embobineur, c'est
possible ou pas ?

Oui.
C'est un embobineur.

Je ne peux pas dire
autre chose que

c'est un charmeur.

Il est capable de te
vendre n'importe

quoi à n'importe
qui.

C'est ça ?

Il y a une part
de lui en toi ?

Oui, c'est le
côté comédien.

Mais par contre,
moi, je cherche

la vérité.

Je ne mets
pas là-dedans.

Mon père, c'est
une inspiration.

Ah, on le sent,
on l'entend

en tout cas.

Et là, ce n'est pas
une comédienne

qui me parle
en ce moment.

Et je te trouve
un petit peu

à l'image du papa,
finalement,

dans ce que tu es
en train de me dire.

Je t'ai fait
le charme et tout ?

Non, pas le charme,
mais le souhait

de mettre quelqu'un
à le souhait que ça

se passe bien.
Oui.

Ça, c'était lui,
ça aussi.

Mon père est
chaleureux.

Il est toujours
vivant.

Il est merveilleux.

On arrive
dans un endroit-

Regardez ses mains,
il est merveilleux.

Regardez,
c'est incroyable.

Ça, c'est ma fille.

Ma fille.
Tu vois ?

C'est charmant,
mais...

C'est-à-dire
que papa,

on est
dans le

Méditerranéen
et maman,

on est en Asie
parce que maman...

On y vient,
on y vient.

On y vient.

Tu m'as vu arriver
avec le sabot.

Donc l'idée,
c'est qu'il y a

un vrai côté en toi,
Dr Jekyll

et Mr Hyde.

Quand ça ne va pas,
tu te renfermes

sur toi-même.

Quand ça ne va pas,
tu es plutôt d'utile

à colporter à tout
le monde, ça ne

va pas y chialer.

Ou plutôt,
tu rentres

dans ta bulle.

Je suis hyper
pudique, hyper

réservée, pudique.

Tu rentres dans ta
bulle à ce moment.

Oui, mais quand
même, j'arrive

à l'exprimer
émotionnellement

pour que ça sorte.
Plus maintenant ?

Oui.

Parce que là,
on se retrouve

à l'âge de sept ans
et tu es une petite

fille timide.

C'est vraiment
la petite fille

replie sur
elle-même.

Limite, on ne peut
pas l'approcher.

Limite, la première
pièce de théâtre

que j'ai,
parce que je faisais

du théâtre à sept
ans et je n'ai

pas dit un mot.

Je n'ai pas pu
sortir un mot

sur scène.

Ma mère m'a fait:
Oui, on va arrêter

le théâtre.

Je n'ai pas pu.

Parce que c'est
maman qui t'a

amenée au théâtre ?
Oui.

Oui, parce qu'elle a
vu justement

cette timidité.

C'est marrant parce
que dans cette

histoire,
dans ton histoire,

il aurait été
peut-être plus

en adéquation avec
papa de te dire:

Allez, maintenant,
tu te bouges

un petit peu.

Et c'est maman
qui l'a fait,

qui était
plutôt réservée.

Oui.

Parce qu'en fait,
je crois que...

Ma mère est
d'origine

vietnamienne.
Oui.

La grand-mère
est vietnamienne.

Et ma grand-mère est
vietnamienne, elle

vient de Saïgon.

Et l'éducation
là-bas était très

dure, très, très,
très, très dure pour

les enfants et tout.

Et puis, elle a vécu
la guerre,

elle est arrivée
en France, elle

a perdu son mari.
Tout est lourd.

Donc, elle a été
très dure avec

ses enfants.

Et l'éducation
là-bas,

on ne dit pas qu'on
aime, on ne démontre

pas,
c'est à la baguette,

c'est faire
des études,

ils n'avaient pas
beaucoup Elle est

arrivée,
c'était la galère.

Donc, six enfants.

Il faut remettre
dans le contexte

de cette arrivée
en France qui était

l'une des premières
vietnamiennes

de Perpignan.

Donc, beaucoup de
racisme pour elle.

Mais tu as fait ton
enfance

à Montpellier,
tu Tu es née

à Paris, mais tu as
fait l'enfance

à Montpellier.

Elle était
de Perpignan,

ma grand-mère.
D'accord, OK.

Mais toi,
tu n'as pas l'accent

du sud de la France.

Je l'avais quand je
suis arrivé à Paris.

Mais non,
arrête, tais-toi.

Je l'avais,
tu veux dire.

Non, c'est vrai,
tu l'avais,

mais tu ne l'as
plus maintenant.

Non, parce que j'ai
joué avec des grands

messieurs
du théâtre.

Parce que si tu
rentres dans le sud

et tu te remets
à Paris comme ça,

c'est vrai.

Essaye de me
le faire un peu ?

Je peux parler
comme ça avec

l'accent du sud,
si tu veux.

Je l'avais
légèrement comme ça.

Donc, le côté
jantunin, comme ça,

tu décomposais
un peu.

Mais tu vois,
le contrôle aide.

Oui.

Parce que j'ai
beaucoup trop

d'émotion.

J'ai été
diagnostiquée

hyper sensible.

Et dyslexique.
Et dyslexique.

C'est compliqué.

C'est deux petits
handicaps, mais ce

n'est pas si grave.

Et
l'hypersensibilité,

ça peut être
un handicap.

Je le dis comme ça,
si les gens

l'entendent.

Ça peut être
un handicap parce

que c'est
à fleur de peau,

mais c'est qu'on se
pose beaucoup

de de pression,
c'est beaucoup trop

d'émotion, tout
est impactant.

Moi, je suis
en empathie,

en empathie
tellement que c'est

beaucoup trop
impactant.

On le sent.

Donc, au final,
le contrôle,

qui n'est pas
du vrai contrôle,

au final,
c'est juste aide

à trouver des codes
dans la société,

à se protéger,
parce que sinon, mon

cœur, il explose.

Donc après,
je le mets

au service de mes
personnages et je

suis complètement
en empathie avec

mes personnages.
Mais c'est cadré.

Quand c'est un rôle,
j'ai bien travaillé

mon rôle, je
sais où ça va,

je sais comment
la scène se finit.

Donc là,
je peux lâcher

prise totalement.

Dans l'instant,
et ce qui

m'intéresse,
c'est comment on

accueille,
pour celles et ceux

qui nous écoutent
en ce moment,

ce flot d'émotion
dans l'instant.

Qu'est-ce qui vient
de se passer ?

En plus,
je peux revenir

en arrière parce
que tu as parlé

du Vietnam.

Donc ma grand-mère
était tellement dure

et pas dans
l'émotionnel.

C'était
interdit d'exprimer

ses émotions.

C'est une
culture aussi.

C'était de la
pudeur aussi.

C'est de la pudeur.

C'est complètement
de la pudeur,

mais c'est dans pas
mal de culture

dans le monde.

Il n'y a pas
que les Asiatiques

qui ont du mal
à exprimer

leurs émotions.

Mais ça créé ça,
en fait, chez ma

mère, ça l'a créé.

Ma mère étant
la personne qui m'a

élevée,
avec mon père qui

était extravagant.

Ma mère était
pudique, extrêmement

pudique, donc c'est
le chaud

et le froid,
et c'est

la difficulté
d'exprimer

ses émotions.

Donc, j'étais
l'union de ces deux

êtres et moi,
j'étais un peu

perturbée par ça.

Je ne savais pas
comment exprimer mes

émotions aussi,
mais c'était vital.

Et long, justement,
c'est la connexion

à mes émotions
qui me permette

de surmonter ça.

Quand je sens
à l'intérieur de moi

qu'il y a un truc
qui ne va pas,

il faut que je me
fasse confiance.

C'est mes émotions,
c'est le plus

important.

Tu as des alertes
en fait émotionnel.

Il y a un truc où tu
te sens pas bien,

où tu gères pas.

Il faut
laisser sortir.

C'est beau les
émotions aussi.

J'ai envie de
pleurer, je pleure.

Si tu as envie
de rire, tu ris.

Mais quand tu me
poses la question

comment on gère,
je sens

à l'intérieur de moi
l'émotion qui monte.

Je sens que c'est
vrai, je sens que

Je peux essayer
de mettre

un mouchoir dessus,
passer à côté.

Tu peux, mais moi,
je le fais plus

aujourd'hui.

Dans cette relation
de famille,

au sens large,
imagine que tout

soit au top, à quoi
ça ressemblerait ?

Au top ?

À quoi ça
ressemblerait

une famille,
une situation

dans ta vie au top ?
Question très large.

En fait,
ce qui se passe, ce

qui est, est le top.

Toujours.

Parce qu'en fait,
ce qui doit se

passer,
ce qui se passe,

est la meilleure
des situations.

Mais dans n'importe
quelle situation.

Mais c'est ça
la vraie

leçon de la vie.

Donc là,
ma situation

de famille,
ma situation de vie,

c'est ce qui doit
se passer.

Et c'est ça le mot
chemin pour grandir,

pour avancer
dans cette vie,

c'est ça qui doit
se passer.

Et si tu dois
faire avec.

Et dans le sens
acceptation,

il y a une leçon
et ça me permet

de deviner la femme
que je suis.

C'est comme ça qu'on
dépasse les

événements.

Donc oui,
la meilleure

des situations
au top, c'est

celle que je vis.

Il y a eu un autre
temps fort aussi

dans ta magnifique
carrière qui n'en

est qu'au début.

Le meilleur
reste à venir.

Merci, c'est sympa.
Tu vois ?

Le meilleur
reste à venir.

Envoyons des
belles pensées.

Parce que les
pensées, elle est

importante aussi.

Oui, qu'est-ce
que tu veux dire ?

De s'envoyer
des bonnes pensées.

Tout ce que tu
penses, c'est

hyper important.
Tu en temps.

On a entre 60 et 70
000 pensées

par jour.

95% de nos pensées
sont les mêmes

que la veille.

Une grande partie
de ces pensées-là

sont négatives.

Ils reviennent
tous les jours.

Ça nous fait grosso
modo à peu près 40

000 pensées
négatives par jour.

Comment tu fais
pour voyager avec

ça tous les jours ?

La nature m'aide
parce que

c'est que...

Alors là, vraiment,
je le dis

sincèrement,
marcher

dans la nature,
c'est qu'en

marchant,
en courant,

que tout d'un coup,
ça se met en place

et les pensées sont
moins violentes

et la nature nous
nettoie, j'ai

l'impression.

J'ai le sentiment
que tu te nourris

de chaque expérience
quotidienne et pas

uniquement de livres
ou du passé.

C'est-à-dire que tu
fais de chaque

expérience,
de chaque instant,

finalement, un vrai
apprentissage.

Et ça,
c'est fou parce

que je l'ai
ressenti,

notamment quand tu
es partie

en Tanzanie.
Tanzanie.

Tu as caressé
la lion ou quoi ?

Non, tu rigoles.

Non, maintenant,
tu te fais

manger la main.
Pas du tout.

Non, non, non.

Donc là, c'est
un documentaire...

Posons le décor,
c'est

un documentaire
et tu es finalement

observatrice,
Le témoin, invité

dans le
documentaire ?

Oui, je suis
l'invité du

documentaire.

Je suis l'œil
du spectateur.

Ok, d'accord.
Tu vois ?

Je suis neutre.

Oui, on
s'identifie à toi.

Voilà,
je suis l'invité

qui amène
le spectateur

en Tanzanie.

Et le but
de l'émission,

c'est de se
reconnecter à son

instinct animal.

C'est trop
pour moi, ça.

Je suis trop
contente quand

on me propose ça.

Oui, la super
émotive, là,

c'était chaud.

Et puis la quête
de sens,

parce que quand tu
vas dans des

étendues de nature
incroyable comme la

Tanzanie et que
tu vas être...

Donc, le but
étant d'aller

observer les animaux
sauvages

dans leur élément
et de sortir

de cette voiture,
c'est-à-dire d'être

vraiment
au plus près d'eux,

sans défense,
pour ressentir

notre place
dans l'univers

avec les animaux
sauvages,

la fragilité, la...

Qu'est-ce que ça
a modifié en toi ?

C'est ça
que je veux...

Qu'est-ce que ça
a modifié en toi ?

Qu'est-ce qu'il y a
eu comme point

de retour ?

Souvent,
tu dis: J'ai besoin

de me rassurer
sur plein de choses.

Oui, là, mais ça m'a
totalement modifié.

Je n'en suis pas
revenue, en fait.

C'est vraiment
quelque chose qui

m'a totalement...
Ce voyage m'a...

Moi, je dirais
que j'ai confiance

maintenant.

En fait,
la nature

et les animaux m'ont
permis de me

connecter
profondément à mon

instinct à moi.

En fait,
tu es obligé

de te reconnecter
à ton instinct.

Donc, déjà,
ton mental arrête

de fonctionner
et de prendre

confiance
profondément à ce

que tu de sang.

Mais j'ai eu
des choses de

dingues là-bas.
Par exemple ?

On allait voir
des éléphants,

il y avait
un troupeau

d'éléphants qui
était à 200 mètres.

On s'approche des
éléphants et tout.

Et j'ai ressenti,
je fais: Non.

Pourquoi ?

Pourquoi on
s'approche ?

Qu'est-ce
qui se passe ?

Et tout.

Donc là, on pourrait
se dire: C'est

la peur,
c'est le contrôle,

c'est tout ce
que tu veux.

Et je fais: Non.
Pourquoi ?

Il y a un truc
qui me dérange

et je me retourne.

Je me retourne et il
y a un troupeau

d'éléphants
qui fonçait

vers nous, que
personne n'avait vu.

Avec les oreilles
comme ça, ouvertes,

méchants en colère ?

Non, parce qu'ils
allaient se baigner.

Non, pas en
colère du tout.

Mais on se
retrouvait

en sandwich
entre deux troupeaux

d'éléphants.

Je ne pense pas
qu'on survive.

C'est
un inconvénient,

c'est vrai.
Oui, voilà.

Et donc c'est parce
que mon instinct,

et là,
Perrine a halluciné,

j'ai dit: Attendez,
là, je ne le sens

pas du tout.
Je ne le sens pas.

Mais ça,
c'est incroyable

de ressentir ça.

Et aujourd'hui,
je me dis: C'est

vraiment de prendre
confiance en

son instinct.

C'est vraiment
d'être

dans le moment
présent,

c'est de connecter
à son corps

et tout ça.

Donc ça,
ça m'a appris ça.

Tu étais plein.

Tu dis souvent,
mais tu l'assumes

parfaitement,
tu dis souvent: J'ai

pas mal d'angoisse.
Et souvent.

Plein.

Ces angoisses, ça
ressemble à quoi ?

Le trait
de singularité

de ces angoisses,
c'est quoi ?

Pour voir si...

C'est le doute, le
manque de confiance.

Oui, mais c'est
humain.

C'est de se poser
des questions,

d'avoir
peur par moments, de

peur de l'abandon,
la peur de ne

plus être aimé.

C'est toutes ces
peurs qui se

mélangent
et qui créent

des angoisses.

Et là, c'est vrai
qu'en Tanzanie,

face aux animaux
sauvages,

ça s'est tu.

Parce qu'en fait,
tout d'un coup,

tu reviens
à l'essence

de la vie face à ces
animaux,

à notre place
à nous,

être humains,
on a voulu dominer

la Terre et
les autres espèces,

et on a voulu mettre
tout en goudron

et se rassembler
là-bas parce

qu'on avait peur.

Parce qu'on avait
peur, on s'est

éloigné de notre
nature humaine et on

a oublié de se
connecter au moment

présent
à l'instinct,

à l'intuition.

Et donc, ça Ça nous
a créé encore

plus d'angoisse.

Et ces angoisses-là,
c'est marrant parce

que l'être humain
est le mammifère

le plus dépendant
le plus longtemps

de ses parents.
C'est fou.

C'est-à-dire
que la plupart

des animaux sont
super indépendants

rapidement.

Même le chihuahua,
il est plus

indépendant.

Nous, il nous faut
des années,

des années.

Est-ce
que finalement,

ces angoisses-là
et cette rencontre

avec toi-même,
c'est une rencontre

avec toi-même,
on peut le dire ?

À un moment,
je me suis retrouvée

face à un éléphant,
mais je te jure

qu'il était
à la même

distance que toi.

J'ai des photos,
je te jure.

Tu sentais son
souffle et

son odeur ?

Non, mais c'était
dingue.

Et j'ai eu
une expérience, mais

mystique avec lui.

Là, tu t'es
dit quoi ?

Même pas peur ?
Non, tu réfléchis.

Même pas.

Je crois qu'il y a
même pas de mots

qui viennent.

Tu observes,
tu es là: Putain,

il approche.

Il approche.

Il approche.

Et là, tu as
l'émotion qui monte.

Il est là, il vibre.

Tu sens sa
vibration.

Là, tu contrôlais
ou pas ?

Non, tu vibres.

En fait, c'est
de la vibration.

Et tu aurais
pu courir ?

Non,
parce que j'étais

sur le capot de la
voiture attachée.

Tu étais attachée
sur le capot

d'une voiture ?
Oui.

Chacun son truc.

Il me baladait
sur le capot

de la voiture avec
une caméra pour que

je puisse voir
les éléphants

de loin, mais on ne
pensait pas

que l'éléphant
allait s'approcher.

Et moi,
j'ai souhaité

qu'il s'approche.

J'ai souhaité
le rencontrer.

Tu vois,
le vœu était

tellement fort qu'il
a tourné la tête et

il s'est approché.

Il a fait un pas,
deux pas,

il s'est approché.

Je me suis dit:
Putain, il vient.

Il vient.

Ce n'est pas
de la peur

qui t'arrive,
c'est de la

fascination, c'est
de la vibration.

Il est gigantesque.

Mais c'estC'est
incroyable.

Il est de force.

Et là, il s'arrête à
ça et il me regarde.

Et là,
mais tu sais...

Voilà.

Et donc c'est vrai
que ça te change

une vie
parce que tu ressens

telles choses.

Tu as l'impression
de faire partie

d'un tout.

Tu n'es plus
dans le monde

des humains et
l'autre, les espèces

sauvages,
les animaux

sauvages,
c'est qu'on fait

partie d'un tout.

On retrouve
sa place.

Finalement,
avant et après

la Tanzanie,
ça change une vie.

Tu me dis: Qu'est-ce
que tu as

changé, toi ?

J'ai moins
d'angoisse.

J'ai plus confiance
en moi, j'ai

moins d'angoisse.

C'est-à-dire qu'il y
a plus de réponses

aux questions
du sens de la vie.

Je pense que le fait
de s'éloigner

de la nature
sauvage, on s'est

créé des angoisses.

D'ailleurs,
ça se voit bien

aujourd'hui,
tout le monde

cherche avec
du yoga,

avec
des méditations,

à retrouver le sens
de la vie,

le moment présent
et tout ça,

parce qu'on s'est
éloigné de

notre nature.

Quand on revient
en arrière, souvent,

c'est quelles sont
les personnes

qui t'ont le plus
modifié en bien,

qui ont contribué
à ton épanouissement

de la Julie,
finalement ?

Finalement, là,
tu pourrais dire

que ce n'est pas
que des êtres

humains cette
fois-ci.

Oui, carrément.

Oui, rencontre
avec l'éléphant.

Je ne te parlerai
pas de ma relation

avec l'éléphant,
c'est privé,

je te préviens.

Absolument,
pour blaguer,

je dirais: J'ai
parlé avec

un éléphant en
tant que zanie.

Là, ça a fait partie
d'un point d'orgue

aussi dans ta vie ?

Oui, parce que c'est
des animaux qui ont

plus d'émotion
que nous,

qui sont plus
intelligents

que nous,
qui communiquent

à 60 kilomètres
en ultrason.

Je ne savais pas ça.

C'est C'est dingue
quand tu découvres

les animaux
sauvages.

C'est vrai que quand
tu te mets

à leur niveau,
quand tu veux,

tu as l'humilité
et la vibration

de ne pas
les agresser, donc

eux communiquent.

Ils savent, ils
viennent te voir.

Là, tu dis: Il y a
un monde qu'on

a oublié.

Tu fais pareil avec
les humains,

maintenant,
à 60 kilomètres ?

Je te sens.
Tu me parles.

Je te l'ai dit,
on a parlé avec des

émotions sans mots.

Un peu comme les
dauphins,

finalement,
il y a cette

intelligence forte.

Est-ce
qu'aujourd'hui,

on a une Julie avec
avec moins

d'angoisse depuis
la Tanzanie,

schématiquement.

Oui, on schématise
parce que ça

peut revenir.

C'est la maturité
qui t'a amené

à avoir moins
d'angoisse ?

Les expériences ?

Oui, après,
j'ai l'impression

que chaque période
de la vie a son

lot d'angoisse.

Et puis, dès que tu
passes une période,

il y en a une autre
qui arrive.

Comment on fait
pour gérer ces

angoisses ?

C'est quoi ta
recette ?

Moi, je travaille,
je travaille,

je travaille,
je travaille,

je travaille,
je travaille.

Le contrôle.

Ça marche très
bien, tu vois ?

Je travaille,
je travaille

et je travaille.

Donc par l'action.
Oui, c'est ça.

Par l'action ?

Oui, je veux dire
que je suis

angoissée.

Comment je vais
faire ce rôle ?

C'est pas possible,
mais c'est...

Mais on va me
dire que...

Moi, souvent,
tu as le syndrome

de l'usurpateur.

Ça, c'est beaucoup
d'acteurs qui l'ont,

tout d'un coup.

Ils vont se rendre
compte que je suis

pas à la hauteur,
que je suis pas

actrice,
que ce n'est pas

possible,
que nanana nanana.

Et donc,
pour arrêter

de rentrer dans ces
angoisses-là,

je travaille,
je travaille,

je travaille,
je travaille.

Je vais travailler
encore plus ce rôle,

je vais encore plus
le comprendre,

je vais être plus
légitime encore

et encore et encore.

Comme ça, j'arrive
sur le plateau.

Oui, c'est avec avec
moi-même, en fait.

Juste moi,
la légitimité

avec moi-même.

Est-ce que je suis
légitime

pour ce rôle ?

Est-ce que j'ai
assez travaillé

avant le moment
où j'ai bien

travaillé ?

Je pense que tu peux
peut-être faire

la même chose.

Tu vois,
pour te sentir moins

angoissé si tu
as travaillé.

Je t'ai demandé
avant d'arriver

C'est incroyable
de travailler comme

ça, de comprendre.

Avant même qu'on se
rend compte,

tu sais déjà
des choses sur moi.

Finalement,
ce que je dis

à la plupart
des gens,

c'est que le plus
gros danger que l'on

peut avoir dans sa
vie de leader

et d'entrepreneur,
c'est cette sorte de

cogitation,
cette macération

mentale,
puisque la plupart

de nos pensées
sont négatives.

Souvent, elles
sont négatives.

Donc, lorsqu'on
cogite,

on coupe le cheveu,
même pas en quatre,

en 25, en 5 000.

Et au bout d'un
moment, on devient

notre pire ennemi.

Tu es d'accord
avec ça ?

Donc,
ce que j'entends,

c'est C'est génial
parce que c'est ce

qu'on recommande à
la plupart des gens.

C'est vrai ?

Lorsque ça ne va
pas, prends ta paire

de baskets et fais
une marche rapide.

Moi, je vais
dans la nature

où je travaille
pour stopper.

Et puis
j'applique...

Les accords
Toltèques,

ça a été mon livre
de chez pendant

très longtemps.

Et tu appliques
la pensée positive.

C'est bête, mais la
pensée est magique.

Si tu dis tous
les jours que tu vas

y arriver,
c'est-à-dire

que tout d'un coup,
ton esprit visualise

la situation
possible

et que tout d'un
coup, ça peut se

mettre en place.

Si tu es
dans l'esprit

positif, pourquoi ?

Pourquoi ce n'est
pas possible ?

Est-ce que tu as
peur de l'échec ?

Et que veut dire le
mot échec pour toi ?

Alors oui,
effectivement,

parce qu'il faut se
dire, avant d'avoir

peur de l'échec,
il faut se dire:

Qu'est-ce que ça
veut dire ?

Et là, pour le coup,
c'est

C'est comme quand tu
m'as demandé quelle

était ma situation
au top, c'est

celle que je vis.

Et l'échec, ça ne
veut rien dire.

Ce n'est pas
prétentieux de dire

qu'on n'a pas
peur de l'échec.

Il ne faut pas se
dire: Non, je n'ai

pas peur de l'échec.

Moi, je n'ai
pas de problème.

Non,
c'est que l'échec,

qu'est-ce que ça
veut dire ?

Non, ce sont des
épreuves, je dirais.

Qu'est-ce que ça
veut dire échec ?

Est-ce que tu es
d'accord avec cette

définition
que l'échec n'existe

qu'à partir
du moment où on a

réellement abandonné
ce qui nous tenait

le plus à cœur ?

Ouais,
peut-être c'est ça.

L'échec n'existe.

N'existe pas
pour moi.

Je pense que même
l'échec n'existe

que dans ta tête,
que dans ton égo

de dire: Je n'ai pas
réussi ce que je

voulais dans
le contrôle.

Mais si tu dis: En
fait, si c'est passé

ça, alors ce n'est
pas ce que je

voulais.

Mais tiens, la vie,
elle m'apprend

autre chose.

Elle me demande
de passer par

un autre chemin.

Allons-y.

Mais pourquoi tu le
vis comme un échec ?

C'est un nouvel
apprentissage.

Une difficulté
à traverser,

je vais rencontrer
des gens différents,

je vais peut-être
rencontrer une amie

sur mon passage,
je vais peut-être

Mais ce n'est
pas un échec.

Un échec, oui,
si tu veux

un objectif très
précis d'une boite,

tu veux gagner 50
000 € et tu

n'obtiens que 40 000
€, tu le vis

comme un échec.

Mais ça, c'est
le mental, tout ça.

Un échec de vie,
si tu veux

un enfant,
une maison,

un mari et que tu ne
l'obtiens pas, tu le

vis comme un échec.

Alors qu'en fait,
on est plutôt

dans le dire:
Attends, la vie

ne m'offre pas ça.
Pourquoi ?

Le sens de la vie,
si tu vas

dans le sens
de la vie,

tu dis: En fait,
c'est que ce n'est

pas mon chemin et tu
vas apprendre autre

chose avec d'autres
propositions.

Vous voyez,
en ce moment,

on comprend mieux
vraiment

le leadership
de cette femme.

C'est un leader,
cette femme,

vous l'avez compris.

Je ne sais pas si je
suis un leader.

Elle rayonne.

C'est un soleil,
on l'a compris.

Vous avez vu ce
qui se passe

dans son mental.

Je ne parle pas
uniquement de femmes

et de mère
de famille,

d'épouses, etc,
de comédiennes,

mais de leader.

Le leadership,
c'est redonné.

Tu es d'accord
avec moi ?

C'est redonné ?

C'est redonné
aux autres,

le leadership.

C'est être capable
de redonner

à d'autres.

On ne peut pas être
un leader si on

garde tout pour
Comment tu peux

devenir un leader
si tu gardes tout

pour toi,
si tu ne fais pas

agrandir les autres,
si tu ne redonnes

pas de l'énergie ?

Et le leader aussi,
il est capable

d'influencer
positivement

les autres.

Et c'est marrant
parce que dans la

définition
de l'échec,

tu vois Julie, moi,
je parle souvent

de de résultats
inconfortables

ou douloureux,
mais pas d'échec.

C'est un résultat
qui peut être à ce

moment-là
inconfortable,

douloureux,
mais en soi, ce

n'est pas un échec.

C'est quoi la
différence pour toi

entre
la persévérance

et l'acharnement ?

Tu me vois arriver ?

Non, mais je
te suis.

Parce que ça me
touche que tu dis:

C'est vrai,
je n'avais pas

pensé à tout ça.

C'est hyper
intéressant.

L'acharnement
et la persévérance,

c'est quoi la
différence

pour toi ?

Parce que tu
l'incarnes, ça.

Dans tout ce que tu
viens de dire,

c'est un résumé.

Peut-être
que par moments,

on me dit que je
suis acharnée,

je suis coriace,
acharnée et tout,

c'est parce que
je ne lâche pas.

Et on me dit:
Lâche prise.

Et pourquoi donc tu
ne lâches pas ?

Parce queÇa
fait du...

Ça a sens.

Et si c'est vital...

Et quand
c'est vital...

C'est de la
persévérance.

Et j'ai confiance.

Ouais, c'est ça,
d'accord.

En tout cas,
c'est ça.

J'ai entièrement
confiance que c'est

pour moi,
c'est ma place.

Et donc, si c'est
vital, je lâche pas.

Donc, c'est
de la persévérance,

c'est pas
de l'acharnement

à ce moment-là.

Donc, c'est à partir
de quand que c'est

la différence ?

C'est qu'on
y croit ?

La persévérance,
c'est à partir

du moment où ce
que tu poursuis fait

vraiment du Ça a
du sens pour toi

et c'est non
négociable.

C'est non
négociable.

C'est ce qu'on vient
d'entendre avec toi.

Du coup,
ça fait du sens ce

que je viens
de te dire ?

Ben oui, mais c'est
pour ça que tu

disais au début.

En fait, c'est ça,
c'est que vraiment,

ça vient de
l'intérieur.

Exactement.

T'es né en France,
évidemment,

mais quand même,
t'es un C'est

un tout mélange
de culture

européenne
et asiatique.

D'ailleurs,
tu n'as aucun

trait asiatique.

Est-ce que ça, c'est
quelque chose qui...

Oh, tu as vu ?

Ça, c'est le truc...

Tu aurais aimé ?
Oui.

C'est beau.

Elles sont pas
magnifiques.

Mais est-ce que tu
es belle ou pas ?

J'ai les traits
de ma mère,

moi, je trouve.

Est-ce que tu es
belle ou pas ?

Je trouve que je
ressemble

à une Asiatique.

Mais j'ai le visage
de ma mère.

Je te jure.

Je te promets,
je te montrerai

une photo après.

J'ai le visage de ma
mère,

mais je n'ai pas
les traits

typés Asiatiques.

Et ma sœur, là,
tu le vois bien

sur la petite
photo et tout ça.

Et c'est vrai
que quand on ne

ressemble pas...

Alors, je ressemble
à mon père.

Oui.

Parce qu'il est
châtain aux

yeux bleus.

Et c'est
un bel homme.

Très, très beau.
Donc ?

Un peu Alain Delon,
tu vois ?

De loin.

Ça va lui faire
plaisir que

je dise ça.

Oui, mais c'est
vrai, comme je lui

ressemblais pas
du tout, j'avais pas

de type asiatique,
quand ma grand-mère

venait me chercher
à l'école et qu'on

me dit: C'est
ta nounou.

Je dis: Non,
c'est ma grand-mère.

Quand j'allais ma
petite sœur avec moi

et qu'on me dit:
C'est pas ta sœur,

c'est pas possible.

Tout ça,
ça me laisse.

C'est bête,
les enfants,

on a besoin
d'appartenir,

d'appartenance,
on a besoin...

Et comme c'est
un métissage,

j'avais besoin
que moi, le

métissage se voit.

Et je me suis Je
n'ai jamais compris.

Et c'est long
à comprendre qu'en

fait, je
suis métisse.

C'est pour ça que je
lui crie haut

et fort et que je
m'énerve quand on

le dit, mais ça
devient un jeu.

Parce que moi,
je le sais que je

suis métisse.

Et c'est quand j'ai
compris

que j'arrivais
à jouer aussi

cette pudeur.

Et c'est les rôles
qui m'ont aidé.

Et c'est ma mère
qui m'a fait être

actrice et c'est ma
mère qui m'a aidé

pour sortir toutes
ces émotions.

C'est un hommage
à ma grand-mère,

à ma mère,
toute cette famille

de Vietnamiens
qui n'arrivaient pas

à exprimer
leurs émotions.

Et mon plus grand
bonheur, c'est quand

j'arrivais à faire
pleurer ma mère

dans mes films,
parce que ma

mère pleure.

C'est magnifique,
elle ne

pleure jamais.

Et donc, quand elle
voit les films

et qu'elle est
touchée: Tu m'as

fait pleurer.

Mais moi,
quand je la vois

et je me dis: Ouais,
c'est une victoire,

parce que je suis
un véhicule et je

lui permets de vivre
les émotions qu'elle

n'arrive pas à vivre
dans la vie parce

qu'elle a
été brimée.

C'est de l'éducation
qui est dure.

Et j'ai vu ma mère
être si froide,

si dure, je ne
comprenais pas.

Et donc, c'est vrai
que de ne pas

comprendre
émotionnellement ta

mère et ne pas avoir
les traits du visage

et avoir en plus
les formes

à l'italienne.

Je n'avais
rien d'asie.

Et en plus,
j'étais blonde quand

j'étais petite,
ça blondissait.

Et puis les yeux
bleus, ça ne range

pas non plus.
Non.

Et donc je me dis:
Mais je ne

comprenais
pas ma mère.

Et donc il
y a cette...

Je lui disais,
je la pinçais.

Je lui dis: Maman,
pourquoi quand je te

pince, je ne
le sens pas ?

J'avais quatre ans
quand je disais ça.

Ça voulait
tout dire.

Je ne la sentais
pas, je ne la

comprenais pas.

Et c'est vrai
que ça a été...

C'est mon histoire,
c'est tout.

Et c'est notre
histoire parce

que c'est elle
qui m'a amenée

vers ce métier,
qui m'a aidée,

qui m'a accompagnée,
qui m'a encouragée

et moi qui lui
permets,

grâce à ce métier, à
sortir ses émotions.

Donc c'est une vraie
histoire de femme

et donc je suis
métisse pour ça.

Je suis le mélange
qui permet,

le véhicule.

Et de cette culture
familiale,

donc une double
culture, finalement,

aujourd'hui,
est-ce que tu

pourrais dire
que dans la famille,

il fallait réussir,
il fallait être

soi-même, ce n'était
pas important ?

Et est-ce
qu'aujourd'hui,

tu te déclares
ambitieuse ou pas ?

Qu'est-ce que
l'ambition ?

Ambitieuse ?

Ce n'est pas
un mauvais mot,

ambitieuse,
je crois.

Il faut arrêter
parce qu'en France,

je crois, en France,
l'ambitieuse,

c'est là.

C'est un gros mot,
l'argent,

l'ambition.
Pourquoi ?

Oui, l'argent.

L'argent,
encore plus.

Je le dissocie même.

Il y a l'argent et
il y a l'ambition.

Et l'ambition,
c'est ambitieuse.

Et alors ?

Oui, j'ai envie
de réussir ma vie.

En quoi c'est...

Oui, il y a
une ambition chez

moi d'être heureuse.

C'est pas mal.

Est-ce
qu'aujourd'hui,

le fait d'accumuler
les rôles,

on est vraiment dans
99,9% de plaisir ?

Ou est-ce
que parfois,

il y a aussi,
j'ai envie de bâtir

quelque chose,
un confort financier

qui a une sécurité
financière ?

Non, pas du tout.
Ou pas du tout ?

Pas du tout.

Non, non, non,
non, non, détente.

C'est pas pour ça
que je vais

faire un rôle.

Je dis souvent: Si
tu n'as pas réussi,

t'es pas critiquée.

Si t'es jamais
critiquée,

t'as pas réussi.

Donc plus on
réussit, plus on

est critiquée.

T'es d'accord
avec ça ?

Oui.

Finalement,
est-ce que tu as

une formule
pour gérer le regard

des autres,
la critique ?

Alors,
ma petite théorie

pour m'aider,
c'est que pas

de flatterie
et pas de critique.

C'est-à-dire que je
n'écoute pas

les flatteries.

Comme ça,
je n'écouterai

pas les critiques.

À la fois,
on pourrait

accueillir
les choses.

Non, la flatterie,
elle est dangereuse.

À partir du moment
où tu es: Tu es

extraordinaire.

Mais quelle
actrice !

Tu fais: Oh !

Oui, le truc un peu
coloré, le truc

très coloré.

Je suis incroyable,
je suis

extraordinaire,
tout ça.

Et à partir
du moment où tu es:

Elle est nulle,
elle est mauvaise,

tu te laisses
défaire.

Donc, te laisser
galvaniser par ça,

t'attaques au même
endroit que tu peux

te faire écraser.

Donc, je ne veux pas
rentrer là-dedans.

C'est une décision.

On est formé là,
je fais: Merci.

J'ai fait
mon travail.

Oui, c'est ça, t'as
fait ton travail.

Comme tu m'as dit.

Quand tu m'as
dit: L'actrice...

Oui, voilà.

C'est intéressant
de ce que l'entend

de Julie,
c'est qu'elle se

laisse pas motiver
ou démotiver.

Parce que si
quelqu'un la motive

en une minute,
quelqu'un va

la démotiver
en deux minutes.

Ce que j'entends,
c'est plus

un engagement
qui est relié

à son sens.

Tu restes engagée,
mais axée

sur le sens que tu
as dans cette

mission.

Peut-être que tu
te sens plus fort.

Tu te sens plus
solide que de savoir

si j'ai été
formidable.

Déjà, le mot
formidable,

je ne peux pas
me le dire à moi.

Est-ce que j'ai bien
fait mon travail ?

Est-ce que j'ai été
juste dans mon

personnage ?

Est-ce que le
travail bien fait ?

Tu peux te donner
une récompense,

dire: Là,
je suis contente.

Ça, c'est le plus
important.

Ça ne peut pas être
abîmé, ça.

Mais le compliment,
tu ne l'accueilles

même pas ?

On a parlé
flatterie, OK.

Flatterie, non.
Oui, flatterie, etc.

Elle est dangereuse,
la flatterie.

Le truc très
édulcoré.

Ok, très bien.

Avec de la texture,
de l'épaisseur.

Mais là, on parle
de compliment.

Compliment,
tu le prends.

Tu le prends
quand même ?

C'est comme
un cadeau.

Merci, tu me fais
un cadeau,

je le prends.

Ok, mais il faut
qu'il ressemble

à quelque chose
de la part

de quelqu'un.

Un cadeau,
ça veut dire

que tu dois rendre.

Donc, je le prends.
Si, si.

Non, rendre, ça
s'appelle du troc.

Regarde.

Oui, mais tu
dois remercier.

Non, le vrai cadeau.

Tu dis
un compliment,

je fais: Merci.

Et moi, je rends
dans ma tête: Merci.

Mais c'est
aussi le rôle.

Ce n'est pas
moi, en fait.

C'est le rôle,
c'est le projet.

En fait, il ne faut
pas commencer à y

croire que tu es
extraordinaire.

Mère.

Mais un compliment,
ce n'est pas

forcément: Tu es
la reine et

la superwoman.
Oui, d'accord.

C'est quoi ?
C'est un compliment.

Tu as très
bien joué.

C'est-à-dire que...
Merci, c'est cool.

Peut-être qu'on peut
accueillir aussi

émotivement ce
compliment

en disant:
Finalement,

Tu sais,
la plus grosse

problématique
des leaders

dans cette société
aujourd'hui,

et surtout dans la
francophonie,

en Europe,
c'est qu'à un moment

donné dans notre
vie,

si l'argent n'est
pas toujours là

pour nous permettre
de grandir,

on doit être capable
de nous remercier

nous-mêmes.

À un moment,
de se dire: C'est

moi qui l'ai fait.

C'est ce que je te
dis, j'ai fait

du bon travail
et c'est moi...

C'est exactement ce
que je te dis,

mais je ne veux pas
que ça vienne

de l'extérieur parce
que ça veut

dire quoi ?

Je vais avoir besoin
d'être rassurée

par l'extérieur ?

C'est intéressant.

Je vais dire: T'as
aimé ce que

j'ai fait ?

Putain, il a froncé
les sourcils

à ce moment-là.

Il m'a dit
que c'était

formidable,
mais en même temps,

je sens que c'est
pas vrai.

Et là,
tu vas rentrer

dans des trucs, mais
c'est compliqué.

Tu peux douter
toi-même après

ton travail.

Oui, je sors
du truc, j'ai senti

que c'était pas ouf.

Et puis là,
c'est toutes tes

angoisses
qui reviennent

et tout ça.

Ou alors si tu crois
que c'est

formidable,
formidable,

alors que tout
le monde dit

que c'est...

Non, en fait,
c'est te décentrer.

Alors le problème,
c'est que si moi,

je pense que ça va,
ce que j'ai

fait, point.

Et là,
je sors

et j'accueille
les compliments.

Merci,
merci beaucoup,

merci beaucoup.

Et la famille
proche, Marie,

enfants.

C'est ça qui est
le plus important.

Voilà.

C'est trois
personnes,

quatre personnes
qui comptent.

Eux, s'ils me disent
que ce n'est pas

bien, par contre,
c'est compliqué.

On y arrive.
Oui, bien sûr.

On y arrive.

Il y a moi,
mais il y a un petit

cercle là autour
quand même.

Et là, lorsqu'il y a
un compliment

du petit cercle...

Oui, je suis
contente.

Oui, c'est ça.

Mais ce n'est pas
de la flatterie.

Non.

Ça ressemble
à de la fierté

parce que c'est
une équipe

et qu'on a gagné
ensemble, pour moi.

Putain, c'est cool.

Je dis:
Il a quand même

galéré, mon mari,
avec moi

dans mes rôles.

Il traverse
avec moi.

Je ne peux pas faire
les rôles que je

fais si à un moment
donné, je ne suis

pas traversée
par le personnage,

ma sœur et tout.

Des fois, c'est
super intime.

Ouais, c'est fort.

C'est comme une
équipe de sport

et on a à gagner
ensemble.

Et quand il voit
le truc, pour moi,

c'est le plus
important.

Quand il regarde
la première fois

que eux,
ce petit team,

regardent
le résultat,

pour moi, c'est
le plus important.

Et j'ai le track.

Et quand il me dit:
Ouah, là,

tu es bien.

Et là, je fais:
C'est bon.

Tu vois ?

Et c'est ça
que j'attends.

Mais il ne dit pas
grand-chose de plus.

Là, tu es super.
Et c'est tout.

C'est tout ce
que j'attends.

Si j'ai ça...

Vas-y, refais-le.

Il me fait: Là,
tu es bien, chéri.

Et là, moi,
ça me donne

des frissons parce
que je sais qu'on

est une équipe
et qu'il n'a pas

fait tout ça,
toutes mes angoisses

que je peux se faire
monter, ce soutien,

tout ça, n'est
pas pour rien.

Et donc c'est
de la vraie

reconnaissance
pour moi.

C'est intéressant
que tu me parles

de lui sans que je
ne t'ai rien dit.

Oui, tu vois ?

Mais c'est pas
grand-chose.

Non, c'est énorme ce
que tu viens

de dire.

Dis-moi, Julie,
c'est quoi la

réussite pour toi ?

C'est quoi
la réussite ?

La réussite...

On parle d'échec,
ça veut tout dire

rien dire,
mais la réussite...

Alors,
la réussite...

Je dirais...

D'abord,
est-ce que tu as

le sentiment d'être
dans la réussite

dans ta vie en ce
moment aujourd'hui ?

Qu'est-ce que ça
veut dire ?

Est-ce que tu as
réussi aujourd'hui ?

Réussir sa vie, pas
réussir dans la vie.

On est d'accord,
ça n'a rien à voir.

Oui, bien sûr.

Réussir sa vie,
parce qu'on ne peut

pas l'avoir
pour tout le monde.

Ceux qui n'ont pas
forcément monté

les échelons,
beaucoup d'argent,

un petit travail,
tout, peuvent

réussir leur vie.
Absolument.

Au contraire.
Et toi ?

Oui, moi, je me
sens réussir ma vie.

Pourquoi ?

Parce que je vais là
où il me semble

qu'il y a ma place.

C'est trouver sa
place, peut-être.

Réussir la vie,
dans la vie.

Trouver ma place
sur Terre,

parmi les humains
et les espèces.

C'est quoi vivre sa
vie à 110

pour cent ?

Vivre sa vie
à 110 pour cent.

Tu retombes
dans l'analyse.

Oui, parce que là,
tu m'as demandé

d'être renouvelée
au sérieux,

parce que j'étais
trop dans le moment.

Non, tu étais
extraordinaire,

mais à la fois,
je me dis sur

la question finale,
avant de passer au 2

à 2, au coaching,
c'est quoi vivre

sa vie à 110% ?

Franchement,
on va revenir

à la même chose.

Je pense que tu as
la réponse,

c'est d'être dans
le moment présent.

Vivre sa vie à 110
pour cent,

c'est de s'interdire
de Il est interdit

d'interdire.

Tout est possible,
c'est ça ?

Tout est possible.

Arrêtez de se dire
que ce n'est

pas possible.

Est-ce que tu es
prête pour le doigt

de coaching ?
On y va ?

Ouais, vas-y.
Allez.

Sur une échelle de 0
à 10, 0 étant

séminable,
quel est ton niveau

d'énergie
aujourd'hui, 10

étant le maximum ?
Oui, 7,8.

Qu'est-ce qu'il
faudrait pour qu'on

arrive à 10 dans les
90 prochains jours ?

Pas en claquant
des doigts,

je n'y crois pas,
ces formules

magiques.

Dans les 90
prochains jours,

on est à 10
en niveau d'énergie.

Qu'est-ce qu'il
faudrait ?

Il ne faudrait
pas grand-chose.

Donc,
sur une échelle de 0

à 10, l'énergie
allait à 7,8.

Et qu'est-ce qu'il
faudrait dans les 90

prochains jours
pour que l'énergie

soit beaucoup
plus forte ?

Et on sait que c'est
le mental,

ton mental,
qui va générer ça.

Oui, donc déjà
d'être pleinement

dans le moment
présent, et là, mon

énergie sera au top.

D'être dans la joie
avec les gens

que j'aime.

Ok, mais là,
tu l'es déjà

dans la joie
aujourd'hui,

donc je ne peux
pas acheter ça.

Il me faut
autre chose.

Tu sais quoi ?

J'ai juste dit huit
parce que je n'ai

pas voulu dire dix.

Et pour quelles
raisons tu ne m'as

pas dit huit ?

Par humilité,
je crois.

Tu sais,
la peur d'atteindre

le nirvana.

Quel est l'enjeu ici
maintenant avec ce

que tu viens de dire
par humilité,

la peur de
nirvana, etc.

Oui, c'est
la peur de...

Donc, il y
a des peurs.

Donc finalement,
on n'est pas

complètement à 10.
Mais il y a...

Et c'est
la peur de...

?
La peur de...

Elle va le sortir.

Je ne sais pas,
la peur...

Pas l'échec.
Non.

Mais la peur de...

Non, j'ai pas envie
de m'en prendre une.

Alors, on l'a dit,
c'est la peur de...

De l'image.
Bravo.

Ça y est,
c'est ça qu'il

fallait que je dise.

Putain, je
suis contente.

Come on.

Qu'est-ce que
j'ai gagné ?

Qu'est-ce que j'ai
gagné comme cadeau ?

Tu as gagné dans 90
jours beaucoup plus

d'énergie si tu
travailles dans ce

sens-là, est-ce
que tu peux...

Ça ne dirait pas
la peur du regard

des autres.

La peur du regard
des autres, oui,

elle m'handicape
un peu,

mais je bagarre.

C'est vrai que face
à l'éléphant,

je n'avais pas
de problème avec les

regards des autres.

Et ça,
l'énergie était

Quand je suis face
à mon fils, je suis

en pleine énergie.

Par moments,
je n'ai plus peur

du regard
des autres,

je me sens forte,
mais ça vient

de l'intérieur.

Donc, encore
une fois,

c'est quand je me
sens à ma place,

quand je sens
que c'est vraiment

exactement juste ce
que je me que je

suis en train
de faire et ce

qui est en train
de se passer,

que je m'en fous du
regard des autres.

Et puis,
par moments,

ça me déstabilise.

Il y a une attaque,
un truc, et puis tu

peux redéstabiliser,
et tu perds

en énergie.

Mais il faudrait
tout le temps être

en avec ce
que tu es.

Et là, il n'y a plus
de peur de regard

des autres.

Qu'est-ce que tu
désires le plus,

finalement,
dans ta vie, Julie ?

Qu'est-ce que tu
désires le plus,

plus, au final,
après cette

magnifique
discussion qu'on

a aujourd'hui ?

Plus que discussion,
on a eu un échange,

un partage,
finalement.

L'harmonie.

Oui, mais ça, c'est
trop vague pour moi.

Je peux pas prendre.

Je ne peux pas
prendre ça.

L'harmonie,
je veux le bonheur,

je veux être
en santé.

À quel moment tu
sais que tu es

dans le bonheur ?

À quel moment tu
sais que tu es...

Non, qu'est-ce
que tu désires le

plus profondément ?

Ce que je désire
le plus,

c'est que le gens
que j'aime aillent

On peut avoir
un certain contrôle

là-dessus quand
même, parce

que si je vais bien,
si j'irradie,

si je suis
dans la joie,

si je vais bien,
je peux

permettre
une atmosphère qui

Je peux aider
l'autre

à aller bien.

Je suis disponible,
mais profondément,

ce que je veux,
c'est que je

peux vraiment...

Ça va un peu plus
loin parce que là,

je pensais qu'aux
autres,

qu'ils aillent bien
et ce n'est

pas C'est vrai.

C'est que j'ai
des bonnes relations

avec les gens
que j'aime.

Donc, je suis
co-responsable

de cette affaire.

Quel message tu
aimerais envoyer

à ton toi futur ?

À mon moi futur ?

Est-ce que tu
vas bien ?

Est-ce que c'est
OK de vieillir ?

Est-ce que tu es
toujours heureuse ?

Est-ce que tu as
trouvé

l'épanouissement
que tu cherchais ?

Et elle répondrait ?

Non, mais je
ne sais pas.

Je ne la
connais pas.

Je ne la
connais pas.

J'avais juste envie
de savoir si je

pouvais poser
une question

sur laquelle elle
pouvait me répondre.

Je vais te dire
quelque chose,

Julie.
Écoute-moi bien.

C'était un peu
perché, ce que je

viens de faire.
Non, c'est super.

Non, non,
c'est super.

Ce n'est pas
du tout perché.

Mais je vais te
donner un feedback.

Tu le prêtes ?
Tu as la réponse ?

Non, je vais te
donner un feedback.

Est-ce que tu
acceptes

un feedback ?

Je viens de te dire,
est-ce que La

personne du futur,
qu'est-ce qu'elle

va te répondre ?

Je ne sais pas, je
ne la connais pas.

Mon feedback, c'est:
Nous forgeons

la personne que nous
voulons devenir

dans une heure,
dans dix ans.

C'est-à-dire que ce
n'est pas si la vie

le veut, c'est à toi
de décider

et si C'est à nous
tous de décider ici,

la personne que nous
allons devenir

dans une heure
et dans dix ans.

C'est-à-dire que ce
n'est pas la vie

qui va uniquement
nous forger,

c'est ce que nous
décidons de faire

de la vie.

En clair,
on décide de devenir

qui on veut,
quoi et pourquoi

et le comment,
on s'en fiche.

Donc aujourd'hui,
quand je te dis:

Qu'est-ce que tu
aimerais que cette

personne te
réponde ?

C'est à toi
de décider qui tu

veux devenir
dans cinq ans.

C'est pour ça que ce
n'est pas mal

d'avoir demandé
qu'elle puisse

me répondre.

Oui, c'est une
très bonne idée.

Parce que j'ai
une vraie

de questions
parce que je ne suis

pas sûre de
pleinement être

dans le juste là.

Je me pose toujours
des questions,

si c'est juste ce
que je fais et tout.

Mais effectivement,
c'est l'impulsion

que je lui envoie
aujourd'hui qui va

donner la réponse
à cette personne

du futur.

Et la personne
du futur,

j'ai envie,
au jour

d'aujourd'hui,
ça ne veut pas dire

que demain,
ce sera la même

réponse,
mais au jour

d'aujourd'hui,
j'ai envie d'avoir

une réponse
comme quoi, oui,

c'est OK
de vieillir,

oui, je suis bien
dans ma peau, oui,

j'ai
un épais nouissement

et un sens à ma vie,
oui, je suis

complètement
en accord avec

moi-même et je
suis heureuse.

Et j'ai envie
de lui envoyer...

Au jour
d'aujourd'hui,

à mon énergie plutôt
10,

parce que
maintenant,

je l'ose le dire,
elle me renvoie ça

et on verra.

Par contre,
je n'ai pas la

science infuse.
Non, bien sûr.

De ce qui va
m'arriver,

de ce que je vais
devoir traverser

et de comment je
vais prendre

les événements
qui vont m'arriver

entre celle
d'aujourd'hui

et celle du futur.

Parce qu'il y a
quand même,

même si tu viens
de dire tout ça

qui était très beau
sur ce que c'est toi

qui décide,
il y a

les événements
de la vie.

Et toi, comment tu
les prends,

les événements
de la vie ?

C'est tellement
vrai.

Est-ce que tu es
d'accord avec moi

que ce n'est pas ce
qui nous arrive

dans la vie qui nous
change et ce

que nous faisons
avec ce qui

nous arrive ?

C'est comment on
décide de les

surmonter.

En fait,
quel sens on met

à tout ce qui nous
arrive dans la vie ?

Tu comprends ?

Tu parles le même
langage que moi.

Est-ce que je
pourrais me

permettre de te
demander de fermer

les yeux pendant
quelques secondes ?

Ok ?

C'est une réflexion
rapide, on va mettre

cinq secondes.

Là, c'est
dans 20 ans.

Tu as 20
ans de plus.

Dans Dans 20 ans,
à quoi ressemble

ta vie ?

Allez,
juste une ou deux

secondes,
tu fermes les yeux

et tu réfléchis.

À quoi ressemblent
tes amis,

tes relations ?

Où est-ce
que tu vis ?

Ta famille ?

À quoi ressemble
ta carrière ?

Une image,
et tu es très forte

dans les images.
Top.

Rouvre les yeux.

Et dans 20 ans,
à quoi ressemble

ta vie ?

Et ta carrière ?

Je suis dans ma
maison dans le Sud.

Je rêve de cette
maison dans le Sud

depuis que je
suis toute petite.

Je suis entourée
de mes amis, d'amour

et de mon fils.

Et puis,
je vais peut-être

grand-mère.

Ok.

Aujourd'hui,
quelle est ta

principale peur ?

De perdre les gens
que j'aime.

Donc, ta plus grande
fierté, c'est ?

C'est ma famille,
ma vie.

On peut dire c'est
ma vie, ma famille.

Qu'est-ce que tu
déteste le plus

dans la vie ?

Oui, l'injustice,
tout le monde

dit ça.

Je déteste
l'injustice,

le mensonge.

Mais parce que c'est
vrai chez moi.

Moi, ce n'est pas
du tout quelque

chose de...

Oui, tu sais,
il y a des poncifs

qui qui sont vrais.

Donc, qu'est-ce
que je déteste le

plus dans la vie ?

Oui, mais c'est
des poncifs,

tu as raison,
on peut trouver

autre chose.

Qu'est-ce que je
déteste le plus

dans la vie ?

Les betteraves.

Ça, c'est vraiment
intéressant

comme réponse.

Est-ce que tu es
le type de femme

qui accepte de se
voir dans

un miroir ?

Même nu, des fois.

C'est compliqué,
mais...

Je sais que c'est
une question

très compliquée.

Oui, c'est
compliqué.

Le miroir va
très bien.

Quand je
rajoute nu...

Oui, le miroir,
ça va.

Puis en plus,
j'ai l'habitude

de me voir
à l'image, donc je

connais mon visage.

Oui, mais là, j'ai
rajouté des choses.

Le miroir,
le corps nu.

C'est dur,
je crois qu'on...

Non, c'est dur.

J'ai envie d'aimer
plus le corps

de la femme.

Par contre,
c'est un travail

que j'ai vraiment
envie de mettre

en place.

Est-ce que ça
t'arrive parfois

de regarder
un endroit et de te

dire: Je t'aime,
je t'apprécie.

Je suis fière
de la femme que je

suis devenue parce
que je me suis battu

pour devenir
cette femme.

Alors là, je vais te
répondre droit

dans les yeux: Oui.

Mais peut-être
pas je t'aime.

Ça, ce n'est pas
forcément quelque

chose qui est
dans mon langage

de me regarder et de
me dire: Je t'aime.

Mais par contre,
dernièrement,

oui, j'ai dit...

Je me suis regardée
et je me suis dit:

Je suis fière de ce
que tu as fait là.

Je pense qu'on
a besoin de...

À chaque épreuve
qu'on a surmontée,

c'est peut-être
bien de se le dire.

Oui.

Et avec l'enfance
que tu as eue,

qu'est-ce qu'il
faudait pour qu'un

jour, tu oses te
dire: Je t'aime.

Je t'aime, ma fille.

Tu sais quoi ?

Good job, je t'aime.

Parce que ça renvoie
tout notre passé, tu

l'as compris, ça ?

T'as raison,
c'est dur, en fait.

C'est pour ça que je
dis pas je t'aime

à moi-même.

Je dis à mon fils,
à mon mari.

C'est sûr qu'il y a
chez moi un énorme

besoin d'être aimé.

Comment être
vraiment aimé

et accepté
des autres quand

nous-mêmes,
on a du mal à se

dire: Je t'aime ?

Je pose une question
comme ça.

Non, c'est pour ça
que c'est le sens

de ma vie.
Tu cherches...

C'est le moteur
qui me brûle,

qui me fait...

Je passe
par les personnages,

par les autres,
par la quête

de sens,
par la compréhension

de l'âme humaine,
des humains.

C'est un long
chemin.

Avec quoi tu repars
dans notre échange

aujourd'hui ?

Je
repars avec

la pensée que si un
jour je veux parler

de choses plus
profondes et que je

suis prête à me
confier

sur certaines
choses,

je t'appellerai toi.

Pour finaliser,
Julie,

notre rencontre
aujourd'hui,

qu'est-ce que tu
pourrais dire

à celles et ceux
qui peuvent se

retrouver face
à un obstacle dans

un creux de vague ?

Et peut-être
des mots que toi,

tu aimerais entendre
lorsque tu es dans

un creux de vague.
D'accord.

Alors oui, oui.

Si je...

Face à quelqu'un
qui se sent mal,

qui est déprimé,
qui ne sait pas

comment s'en sortir.

Tous les conseils,
j'ai l'impression,

vont être
difficilement

entendus.

Je me dis que c'est
très complexe et ça

dépend de leur
histoire et tout.

Par contre,
la seule chose

que je peux dire
à ces gens-là,

c'est: Je vous aime.

Parce qu'on a ce
pouvoir de l'amour

pour guérir.

Et c'est sincèrement
l'amour universel,

l'amour
de la nature,

l'amour des animaux,
j'en reviens,

et l'amour
des humains qui peut

permettre de
guérir et d'avancer.

Donc,
n'importe qui peut

vous dire:
Je vous aime.

En fait,
il y a de l'amour

et c'est l'amour,
c'est le lien social

avec les gens
et de ne surtout pas

couper le lien
social.

Alors vraiment,
je te remercie parce

que tu me fais
avancer dans ma

réflexion,
Franck,

et je n'aurais pas
dit ça tout

de suite,
mais je crois

que sincèrement,
ce qu'il y a de plus

important
dans la vie, c'est

le lien social.

L'amour,
on est des animaux

sociaux, on a besoin
d'amour et

tout le monde peut
nous le donner.

Un passant,
une personne.

Et moi, je dis:
Je vous aime.

Il faut
divulguer cet amour.

Mais c'est
incroyable ce que tu

viens de dire.
Je ne sais pas.

Non, parce que je
dis souvent: L'homme

et la femme sont
des animaux sociaux

et pas sauvages.
Ouais.

Tu es d'accord
avec ça ?

Et puis c'est ce
que j'ai dit tout

à l'heure,
quand tu m'as

demandé ce qu'il y a
de plus important,

je disais
les autres,

mais j'ai dit non,
en fait,

c'est ma bonne
relation avec

les gens que j'aime.

Donc c'est ce
lien social.

Parce que moi,
à partir du moment

où il n'y a plus ce
lien social,

je crois que c'est
la solitude

qui permet de ne
plus surmonter

les événements
difficiles.

C'est la fin
de notre rencontre.

Julie, merci mille
fois de ce partage.

Continue de nous
inspirer,

parce que chacun
inspire chacun.

Finalement, tu
le fais énormément.

Et de rayonner
tel que tu le es.

Ne bouge pas,
reste comme tu es.

Merci Franck.

À bientôt alors.

J'espère que cette
nouvelle vidéo aura

pu t'apporter
un maximum de valeur

ajoutée dans ta vie
t'aura gorgé

d'énergie et a
provoqué surtout,

surtout de
multiples idées.

D'ailleurs,
n'hésite pas à aimer

et à partager
cette vidéo.

Laisse-moi aussi
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l'aventure,

parce que ce n'est
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