Jamais Assez

Louise Philipovitch pratique la photographie et le vélo d'aventure. Cette semaine, elle s'assoit avec Gabrielle afin de discuter de dépassement de soi, de liberté en nature et d'aventures à deux roues.

Le vélo occupe une grande partie de sa vie. Son partenaire et elle sont partis pendant 3 mois pour explorer les paysages reculés de la Colombie-Britannique, du Yukon et des Territoires du Nord-Ouest. Un de ses grands plaisirs pendant ce voyage était de prendre des photos à vélo, de réfléchir aux bons angles et de trouver le moyen de raconter une histoire à travers l'objectif.

Voici un avant-goût de ce que cet épisode contient :

-Comment le vélo est devenu une partie importante de sa vie;
-L'expédition sur la Canol Heritage Trail : 12 jours en autonomie sur une route abandonnée;
-Les défis de cette excursion : Traverser des rivières glacées en pack-raft, gérer les rencontres avec les grizzlys et manquer de nourriture; 
-Le sentiment de liberté que procure le bikepacking;
-De la passion au métier : sa transition vers la photographie professionnelle;
-Son projet photo avec l'équipe cycliste féminine Messorem et sa première exposition sur les femmes dans le cyclisme;
-Bikepacking en Europe vs au Québec : différences de culture, d'accès et de camping sauvage.

Cet épisode est présenté par KRONO NUTRITION.
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🎙️ Ce podcast est produit par Physiovélo, clinique de physiothérapie spécialisée en cyclisme.


What is Jamais Assez?

Le podcast JAMAIS ASSEZ est le projet de la Clinique Physiovélo.

Qu’il soit question de vélo, de triathlon, d’ultra-distance ou de remise en forme, on se pose la question: Pourquoi on fait ça? Pourquoi on continue de se donner des défis sportifs de fou? Pourquoi on n’en a JAMAIS ASSEZ?

Bonjour et bienvenue à un autre épisode du podcast Jamais assez. Cette semaine, je reçois Louise Philippovic. Louise, c'est une cycliste, une photographe, une aventurière qui met toutes ses passions ensemble. Elle a beaucoup voyagé à vélo et elle immortalise ses moments à l'aide de sa caméra. Elle prend des superbes photos. Sans plus tarder, je vous invite à aller découvrir Louise Philippovic. C'est parti. L'épisode d'aujourd'hui est présenté par Chrono Nutrition. Bonjour Louise. Salut Gabriel. Merci d'être avec moi aujourd'hui pour cet épisode. Ouis. pour les pour les gens qui euh ne te connaissent pas ou ne te suivent pas pour sur les réseaux sociaux, euh est-ce que tu voudrais te décrire une phrase, un mot ? Non, mais juste de dire un peu ce que ce que tu fais maintenant puis après ça, on va rentrer un peu dans justement ton histoire, ton parcours. Ouais, avec plaisir. Donc dans le fond, c'est ça. Je m'appelle Louise Philippovic. Je suis cycliste d'aventure et photographe. Euh la photo, je me suis lancée à temps plein depuis septembre, mais en parallèle de ça, toutes les grosses aventures à vélo prennent vraiment une place importante dans ma vie avec en général plusieurs mois de backpacking par an. Donc euh je te dirais que c'est pas mal les deux grands axes de ma vie en général. Puis euh si on revient puis on recule plusieurs années en arrière, comment est-ce que c'est ça ? Comment le vélo est rentré dans ta vie ? Comment est-ce que tu as découvert ta passion pour le vélo ? Alors, j'ai vraiment grandi sans faire de vélo. Je savais en faire comme enfant, mais ça faisait pas du tout partie de ma vie. Je faisais déjà du plein air et du sport, mais pas de manière intense ni quoi que ce soit. Et je pense que c'était c'était avant la pandémie, mais je pense en Ouais 2019 ou 2018, j'ai commencé à faire du vélo. Dans le fond, au début, c'était juste un vélo de route comme assez classique. Et en fait, rapidement, je me suis rendu compte que je pouvais strapper un sac étanche dessus et partir faire du backpacking. Donc, j'avais absolument pas le matériel. Mais en fait, ça me permettait de faire ce que j'adorais le plus, c'est-à-dire être en autonomie dans la nature. Et rapidement, j'ai commencé à faire des distances de plus en plus longues, des 100 200 km, tout en passant du temps seul en nature ou avec mes c'est ça, mes amis, mes partenaires de l'époque. Ça a vraiment fait un il y a vraiment eu un avant et un après dans ma vie. Ça a pris une importance incroyable et toute ma vie a commencé à à s'accès autour de ça. Au départ, j'ai commencé à faire un petit peu de d'ultra distance. Je faisais quand même des distances assez longues à ce moment-là. J'avais fait aussi une course de 1000 km en Islande. J'avais fait un défi quand même assez costaud physiquement. La Wendigo, c'est une course de 200 km en fat bike en hiver en Ontario. Donc c'est quand même passé quasiment, je pense que j'avais fait quoi 21h par moin 26 dehors avec une nuit au complet. Donc c'est c'est ça. J'aimais beaucoup les défis d'endurance et en parallèle j'ai vraiment développé aussi tout l'aspect backpacking en partant premièrement au Québec évidemment comme en explorant comme dans les et cetera. Et ensuite, en ayant ma première expérience dans l'Ouest canadien avec mon partenaire Justin, on est parti et on est allé dans les chill cotines avec des vieux mountain bike des années 90 rigides comme des toutes petites roues de 26 pareil sac étanche trappé sur le le rac à l'arrière donc vraiment pas du tout équipé pour faire du gros mountain bike et on s'est retrouvé dans les chill cotines pour les personnes qui sont pas familiires avec ça c'est une zone super connue de mountain bike en columie britannique et tu es en autonomie complet et on s'est retrouvé là-bas avec tous les deux quand même déjà des expériences dans le passé de que ce soit avec les Grizzly que ce soit en autonomie alimentaire mais là c'est vrai que c'était du gros gros gros a bike où il fallait que pendant des demi-journées entières voir des journées au complète on passe des colles en poussant nos vélos pour ensuite profiter de la descente mais tu sais avant ça tu as quand même la grosse partie effort. Donc pas roulin du tout. Non, pas roulin p tout. Ouais. Et ça ça a vraiment été pareil. Il y a eu un avant, un après. Puis j'ai je me suis dit "OK, c'est ce type de bike packing là que j'aime". Vraiment dans des zones reculées où on est dans du gros défi physique, de la logistique aussi en amont et il y avait vraiment eu un gros gros coup de cœur de mon côté. Et en fait depuis avec mon partenaire Justin toujours, on est parti 6 mois à vélo à travers les montagnes en Europe, donc les picos des repas en Espagne. On a traversé les Pyrénées, on a fait toutes les Alpes. On est aussi allé faire l'atlas et l'antiatlas au Maroc à un voyage de 6 mois en dormant mais je pense comme 97 % du temps en dans notre tente puis en étant le plus reculé possible en poussant nos vélos régulièrement. Mais c'est ça. Ouais, vraiment ça a été incroyable. Et depuis, on essaie de faire du on on a accès notre vie autour de ça dans le fond comme pour avoir vraiment une liberté qui nous permet de partir plusieurs mois dès qu'on le peut. On a fait aussi c'est ça la traversée du Caucas donc Geéorgie et Arménie pendant c'était 2 mois et l'été dernier c'était comme sans doute notre plus grosse aventure c'était 3 mois dans l'Ouest et le Grand Nord canadien. En fait, je dis notre plus grosse aventure parce que c'était du backpacking, mais on a surtout fini par une expédition sur la Cannol Trail que personne ne connaît. Ouais, ça me dit rien. C'est ça. C'est un sentier extrêmement reculé comme dans les territoires du Nord-Ouest qui est une route abandonnée depuis la seconde guerre mondiale et c'est ça et on l'a fait à vélo et c'était vraiment un gros gros défi logistique d'autonomie et même assez dangereux dans le fond. Ah ouais. Qu'est-ce qui était le plus c'est quoi l'aspect la plus bah logistique mainant ? Qu'est-ce qui était beaucoup de planification puis qu'est-ce qui s'est peut-être avéré à devenir dangereux ? Oui. Ouais. Mais dans le fond la canol trail c'est ça c'est une route qui avait été construite pendant la Seconde Guerre mondiale et qui a été abandonnée depuis. Donc en fait l'objectif au départ c'était de d'acheminer du pétrole depuis les territoires du nord nord-ouest jusqu'au Yukon à White House. Et le le la route de service a été complètement abandonnée et en fait elle a été complètement détruite depuis avec les éboulements de terrain en montagne, les crues de rivière et cetera. Donc il y a encore une sorte de sentier hiche, mais la majorité du temps il y a plus rien. Il y a plus les ponts non plus pour traverser les rivières. Donc tu vas là-bas, il y a aucun moyen de t'échapper de là, sauf d'être peut-être secouru en hélicoptère, mais tu sais, ça prend parfois une journée, voire peut-être même plus selon les conditions météo. Il y a aucun accès par la route et donc faut que tu sois vraiment 100 % autonome. Puis pas qu'un peu dans le sens où nous on a manqué de nourriture, bah voilà, fallait se rationner. Il y avait personne pour nous donner de la nourriture en plus. Et euh l'aspect dangereux, c'est les ourses. Donc la les griz qui sont très très présents qu'on a rencontré à chaque jour. Et surtout les traversées de rivière. Ça, moi je l'avais on l'avait appréhend tous les deux avec mon partenaire mais c'était la partie qui m'a fait le plus peur au final, encore plus que les que les Grizzly parce que c'est ça les ponts étant complètement détruits, il fallait qu'on ait des pas craft pour traverser les rivières. Donc on transportait des embarcations gonflables dans nos sacs à dos et on traversait les rivières soit à pied. Mais tu sais quand l'eau elle t'arrive de l'eau glacée là quand elle t'arrive au niveau du du ventre puis que le courant est vraiment fort que tu manques de te faire emporter avec ton bike a-udessus de toi. C'est vraiment épurant. Et puis pareil quand on traversait avec nos pcraft sais tu on se trappait comme nos vélos, toutes nos affaires sur les les pack mais le courant il est fort là. Donc le premier de nous deux qui se lançait, on avait aucune idée de à quel point il allait être débarqué par le courant plus loin. Donc on essayait vraiment d'analyser le terrain mais il y a vraiment une part de d'inconnu et tuit complètement face à toi-même et face au tu comme aux décisions que tu prends. Si tu prends une mauvaise décision, ça peut vite mal tourner. Donc ouais exact. Donc donc c'est ça ça c'était vraiment un gros défi de c'est comme que je mets dans la partie expédition parce que c'était quand même Ouais. comme quasiment 6 mois de préparation niveau matériel, niveau logistique pour s'envoyer de la nourriture pour comme calculer tout. Euh et malgré ça, on a mal calculé nos besoins caloriques parce qu'on a vraiment vraiment eu faim. Mais ouais, beaucoup de préparation en amont puis on est très fier de l'avoir complété aussi parce que il y a beaucoup enfin il y a quelques personnes qui cessaient, il y a beaucoup de personnes qui arrivent pas à le terminer parce que des chutes et comme qui se blessent ou alors des bris mécaniques puis qui doivent se faire évacuer en hélicoptère. Donc ouais, nous on a été super chanceux, on comme on est même pas tombé fait que ça été assez miraculeux. Ouais. Puis comment tu te rends au point de départ de cette Ouais. Euh il y a deux manières de le faire. Soit tu l' fait du sud au nord, donc soit tu prends c'est un hydravion qui t'amène comme une sorte de piste qui est entretenue par une compagnie minière qui exploite les montagnes à cet endroit-là comme au à la frontière Yukon, territoire du nord-ouest. Et donc il te drop là. Puis après tu peux comme rouler et là tu arrives sur la canal trail parce queil y a encore dans le fond c'est ça si j'explique un petit peu la canal trail donc initialement elle elle était entre des territoires du nord-ouest et le Yukon et le Yukon a continué à entretenir la route pour l'exploiter comme avec les compagnies minières et c'est vraiment la partie comme territoire du nord-ouest qui est comme plus entretenue mais c'est ça tu peux te rendre jusqu'à la partie territoire du nord-ouest grâce à la route de Gravel au Yukon. Et donc c'est ça, il y a cette manière d'y aller où sinon nous on est allé jusqu'à Norman Well donc dans notre gros trip de 3 mois de l'été dernier, on a roulé au Yukon, au nord du Yukon. C'est un peu compliqué à expliquer sans cartes mais on a c'est comme des noms que tu sais on est allé jusqu'à Inuvic qui est une toute petite communauté au-dessus du cercle artique et ça on a pris la Demster Highway qui est une route mythique en gravel qui va jusqu'à l'océan Arctique que pas mal de gens font en vélo pour le coup. Euh pareil, il faut beaucoup d'autonomie alimentaire, mais tu sais, c'est comme une route roulante. C'est juste d'ailleurs, je le recommande, c'est juste incroyable la Damster Highway. Et nous, on l'a remonté jusqu'à Inovic et là, on a pris un avion qui nous a amené dans une autre communauté Norman Wealth. Et là, dernière étape, fallait qu'on ait un une sorte de taxibat qui nous a amené euh de l'autre côté du fleuve, là où commence la canal trail. OK. Ouais. Donc c'est ça un peu complexe encore une fois sans cartes, mais il y a comme on a utilisé Ouais. avion puis bateau ensuite pour se rendre à l'entrée de la de la Canal Trail. C'est quand tu parles de préparation, tu de logistique avant, tu tout ça ça l' dû, tu sais, c'est pas du jour au lendemain que tu dis "Je me lance dans cette euh cette aventure làà parce que c'est ça, faut que tu trouves le OK, comment le point de départ est là, juste comment je me rends au point de départ ? Ça a l'air d'être une aventure en soi. Juste se rendre là." Ouais. Mais en fait, c'est un projet qu'on c'est quand on a commencé à se datter avec Justin il y a 6 ans maintenant, on était tombé sur une vidéo de la de quelqu'un qui faisait la canal trail sol, un cycliste qu'on adorait. Puis on s'était dit déjà à l'époque, "OK, on va faire ça un jour." Puis tu sais, c'était comme on y pensait et cetera, mais on se sentait jamais complètement prêt. Puis c'est quand même très Ouais, c'est ça. Beaucoup de logistique. C'est très coûteux aussi parce que tu se faire dropper en avion, euh faire droper ta nourriture et cetera, ça vaut cher. Donc c'est un projet qu'on avait depuis longtemps puis on y réfléchissait mais sans trop se le concrétiser. Et c'est ça. Et là, on s'est dit "Let's go, on se on se met vraiment sur ce projet là cet été." Et ouais, quand on a décidé de le faire du nord au sud euh parce que ça faisait du sens par rapport à notre voyage de 3 mois. Euh c'est ça, on a on a dû comme tu dis trouver les avions. Ouais. Mettre en place un peu chaque brique du gros puzzle pour que ça ça ait lieu. Tu as répondu indirectement à une de mes questions qui était comment tu es tombé sur cette route là qui est même plus entretenue ? Donc c'est vraiment en voyant quelqu'un le faire que ça t'a inspiré à ça vous a inspiré à le faire. Ouais, il avait vraiment fait une vidéo et puis on se dit "Mais qu'est-ce que c'est que cet endroit ?" Tu sais, la plupart du temps, il était quandme en train de pousser son vélo à travers des énormes broussailles comme parce qu'il y a des grosses tourbière de c'est ça. On le voyait sur des bah son pack craft avec son vélo, onit "Mais qu'est-ce que c'est que ce trajet ? C'est incroyable." Et comme on adore, c'est ça les zones reculées là, c'était vraiment le le point Q Milan, je pense, de ce que tu peux faire en terme de de bike packing reculé. Puis met quelqu'un écoute cet épisode puis ça donne envie d'aller faire un peu comme l'effet de minour. C'est quoi tes conseil recommandation ? Tu t'as quand même dit que c'était je veux dire dangereux beaucoup de logistique. Fa est-ce que tu as des des conseils ? Est-ce que tu dirais aux gens faites-le pas ? Euh mais je dirais qu'il faut vraiment avoir de l'expérience en plein air quand même. C'est nous c'était je me serais pas lancé dessus je pense il y a quelques années euh parce que oui ça peut quand même mal se passer rapidement parce que comme je disais tuas tu vas pas avoir de secours tout de suite mais bon en s'entendant ça en soit c'est ça dès que tu es en montagne dès que tu es en région isolée c'est toujours le cas là faut quand même être assez autonome. Mais là, on va dire que c'est les les les chances qu'il y ait quelque chose qui se passe pas bien sont assez élevées parce qu'il y a tellement tu il y a un Grizzly qui m'a suivi à moins de 10 m chaque jour le terrain était extrêmement technique donc tu sais tu peux quand même facilement tomber à vélo ou ne serait-ce que comme on pousse tout le temps nos bikes dans les lits de rivière bah quand les lits de rivière à séché tu sais tu as des énormes roches tu peux facilement te faire une cheville puis te blesser donc ouais il y a ça puis l'aspect comprendre comment tu fonctionnes aussi avec les personnes avec qui tu Tu moi mon partenaire là, fallait qu'on s'entende bien. Le le couple quand même était mis à rue d'épreuv là on s'entend. Je peux imaginer mais c'est ça donc je dirais bien se connaître soi, bien connaître les personnes avec qui on part, avoir une bonne idée de comment gérer tu sais la partie mécanique, faire une formation de secours enfin de de secourisme en région isolée. C'est comme puis c'est ça tester son matériel amon. Ouais, avoir, je trouve que avoir de l'expérience, ça moi, tu vois, ce qui m'a beaucoup aidé, c'est justement mon les quelques bon, j'ai pas une grosse expérience en ultra distance, mais d'avoir fait des challenges d'endurance, ça m'a vraiment beaucoup aidé dans ce défi là parce que on avait froid, on avait très très faim, vraiment s rationné sur 10 jours puis on avait terriblement faim. Voilà, j'ai jamais eu autant fin de ma vie, mais comme j'avais déjà eu ces expériences d'endurance, de défi, je savais que j'étais quand même capable de faire des choses poussées et difficile. Fait que tu sais, je savais que j'étais capable de ça mentalement, physiquement que je pourrais suivre. Euh la gestion du froid aussi, ça m'a beaucoup aidé d'avoir déjà fait du camping d'hiver, d'avoir déjà géré tout ça. Fait que ouais, je pense que ça c'est ça s'être testé un petit peu en amont, ça peut aider. Ouais. Et le couple survécu. Le couple a survécu. On a des beaux souvenirs. Ouais. C'est c'est le les zones de comment on appelle ça déjà ? En tout cas le type to fun c'est ça en couple comme on a oublié tous les mauvais souvenirs et les dispute. Ouais ouais non ça des beaux souvenirs ensemble. Puis tu as parlé de Grizzly je pense la deuxième fois que tu en penses c'est quand même pour moi un élément tu sais stressant et qui tu sais qui fait qui peut faire peur assez facilement. Est-ce que mané tu t'es dit ok il me suis c'est fini vous en avez vu tu dis à tous les jours. Ouais sur la canole. Ouais, on avait en fait ce qui était génial avec le voyage de 3 mois qu'on a fait, la canol c'était la partie vraiment difficile de la canol c'était je pense une 12 11 jours environ quelque chose comme ça. Puis après on on roulait sur la partie au yukon. Donc tu de graval combien de temps en total parce que tu dis que il y a un 10 jours où vous êtes rationné fait. Ouais bah c'est ça la partie vraiment canol. Puis après, on a pu manger quand on est arrivé au camp de mine euh enfin la compagnie minière. Puis euh après c'est ça, on avait comme un une drop de nourriture aussi qui avait été prévu. Mais eu ça c'était à peu près en je pense une quinzaine de jours en toute cette partie canol yuk territoire du nord-ouest. Je suis plus certaine des chiffres exacts mais tu sur 3 mois avant ça on avait vraiment fait comme plusieurs semaines en Colombie Britannique au Yukon où on avait déjà comme tu l'habitude des ourses aussi. Là, on en voyait régulièrement mais ouais, sur la canole, c'était vraiment des gros grizzly à chaque jour. Puis ben, on faisait du bruit en permanence pour faire en sorte qu'il nous entende en amant. Puis habituellement dans ces zones-là, comme il voit très très peu d'humains, ils vont tout de suite avoir super peur de toi. Donc, ils vont commme partir rapidement. Mais ils sont pas curieux devenir, non, c'est ça. C'est dans les parcs très connus, très touristiques aux États-Unis par exemple. Là, c'est un risque parce qu'ils savent que tu transportes de la nourriture avec toi, fait que là, ils vont peut-être te suivre. Mais là sur la canol en théorie tout aurait dû bien aller. Mais au final on a quand même eu plusieurs expériences vraiment éperantes comme le premier soir on avait réussi à atteindre un refuge parce qu'en fait c'est ça c'est le territoire traditionnel des premières nations et des des métises également locaux. Donc ils ont construit en hiver des refuges pour pouvoir continuer à chasser sur leur territoire traditionnel et nous on avait voulu utiliser un de ces refuges pour dormir le soir. Donc on se dit génial, on est comme full en sécurité et tout. Puis en fait, il y a un ours noir qui a essayé d'entrer dans le refuge le premier soir parce qu'il sentait comme de la nourriture. Donc ça, ça a été vraiment aussi euh on a dû comme bloquer la porte puis s'assurer qu'il s'éloigne rapidement parce que lui, il essayait vraiment d'entrer. Ouais. Et puis c'est ça les jours qui suivaient. On a eu tu roules sur un sentier même en faisant du bruit finalement. On a comme surpris plusieurs Grizzly qui nous entendaient pas arriver parce qu'ils étaient en train de manger. Euh et dans un grand lit de rivière qui était asséché. Donc là on marchait avec nos vélos, c'était sur de la roche et je sens comme une présence derrière moi et là je me retourne, il y avait un énorme grizzelly qui me suivait. Donc ça c'est particulier parce qu'il aurait pas dû habituellement avoir ce type de comportement là. Mais là, je pense qu'il était vraiment intrigué par l'odeur qui devait se dégager de mes sacoches. Et c'est ça. Donc là, j'ai j'ai eu vraiment très peur parce qu'on avait un seul B spray à deux et c'est mon copain qui l'avait qui était plus loin. Donc là, j'étais comme "OK, j'attends de voir ce qui se le gris lit dessus." Tuas juste continuer à marcher. Est-ce que tu as fait du bruit ? Est-ce que c'est comme un je lâche le vélo, je laisse sentir les sacoches et je et et je m'en vais ou J'ai eu comme toutes sortes d'idées qui sont passées par ma tête. tu réfléchis tellement vite dans ces cas-là, tu as l'impression que ça dure vraiment une éternité alors que c'est juste quelques secondes. Mais j'ai eu le réflexe de mettre mon vélo entre lui et moi comme ce que je vais faire d'habitude avec les chiens de berger que je vois en montagne. Ce qui est il n'a aucun aucun intérêt parce qu'il est genre comme deux fois plus gros que le vélo Ouais. Mais le petit le petit vélo qui pr psychologiquement mon vélo et non j'avais pas envie de laisser mon bac parce qu' a déjà tellement de nourriture que je voulais pas prendre la chance qu'il mange le peu de choses qu'on avait. Donc on dirait que j'étais un peu prête à tu me battre entre guillemets mais genre faire du bruit et j'ai pas fait de bruit. On m'a toujours dit de pas montrer de signe d'agressivité avec face au grizzly. Donc j'étais plus comme en essayant de reculer mais tu sais c'est pas facile là. Tu es sur des grosses roches, tu as ton bac qui pète une tonne puis tu essayes de reculer en marche arrière. Donc ouais j'ai par chance en fait mon copain m'a entendu faire un bruit bizarre tu sais. Je pense que j'avais fait un comme une sorte d'exclamation quand j'ai vu le grizzly puis il a il l'a entendu, il s'est retourné et lui il a eu un drôle de réflexe mais il a couru vers moi avec le bay enfin vers moi à Grizzly en criant et en fait c'est ça aurait pu être assez dangereux quand même là on aurait pu se faire attaquer concrètement mais le Grizzly a eu peur. Je pense que le fait qu'on soit deux face à lui puis tu sais que que mon copain crie, il est comme il est juste parti en courant puis c'est ça. Wouh ! Ouais ouais c'était je shak un peu après ou ouais je peux imaginer cette année tu as augmenté ton volume puis là la douleur t'empêche d'en faire plus mais pas de panique physiélélo c'est une clinique de physiothérapeute expert en positionnement vélo et en santé des cyclistes qui sont là pour venir t'aider en attendant ton prochain rendez-vous consulte notre nouvelle série podcast Bobo vélo. Ces podcasts là c'est ceux avec l'icône rose. On en discute de toutes les douleurs des cyclistes pour vous trouver un maximum de solutions en espérant pouvoir allonger votre saison. Bonne écoute. Je suis curieuse un peu de de savoir parce que tu parles de rationaliser la nourriture. Est-ce que c'était comme dès le départ vous aviez mal un peu calculé vos vos trucs ? Je comprends que vous aviez déjà vous étiez déjà en voyage avant fait que c'est pas comme on en amène plus si tu es déjà en voyage fa qu'est-ce qui a fait que vous vous avez manqué de nourriture et ça c'est vraiment comme l'échec genre régulièrement on y pense puis on se demande qu'est-ce qu'on a mal fait parce qu'on pensait vraiment être full préparé dans le sens où c'est ça le reste du voyage on avait déjà tu sais on avait jusqu'à h ou ouais 8 jours d'autonomie alimentaire fait qu'on savait ce qu'on consommait par jour puis on savait comme c'est nos besoins puis on aimait on aime bien justement bien se nourrir, tu sais, en backpacking. Donc on avait on était super content jusque- là de nos rations puis on arrivait vraiment confiant sur la canole en disant on a full de nourriture, ça va aller parfaitement bien. Et en fait, je pense qu'on avait sous-estimé le déficit calorique parce que veux pas de mois et demi de backpacking, même si tu manges quand même pas mal au quotidien, c'est avec le froid, il neigeit en août, vu qu'on a pas passé le cercle artique, il faisait vraiment froid. le froid, l'effort physique sur 2 mois et demi, je pense qu'on arrivait déjà en déficit calorique et en plus de ça, je pense qu'on avait sous-estimé la difficulté du début de la canole. C'était vraiment, on allait du plus dur vers le plus facile et le début mais c'était horrible vraiment c'était comme encore plus difficile que ce qu'on avait appréhendé parce que il y avait eu beaucoup de précipitation, il y avait beaucoup de pluie puis les rivières étaient très hautes et ça nous prenait un temps fou pour passer les rivières puis tu sais on faisait des journées de 10 à 11h d'effort là c'était vraiment se leva tôt on faisait que ça poussait nos vélos, on roulait quand on pouvait mais tu sais tu passes des murs là j'ai des vidéos où c'est des p je pense de comme 60 70°gr je dois porter mon vélo par-dessus. Donc c'était vraiment très physique. Puis on dépensait ouais plus que ce qu'on avait prévu au niveau calories. Et donc c'est ça les le je pense ouais le prer ou le deuxème soir, on s'est dit "OK, ça va nous prendre plus de temps que ce qu'on pensait et même la nourriture qu'on avait prévu en plus en fait on disait vu que à quel point les journées sont longues, faut qu'on rationne tout ça." Fait que ouais on avait c'est on faisait durer chaque barre protéinée, chaque petit jujube qu'on avait, on on le savourait vraiment. Est-ce queil y avait des options de comme euh je veux dire chasser pêche cueillette de Il y avait quelque chose un peu ? Oui, ça nous a pas mal sauvé ça. Dans le fond, on il y avait des bleuets partout comme des bleuets sauvages vraiment partout puis on se perdait très très souvent sur la canole parce que tu sais souvent tu penses que tu es en train de suivre une sorte de traque qui est censée être la traque puis finalement c'est des traces de caribou fait qu'on se perdait vraiment très régulièrement et à chaque fois qu'on se perdait en fait on voyait qu'il y avait des bleuets donc on faisait une petite pause mentalement ça aidait un petit peu aussi. Ouais. Et on a pêché, on avait comme une canne à pêche, je crois que c'est Tankara, une canne à pêche japonaise qui se rétracte. Incroyable pour le backpacking. D'ailleurs, je me dis que j'aimerais bien faire ça au Québec ou parce que c'était tellement le fun. Tu sors ta petite canne à pêche. Puis comme là-bas, il y a pas d'humain, on s'entend qu'il y a vraiment bah il y a aussi des grriis mais en tout cas pas au point de manger tous les poissons. C'est que on arrivait à avoir des petits poissons pas beaucoup mais on arrivait à en avoir puis c'était Ouais. c'était vraiment le grâ là à ce momentl. On était super heureux. Ouais. Waouh ! C'est quand même puis qu'est-ce qui t'attire avec le côté aussi isolé ? Tu tu parlais que ça a été v tu as réalisé que c'est vraiment ça que tu aimais d'aller vraiment loin. C'est c'est le niveau de difficulté ? C'est quoi qui t'attire avec ça ? Ouais, je pense qu'il y a définitivement quelque chose dans le défi comme j'aime beaucoup beaucoup me challenger à ce niveau-là. tu sais comme me prouver de quoi je suis capable puis vraiment aller comme chercher mes limites puis ce genre d'expérience tu te rends comptes à chaque fois qu'en fait tu as des limites de qui vont de plus en plus loin comme ta zone de confort est de plus en plus large. Ouais. Donc j'aime vraiment ça me challenger. Puis il y a vraiment l'aspect rapport à la liberté parce que il y a c'est le sentiment de liberté que ça procure est juste exceptionnel. Là, tu es mais je pense que c'est aussi pour ça que le backpacking et que l'ultra distance a autant de succès, c'est que tu es juste sur ton bac puis tu as juste ça à penser à gérer. Puis là, c'est des éléments très concrets de faut que tu survives avec la les prochaines difficultés que tu fais avoir, le sa prochaine traversée de rivière, le manque de nourriture. Je trouve que c'est tu es vraiment confronté à toi-même un peu aux éléments. Puis c'est Ouais, c'est c'est euphorisant là comme sentiment. Il y a ça. Puis euh vraiment quelque chose aussi qui me touche beaucoup, c'est que je me sens pas genrée dans ces dans ces contexte là. Je me sens plus, tu sais, comme on dirait que socialement, je suis plus une femme, je suis plus de telle catégorie socioprofessionnelle. Il y a vraiment un aspect, je suis juste quelqu'un, je suis un corps et faut que je fonctionne et que je continue à avancer. Puis un rapport très Ouais. primaire à mon corps. J'aime beaucoup ça ce sentiment là aussi de je suis pas dans l'apparence de je m'en Ouais. Il y a vraiment quelque chose de super simple et qui te sort complètement de ce que tu peux connaître au quotidien en ville ou dans la vie classique occidentale là. Ouais fait vraiment plus dans la fonction tu utilises ton corps pour littéralement comme survivre puis te déplacer puis pour survivre un peu avec ça. Comment tu écris le nom de la Canon ? Euh ouais, C A N O L. Euh Canal Trail, en fait, c'est la contraction de Canada et Oil. Comme c'était l'objectif de d'amener le pétrole à White Horse. C'est ça. C'est maintenant que c'est expliqué, c'est comme Ah, c'est un peu plus un peu plus logique. Bon, on n'est pas sur le canal trail, donc tu vas pas manquer de nourriture. Mais on a ici les bons petits bonbons de chrono. J'aurais aimé ça les avoir sur la can. Oui, hein. On a deux saveurs aujourd'hui. Si tu veux, on peut tester les deux. On a pomme et érable. C'est vraiment en mode là. C'est vraiment comme des petits des petits bonbons que moi j'adore. Puis deuxème deuxième saveur qui est érable les fraises. Oh euh érable et fraises. Ouais, c'est mon choix. Moi je vais ouvrir l'autre puis on va pouvoir on va pouvoir goûter les deux parce que Dieu sait que c'est important d'être bien alimenté. Bah dans la vie, mais c'est ça dans les expéditions quand on fait du sport, c'est un aspect qui est non négligeable que je pense que malheureusement tu as vécu tu as vécu le manque de Mais ils sont quand même gros. Je trouve que c'est le goût qui est qui est juste délicieux. Puis c'est pas ça fait changement des des gels ou des fois c'est vraiment plus vraiment plus tanant. Ouais mais même la texture comme là la fraise la sent vraiment bien. C'est vraiment bon. J'adore. Tu pouras garder le petit paquet pour amener dans tes prochaines dans tes prochaines aventures. Puis parlant de d'aventure pour ceux qui ont pas remarqué et on a un petit accent français en arrière. C'est ça. Tu donc tu viens de la France ? Oui. Ouais. J'ai je suis née et j'ai grandi en France et ça fait ça fait 10 ans que je suis au Québec maintenant. Ouais. Fait que j'ai aussi la la citoyenneté canadienne. Ouais. J'ai été officiellement adoptée il y a un an à peu près. Il y a un an. Ah félicitation que tu as la double. J'ai deux passeports. Ouais. Ouais. Très cool. Et qu'est-ce qui t'a amené mettons, au tuis au Québec à parce que j'ai je crois comprendre que toutes ces aventures-là sont arrivées un peu plus tard une fois que tu étais euh tu es rendu ici là, tu as fait le nord euh du Canada fait est-ce que c'est ce qui t'a amené qui t'a attiré ici ? Bref. Ouais. Ouais. Ben dans le fond, juste après avoir fait mes études, je suis partie travailler au Vietnam. Euh ouais, comme complètement improbable. avait une opportunité, tu sais, je me suis pourquoi mais pour différentes raisons, je me voyais pas comme rester là-bas, j'aime pas particulièrement la chaleur et en fait donc je mais j'avais adoré l'expérience d'être à l'étranger. C'était vraiment, je trouve qu' c'est un sentiment génial de tu t'inventes comme un peu une nouvelle vie, tu décides vraiment, enfin je sais pas, ça ça me plaisait l'idée de vivre ailleurs qu'en France et je me suis dit bah pourquoi pas aller au Québec parce que bah il y a quand même pas mal de Français, tu le sais là, il y a beaucoup de Français qui viennent au Québec. Je pense que j'avais eu comme des amis d'amis qui m'en avaient parlé puis j'avais lu un livre surtout Kamuraska de Anne Ber et ça était comme une sorte de coup de foudre parce que ça parlait de l'hiver. Ça avait l'air c'était terrible en fait la description de l'hiver et ça m'a tellement attiré. Je me disais "OK, je veux vivre ça". Wouh ! L'inverse de ce qu'on de ce qu'on entend l'hiver québécois est trop difficile, je retourne. Ah non mais vraiment, je m'étais dit "OK, je je il y a quelque chose qui me plaît tellement dans ce dans ce roman là et en fait ça a été comme le déclic un petit peu et donc je suis arrivée là bah tu comme dans l'optique de travailler. C'est le type d'immigration quand même particulièrement privilégié. Là, j'avais déjà une job en arrivant et tout. Euh et je faisais déjà du plein air avant. J'avais quand même déjà fait des randonnées de plusieurs jours dans les dans les Pyrénées. Mais c'est en effet comme en arrivant ici que j'ai poussé ça un petit peu plus loin avec du camping d'hiver. J'ai passé un hiver en Gaspésie, j'ai quand même beaucoup exploré le Québec avec différentes randonnées. Euh puis ensuite du backpacking par le dès que j'ai découvert le vélo. Mais ouais, ça comme tu es c'est ça l'aspect de comme grand territoire, tu peux encore plus partir dans la dans le bois. Puis ouais puis est-ce que par j'allais te demander la différence mettons culture vélo ou bike packing, tu sais Québec versus France ou tu l'Europe en général. Mais là, de ce que je comprends, ta passion pour le vélo, tu l'as un peu plus découvert ici dans le fond versus mais tu as quand même fait des voyages en Europe de vélo. Ouais. Il y a quand même, tu sais, il y a du du positif et du négatif partout là, mais c'est vrai que je trouve que c'est quand même plus facile d'en faire en Europe. Bon, déjà, tu as pas le même type d'hiver quand tu restes, mettons, tu France, en tout cas les Alpes et les les zones un peu montagneuses. Mais c'est aussi, je pense une communauté différente puis tu peux très facilement te déplacer, tu sais, en train, en bus. fait que c'est sûr, je trouve que c'est un peu facilité de faire du backpacking en Europe. Euh c'est ça fait que je trouve qu'au Québec il y a comme plein d'opportunités incroyables. C'est juste que c'est un petit peu différent. Le camping sauvage aussi est vraiment moins facile au Québec de mon expérience tu sais même quand tu vas dans des EC ou autres, c'est moins facile de trouver un petit coin un petit peu tu sais adapté où tu vas pas déranger ou c'est autorisé aussi de de mettre ta tente. Il y a plusieurs endroits où c'est ça c'est juste dans les sites très très très spécifiques. Ouais. Puis versus c'est ça en Europe un peu plus mais en montagne tu as le droit de tu c'est comme le bivoac qui est autorisé de 7h du soir à 7h du matin bah tu sais dans la majorité des zones là montagneuse et fait c'est quand même pratique pour le type de backpacking que je fais c'est vraiment après dès que tu descends des montagnes là c'est très peuplé en général donc peut-être plus difficile de trouver un endroit mais dès que tu vas dans les zones alpines c'est vraiment facile de mettre ta tente puis tu te réveilles le matin tu es face aux montagnes c'est exceptionnel c'est une belle une belle vue qui te fait faire des te fait prendre des photos et pour J'ai bien Ouais, belle transition. J'ai bien scrollé ton Instagram pour voir toutes les pour voir toutes les les photos. Fait que si les gens sont curieux, ils peuvent aller aller jeter un petit coup d'œil là-dessus. Est-ce que c'est est-ce que tu avais tu prenais des photos avant ou est-ce que c'est via les voyages que tu as commencé à C'est vraiment Ben je pense qu'il y a quelques années, j'avais comme testé le l'argentique. J'avais comme déjà adoré le le fait de prendre des photos mais ça avait jamais pris plus importance que ça dans ma vie. Moi, mon moyen d'expression, c'était plutôt le dessin à ce moment-là. Je dessinais beaucoup puis puis donc la photographie c'était comme j'aimais ça mais sans plus. Et en fait quand on a fait le voyage de 6 mois là, je me suis dit bah j'étais je peux pas vivre 6 mois sur mon vélo puis prendre aucune photo. Ça serait quand même un peu un peu plate. Euh donc là j'avais pris un petit appareil c'était un Fuji XT30 fait que quand même un pas tout récent là mais ça a été incroyable. Genre là j'ai découvert quelque chose de de nouveau dans ma vie puis ça a presque pris le dessus sur notre voyage de 6 mois parce que j'adorais le fait d'être à vélo mais c'était comme prendre des photos. C'est ce qui me m'allumait au quotidien là de c'est réfléchir à des angles quand je roulais et cetera de la lumière tout ça ça me ça me parlait vraiment beaucoup. Tu t'arrêtais souvent ici. C'était insupportable pour copain. Je demandais régulièrement de repasser à des endroits et cetera pour faire les photos. Mais ouais là ça a vraiment été un gros coup de cœur. Et par la suite bah c'est là où j'ai commencé à je pense vendre des articles avec des photos. Donc la photo j'ai commencé était à Ouais. avoir bah des magazines qui me les achetaient pour illustrer les magazines, pardon, les articles que j'écrivais. Et ensuite, je sais plus trop comment, mais de fil en aiguille, ça a commencé à c'est j'avais eu des premiers petits contrats, je sais même plus ce que c'était les premiers, mais j'ai continué à faire beaucoup de photos en dehors du backpacking, toujours dans le domaine du vélo, mais dans ça petit à petit, j'ai commencé à travailler pour des marques euh dans le milieu du vélo, par exemple, pour du linge, euh des choses comme ça. Et ouais, ben maintenant, c'est devenu maup. tu es rendu de passion à profession euh puis dans le fond les c'est ça les photos sont je veux dire sont très belles et sont et sont magnifiques. Puis là maintenant de devenir un travail, est-ce que tu trouves ça contraignant d'être obligé tu sais de devoir prendre des photos versus tu étais en voyage puis tu les prenais à ce moment-là ben pour toi pour pour le plaisir ? Est-ce que tu tu as vu une transition avec ? Euh c'est drôle parce qu'à l'époque, je voulais pas me lancer en illustration à cause de ça. J'avais peur que comme ma passion pour le dessin tu fonctionne pas. Mais en l'occurrence la photo, non, je tripe vraiment là-dessus. Mais je pense que c'est parce que c'est pas évident de maîtriser la photographie, tu sais. Il y a toujours quelque chose sur lequel tu peux t'améliorer parce que c'est quand même très technique à plein de niveaux. il y a toujours une manière de s'améliorer. Fait que je trouve qu'en fait c'est pour ça que ça me plaît, c'est que je peux en permanence me challenger comme au niveau de la créativité, au niveau technique. Fait que non, j'ai vraiment pas fait le tour puis là je reste Ouais, ça m'allume toujours autant. Après, c'est quand même récent pour moi, tu sais, ça fait depuis septembre que officiellement je me suis lancée à mon compte et que avant je travaillais pour une entreprise de vélo panorama cycle, j'étais responsable de marque et euh mais là vraiment c'est ça depuis septembre, depuis qu'on est revenu notre voyage, cétait juste la photographie et les articles. Donc euh non, on dirait que c'est comme un quotidien challengeant, on s'entend que être travailleur autonome, il y a des hauts et des bas allumé. Donc avant de faire ça, tu étais dans encore là dans l'industrie du vélo avec Panarama. fait que tu puis là c'est je pense c'est ça le vélo que tu que tu roules que tu es venu c'est avec ça que tu fais tes voyages aussi tu as gardé un lien quand même avec Ouais mais je suis toujours ambassader puis les les vélos qui font c'est des vélos d'aventure de gravel comme plus back country puis vraiment pour le type de de vélo que je fais c'est incroyable là c'est très différent de Argon 18 par exemple ça sera pas du tout dans la performance extrême. Quoi que le gravel, le catadin qui est tout en carbone est quand même, moi je l'avais utilisé pour ma course de 1000 km en Islande, très confortable puis ça reste du carbone fait que c'était quand même mais c'est ça, c'est vraiment des vélos comme fait pour durer et ça ça me parle beaucoup. Ouais. Puis là donc rendu vraiment dans dans la photo, est-ce que tu combines encore les deux ? Est-ce que parce que là tu as des projets vraiment photo euh à part du en en lien mais pas juste en lien avec les expéditions backpacking cette cette transition là puis on peut peut-être parler de ton exposion qui a lieu dans 2 jours. Donc c'est ta première comme exposion officielle. Ouais. Bah alors, tu comme pour répondre à ta question dans le fond en fait, c'est vrai que ça découpe en trois aspects. Je dirais ce que je fais, de la photo pour des marques ou par exemple donc du linge de vélo pour des athlètes ou même des événements. Donc des courses de gravel, des courses de vélo, critérium et autres. Donc ça c'est comme des contrats photos. Ouais. Puis euh en effet, l'aspect euh expédition là, le suite à notre voyage, tu sais, je travaille avec des magazines, je suis collaboratrice régulière, donc je fais des articles, ils prennent les photos qu'on a pris pendant le voyage. Et le troisème aspect, c'est que la photo, j'adore ça travailler pour des marques, mais moi j'aimerais bien surtout exploiter des enfin développer des thématiques et des sujets qui me touchent personnellement et que sur lesquels j'ai envie d'élaborer un petit peu. Et là, en effet, ça a donné lieu à ma première expo qui a lieu ce jeudi, le 2 juillet. fait que ouais là je pense que le balado sera plus tard que ouais mais en fait là j'avais voulu parler de la thématique des femmes dans le milieu du vélo parce que du vélo de route en particulier parce que on le sait il y a quand même énormément même s'il y a plus de visibilité plus de reconnaissance ça reste encore quand même il y a beaucoup d'inégalité c'est il y a beaucoup de courses qui vont être on attend que la course des hommes soit terminée pour commencer à diffuser celle des femmes. Il y a pas le même type de reconnaissance pas le même type de podium. Et en fait, c'est drôle, c'est justement en écoutant un de vos épisodes, l'entrevue avec Joséphine Pelokin, que je me suis dit "OK, ça j'avais déjà cette thématique là en tête que je voulais traiter à travers la photo, mais en entendant Joséphine puis comme qui est donc la pour remettre en contexte la championne canadienne de critérium et son engagement justement par rapport à faire bouger les choses notamment avec les mardis, la Chine, je me suis dit "OK, c'est je veux faire le projet autour d'elle et autour de son équipe, donc le le Messorem". Euh et en fait là c'est génial parce que le Fred Tremblait donc le manager de l'équipe a directement embarqué aussi et en fait ça a donné un projet photo autour c'est comme des cyclistes féminines du Messerem et euh donc pour les mettre en lumière pour les mettre de l'avant puis ça va donner lieu à cette exposition et aussi un un reportage que je fais avec dehors Urbania donc c'est comme un article qui sortira d'ici quelques semaines et oui c'est sûr que là on parle vraiment spécifiquement des des coureuses du Messorem et de Joséphine Pelok quelqu'un. Mais l'idée c'était de en général faire tu comme attirer un petit peu l'attention et mettre en lumière les femmes dans ce milieu-là pour que ça s'adresse vraiment de de manière plus large à l'audience en général et la communauté du vélo. Puis c'est pour ça que là j'adore le côté exposition parce qu'il y a une soirée avec la communauté. Tu sais, je vais pouvoir quand même expliquer un petit peu aussi tout ça et le projet en général en espérant que ça continue à évoluer. Ouais. Est-ce que tu as d'autres idées ? parce que ça c'est venu d'un justement c'était c'était pas ça t'ait pas été proposé c'est c'est venu de toi cette idée là de ce projet là. Est-ce que tu as d'autres thématique que tu aimerais pousser explorer pour d'autres peut-être expositions futures ? Alors, j'ai un j'ai un projet qui s'appelle Défier nos nuits que je travaille de je pense que je suis dessus depuis 2 ans. Il est temps que ça avance mais en fait euh ah est-ce que je ben en fait ça je peux le dire le nom mais je pense que pour l'instant je vais garder la thématique comme plus euh parce que je suis encore en développement de ce projet-là. Mais oui, j'ai un ce qui touche encore une fois le en fait c'est beaucoup à travers les femmes que j'aimerais faire ce type de de photo reportage et là donc c'est une autre thématique qui est liée aux femmes dans le milieu du plan. Et c'est ça. Et donc là, ça fait 2 ans que je suis là-dessus que j'élabore un petit peu. Puis je suis contente dans le fond que ça ait pris du temps. Des fois en fait, c'est pas plus mal parce que je trouve quand ma mon style photographique, ma technique a beaucoup évolué et maintenant je me sens beaucoup plus prête aussi pour ce projet-là qui se passe de nuit. Comment le défier nos nuits ? C'est c'est ça. Et donc ça, j'ai vraiment vraiment très hâte de le développer puis je pense que ça va se faire cette année a priori. Ouais. Ouais. en Europe, je suis en discussion avec quelques athlètes là. Donc, j'ai hâte de voir ce que ça va donner. Ah, c'est très cool de de voir que tu es justement tu essayes c'est c'est cette passion de la photo, mais aussi d'autres thématiques, d'autres sujets que tu veux vraiment pousser puis essayer de mettre de l'avant de de mettre en lumière avec via la photographie. Ouais. Bah, tu sais parce que c'est sûr qu'on est dans une société où tout est autour de l'image puis je trouve que il y a vraiment de la consommation. sur Instagram, on voit que le même style d'image tout le temps puis des milliers par jour, j'ai l'impression. Donc je trouve que j'adore ça, travailler avec des marques puis je trouve que même les marques avec lesquelles je travaille me confient des projets géniaux. Là récemment, j'ai shooté deux équipes féminines pour mettre de l'avant comme ce qu'elle faisait elle, ces deux équipes de cyclistes féminines. Donc j'adore ça, mais je trouve que ouais, genre si on peut parler de thématique en particulier et puis se servir de la photo comme d'un outil, je trouve que c'est encore plus satisfaisant. C'est la saison de vélo et une douleur apparaît. Pas de panique. En premier, questionne-toi, est-ce que tu as changé quelque chose ou est-ce que tout est resté pareil ? Est-ce que tu as changé ton volume, ton intensité ? Si oui, on essaie de réduire ça un petit peu. On prend ça molo pour les prochaines sorties. La douleur est encore là. La douleur ne part pas. Appelle chez Physiélo 450 486 388. Et oublie pas, on ouvre nos rendez-vous le premier du mois pour le mois suivant. On se voit en clinique. Qu'est-ce que tu trouves qui est le plus challengeant ou le plus Ouais, difficile pour toi en photo, photographier justement des les l'équipe de Messorem ? Tu sais, est-ce que ça s'est bien passé ? Tu des défis ou je veux dire, c'est pas parce que tu fais du vélo que tu es à l'aise non plus devant la caméra. Fait que c'est quoi qui que tu as trouvé plus difficile ? Ouais. Ouais. Ça c'est sûr que tu es selon les personnes, il y a toujours des personnes un petit peu moins à l'aise devant la caméra. Donc ça, je trouve que c'est intéressant parce que je sais pas si c'est le fait d'être une femme ou pas, ça pour le coup, je suis pas certaine. Mais c'est vrai que je m'assure quand même souvent que les personnes sont à l'aise. J'ai beaucoup demandé aussi comme tout l'aspect consentement, si tu la personne pour quelque chose, de voir si la personne est à l'aise avec l'image aussi que je renvoie d'elle, tu sais, avec ma caméra. Donc ça, j'essaie de faire particulièrement attention. J'espère que les personnes avec qui j'ai travaillé l'ont senti. Euh puis bah il y a toujours des challenges dans un photoshooot. J'ai l'impression qu'il y en a pas un seul. Bah si il y en a qui sont comme complètement smooth, mais c'est quand même dans l'ensemble toujours tuas un petit challenge technique. Surtout que moi je suis beaucoup à l'extérieur donc c'est pas tu sais je pense qu'en studio, tu peux quand même mieux contrôler ton environnement, ta lumière. Moi la Ouais, je pense 99 % des photoshoot que je fonse sont en extérieur. Donc tu as l'aspect météo, tu as l'aspect il y a des gens qui passent, il y a quand même toujours quelque chose à à gérer. Le soleil qui éclaire pas du tout ton sujet comme tu le voudrais puis le flash qui fonctionne pas ou quoi que ce soit. Mais h c'est ça comme je disais, j'aime bien être challengé aussi. Donc je trouve toujours des solutions comme assez rapidement puis c'est stimulant. Mais ouais, je trouve que ben c'est ça en fait. Je trouve que pour moi la faire de la photographie ça fait partie de enfin comment dire gérer des petits challenges et des petits défis à chaque fois ça fait partie de la photographie justement parce que c'est ça c'est comme ce qui va rendre ça un petit peu fun et ouais puis ça ça fait bah un petit lien mais tu sais avec les les voyages tout ça de devoir s'adapter c'est comme si quand il y a un défi un challenge ben c'est comme il faut il faut trouver une solution il faut passer par-dessus fait que je pense que tu as l'air de justement de d'apprécier c'est ben j'allais dire ces imprévus là, mais tu sais c'est petit les dis-moi les challenges puis d'être prête à les à les affronter. Tu le sais qu'il va peut-être en avoir des embûches mais c'est pas grave parce que tu es prête à aller. Oui, vraiment. C'est comme j'aime bien ça challenger ma zone de confort puis aussi le fait que je me sois habitué à avoir ma caméra sur le dos puis à shooter au départ en bike packing. C'est toujours ça pour le coup c'est très inconfortable comme photo parce que enfin comme type de photographie parce que ouais tu as la pluie à gérer tu as le fait que si tu prends une photo, il faut que tu sprintes pour attraper les personnes avec qui tu roules par la suite. Donc intervall c'est exact. Je me suis habituée à commencer la photo comme ça. Donc on dirait que maintenant quand je suis sur un shoot commercial où j'ai mes modèles devant moi, enfin on dirait que en comparaison, je trouve ça déjà beaucoup plus facile. Donc euh ouais. Il y a-tu quelqu'un ou justement quelque chose que tu aimerais tu vraiment euh photographier mettons dans dans les prochaines années un ou un genre de de rêve ? Bah là, c'est sûr qu'il y avait les mondiaux à Montréal qui s'en viennent là, mais malheureusement, je serai pas là en septembre. Donc ça c'est quand même vraiment triste. Euh bonne question. Bah sinon, c'est sûr que tu sais, mettons le Tour de France femme, ce serait un rêve absolu parce que en fait je pense que ce que ça m'a montrer le projet que j'ai fait avec l'équipe Messem, c'est que j'adorais ça, photographier des femmes et les voir plusieurs fois parce que là, on a fait plusieurs photoshoot et ensuite je les ai photographié au mardi la Chine. Finalement, ces photos là du mardi la Chine, je les ai pas tant retenu pour l'exposition parce que j'étais pas tant fan du résultat mais j'ai adoré ça. c'est comme être là, les connaître, les voir performer puis tu voir des émotions qui s'en dégageaient et tout et je me suis que ce serait vraiment comme accompagner une équipe sur le Tour de France ou même sur comme tu sais leur saison, ce serait vraiment mon rêve ça. D'ailleurs, je tu sais merci de lance dans si jamais quelqu'un responsable d'une équipe, contactez-moi. Exactement. Ils peuvent ils peuvent t'écrire. Mais c'est quand même un beau encore là, c'est j'ai l'impression que tu continues à toujours avoir cet aspect là de de vélo, tu sais qui qui reste c'est quand même c'est deux passions dans le fond que tu nie ensemble à chaque fois là. C'est c'est pas juste "J'aime tellement la photo que je suis prête à à photographier n'importe quoi puis j'aime c'est tellement le vélo que je prendrai pas de photos". C'est que tu continues de toujours mettre ça ensemble. Mais c'est drôle que tu dises ça parce que je trouve que là ça commence à me challenger parce que je découvre aussi l'univers de travailleur autonome. Puis surtout par exemple là quand je couvre des courses c'est très physique puis que tu veux tu dois rendre les photos très rapidement. Donc c'est on s'entend que c'est des nuits à être juste sur l'ordinateur à éditer. Donc ça, il y a toute l'adrénaline qui vient avec et j'adore ça. Mais on dirait que conclusion, je passe moins de temps à réfléchir à mes projets personnels d'expédition, d'aventure. Donc on dirait qu'il faut que je trouve une balance là-dedans aussi parce que j'aimerais beaucoup faire des projets, d'autres projets d'expédition mais pour l'instant je me dis non, faut que je reste disponible pour tes potentiels contrats et cetera. Donc ça un équilibre à trouver encore là-dedans. Puis tu dis que c'est seulement depuis septembre fait je pense que c'est normal aussi que tu sois en train de de de t'adapter puis de de trouver tu es sur quel pied d'encier de le juste milieu, l'équilibre. Je pense que c'est important d'avoir un équilibre mais c'est que tu le sais pas tant que tu le testes pas non plus. Ouais. Puis tu sais, je pense que c'est aussi la réalité d'êtreur autonome, c'est je sais même pas si c'est possible d'avoir un équilibre parce que j'ai l'impression que c'est tout le temps comme des des montagnes russes un petit peu. Fait que ouais, faut que j'apprenne à naviguer avec ça et à quand même avoir mes projets personnels qui qui se développent en parallèle. Ouais. Est-ce que tu en as des des prochains prochains projets, des prochains longs long voyage de planifier ? Euh ben pas planifier planifier mais il y a quelque chose qui me tient vraiment à cœur, c'est que je voudrais faire une grosse aventure hivernale à vélo. Donc ce serait je pense soit la traversée de l'Islande à vélo en hiver, soit refaire la dumpster highway mais en hiver. Donc tu sais les deux c'est avec c'est en fat bike là puis vraiment quand même assez engageant au niveau physique et parce que là c'est que du camping d'hiver puis tu es face aux éléments et cetera. Donc ça ça les griz il dorment donc oui au moins on est fa pas de gestion des ourses. Mais dans les angelures, faut choisir son combat. Mais fait que ça c'est quelque chose. Tu J'aimerais bien ça c'est sûr que ça se passera pas l'hiver 2020 le prochain 2027 c'est ça 2027. Ouais, fa ça sera sans doute celui d'après parce que mettons lui par exemple celui qui s'en vient, je pourrais peut-être déjà tester mieux mon matériel, faire comme une bébé aventure hivernal puis ouais avec ta passion de l'hiver aussi que tu continues à combiner à à rentrer avec puis j'imagine que pour la caméra si j'imagine que tu vas la porter mais il y a peut-être des petits défis aussi mécanique de faut que ça survive au froid et oh my god oui vraiment les les batteries le matériel voilà ça c'est vraiment un gros défi. Puis j'avais parlé à Geoffrey Malusky qui est un je sais pas il est français fait que c'est peut-être il est peut-être moins connu au Québec mais lui justement c'est un des premiers qui a fait la traversée de l'Islande à vélo tout seul et il m'inspire énormément dans ce qu'il fait et lui c'est vraiment impressionnant tu sais d'habitude souvent les gens qui vont faire des grosses exp ils ont une équipe média avec eux mais là lui il est tout seul il fait ses prises de vue de drone des photos des vidéos et c'est incroyable le contenu avec lequel il revient ça m'inspire beaucoup parce que je me dis waouh c'est il est dans le déf physique mais en plus de ça, il arrive à gérer la partie créativité et technique du matériel parce que c'est vraiment pas facile. Tu sais sur la canole cet été, genre j'arrivais pas du tout à prendre les photos que je voulais. Ouais. C'est est-ce que c'est le genre de truc c'est tu y vas, tu mets ta caméra, tu reviens pour comme passer fa tu fais dans le fond plus de distance parce qu'il faut que tu Ou si mettant tu étais avec Ouais, moi j'ai mon j'ai mon copain mon mod, tu es comme parfait, vas-y toi, vas-y, toi, tu as pas besoin d'aller placer, mettons la caméra là. Est-ce que tu utilises un drone ? Euh cet été, on avait pour la première fois un drone puis c'est plus mon copain qui s'en a occupé parce que c'est ça, moi je faisais comme vidéo et photos avec mon appareil. Ce que j'aimerais c'est j'ai pas mal capté de de vidéos aussi. J'aimerais bien faire comme un petit film d'aventure mais ouais fait que la partie drone c'est lui qui s'en occupait puis ouais il a vraiment pris des super belles images. Ouais ça donne on a comme on a donné plusieurs conférences déjà sur la cannole puis on a un petit film de quoi 5 minutes comme une sorte de petit teaser puis ouais les images de drone sont assez spectaculaires. On dirait que je trouve que le drone avec la vue de haut justement ça donne des tu as plus l'impression peut-être d'être dans le dans dans l'image dans le paysage. Il y a des fois une partie de moi qui fait comme "Ah, c'est triché". Dans le sens que comme moi dans dans la randonnée, moi dans l'endroit où est-ce que je suis, c'est pas ce que je vois. Puis il y a aucune chance que je prenne cette photolà vue d'en haut parce que j'ai pas de drone. Mais pour les la beauté des images que ça l'amène, c'est comme "OK, ouais, il y a il y a un positif puis a un Ouais, mais je vois ce que tu veux dire parce que tu sais quand tu es mettons sur des routes forestières au Québec, on tu vois rien à part des arbres." Puis en fait là, c'est vrai que dès que tu as une vue de drone, des fois c'est magnifique, tu sais, de voir la la route blanche comme ça au milieu de la forêt. Mais euh mais ce que j'aime bien pour la canle, je je suis d'accord avec toi les des fois les images de drone, je suis un peu sceptique en me disant bon tu c'est pas ce que je vois moi, donc c'est un peu dommage aussi mais en même temps c'est il y a tellement personnes qui connaissent ce coin là du Canada que je me disais c'est quand même le fun de pouvoir montrer et documenter ce que c'est parce que il y avait des canyons. On dirait qu'on est au Uta, aux US des trucs vraiment des des parois verticales complètement rouges. Enfin, c'était juste magnifique. Puis je savais pas qu'on ait ce type de paysage au Canada. Fait que fa Ouais. Fait qu'en mode de c'est ça en mode de faire découvrir le le terrain peut-être plus que de Ah mais c'est vrai que c'est une tu vois, j'avais pas pensé à cette à cet aspect là. Puis oui, je pense que le il y a plein de parties au niveau du nord du pays qu'on ben c'est moins développé fait que c'est sûr mais qu'on connaît moins puis c'est ça. Moi j'ai tu me demandes de d'aller là. Je Ouais, je sais exact. Je sais pas si je sais pas ce qu'il a exactement comme je dis des ours et des arbres mais oui c'est ça. Ouais. Il était on a vu des montagnes qui étaient similaires à celles au Maroc. Donc vraiment surprenant comme un peu bleu, rouge, enfin vraiment très très beau. Et ouais, moi j'étais constamment surprise par le type de paysage qu'il y avait là-bas. C'était les montagnes McKenzie. Puis ouais, je savais pas du tout qu'elle qu'elle ressemblerait à ça. Comme il y a très peu de photos de vidéos, c'était une découverte. Ouais. Puis là, avec tes prochains projets, tu vas encore dans un certain extrême de repousser ta zone de confort avec le froid. Est-ce que de faire des petits trucs tranquilles la fin de semaine, tu fais toujours ça ou est-ce que c'est trop facile ou est-ce que c'est c'est quoi ta vision par rapport à ça ? Je suis pas bonne pour ça. Ça c'est un il faut vraiment je travaille là-dessus. Je suis pas bonne pour tout ce qui est comme routine, discipline au quotidien. Je pense que j'ai un problème avec le faire du de faire du vélo à Montréal. J'aime vraiment plus ça. Je sais pas pourquoi mais je fais un blocage. Fait que dès que je reviens nos aventures, j'ai vraiment de la misère à faire du vélo. Tu sais, je fais comme un peu de home traîur, un peu de camilien ou de temps en temps. Mais là cette année, bah on est quoi ? On est en juillet. Ouais. Ouais. Quasiment juillet. J'ai vraiment fait très très peu de vélo. Là, je pense que c'est l'année où j'en ai le moins fait à date. Fait que faut que j'apprenne à pas en effet pas aller tout le temps dans la recherche de quelque chose de vraiment énorme et juste en faire au quotidien parce que faut quand même arriver un peu en forme là sur ces aventuresl. la partie physio en moi qui est comme de faire rien et là d'aller se taper des des journées des semaines de de vélo pour le corps. Ça peut être un petit stress s'il est pas habitué, il est pas prêt. Je veux dire, c'est sûr que c'est dommage si c'est une blessure, une douleur qui te limite à faire ton projet par tu sais par manque d'entraînement. C'est la la petite section physio qui qui parle. Mais mais je peux comprendre que que ben je veux dire faire du vélo, c'est ça à Montréal, je vois ça à Montréal en tant que tel, moi je vois ça plus comme un moyen de transport. Ouais, je fais tout mon comm en vélo ou parce que de d'aller rouler pour comme aller vite puis rouler je dire à Montréal c'est très très c'est très très difficile dans le sens que c'est ça Camelien mais tu vas pas vite parce que tu montes mais sinon c'est de sortir de l'île pour aller faire un peu de un peu de vitesse parce sinon les les piétons les autos les lumières c'est comme pas c'est pas le meilleur environnement et c'est j'ai l'impression tout le contraire de ta liberté de d'être tu es vraiment isolé ouais puis comme ça dépend aussi des quartiers où tu habites parce que par exemple le circuit tu sais j'adore aller dessus rouler je trouve que c'est même la voix maritime et tout mais moi j'habite dans parc extension fait que avant d'arriver sur le circuit tu as comme Ouais, on dirait que c'est comme une petite aventure déjà. Ouais, faut que tu traverses, faut que tu traines beaucoup de lumière, beaucoup de piéton mais en tout cas c'est je pense que faut juste que je le je le remette au quotidien parce que oui, tu sais, j'adore ça puis de toute manière l'activité physique fait un bien fou. Là, il y a pas de je reste active en courant en faisant du tous mes communautés vélo et cetera. J'utilise jamais l'auto mais oui tu sais un entraînement plus structuré serait définitivement mais des aventures oui plus douces cet été ça va être le cas ça va être du backpacking dans les Alpes là juste pour le plaisir puis ouais refaire des routes que je connais déjà donc des coles que j'adore aussi donc ça va être OK fait que tu peux refaire les mêmes choses quand même. Oui oui oui. Non, au contraire, ça sais, on dirait que je veux pas tant aller dans des nouveaux territoires parce que je à chaque fois que je découvre des nouveaux territoires, je me dis mais OK, c'est juste incroyable, je veux revenir vivre là, je veux revenir explorer, mais ouais, je veux pas éir mon J'ai pas cette appétit de toujours plus toujours plus d'endroits. C'est plus comme j'aime vraiment découvrir quelque part. C'est pour ça que je pense que c'est important pour moi de partir longtemps dans un lieu pour vraiment tu prendre le temps de découvrir et mieux comprendre, c'est rencontrer les locaux et cetera. Je trouve qu'il y a un nom de faire un petit de jours très intens là de jours intenses puis de pas bien comme tuber du du milieu. Non, je je comprends un peu un peu tout ça. Puis moi, c'est drôle parce qu'il y a plein de gens du Québec qui découvrent très peu le Québec à vélo. Ils s'en vont en France et en Europe. Tu as fait en ce moment l'inverse dans le sens que tu faisais pas beaucoup de vélo en Europe, mais tu es venu découvrir un peu le Québec. Est-ce que les montagnes qu' en Europe aussi c'est je veux dire c'est c'est tout autre chose que ce qu'on ce qu'on a ici est-ce que tu es attiré de plus attiré d'aller découvrir des coins là-bas plus ici avec les différences de terrain mais Québec j'ai quand même c'est vrai qu'on est passé rapidement là-dessus mais j'en ai fait beaucoup du bike packing ici puis du planeir ici c'est drôle souvent je parle avec des Québécois puis on dirait que j'ai j'ai quand même vraiment beaucoup exploré il me reste plein sais on parle souvent que du sud du Québec au final tout le nord Je l'ai absolument pas fait mais ouais, j'ai quand même passé un été en Gaspédie, un hiver en Gaspédie. J'ai j'ai été plein de fois dans le short du Sagnet comme toujours en plein air ou même enfin plein de toutes les zones la Nodière, Laurentide et cetera euh à vélo ou en rando. Euh donc j'ai quand même c'est j'ai l'impression de quand même bien connaître le territoire aussi et j'adore ça que ce soit été comme hiver, je trouve qu'il y a toujours des choses incroyables à faire. Après oui, tu c'est sûr que moi j'aime beaucoup faire du vélo en montagne. J'aime ça les descendes techniques. Je suis vraiment pas pas incroyablement bonne là mais j'aime vraiment ça. Puis j'adore ça aussi faire des coles pendant super longtemps comme des kilomètres et des kilomètres fa oui j'aime beaucoup être tu me dis backpacking dans les arbes. Il y a quand même quelque chose qui me parle puis j'ai de la chance aussi d'avoir ma famille en France des amis en France. C'est quand même pratique là justement cet été on va garder un appartement tout le mois d'août dans le proche de Chamon effectiv. On va quand même pouvoir faire du backpacking dans le coin là. Fait que ouais c'est j'ai beaucoup de chance par rapport à ça aussi. Ouais. Ah mais c'est très cool d'avoir cette cette option puis d'avoir cette possibilité là de de faire ça parce que je pense que de découvrir à vélo c'est je veux dire c'est magnifique. Ça permet de voir vraiment différent que juste de la route puis différent que tu vas plus loin que juste en randonné à pied mainant. Fait que c'est comme vraiment un beau un beau combo entre les deux. que je te souhaite aussi beaucoup de de plaisir dans ces pour la suite. On te souhaite un tour de France fem aussi à prendre à prendre en photo. Puis sinon ben par comme on a dit comme le temps que l'épisode va être sorti ton expo va avoir va avoir eu lieu. Mais je te dis bonne chance ou un merde pour pour tout ça. Je suis sûr que je suis sûr que ça va bien aller. Mais à ce moment-là, avec la tes futurs et la suite de tes projets, ben peut-être qu'on va se revoir dans un autre épisode avec plaisir pour pour rejaser de tes 1001 projets et aventures photos et ou vélo que je dirais merci encore une fois d'être de te déplacer puis oublie pas de prendre tes petits bonbons à partir pour pas pour pas avoir trop faim. Ben merci beaucoup de m'avoir reçu. Ah ouis, ça fait très plaisir. À la prochaine. À la prochaine. Merci d'avoir écouté cet épisode. J'espère que vous avez apprécié. Hésitez pas si vous êtes curieux curieuse à propos de Louise sur Instagram. Elle publie plusieurs photos et à chaque fois magnifique. Je prends le temps de la remercier de s'être déplacé et de la félicité pour son exposition dans dans lequelle on a discuté pendant l'épisode. J'ai eu la chance d'y aller et c'était magnifique. Un super bel événement en espérant qu'il y en ait d'autres dans le futur. Sur ce, je vous dis à la semaine prochaine. Ciao ! M.