Orbit Watch

Dans cet épisode, nous discutions avec l'officier spécialiste Nicolas Vradis des centres de calculs dans l'espace, des progrès actuels en la matière et de l'intérêt que cela suscite pour la défense.

ORBIT WATCH

News et analyses spatiales hebdomadaires avec un accent sur la défense.
  • Opérations spatiales militaires.
  • Dernières manœuvres importantes en orbite.
  • Vulgarisation de concepts complexes.
  • Décryptage des intérêts et des tactiques des différents acteurs.
  • Interviews exclusifs.

Podcast produit et réalisé par HelvetiSpace SA avec l'appui du centre de compétences Espace de l'armée suisse.

Contactez-nous à l'adresse : contact@helveti.space.

Musique d'introduction : CYREX & LOSTMANE - GRAVITY, copyright Tribal Music Group.

What is Orbit Watch?

News et analyses techniques chaque semaine pour les passionnés d'espace !

- Opérations spatiales militaires.
- Dernières manœuvres importantes en orbite.
- Vulgarisation de concepts complexes.
- Décryptage des intérêts et des tactiques des différents acteurs.
- Interviews exclusifs.

Jonathan Magnin:

Bonjour et bienvenue dans Orbit Watch, le podcast pour les passionnés d'espace qui s'intéressent aux opérations militaires en orbite. Ce podcast s'est produit par Avetis Space avec l'appui du centre de compétences espaces de l'armée suisse. Je suis Jonathan Manien, ingénieur en électronique spatiale et commandant dans la compagnie q g espace. J'ai le plaisir d'espérer avec vous les rixes entre forces armées dans l'espace dont on n'entend jamais parler, mais qui pourtant prennent place tous les jours au-dessus de nos têtes. Dans l'épisode d'aujourd'hui, nous recevons l'officier spécialiste Nicolas Vradis.

Jonathan Magnin:

Officier spécialiste donc au centre de compétences espace, il sera avec nous aujourd'hui pour creuser les questions de prospective et d'innovation dans la défense évidemment sur les thèmes spatiaux. Aujourd'hui donc nous allons aborder le sujet du in orbite computing un sujet qui est en vogue donc des centres de calcul dans l'espace mais tout d'abord nous allons passer par nos brèves en disant bonjour à Nicolas Nicolas. Bonjour. Bienvenue dans orbite watch on commence tout de suite avec nos brèves une update une mise à jour sur Yogan 50 0 un rappelez-vous un satellite de synthétique donc de radar à synthèse d'ouverture pour faire de l'imagerie à très faible résolution avec des ondes radar dont on a parlé grandement lors du dernier épisode que je vous invite à écouter pour mieux comprendre ce concept très complexe qui a été donc placé sur une orbite inhabituelle qui est rétrograde. Il a cette semaine atteint son orbite opérationnelle donc à une altitude de 900 cinquante-deux kilomètres et une inclinaison de 100 quarante-deux degrés.

Jonathan Magnin:

Cette inclinaison donc représente les orbites équatoriales à 0 degré, les orbites polaires qui vont d'un pôle à l'autre à 90 degrés et donc là on a une inclinaison qui est plus grande que 90 degrés, ce qui est donc la marque des orbites rétrogrades puisque cet équivalent à une inclinaison dans l'autre sens d'une quarantaine cinquantaine de degrés sauf que le satellite tourne dans l'autre sens nous avons donc une superposition des traces au sol d'orbite d'une orbite à une autre et une revisite d'une journée c'est-à-dire que chaque jour bien le satellite va revisiter les mêmes sites qui se trouvent à une une latitude de plus ou moins quarante-cinq degrés.

Nicolas Vradis:

Et ce satellite a probablement une résolution de 20 centimètres, ce qui a un fort intérêt pour la question de Taïwan. Il y a aussi des possibilités qu'il soit déployé en constellation, car cela permettra d'augmenter la couverture. Exactement d'où le petit le petit suffixe un qui présage la suite. On passe à la

Jonathan Magnin:

suite Shijian vingt-neuf a et b c'est donc aussi la suite de sujets dont on a parlé donc pour rappel ces 2 satellites ont été placés en orbite géostationnaire à l'emplacement 73 de v est et nous avions discuté l'intérêt élevé des Américains ou USA 300 vingt-cinq si je ne me trompe est venu observer de près ce satellite en effectuant une manoeuvre à fort delta v donc à fort coût en termes de propergol qui doit donc être fortement justifiée par cet intérêt nos observations au centre de compétences espace ont montré qu'un de ces 2 satellites beaucoup moins lumineux que l'autre quand on regarde la lumière refêtée par le soleil donc il y a sans doute une configuration à mécanique ou ou de panneaux solaires plus petites 2 satellites qui semblent être différents le 23 janvier ils ont manoeuvré ils ont manoeuvré ensemble et se sont rapprochés à moins de 30 kilomètres, puis leur distance s'est stabilisée aux alentours de 50 kilomètres. Le tout évidemment sous l'oeil attentif du satellite GSSAPI.

Nicolas Vradis:

Et on peut se poser la question du pourquoi une opération, une telle opération de proximité. Peut-être

Jonathan Magnin:

pour

Nicolas Vradis:

de la calibration, de la mise en service, des vérifications ou des opérations en tandem. Cette paire de SAT va augmenter les capacités SSA de la Chine.

Jonathan Magnin:

Tout à fait les capacités de SSA qui peuvent naturellement être interprétées comme des capacités duales d'inspection en orbite d'où l'intérêt élevé des américains. On passe maintenant à la brève suivante starlink qui abaisse 40 satellites de 550 kilomètres d'altitude à 480 kilomètres. Souvenez-vous nous avons déjà abordé le fait qu'une fragmentation d'un satellite starlink s'était produite et avait créé un petit nuage de débris avait donc ensuite annoncé qu'il baisserait l'altitude de très nombreux satellites, il me semble à peu près un millier justement à cette orbite de quatre-cent-quatre-vingts kilomètres. Et bien maintenant 40 l'ont déjà fait, c'est donc le début et le but de ces manoeuvres est d'augmenter la sécurité.

Nicolas Vradis:

Effectivement, et augmenter la sécurité, c'est aussi éviter les collisions et avec ce type de manoeuvre, si le SAT est défectueux, on le fait descendre. Il faut rappeler aussi qu'en deux-mille-vingt-cinq Starlink a évité trois-cent-mille conjonctions

Jonathan Magnin:

tous sat confondus. Exactement donc un nombre énorme et qui ne qui ne peut faire qu'augmenter évidemment vu l'arrivée de prochaines méga constellations. En parlant de Starlink, nous allons parler de son équivalent russe maintenant avec Roscosmos qui promet 300 satellites en orbite ainsi que 200000 terminaux au sol produits pour leur équivalent de Starlink en 2000 vingt-sept. Donc la Russie est en retard sur ces projets de méga constellations, mais aussi de manière générale dans ses capacités spatiales beaucoup de difficultés budgétaires pour renouveler ses capacités, c'est notamment le cas pour les satellites optiques qui sont très importants dans le cadre de la guerre et donc en l'occurrence la Russie bénéficie des capacités chinoises en la matière donc dans le cadre de ces difficultés Roscosmos fait cette promesse mais rien n'est plus sûr puisque il va falloir voir comment cela se déroule avec leur budget. Avant de poursuivre cet épisode, souhaite m'adresser à tous mes concitoyens suisses.

Jonathan Magnin:

Vous avez la possibilité d'accomplir votre service militaire obligatoire au centre de compétences espace. Diverses fonctions passionnantes sont disponibles pour tous les background. Analyste de la situation espace opération spatiale développement logiciel sécurité informatique création d'outils d'analyse et exploitation des stations au sol aucune formation ou diplôme n'est requis pour postuler Que vous sortiez d'apprentissage ou que vous ayez une expertise dans la physique, l'ingénierie, le droit ou les relations internationales, votre contribution sera une pierre à l'édifice appréciée à sa juste valeur. Je vous encourage donc à mêler service et passion avec nous dans une atmosphère unique de discipline, d'indépendance, de créativité et de persévérance. Pour en savoir plus, écrivez à l'adresse email en description contact at helvéti point space afin d'être orienté sur la procédure à suivre.

Jonathan Magnin:

Nous passons maintenant au sujet détaillé de l'épisode le on orbite computing et cela vient évidemment avec une nouvelle qui qui qui touche à ce sujet, la Chine donc qui a fait depuis le le 30 décembre deux-mille-vingt-cinq des manoeuvres de proximité entre un satellite d'imagerie optique Goffen 11 0 5 et SCS 0 un c un satellite de calcul en orbite, le tout pour une démonstration. Donc ils ont maintenu une distance très faible avec des approches régulières en dessous de 100 mètres, il faut vous imaginer 2 objets qui vont à environ vingt-cinq à vingt-huit 1000 kilomètres heure qui se rapprochent à moins de 100 mètres. C'est vraiment quelque chose de de de très difficile à faire et le faire de manière répétitive sur un un long temps, c'est vraiment une une démonstration de force des chinois ici. Mais donc qu'est-ce qui se passe donc les observations du centre de compétences espaces ont validé ces rapprochements à des très très faibles distances et la question c'est pourquoi puisque avec les liens intersatellites qu'ils soient par ondes électromagnétiques ou qu'ils soient optiques il n'est pas nécessaire de se rapprocher autant c'est probablement donc une première tâche une première opération en collaboration entre l'armée de libération populaire de Chine ainsi que l'opérateur commercial qui opère ses satellites et donc on voit ici une synchronisation très très forte et très très fine entre les institutions militaires et les les opérateurs commerciaux ce qui ne va pas tout à fait de de soi et donc c'est vraiment quelque chose de nouveau de de très fort et donc suite à ces opérations de proximité le vingt-et-un janvier soit deux-mille-vingt-six soit un peu moins d'un mois après SS01C comme son suffixe l'indique c est remonté vers les autres satellites du même nom a et b et donc on peut se dire que la mission a été terminée donc il est possible en gros que ce satellite SCS 0 un c soit descendu en très forte proximité avec Gaofin 11 0 5 pour y effectuer du traitement de données donc un satellite optique c'est un satellite déjà qui a une certaine charge utile qui a un télescope en gros embarqué et qui donc va prendre des photos mais qui n'a pas forcément des capacités de traitement de données.

Jonathan Magnin:

Bon, cette capacité de traitement de données serait offerte par SCS 0 un c et donc ces données auraient seront été plus tard transmises au sol. Le inorbit computing, c'est centre de calcul dans l'espace un thème qui en vogue, on en va parler beaucoup, il y a beaucoup d'investissement aussi. Quelle en serait l'utilité pour la défense De

Nicolas Vradis:

de gros avantages, notamment quand on prend une image, on a énormément de données et ces données-là pour les envoyer en sol, ça prend du temps. Et en fait l'idée derrière cela, c'est probablement de transmettre ces données à un autre satellite qui va traiter ces données, prendre seulement ce qui est d'utile avant de le retélécharger et d'envoyer cette donnée travailler au sol, sans envoyer tout le reste de la donnée que le, que le traitement, que la, que le satellite a pris. Le transfert au sol donc est plus court, la, le, la durée de transmission de ces données-là est plus court. Et ce qui est intéressant, c'est que comme ces capacités de calcul sont dans l'espace, elles sont protégées du feu opératif.

Jonathan Magnin:

Le feu opératif donc un terme que nous allons un peu mettre en contexte donc il s'agit de feu donc de tirer sur quelque chose si on résume la chose très brièvement mais à très longue distance et en visant une capacité opérationnelle adverse pas forcément les troupes adverses en elle-même ça se se distingue naturellement du feu de du combat du feu tactique et si on donne quelques exemples si on parle d'une guerre conventionnelle et que donc nous avons des des pièces d'artillerie qui font feu sur un bataillon de chars c'est du feu tactique c'est une bataille nous voulons gagner la bataille et c'est donc du feu tactique nous tirons sur notre adversaire avec qui nous nous battons mais par exemple si je veux neutraliser une capacité adverse par exemple avant de lancer des attaques aériennes et bien je veux que mes avions soient en sécurité dans l'espace aérien de de mon adversaire je peux faire des tirs de missiles sur les radars de défense sol air ce qui rendra le système de défense sol air de l'adversaire aveugle et ne pourra pas tirer et je pourrais ensuite y aller avec mes avions c'est du feu opératif très longue distance par exemple missile balistique et on va détruire une capacité adverse pour nous donner l'avantage et donc dans ce cas-là mettons qu'il y a un centre de calcul au sol qui est utilisé par par une force armée et donc un drone de moyenne taille qui se qui se déplace à une très longue distance et de manière autonome vient frapper cette cible ce ce centre de calcul pour pour enlever cette capacité donc de calcul massif au à une force élevée adverse c'est aussi du feu opératif et donc les les emplacements au sol sont immobiles ils sont là au sol évidemment les services de renseignement feraient bien de savoir où se trouve ce genre de centre pour leur adversaire et donc voudront le frapper tandis qu'il y a un moyen qui est dans l'espace et bien tourne autour de la terre très vite c'est beaucoup plus difficile à frapper c'est décentralisé c'est un autre avantage évidemment et donc c'est beaucoup plus à l'abri de ce feu impératif mais pas complètement puisque évidemment des moyens antisatellites ne serait-ce que des missiles purement et simplement antisatellites existent bien que l'utilisation de missiles soit soit peu encline à créer de de bonnes conditions pour l'utilisation des orbites à l'avenir en créant d'immenses nuages de débris il existe néanmoins ces moyens-là mais aussi divers moyens cinétique en orbite pour sans détruire des satellites et sans créer de nuages au débris, simplement mettre en panne les satellites adverses.

Jonathan Magnin:

Donc c'est beaucoup plus à l'abri, mais ne soyons pas fous,

Nicolas Vradis:

ce n'en est pas complètement. Non effectivement, mais aujourd'hui ce, cette, ce type de solution-là rend quand même la tâche beaucoup plus difficile. Et notamment avec le temps, la multiplication et la synchronisation des moyens de calcul en orbite va amener beaucoup plus de protection, en tout cas aujourd'hui si on est capable de le faire et toujours avec cet avantage d'être loin de la terre, et donc plus difficile quand même à attaquer. Ça, à terme, la disponibilité pour tous les, tous ces satellites, donc tous les satellites pourraient commencer à communiquer de cette manière-là, donc ça serait vraiment un nouveau domaine dans lequel ces choses se passent. On aurait la disponibilité n'importe où sur la terre, des informations Donc on aurait typiquement des des des états-majors qui seraient projetés sur des sur des tables d'opérations, qui pourraient utiliser ces, qui n'auraient fait pas

Jonathan Magnin:

besoin de partir avec leurs propres centres de calcul ou pas besoin de communiquer avec un centre de calcul dans le pays d'où ils viennent avec une vision qui peut être coupée, mais ils auraient au-dessus de leur tête la possibilité.

Nicolas Vradis:

Exactement parce que le transfert en fait de données se ferait par lien par le lien intersatellite et du coup, la donnée passerait d'un satellite à l'autre pour retourner là où elle doit arriver. Ça amène aussi énormément de de flexibilité et puis de disponibilité de puissance de calcul, que comme c'est décentralisé, c'est à l'endroit où il y a de la place du calcul qu'on pourra l'utiliser. Et ça devient important aussi pour la conduite des grandes unités et l'intégration d'outils IA pour le processus des états-majors permettra le traitement de données massives en temps réel pour le sujet de la situation et de la planification de l'action.

Jonathan Magnin:

Donc en effet le le travail d'état-major c'est en gros ces ces états-majors ce sont ce sont des officiers extrêmement qualifiés qui donc servent entre gros guillemets de cerveau à leurs commandants afin que les opérations se passent se passent bien et donc évidemment avec la multiplication des tas d'opérations la complexité des conflits avec l'espace évidemment la mer, l'air, la terre, les cyberattaques, l'espace de l'information les la guerre électronique il a énormément de choses à traiter et donc le suivi de la situation pour savoir exactement ce qu'il se passe devient de plus en plus difficile et donc évidemment là l'intelligence artificielle aura l'avenir un rôle à jouer on parle pas ici de de de choses un peu un peu bêtes qui peuvent se passer avec de de de questions à poser ah s'il te plaît chat JPT dis-moi comment faire pour gagner mais au contraire de traitement massif de données afin d'établir rapidement une vision claire de la situation et on le sait, c'est ceux qui décident le plus vite qui gagnent. Comme on dit, si vous décidez en premier, vous tirez en premier.

Nicolas Vradis:

Exactement et moi j'aimerais revenir aussi sur le l'utilisation de l'IA inorbite, non seulement pour le le trait plan de données, mais aussi dans la le la communication intersatellites, parce qu'on va pouvoir avoir à un moment donné des des approches où les satellites vont converser entre eux lors d'une approche pour se transmettre de l'information, pour transmettre de la donnée. Aujourd'hui, ça se fait depuis le sol, c'est-à-dire qu'on vise à peu près en disant vous êtes à peu près à telle distance l'un de l'autre, vous approchez, demain, c'est les satellites entre eux qui diront, bouge pas, j'arrive. Et ça, c'est aussi quelque chose d'hyper intéressant parce que ça, on va enlever la charge et les calculs au sol pour essayer de gérer ce qui se passe là-haut.

Jonathan Magnin:

C'est quelque chose donc d'extrêmement intéressant, on l'a vu avec Starlink qui a donc fait différents choix pour pour la sécurité et qui a évité trois-cent-mille conjonctions. Donc ils ont évidemment un système automatisé de de de management, mais évidemment que c'est un système qui tourne au sol et à terme grâce à ce genre de de centre de calcul en orbite qui serait donc disséminé à travers les constellations et bien tout pourrait se faire automatiquement tout ça depuis l'orbite afin de d'avoir des désordres qui sont qui sont congestionnés au plus haut pour de pouvoir utiliser l'espace le plus possible et assurer qu'il n'y a pas de collision et donc pas de de perte de de l'utilisabilité des orbites. Nous en avons donc fini avec cet épisode qui était extrêmement intéressant on parle donc de futurs d'intelligence artificielle dans l'espace de de capacité de calcul dans l'espace et ça promet en termes de challenge puisque on le sait les centres de calcul nécessitent d'être refroidis mais dans l'espace on n'a rien pour se refroidir c'est le vide La seule façon possible de se refroidir c'est de c'est de rayonner cette chaleur vers le vide intersidéral et c'est pas très efficace comme refroidissement.

Jonathan Magnin:

Avant que c'est clair que pour des des des intelligences artificielles qui tournaient en orbite, ça reste encore à être à être créé, à être testé et à être validé, mais tout ça est un sujet fascinant. Merci beaucoup Nicolas. Merci. Bien disponibilité, c'est un plaisir de discuter avec toi aujourd'hui. C'est à la semaine prochaine.

Jonathan Magnin:

À très bientôt.