Les Rencontres inspirantes de Franck Nicolas.
Nous avons tous en nous des dons et des talents uniques.
Les grandes réussites de tous les domaines qui nous entourent ont su mieux que quiconque les découvrir et les exploiter pour vivre leur vie à 110%. Et si vous pouviez en être inspiré et reproduire ce même chemin ? Franck entre dans la "tête" de ces leaders incroyables pour vous livrer leur recette du succès.
Nous vous dévoilons des talents "UNIK" pour réussir à votre tour.
J'aime moins faire des choses que
quelqu'un de mon âge
ferait habituellement.
Moi, j'étais quelqu'un qui a été beaucoup
rejeté plus jeune des groupes sociaux.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
J'étais quelqu'un qui était
un peu en avance sur mon âge.
Je me retrouvais à parler
de politique à 11, 12 ans.
Donc forcément, quand tu parles de
politique à 11, 12 ans, les gens
te trouvent extrêmement bizarre.
Et j'ai été quelqu'un qui a été très
longtemps en surpoids plus jeune.
Donc ça a fait que j'étais rejeté par
les gens parce que j'étais en surpoids.
En fait, au début, je me suis
dit: C'est moi le problème.
Et quand tu comprends que c'est pas toi le
problème, que c'est des gens qui sont
eux-mêmes pas bien dans leur peau, qui se
mettent en avant en te critiquant pour que
ça cache leur propre mal-être, c'est là
que tu découvres comment fonctionne un
peu l'être humain et que tu apprends.
J'ai développé une intelligence sociale un
peu supérieure à la moyenne, mais juste
parce que j'ai dû travailler
dessus comme une folle.
Aujourd'hui, je ne regrette pas du tout ce
que j'ai vécu parce que
j'ai réussi à m'en relever.
Mais à ce moment-là, c'est des
choses que tu oublies jamais.
Mais je suis ravie de l'avoir vécu.
Tu as fait comment pour passer
de ce boulet à cette fusée ?
J'ai...
Il y a une chose qui est hyper importante,
mais qu'on ne t'apprend pas à l'école,
c'est: ne cherche pas à être bon partout,
cherche à être excellent
dans un seul domaine.
Mais cultive ça.
Ne cherche pas à être bon sur le reste.
Cherche à être le meilleur
dans une catégorie.
Moi, je suis beaucoup plus un profil
de leader qu'un profil de manager.
Donc, je préfère moi, montrer où on va,
défoncer les portes et être là quand il y
a des grosses difficultés, mais pas être
là au quotidien pour manager les gens.
C'est la clé.
C'est ma plus grande force.
Pendant longtemps, c'était
mon plus gros défaut.
Aujourd'hui, c'est ma plus grande force.
Soyez déraisonnables.
Ayez l'audace de choisir vos valeurs pour
faire de vous un grand leader
pour un monde meilleur.
Bonjour tout le monde, je
m'appelle Sixtine Moulet-Bertaud.
J'ai cofondé un groupe média qui s'appelle
Le Crillon et aujourd'hui,
on est avec Franck Nicolas.
Tu l'as bien fait.
Ça va ?
Ça va et toi ?
Je suis très content, les
amis, d'avoir Sixtine.
Vous savez que ça fait maintenant de
nombreuses années et je vous le rappelle
de temps en temps, c'est que dans mon
activité de coach en international, une
priorité, l'une des priorités, de
promouvoir l'entrepreneuriat au féminin.
Ça a été beaucoup plus facile il y a 20
ans, de le faire en Amérique du Nord,
parce qu'en France, c'était un peu...
Désolé, un petit peu en retard.
Mesdames, ce n'était pas
facile pour vous au début.
J'ai le sentiment que c'est un petit
peu plus facile maintenant, même si...
On n'est pas en vitesse de croisière comme
aux États-Unis ou au Canada,
par exemple, mais ça arrive.
Et je me suis dit: De quelle façon je peux
aussi modestement ajouter une petite
étincelle à tout cela,
dans cette com, dans cette inspiration
pour vous, mesdames aussi,
mais pour tout le monde ?
L'un, c'est de mettre de l'avant des
femmes dans l'entrepreneuriat et pas que
des hommes, même si c'est plus facile
d'avoir des hommes, vous le savez aussi,
je pète de langue de bois, et d'avoir tout
autour de nos invités d'UNIQ en
inspiration des femmes avec
des parcours exceptionnels.
Et l'autre point aussi, c'est que j'ai
plus de facilités depuis des années à
mettre de l'avant des femmes avec un
passé, je dirais une expérience.
Et aujourd'hui, on a des boulets de canon
en entreprenariat qui sont exceptionnels.
Et voilà comment je
vous présente ma copine.
C'était bien résumé.
Un petit boulet de canon, effectivement.
Un peu hyperactif, mais qui marche bien.
Tu te qualifierais comment ?
D'hyperactive et qui
est un peu trop en avance pour son âge,
avec beaucoup de choses qui sont très
positives qui vont avec, mais
beaucoup d'inconvénients aussi.
Un peu trop en avance, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que j'ai une vie de femme
de 40 ans et pas d'une femme de 23 ans.
Et à quoi tu le vois ?
Le fait que je sors plus, que j'aime plus
sortir, que je me couche hyper tôt, que je
fais énormément de sport et que ma vie se
résume à travailler, à faire
du sport et à me coucher.
Et que je n'aime plus faire la fête.
J'aime moins faire des choses que
quelqu'un de mon âge
ferait habituellement.
Oui, j'ai oublié de vous
dire, elle a 23 ans.
23 ans, tu as cofondé
avec ton frère, Le Créant.
Exactement.
C'est un média.
Et qu'est-ce qui est le particulier ?
C'est qu'en très peu de temps, un petit
peu sur le principe d'une déconnade, ils
se sont dit: Tiens, si on démarrait
un truc, ça va être sympa.
Elle va tout vous raconter.
Comment ça existe.
Ça, ça n'existe pas, le
principe de débat comme ça.
Et aujourd'hui, c'est une
super audience, en fait.
Aujourd'hui, ça marche très bien.
On fait au moins 60
millions de vues par mois.
Donc, Après, c'est que les réseaux
sociaux, ça peut partir vite aussi,
mais c'est vrai que ça marche très bien.
Et en fait, oui, ça a commencé vraiment à
travailler dans une chambre
à tourner à l'iPhone.
Et puis, ça a fini par aujourd'hui, on
est plus de trentaine dans la boite.
Et effectivement, ça a évolué.
À la base, on avait commencé par le média,
juste de vouloir réconcilier des gens qui
n'avaient aucun rapport entre eux et qui
surtout ne pensaient pas les mêmes idées
au travers d'une même discussion, une
discussion où ils peuvent se respecter
et aller en profondeur des sujets.
Parce qu'en fait, on a réalisé qu'il n'y
avait aucun média de débat
qui existait sincèrement.
Et les petits médias de débat, dans le
sens petit, portent un audience, que
j'avais pensé à TPMP, mais TPMP était
assez peu profond dans les sujets.
C'était vachement sur le buzz.
Ce n'est plus du divertissement.
Exactement.
Il n'y avait aucun média, intellectuel, ce
n'est pas forcément le
mot, qui allait vraiment...
Tu regardais une émission, tu apprenais
sincèrement quelque chose sur le sujet.
Donc, ça veut dire que Tu as créé à 23
ans cette entreprise avec ton frère.
Qu'est-ce qui vous anime tous les deux ?
Comment c'est né cette ambition
de vouloir être entrepreneur ?
Ou alors est-ce que
c'est venu par hasard ?
Ou tu avais d'autres ambitions avant ?
C'est un mélange des deux.
C'est venu par hasard, mais tout en ayant
une ambition forte d'apporter une
minuscule petite pierre à
l'édifice de notre beau pays.
Nous, on est Français, on adore la France
et en fait, on trouvait ça extrêmement
dommage qu'aujourd'hui, à cause des médias
et des réseaux sociaux, de plus en plus,
les extrêmes montent parce que les gens
ont des messages hyper clivants et plus
personne ne s'intéresse vraiment en
profondeur de chaque sujet et les
gens ne veulent plus parler entre eux.
Il y avait une vraie énorme rupture et on
s'est dit: Il faut lancer un média qui
reçoit tout le monde, qui n'est pas
politisé et qui accepte de discuter avec
tout le monde dans le spectre politique,
que ça aille de l'extrême droite à
l'extrême gauche, en passant par le
centre, tant que ça reste légal
de recevoir les personnes.
Et on s'est dit: Il faut
avoir un terrain neutre.
On ne prend pas de
positions, on laisse les gens s'exprimer
sur des sujets où tu regardes maintenant
l'émission ou dans six mois ou dans un an.
C'est toujours intéressant de la regarder
pour que les jeunes puissent se faire
leur propre avis sur des sujets de fond.
Parce qu'en fait, les réseaux sociaux,
quand tu regardes une vidéo, l'algorithme
te met en avant une autre vidéo
du même style et ainsi de suite.
Donc, tout le monde est enfermé dans
ses propres bullets algorithmiques.
Et donc, tu ne peux plus jamais vraiment
avoir des gens qui te contredisent ou qui
te donnent un autre avis
sur un point de vue.
Et ça devient dangereux, en
fait, dans une démocratie.
Vous avez vu à quel point ça va vite ?
Ça tombe très vite, les idées.
Est-ce que ces idées-là, elles étaient
anticipées ou elles
ont pris naissance peu à peu ?
Non, c'était complètement roue libre.
C'était pas du tout anticipé.
Moi, j'ai eu l'idée de monter
le crayon, j'étais en terminale.
Donc, j'avais beau être en avance, c'est
pas à 17 ans que j'avais
prévu de monter ça.
Je n'avais pas du tout prévu
de faire de l'entrepreneuriat.
Moi, je viens d'une famille où il fallait
plutôt faire des grandes études, etc.
Une famille traditionnelle catholique ?
Oui, exactement.
Traditionnelle catholique, pas non plus
croyant too much, mais
vraiment de culture catholique.
Vongeoise ?
Oui.
Oui.
Oui.
Oui.
Je ne vais pas le cacher.
J'essaie de combattre un
petit peu ces clichés.
Oui.
Tu n'as pas d'argent, c'est sûr, tu vas
avoir la gnaque pour te
battre le reste de ta vie.
Il y a des gens qui n'ont pas d'argent et
qui n'iront jamais la fin de se battre.
Tu as des gens qui sont des gosses de
riches et une minorité, déjà, parce qu'il
y a peu de gens, ce n'est pas ton
cas, sont des fils de milliardaires.
La plupart des hommes et des femmes
aujourd'hui sont comme vous et moi.
Mais il y a un autre cliché aussi qu'il
faut dégager, c'est que tu as une famille
qui a réussi,
tu n'auras pas la gnaque de te battre et
tu vas forcément couler la
boîte de papa ou de maman.
Ça aussi, c'est un cliché
qu'on retrouve souvent.
Pas forcément.
Sixine, Elle a une très belle éducation.
Une maman qui est un exemple, on va en
parler pour toi, mais énorme,
on va quand même le rappeler.
Et je vais vous dire
pourquoi dans un instant.
Mais attention à ces clichés que
vous pourriez avoir dans la tête.
Les Français sont, les Américains sont.
Les femmes Les hommes, les riches, les
enfants de riches, les enfants
de pauvres, les pauvres.
Vous voyez ce que je veux dire ?
Et c'est le but du jeu d'unique, c'est
de briser en éclat tous ces clichés.
Le plus important, c'est votre
psychologie, c'est votre attitude.
80% de ce qui va vous sauver dans votre
vie, qui va où vous amener votre niveau de
bonheur plus l'attitude
que vous allez avoir.
Ce n'est pas l'événement, le passé qui
vont brosser, dessiner votre avenir.
Ce n'est même pas un événement, ce n'est
pas ce qui vous arrive dans l'instant
qui décide de ce que vous allez vivre.
C'est la façon d'interpréter un événement.
Et ce qui est intéressant dans ton
parcours, c'est que vous avez eu des
valeurs qui vous ont laissé
cette fin de réussir.
Et ça, tu l'expliques comment ?
Complètement.
Par l'éducation
et par le fait aussi de voir beaucoup
d'amis autour de nous qui avaient eu aussi
la chance de ne pas avoir à subvenir à
leurs propres besoins très parce que leurs
parents avaient plus ou moins réussi
et qui étaient les gens les plus flemmards
et les moins ambitieux que je connaissais.
L'exemple de ma mère qui a une très grande
carrière, qui s'est forgée vraiment toute
seule et qui a très bien réussi dans le
salariat, qui bosse pour une boîte tech
américaine, donc ça a effectivement avec
un mindset très américains dès le début,
qui nous a vachement élevés comme ça.
Et forcément, quand tu as un bel exemple,
plus en plus autour de toi, tu vois des
gens qui ont du potentiel, mais qui sont
les plus flemmards possible
parce qu'ils n'ont pas besoin.
Ils ne doivent pas besoin dans le sens...
Ils doivent travailler pour
se tenir à leurs besoins.
Leurs parents ne sont pas richissime,
richissime, mais qui ne le réalisent pas.
Et ça m'a vachement moins énervée parce
que c'est des gens qui ne se cultivent
jamais, qui ne pensent qu'à faire la
fête ou qu'au garçon ou qu'au fille.
Au bout d'un moment, tu t'ennuies
avec eux parce qu'ils n'évoluent pas.
Ça a donné quoi le truc ?
C'est quoi ?
Viens faire la fête, tu es coincé ?
Non, mais oui, c'est même...
Ça te parle que de ça.
Tu peux avoir des gens qui te
parlent que de sujets comme ça.
Par exemple, un truc un peu cliché, vas-y.
Non, mais
dans une discussion, la personne va te
parler pendant 45 minutes des
derniers vêtements qu'elle a achetés.
Et en fait, je veux bien, mais...
Ça, ça gaver un peu.
Ça, c'est un peu chou.
Je veux dire, quand tu as plus
de 20 ans, tu n'as pas 15 ans.
C'est que ça, qu'il y
a des trucs comme ça.
Et au bout d'un moment, ça fait que
tu essaies de secouer ces gens-là.
Sauf que s'ils se secouent pas
eux-mêmes, ça ne marche pas.
Finalement, Qu'est-ce qui s'est passé ?
Si tu t'es isolée d'une partie
de cette frange de relations ?
C'est des gens que je vois beaucoup moins
aujourd'hui et après, tu te prêtent à te
créer de nouvelles relations via de
la manière dans laquelle tu évolues.
Et justement, pour sortir de ce cercle
d'amis dont les valeurs ne te
ressemblaient pas, la façon de
penser et le focus, tu as fait quoi ?
Tu as choisi d'autres mentors,
d'autres points de référence ?
Ça s'est fait de façon organique ?
Ça s'est fait vraiment de manière
naturelle où tu commences à créer d'autres
relations avec des gens que tu rencontres,
généralement via le
travail, effectivement.
C'est des gens avec lesquels vous avez
quand même énormément de similitudes.
Et après, tu vois moins les autres
personnes avec lesquelles tu n'as
plus vraiment de choses à dire.
Tu as 23 ans, tu as 20 ans, tu as
15 ans, choisis tes amis, mon pote.
Choisis tes amis.
Non, mais ce n'est pas possible
parce que c'est difficile.
Et en fait, le plus difficile, je vais
vous dire une chose, j'essaie
de caricaturer, je n'arrive pas.
Mais le plus difficile, si vous voulez,
c'est ce que j'appelle la
traversite du désert de Gobi.
C'est quoi ?
C'est que pour changer, pour quitter ce
groupe d'amis, c'est
extrêmement difficile.
Quand on a 20 ans, 25 ans.
Je vais vous dire pourquoi.
Parce que quand vous quittez ce
groupe d'amis, c'est une référence.
Vous pensez comme ses amis, vous riez
comme ses amis, vous avez les mêmes
objectifs de ses amis, vous voyez l'avenir
comme ses amis et vous
buvez comme ses amis.
Et l'idée, c'est quand vous quittez,
regardez bien, ça va aller très vite, ce
groupe d'amis,
avant de rejoindre un autre groupe de
référence, plus adapté à tes valeurs, il
va y avoir une traversée
du désert de Gobi.
C'est-à-dire que là, il n'y aura
plus d'amis, plus de relations.
Et c'est à ce moment-là que tu es tenté de
revenir vers ce premier groupe qui dit:
Allez, c'est bon, arrête de
déconner, viens boire un coup.
Oui, et puis surtout, c'est un truc que
les gens oublient, mais on est aussi la
moyenne des cinq personnes
qu'on fréquente le plus.
Et donc, d'un moment, c'est normal que
parfois, tu puisses évoluer moins vite ou
que tu aies des centres d'intérêt
différents en fonction des gens avec
lesquels tu es et les gens
avec lesquels tu côtoies.
Et ça, c'est vraiment vrai.
Quand tu regardes aujourd'hui, si tu fais
toi-même les cinq personnes que tu côtoies
le plus, il y a forcément énormément de
pain commun et ce n'est pas pour rien que
tu fréquentes le plus ces gens
Tu m'es bien écouté.
C'est bien.
Il y a un point sur lequel...
Non, mais je veux dire, 23 ans, femme,
entrepreneur, c'est ça
l'avenir de la France.
C'est: Mesdames, on y
va, c'est parti, allez.
Tout le monde n'a pas eu non eu
l'opportunité d'avoir une
maman comme la tienne.
Et à la fois, ta maman, elle était une
femme carriériste, une femme qui avait du
tempérament, qui avait du
charisme, qui en a toujours.
Un super réseau sur tout le territoire.
Parlons un petit peu de cette femme qui a
eu, oui, j'ai oublié de vous dire, l'Égion
d'honneur Effectivement, ma mère a
réussi à élever trois enfants en
réussissant une carrière, qui est un
exemple génial parce que j'ai très envie
d'avoir une famille plus tard et
en même temps, j'adore mon travail.
Donc, je suis ravie d'avoir eu un exemple
de quelqu'un qui a réussi
à concilier les deux.
Et ma mère a toujours été quelqu'un qui a
énormément travaillé, qui a beaucoup
centré sa vie autour de sa famille,
mais tout en bossant énormément.
Et c'est surtout quelqu'un qui nous a
vachement inculqué les valeurs de l'échec,
dans le sens où elle nous poussait à
tester des choses et à échouer, quitte à
ce qu'on rate, mais au moins, elle nous
disait toujours: C'est comme
ça que tu vas apprendre.
Même encore aujourd'hui, elle me dit: Non,
Parce qu' parfois, je lui parle de ce qui
nous arrive dans le travail avec Valerand
et elle me dit: Non, laisse le faire.
Valerand, ton frère.
Valerand, mon frère, pardon.
Et elle me dit: Non, laisse le faire.
C'est que comme ça qu'il va apprendre.
Un exemple ?
Un exemple, il doit organiser son prochain
rendez-vous hyper important
avec un de nos investisseurs.
Il l'a jamais organisé alors
que le truc, c'est censé...
Alors qu'on a une deadline pour ce
rendez-vous-là, parce qu'en fait, c'est
pour faire d'autres événements après.
Il l'a toujours pas prévu d'écrire à la
personne alors que normalement, il est
censé faire le rendez-vous avant la fin
de cette semaine en termes de deadline.
Et moi, je dis à ma mère: Du coup, je
vais moi-même m'en occuper parce que là...
Parce que mon frère est hyper
désorganisé, c'est un enfer.
Si tu m'écoutes, prends-le ce rendez-vous.
Arrête, mon chéri.
Non, mais vraiment, c'est ça.
Et elle m'a dit: Non, laisse-le.
Au pire des cas, tant pis, vous ferez pas
ce truc avec L'un de vos invêtes, ce n'est
pas grave, mais au moins, il la prendra.
Et elle a raison, parce que sinon, c'est
toujours moi qui suis derrière lui.
Elle, c'est de le secouer.
Elle, n'oublie pas, il faut que tu écrives
à telle personne, il faut que tu fasses ce
rendez-vous parce qu'il
est hyper désorganisé.
C'est un hyper actif créatif.
Donc l'organisation,
ce n'est pas son truc.
Autre point d'ancrage d'exemple
de maman, c'est quoi pour toi ?
Un truc qu'on a beaucoup appris,
c'est: Je sais, donc je vérifie.
Moi, j'ai beaucoup ce tempérament
de: Oui, oui, non, je sais.
Moi, je suis quelqu'un qui a très
facilement des certitudes sur les choses,
ce qui me permet d'avancer très vite.
Je suis beaucoup plus un TGV qui ne
vérifie pas toujours, mais qui
me permet d'avancer très vite.
Ma mère, c'est l'inverse.
Elle avance vite, mais elle vérifie
toujours les choses avant de
mettre en action quoi que ce soit.
C'est la juriste.
C'est la juriste, par excellence.
Et moi, pendant longtemps,
je détestais ça.
Et en fait, aujourd'hui, c'est un truc qui
m'a énormément aidé, beaucoup pour le côté
commercial, donc pour des leads
que je devais closer, etc.
Tu sais quelque chose,
donc tu le vérifies.
Et que ce soit pour un devis, une facture,
une prestation que tu envoies et ça
t'évite, en fait, moi, ça m'a évité de
perdre sincèrement pas mal d'argent
d'erreurs d'inattention que tu aurais
faites si je n'avais pas fait ça.
C'est un peu son petit côté maniaque
juriste, mais qui aide énormément.
En plus du média, maintenant, on va
rentrer dans ton
développement de business.
Vous avez créé avec ton frère un média.
Visibilité, point d'accroche, marketing.
Vous vous rappelez, je vous le dis
souvent, on n'achète pas le meilleur
produit, on le produit que l'on connaît.
Parce que si McDo faisait les
meilleurs hamburgers, ça se saurait.
C'est que marketing, visibilité, faite
en sorte qu'on puisse vous connaître.
Tu es d'accord avec moi ?
Oui, c'est très vrai.
Ça, ça fait 20 ans que
je vous l'ai enchaîné.
Et ce qui est génial dans cette stratégie
de Siktin et son frère,
C'est d'abord du fun.
D'abord, c'est parti
avec du fun, du plaisir.
Ensuite, finalement, ça marche bien.
Et là, vous avez ajouté de la stratégie.
Tu m'arrêtes si je me trompe.
Vous avez ajouté une organisation, vous
avez scalé, finalement, la structure.
Et au bout d'un moment, vous
avez dit: Là, on a la visibilité.
Qu'est-ce que vous faites ?
En gros, on a une agence de personal
branding et de relations presse pour les
entrepreneurs ou les chefs d'entreprises.
En fait, c'est littéralement les mettre en
avant sur les réseaux sociaux via leur
propre profil, qui
développe une communauté.
Parce que c'est la thèse
de la media lead compagnie.
On a appelé ça un peu comme ça en interne.
La quoi ?
La média led compagnie.
Ça ne Je ne peux pas dire grand-chose,
mais en gros, si tu développes une
communauté pour développer ensuite
derrière ton business, ou à l'inverse, tu
as déjà ton business, donc le faire encore
plus ce qu'elle est en développant
une communauté autour de celui-ci.
Bien sûr.
Donc dans la même thématique.
Soit, tu le fais via ton média
d'entreprise, donc tu développes la marque
de ton entreprise, soit soit via le biais
du personal branding.
Donc tu développes ta propre image
personnelle sur les réseaux sociaux.
C'est un truc qui est excellent là-dedans.
Et ça, ce n'est pas à vous que je vais
l'apprendre vu que vous le suivez.
Mais en fait, c'est tu développes une
communauté autour d'une thématique
spécifique, encore mieux conseillée à ton
business, où tu apportes de la
valeur ajoutée dans ta thématique.
Et donc nous, c'est un truc qu'on est
nous-mêmes exposés, les
fondateurs du Crillon.
Évidemment, c'est un truc qu'on accompagne
plus de 200 entrepreneurs là-dedans, parce
que c'est des gens, généralement, qui
n'ont pas le temps de le faire, ce que je
comprends, ou qui ne savent pas le faire.
Du coup, tu le délègues
à une très bonne agence comme la nôtre
et ça marche effectivement très bien.
Yes !
Ton frère, c'est plutôt
monsieur Idéation ?
Oui.
Et toi, tu es plutôt madame
J'y vais, je m'affiche aussi ?
C'est un peu ça.
En fait, on est quatre.
On est quatre associés aujourd'hui.
Il y en a deux qui nous ont rejoints dès
le début, dès qu'on avait
monté la boite avec Valerand.
Donc, il y a Antonin, qui est un peu
l'architecte, qui s'occupe du média Le
Crillon, qui est le rédacteur en chef.
Il y a Jules, c'est le mec qui processe
tout, qui est un peu le
gars qui a réorganisé, etc.
Tu as Valerand, qui est un peu celui
qui a la vision et les idées créatives.
Et tu as moi, qui est
un peu la businesswoman.
On est un peu répartis comme ça.
C'est un peu des titres, chacun fait un
peu de tout, mais aujourd'hui, c'est comme
ça qu'on s'est un peu
structuré et qu'on a évolué.
Et est-ce que ça, c'est les parents,
l'entourage qui était prêt à faire ça ?
Non, ça, c'est vraiment, je pense, ma
personnalité que j'ai
développée, que j'ai travaillée.
J'ai beaucoup travaillé ça.
Moi, j'étais quelqu'un qui a été beaucoup
rejeté le plus jeune des groupes sociaux.
Qu'est-ce que tu veux dire ?
J'étais quelqu'un qui était un peu en
avance sur mon âge, donc je me retrouvais
à parler de politique à 11, 12 ans.
Donc forcément, quand tu parles de
politique à 11, 12 ans, les gens te
trouvent extrêmement bizarre
parce que ce n'est pas commun.
Et j'ai été quelqu'un qui a été très
longtemps en surpoids plus jeune.
Donc ça a fait que j'étais rejetée par
les gens parce que j'étais en surpoids.
Et donc ça, après, au bout d'un moment, tu
apprends à comprendre pourquoi les gens
fonctionnent comme ça,
comment toi, tu fonctionnes.
Donc j'ai beaucoup travaillé sur moi-même
et sur la psychologie humaine pour réussir
à travailler sur moi, comprendre pourquoi
les autres étaient méchants, etc.
Ça a fait que
j'adore ces sujets-là et que j'ai
développé une intelligence sociale un peu
supérieure à la moyenne, mais juste parce
que j'ai dû travailler
dessus comme une folle.
Finalement, ce que je comprends bien,
c'est tu es super émotive et
à la fois, c'est une force.
C'est ma plus grande force.
Pendant longtemps, c'était
mon plus gros défaut.
Aujourd'hui, c'est ma plus grande force.
Tu as fait comment pour passer de
ce boulet à cette fusée ?
J'ai travaillé sans ma confiance en moi.
C'est le secret de tout.
Plus tu as confiance en toi, plus tu peux
aller parler à qui tu veux sans connaître
la personne, plus tu peux oser
des choses que tu n'oserais pas.
Et surtout pour une femme
en France, notamment.
Autant Amérique du Nord, une
nouvelle fois, c'est très différent.
Je pense que les réseaux sociaux et les
médias ont vachement aidé à ça parce que
tu mets en avant des femmes qui ont très
bien réussi, chose qu'avant
on ne faisait jamais.
Donc, ça permet d'avoir de plus en plus
de rôles modèles pour des jeunes femmes.
C'est important.
Il y a 11 ans, tu parlais de politique
parce que tu répétais ce
que que maman te disait ?
Oui, complètement, je vais l'assumer.
Et aussi parce que j'adorais ça.
Donc, je me retrouvais
à lire des sortes de...
C'était des journaux papier de mon père à
l'époque, je comprenais pas grand-chose.
Et aussi parce que je me retrouvais à être
la plus jeune de la famille, donc
constamment mélangée à des discussions
de politique et de société non-stop.
Et donc, pour m'adapter, j'ai dû très
vite, plus vite me
renseigner que tout le monde.
Donc oui, à 11 ans, je répétais ce qu'on
me disait, mais à 15, 16 ans, je
commençais déjà à avoir un petit point de
vue à mon modeste niveau parce
que je n'avais pas eu le choix.
Sinon, je me retrouve
exclue au dîner de famille.
Tu as 11 Vas-y, prends le téléphone.
Tu as 11 ans.
J'adore ce téléphone rétro.
Oui, c'est vrai qu'il est hyper stylé.
Franchement, il est trop
stylé, ce téléphone.
Tu as 11 ans et qu'est-ce que tu aurais dû
entendre à 11 ans pour justement te
débarrasser un petit peu de ces
boulets, de ces craintes, de ces peurs ?
Et que beaucoup d'adolescents ont.
C'est juste logique.
Je vais avoir une partie hyper cliché.
Si je parlais à la petite Sixtine de
11 ans- Tu es en train de lui parler.
Je lui dirais que la vie
est extrêmement bien faite.
Vas-y, parle-lui.
La vie est hyper bien faite.
C'est-à-dire que quelque chose de
difficile qui t'arrives à ce moment-là, tu
verras que c'est pour une
excellente raison après.
Que toutes les choses difficiles que tu
vis vont te renforcer et tu vas remercier
le ciel d'avoir vécu ces
choses-là difficiles plus tard.
Parce que plus tu vis des choses
difficiles plus jeune, plus tu arrives à
te remettre de choses difficiles que tu
vivras après, parce que la vie n'est pas
facile, mais plus aussi tu apprends
des choses sur toi et sur les autres.
Et ça, qu'importe ce que tu vis de
difficile, que ce soit une maladie très
dure, le décès d'un proche, d'être rejeté
socialement, à l'époque, des
échecs scolaires, qu'importe.
Tu t'en relèveras
beaucoup plus facilement.
Et l'autre chose que je dirais, c'est:
apprends à être curieux
le plus vite possible.
Parce que plus tu es curieux, plus tu
réalises que l'école, ce n'est pas toute
ta vie, que la vie, elle est hyper longue,
que tu peux faire plein de choses, que tu
n'as pas juste à être salarié comme tout
le monde, mais aujourd'hui, tu peux
entreprendre, tu peux être freelance, tu
peux monter ta boite, tu
peux faire ce que tu veux.
Et que la vie, elle est beaucoup plus
grosse que juste de se prendre
une engueulade par un prof où tu as
l'impression que ton monde s'écroule à ce
moment-là ou que un de tes camarades de
classe t'a insulté et que tu as
l'impression que c'est la fin du monde.
Tu peux raccrocher.
C'est bien.
Petit moment inspirationnel, important.
Tu le pensais vraiment ?
Je le pensais Aujourd'hui, je ne regrette
pas du tout ce que j'ai vécu
parce que j'ai réussi à m'en relever.
Mais à ce moment-là, c'est des
choses que tu n'oublies jamais.
Mais je suis ravie de l'avoir vécu.
Qu'est-ce que tu pourrais dire à ceux qui
nous écoutent qui ont entre 18 et 25 ans
en ce moment, qui se disent:
What the fuck ?
Cette fille, 23 ans, elle
a la gnaque, elle a envie.
23 ans, elle a déjà un groupe, elle a
une très belle équipe déjà.
Mais moi, je suis différent.
Et puis souvent, on se dit: C'est plus
facile pour les autres que pour moi.
Qu'est-ce que tu pourrais dire ?
Je pourrais dire que
cultive cette différence.
On est tous très différents.
Et surtout, il y a une chose qui est hyper
importante, mais qu'on ne t'apprend pas à
l'école, c'est: ne cherche pas à être bon
partout, cherche à être
excellent dans un seul domaine.
À 18 ans, on commence déjà à avoir des
petites spécificités ou des compétences.
On sent déjà qu'on est un peu
meilleur que d'autres gens.
Que ça soit sur l'histoire, ça peut être
des matières, comme ça peut être des
compétences artistiques, ça peut être de
être très bon socialement avec les gens.
Il y a plein de petites choses, déjà.
Mais cultive ça.
Ne cherche pas à être bon sur le reste,
cherche à être le meilleur
dans une catégorie.
C'est un que j'aurais adoré
qu'on me dise plus jeune.
Si j'avais su ça, j'aurais plein de
choses que je n'aurais pas poussées.
J'aurais cherché à beaucoup plus pousser
ce que je fais aujourd'hui au quotidien
que de chercher à être
à peu près doué partout.
Vous avez vu le déf perso, le leadership,
le coaching, qui a cassé sûrement
mon métier depuis 20 ans.
Vous avez vu à quel point on voit
qu'elle est immergée dans ce bain-là ?
C'est important le développement
du savoir-être aussi.
C'est hyper important.
Il y a 20 ans, ça faisait rire
tout le monde quand je disais ça.
Aujourd'hui, finalement, on réalise que la
psychologie, c'est 80% de nos résultats.
C'est hyper important.
Donc, ça veut dire qu'aujourd'hui
Oui, tu as une très belle entreprise.
Tu m'as dit combien de collaborateurs ?
On a un peu plus de 30.
30 collaborateurs, c'est quoi ?
C'est des freelances ?
Ils sont pleins ?
Non, c'est que des CDI.
Toi, tu as deux alternants.
D'accord.
Et de quelle façon est-ce que
tu t'y prends, toi, avec ta structure
Ton âge, tes valeurs, ton environnement ?
Comment est-ce que tu t'y prends pour
embaucher, pour former une équipe, pour
fédérer une équipe, pour
manager une équipe à 23 ans ?
Ce n'est pas évident.
Moi, je ne suis pas la meilleure manageuse
du monde, donc je ne manage
pas vraiment les équipes.
J'ai une bras droit géniale
qui, elle, manage mon équipe.
Moi, je suis beaucoup plus un profil
de leader qu'un profil de manager.
Donc, je préfère moi, montrer où on va,
défoncer les portes et être là quand il y
a des grosses difficultés, mais pas être
là au quotidien pour manager les gens.
Non, puis aujourd'hui, c'est structuré.
Donc, tu embauches un RH,
tu communiques sur les réseaux sociaux
quand tu as besoin d'embaucher.
Donc forcément, très facilement, tu as
plein de gens qui veulent
travailler chez toi.
Et quand tu es une boite assez exposée et
un peu sexy, tu attires
très facilement les talents.
Aujourd'hui, on est vachement dans une
guerre de talent par rapport à l'époque de
mes parents, où c'était à eux de se battre
pour être pris dans les meilleures boites.
Aujourd'hui, c'est limite aux boites de
se pour prendre les meilleurs talents.
Le monde s'est vachement
inversé là-dessus.
Et notre génération est devenue hyper
compliquée sur aussi tout ce que les gens
souhaitent avoir dans leur travail, comme
si c'était eux qui avaient le choix, alors
qu'ils comprennent pas qu'ils
rentrent dans le monde du travail.
C'est plie-toi aux règles et avance.
Et après, tu demanderas ce que tu veux
une fois que tu auras fait tes preuves.
Aujourd'hui, c'est l'inverse.
Les gens, dès leur premier entretien, ils
te demandent des choses alors que c'est
une manière de voir le monde
qui a vachement changé.
C'est one next for me d'abord.
Ouais, c'est ça.
Moi, à chaque fois, ça me stupéfait.
C'est une mentalité qui
est très, très différente.
Quand tu es chef d'entreprise,
c'est pas forcément génial.
Mais après, ça apporte aussi du coup des
jeunes qui ont vachement de créativité.
Mais tu les comprends finalement,
parce que c'est ta génération.
Je les comprends.
Tu embauches des jeunes
qui ont ton âge, quasiment.
Je fais partie des plus
jeunes de la boite, en fait.
Mais oui, il y a certains qui
ont dans la vingtaine, donc oui.
Mais oui, je suis un peu...
Et comment tu répartis, tu
organises tes journées ?
Mes journées se ressemblent pas du tout.
C'est ça que j'adore.
Sinon, je m'ennuierais hyper vite.
Je fais beaucoup de commercial.
Moi, c'est vraiment une
grosse partie de mon job.
J'adore ça, le contact humain et de me
transformer en CMO de quelqu'un pendant 30
minutes, de voir qu'est-ce qu'on devrait
faire pour lui ou qu'est-ce que lui
devrait faire tout court
pour sa propre com.
Sinon, il y a pas mal de créations de
contenu que je fais sur LinkedIn ou les
réseaux sociaux ou des podcasts comme
ce merveilleux podcast aujourd'hui.
Quelques médias de temps en temps et
sinon, c'est beaucoup de rencontres.
Après, il y a quelques trucs, évidemment,
de réglage de problèmes
qui tombent à l'improviste.
Ça fait partie du quotidien.
Concevoir la vie d'une
entrepreneur, c'est fort, c'est important.
Et construire la vie d'une femme
aussi, comment tu vois les choses ?
Hyper important et que les
deux sont totalement possibles.
C'est une question d'organisation, déjà.
Et de qui tu es dans ton entourage.
C'est-à-dire que moi, je connais des
femmes qui réussissent très bien et qui
arrivent à fonder une famille aujourd'hui,
d'autres qui le font plus
tôt, d'autres plus tard.
Moi, c'est ma mère qui m'avait
beaucoup dit ça, plus jeune.
Je pense que ça a un peu changé
aujourd'hui, mais je serais
très curieux d'avoir ton avis.
Elle m'avait dit: Quand
tu veux avoir une très grande carrière, il
faut soit avoir des enfants très
tôt, soit les avoir très tard.
Mais après, elle était salariée, donc
généralement, le salarié, c'est parce que
dans la trentaine, c'est le moment où
ta boite explose, où ton job explose.
Mais je voulais savoir si toi, de ton
point de vue, tu penses que c'est
encore vrai aujourd'hui ou pas.
Je sais que tu n'es pas une femme, mais tu
as sûrement déjà côtoyé plein femmes
qui t'ont seulement fait des retours.
Qu'est-ce que tu en penses ?
Moi, ce que je recommande aux femmes,
c'est de ne pas baser leur vie en fonction
de l'enfant, mais en fonction d'elle.
L'enfant fait partie de
leur vie et pas l'inverse.
C'est-à-dire que si tu bases ta vie sur
une personne même ou ton futur conjoint,
ton futur mari, si tu bases ta vie en
fonction de l'autre, tu n'as pas de vie.
Une vie se construit en fonction de tes
valeurs et tu fais en sorte
de partager ces valeurs.
Et l'enfant fait partie de cette belle
aventure, mais l'aventure,
ce n'est pas l'enfant.
Parce que lorsqu'il s'en va et oui,
il va partir, la vie s'effondre.
Et c'est un petit peu cette erreur.
D'abord, à l'époque, les femmes
n'avaient pas beaucoup le choix.
Même si tu remontes l'autre côté, Amérique
du Nord, Québec,
l'Église catholique demandait à l'époque
aux femmes québécoises
d'avoir cinq à 6, 7 enfants.
Évidemment, pour repeupler, il y avait une
histoire, ce n'était pas juste par
plaisir, pour repeupler le
Québec, etc, francophones.
Mais elles n'avaient pas
de vie, ces pauvres femmes.
Elles n'avaient aucune vie.
Évidemment,
c'est chouette d'avoir des enfants,
mais encore faut-il le vouloir vraiment.
Et puis ensuite dessiner sa vie.
Donc, je crois qu'il faut
plutôt baser sa vie en fonction de soi.
Et ensuite, tu vas vivre plusieurs
aventures, dont le mari et les enfants.
Mais ta vie, à toi, elle continue, parce
que tu vivras avec toi toute ta vie.
Oui, et puis si tu es bien dans ta propre
vie personnelle, tu seras forcément
bien dans ta vie de famille.
Exactement, tu as compris.
Ça fait du sens ce que je te dis ?
Complètement.
C'était très pertinent.
C'est vrai, c'est pour ça que moi,
aujourd'hui, je n'ai rien contre les
femmes qui veulent être mère au foyer,
mais il faut qu'elles soient sûres de leur
choix et qu'elles soient sûres d'aimer ça.
Pas qu'elles le fassent parce qu'elles
pensent que ça va être pour leurs enfants.
C'est une connerie en plus.
C'est tellement une grosse connerie.
Mais c'est comme dans une carrière.
La plupart des employés...
Moi, j'ai dans nos salles de
5, 10, 15, 15 000 participants.
Je pense au Week-end Spark, c'est un trois
jours et deux nuits unique qui existe
uniquement dans la francophonie.
Unique en son genre.
C'est un événement business
and leadership experience.
Trois jours, deux nuits,
30, 40 heures sur la scène.
Et je dis aux gens: Attention, que vous
soyez employé ou entrepreneur,
le principal, c'est d'abord de se
connaître soi-même, mais de dessiner, je
dirais, un branding
pour le reste de sa vie.
On est tous un brand, finalement, que
l'on soit un salarié ou un entrepreneur.
Si tu forges correctement un bon avatar de
toi-même, avant de penser aux avatars que
tu vas avoir en face à qui vendre, pour
le coup, tu vas développer une carrière.
Et avec qui tu vas avoir à
vendre des idées tous les jours ?
Avec qui, à ton avis ?
À toi-même.
Oui, bien sûr.
La personne à qui on parle
le plus tous les jours.
C'est soi-même.
Tu vois ?
Donc c'est très important, je dirais,
d'avoir des avatars, d'avoir des personas.
Aussi, on peut appeler ça des personas.
Les cibles, les clients, etc.
Le scaling, les RH, sales,
marketing, CMO ou CSMO, etc.
Oui, structurer les entreprises, c'est ce
que je fais depuis 20 ans
pour des grosses boites.
Tout ça, c'est très important.
Mais pour revenir à la base, et notamment
si vous avez 20 ans aujourd'hui,
revenez d'abord sur vous-même.
Qui je suis en tant que personnel,
vraiment moi-même, moi avec moi.
Arrêter de vivre à côté de
moi, ça, c'est important.
Mais qui je suis aussi, Là, on parle de
business avec Sixtine, mais l'idée, c'est
de comprendre qui je suis
sur le marché du travail.
Le monde s'en fout de tes émotions.
Tu es plein d'énergie ce
matin, c'est très bien.
T'as pas d'énergie ce matin, ça doit être
aussi très bien, parce que le marché
achète des résultats et
pas ta vie personnelle.
T'es d'accord ?
C'est très vrai.
Et à partir du moment où j'ai une image
claire, et ça se travaille chaque année,
une image claire de qui je suis
réellement sur le marché du travail.
Et le marché du travail, c'est une seule
information, c'est qu'est-ce que je
lui apporte comme valeur ajoutée.
That's it.
Qu'est-ce que j'apporte
comme valeur ajoutée ?
Donc ça, rappelle-le bien à tes clients.
C'est qui je suis sur le plan personnel,
parce que là, tu vas travailler une
couleur, une texture, une identité.
Mais ce plan du marché du travail aussi.
Non, mais c'est très vrai.
Complètement.
Et ce problème, c'est qu'il y a trop de
gens qui se découvrent trop tard et du
coup, qui deviennent malheureux trop tard.
Et toi, tu as fait un vrai travail sur
toi que la plupart de gens ne font pas.
Oui, mais parce que je
n'ai pas eu le choix.
Je ne l'aurais jamais fait.
Tu n'as eu pas eu le choix ?
Oui, je n'ai pas eu le choix.
Parce que je me suis dit pour
arrêter d'être exclue et d'être pas
heureuse, je n'avais pas le choix de...
En fait, au début, je me suis
dit: C'est moi le problème.
Et quand tu comprends que ce n'est pas toi
le problème, que c'est juste des gens qui
ne sont eux-mêmes pas bien dans leur peau,
donc qui te mettent en avant en te
critiquant pour que ça cache leur propre
mal-être, c'est là que
tu découvres comment fonctionne un
peu l'être humain et que tu apprends.
Et après, tu apprends à avoir confiance en
toi parce que tu vois comment il
faut travailler sur toi pour évoluer.
Lorsque tu as entre 20 et 30 ans, tu
penses que finalement, tu dois vivre
ta vie et tout le monde s'en fout.
Et tu t'en fous de tout
le monde précisément.
Et quand tu vas dépasser, et peut-être que
ce sera avant toi, mais
c'est un travail personnel.
Lorsque tu vas dépasser les 30, 40 ans, tu
vas t'apercevoir que personne ne te
regardait, personne ne pensait à toi.
Tu vois les trois strates ?
C'est-à-dire qu'on est dans une strat,
tout le monde me regarde et je cherche
la validation de tout le monde.
Deuxième strat, ça dépend des âges,
Elle est super mature pour son âge.
Deuxième strat, c'est, comme tu l'as dit,
je m'en fous des autres
avec bienveillance, évidemment, mais je
m'en fous un peu des autres, c'est ma vie.
Mais tu verras que la dernière slide du
millefeuille, ce sera:
personne ne faisait attention à moi.
Et ça, c'est très fort de l'imaginer deux
secondes, C'est que les gens sont trop
occupés à eux-mêmes pour penser à toi.
Oui, c'est vrai.
Tout le monde est hyper égocentrique.
Les gens ne regardent
jamais ce que tu fais.
Et ça, c'est un truc que tu peux
d'ailleurs vachement remarquer
aussi, même sur les réseaux sociaux.
C'est là où tu réalises que les gens sont
tellement égocentrés et égocentriques
qu'en fait, ils ne sont
pas centrés sur toi.
Donc oui, des coups, ils trouvent
intéressant, mais cinq minutes après, ils
ont oublié, ils sont passés à autre chose.
Ça, c'est très intéressant ce que nous dit
Sixtine, c'est que, rappelez-vous,
ce site, toujours en marketing.
Quand vous regardez dans les années 2000,
il fallait quatre expositions pour
adhérer à une marque.
Aujourd'hui, il faut quasiment une
vingtaine d'expositions pour commencer à
comprendre une marque tellement
que ça a fleuri dans tous les sens.
Donc finalement, quand vous postez quelque
chose en ligne, un, déjà, c'est très
peu distribué sur le plan organique.
Et la deuxième des choses, les
gens oublient, ça, c'est vrai.
Dis-moi, dans ce parcours de femme
entrepreneur que tu vis à 110%, est-ce que
ça t'arrive parfois de te dire: J'ai un
peu le syndrome de
l'imposteur sur ce coup-là.
Et dans ce cas-là, si c'est le
cas, qu'est-ce que tu fais ?
Je l'ai beaucoup eu au début parce que je
me retrouvais à faire des conférences ou à
prendre la parole sur les réseaux, sur des
thématiques où j'étais
pas du tout experte.
J'étais Je m'y connaissais, mais pas au
point où je me disais: Je
peux prendre la parole dessus.
Et en fait, il y a un vrai inconvénient
dont personne ne parle de prendre la
parole ou d'être exposé publiquement,
c'est que en fait, t'as pas le choix
de devenir une éponge à contenu.
Tu n'as pas le choix de
devoir apprendre des choses.
Tu n'as pas le choix de devenir
le meilleur dans ce que tu fais.
Ça te fait avoir une exigence envers
toi-même où tu apprends constamment des
choses et tu es hyper curieux, parce que
sinon, au bout d'un moment, tu n'as plus
rien d'intéressant à dire aux autres.
Donc, les gens se lassent de toi.
C'est un truc qui m'a fait progresser et
skyler extrêmement vite.
Donc, le fake it until you make it, moi,
c'est un truc que j'ai beaucoup fait au
début, mais en fait, aujourd'hui,
plus du tout, parce que je suis vraiment
devenue au niveau de ce que
je prétendais être avant.
Ça se trouve, je le suis depuis longtemps,
mais moi, ça, je le suis, on va dire, je
pense, depuis deux, trois
ans, pas depuis cinq ans.
Est-ce que tu serais prête
pour le dos à dos, Coaching ?
Allez.
Vrai ?
Oui, oui, oui.
Sûr ?
Pas d'hésitation ?
Non, pas d'hésitation.
Ok, on y va, c'est gentil.
C'est que c'était une mode question Je
suis en réponse, rapidot, on y va
quelques minutes, quelques secondes.
C'est parti, top chrono sur une échelle
de 0 à 10, j'adore cette question.
Quel est ton niveau de bien-être, de
bonheur aujourd'hui dans ta
vie, 10-7 ans, c'est le max ?
8,5.
D'accord.
Et qu'est-ce qu'il faudrait pour
rajouter 10, pour Tu arrives à 10 ?
Être extrêmement riche.
Du coup, ça fait que tu as une liberté
énorme et donc ça te permet de pouvoir
résoudre quand même beaucoup de problèmes.
Et le dernier, ce serait, je
pense, de fonder une famille.
Pas maintenant, mais donc forcément, comme
je ne l'ai pas encore, c'est
C'est un truc que j'ai hâte d'avoir,
mais que je n'ai pas encore.
Quelle est ta définition ?
Je suis curieux de la richesse.
De ne plus avoir à compter pour
n'importe quelles dépenses.
Tu ne te dis pas: Est-ce que je peux
dépenser là en voulant faire ce voyage,
en voulant m'offrir quelque chose ?
En fait, tu n'as plus à compter du tout.
Pour Sixtine, c'est plutôt
l'indépendance financière ?
Oui, mais vraiment à un énorme niveau.
Ce n'est pas juste de pouvoir faire
des courses de nourriture sans compter.
C'est vraiment: Tiens,
je vais aller au resto.
Tiens, je veux...
De ne plus jamais prendre les transports
en commun, de voyager
peut-être pas en éco plus tard.
C'est ça que j'appelle être
extrêmement extrêmement riche.
Et là, est-ce qu'on aurait une somme à mon
temps dans la tête, une projection,
une visualisation très précise ?
Oui, j'en ai une.
J'essaie de mettre du terrain,
mais oui, j'en ai une.
D'avoir au moins minimum
10 millions d'euros.
10 millions d'euros en
asset, en cash, en quoi ?
En asset, parce qu'en cash, il faut être
extrêmement riche pour
avoir 10 millions d'euros.
Ça va assez vite, tu le sais quand même.
Oui, ça peut aller assez vite.
C'est pour ça que je...
10 millions en asset,
c'est-à-dire que ça serait quoi ?
Répartis comment ?
Certains en investissement, en bourse ou
en crypto, d'autres en immobilier et une
partie que tu as pour vivre tous les mois.
Tu veux C'est ça ma
définition de la richesse ?
Oui.
La richesse, pour moi, j'aimerais partager
cette idée parce que peut-être que ça va
aussi t'enrichir toi aussi, pour le coup.
La vraie richesse, pour moi,
numéro un, c'est la santé.
Sans la santé, tu ne peux pas te lever
le matin, même si tu as des idées.
Cette santé, cette énergie
de partager aux autres.
On ne peut pas redonner aux
autres ce qu'on n'a pas.
Donc la santé, c'est tellement cliché.
Je vais dire un truc.
Avant 30 ans, l'énergie,
c'est quasiment acquis.
Donc ça, c'est le premier
point, c'est l'énergie.
C'est-à-dire que c'est entre 15
et 30 ans qu'on arrache à 110%.
Votre agenda, il est complet avant 30 ans.
Et après, évidemment, faites ce que vous
voulez, mais avant 30 ans,
on a une telle patate.
Les hormones, elles sont dans le
plafond, il faut y aller à fond.
La deuxième définition, pour moi, de la
richesse, c'est de très belles
relations riches autour de nous.
Pas uniquement avec la famille.
Certains d'entre vous, vous avez des
désaccords avec la famille, mais une vraie
richesse avec l'entourage,
une vie de famille, une vie de couple, si
c'est le moment pour vous, une vie avec
des amis que vous avez choisis,
qui partagent vos valeurs.
La deuxième définition, pour moi, de
la richesse, des relations riches.
Ça te parle ?
Pour moi, c'était évident, mais
effectivement, je ne l'ai
pas mentionné, mais ça oui.
La troisième définition, c'est avoir un
job qui n'est pas un job alimentaire.
Vous pouvez avoir un job alimentaire
pendant un an, deux ans, trois ans.
Si ça dure plus de cinq ans, il y a un
problème dans votre définition du travail,
de la carrière et de cette ambition,
de cette niaque, cette audace.
J'adore quand notre invité me dit: Moi, je
veux être riche, je veux être
indépendant financièrement.
Je vais dire: Réveillez-vous, les amis.
L'argent n'est pas tabou, l'amour n'est
pas tabou, le sexe n'est pas
tabou et la vie n'est pas tabou.
En France, l'argent est tabou.
Encore, oui.
Oui, beaucoup.
C'est un truc que tu ne peux pas
dire normalement, ce genre de truc.
Donc ça, c'est ton côté rebelle, alors ?
Oui, c'est mon petit côté rebelle.
Oui, mais j'adore ça.
Un boulot que vous aimez.
Faites un boulot que vous aimez.
Parce que même dans le boulot que vous
aimez, il y a des choses
que vous détesterez faire.
J'accompagne depuis toutes ces années
tellement d'entrepreneurs et
des milliers chaque année.
Je n'en sais rien, on peut avoir.
Vous avez compris que Sixtine, c'est
plutôt le profil de ce que j'appelle
l'artiste en entrepreneuriat.
Ce n'est pas une gestionnaire
d'entreprise, c'est
une artiste, ça bouillonne.
En revanche, il y a des choses qu'elle
doit faire et qu'elle ne fait pas ou que
tu n'aimes pas faire,
mais qu'il faut faire.
Bien sûr.
Quoi, par exemple ?
Envoyer des grosses
propalates des clients.
Moi, je suis quelqu'un qui est hyper
flemmarde, donc passer deux
heures sur un truc, ça m'emmerde.
Je crois que c'est ça le
truc qui m'emmerde le plus.
Donc, ayez un boulot qui vous passionne
parce qu'il y aura dans ce boulot des
tâches que vous détestez voudra les faire.
Il faut tenir.
Je dis souvent que l'entrepreneuriat,
c'est un 110 mètres S sur
la durée d'un marathon.
Et quatrième élément, c'est l'argent.
Mais qui vous a dit que l'argent,
ce n'était pas important ?
Si vous regardez un mendian dans la rue,
vous avez vu avec quel dédain les gens
regardent un mendian dans la rue ?
Là, on est en France, on va parler de la
France, mais même au Québec, dans le monde
entier, en France, Suisse,
Belgique, Luxembourg.
Est-ce que vous regardez avec grande
admiration quelqu'un qui est
dans la rue, qui fait la manche ?
Vous pouvez avoir un grand cœur et
l'aider, mais est-ce qu'on respecte
quelqu'un qui n'a pas d'argent du
tout dans la rue en étant mendian ?
Même si en France, les gens sont beaucoup
plus aidés que par
exemple, aux États-Unis.
La réponse est non.
Donc, ça veut dire qu'on n'aime pas les
gens qui n'ont pas d'argent et on On ne
l'aime pas et on refoule aussi
les gens qui ont de l'argent.
Tu n'as pas d'argent, tu es un zéro et
t'as trop d'argent, tu es un salaud.
Vrai ou faux ?
C'est très vrai.
Mais justement, je ne sais pas si tu as
fait exprès de le faire dans l'ordre, mais
c'est cet ordre-là qui te permet
d'arriver au point quatre.
Absolument.
Donc oui.
Le plus beau compliment qu'on t'a fait ?
C'est une excellente question.
Je dirais...
Je pense le fait qu'on
me trouve brillante.
Je te l'ai dit plusieurs
fois dans cette vidéo.
Oui, je sais.
Mais je pense que c'est le plus beau
compliment qu'on me fait parce que pour
les gens, être une femme qui est jeune
qui, je ne sais pas comment le dire de
manière pas bizarre, qui est
pas trop moche physiquement, elle
ne peut pas être intelligente.
Tu te trouves comment physiquement ?
Moi, je me trouve très jolie physiquement.
Pourquoi tu ne l'as pas
dit, pas trop moche ?
Parce que je veux être modeste.
C'est une question de goût.
Chacun a ses goûts physiques.
Non, par contre, on C'est pas moi.
T'es pas arrogante chez
nous dans notre podcast.
Non, non, non.
Faut y aller.
Il n'y a pas de jugement ici.
Quelle est la principale qualité, selon
toi, d'un entrepreneur et
notamment d'une femme ?
Je dirais qu'il soit obstiné.
Parce que plus tu es obstiné, plus tu vas
creuser, creuser, creuser, quitte à
trouver des solutions dès que tu n'arrives
pas à développer quelque chose et pivoter.
Le pire conseil qu'on t'ait donné ?
Sois bon partout.
Ton plus grand défi à venir ?
Faire exploser ma boite à...
À faire exploser ma boite à...
À faire exploser ma boite à...
À faire exploser ma boite à...
À faire exploser ma boite à...
À faire exploser ma boite à...
À faire exploser ma boite à...
À faire exploser ma boite à...
À faire exploser ma boite à...
À faire exploser ma boite.
Digital de notre génération.
Ta plus grande fierté ?
D'avoir monté une boîte avec mon frère.
Ça, c'est important
d'être avec ton frère ?
Hyper important.
Pour quelles raisons ?
Pour moi, il y a rien de plus
important que la famille.
Je ne vivrai pas le même quotidien si je
n'étais pas avec mon frère aujourd'hui.
C'est un tel bonheur, c'est aussi
parce que je le fais avec lui.
Oui, et en plus, il est adorable.
Il est adorable.
Quel est ce point qui t'énerve et qui
pourrait t'exaspérer
le plus chez les gens ?
Les gens qui font des raccourcis trop
vite, de mettre des étiquettes
trop facilement sur les autres.
Et c'est un truc qui est très,
très, très, très, très français, ça.
Si on finissait ces phrases,
ça, ça donnerait quoi ?
Le succès, c'est...
L'entourage.
Les gens sont...
Trop bienveillants.
Je me sens forte quand...
Je suis avec mes associés.
Ma plus grande leçon de ces
dernières années, c'est...
Le collectif, c'est supérieur à tout.
Le plus grand cadeau que
la vie m'ait fait, c'est...
D'avoir eu une mère
comme celle que j'ai eue.
Ce qui me fait lever le matin
de bonne heure, c'est...
D'aller travailler dans
ma propre entreprise.
Je suis...
Une entrepreneur de 23 ans.
En 30 secondes, si tu devais donner un
message inspirant à ces personnes qui sont
dans un moment difficile, dans un creux de
vague, qui voient peut-être petit, qui
n'osent pas voir grand ou qui veulent, je
dirais, relancer leur business, leur
carrière ou se lancer,
tu pourrais dire quoi ?
La vie est bien faite, sincèrement.
N'importe quelle épreuve,
elle n'est pas là pour rien.
Essayez toujours d'apprendre
tout ce que vous pouvez dans
n'importe quelle chose que vous vivez.
C'est souvent dans les choses les plus
difficiles que vous
apprendrez le plus de choses.
Et surtout, soyez le
plus collectif possible.
Moi, ça a été ma vraie leçon
de ces dernières années.
Plus vous êtes collectif, plus vous vous
entraidez et plus vous vous entourez bien,
plus vous avez de chances de réussir.
Plus vous êtes seuls et vous pensez que
vous allez être meilleurs que les autres
tout seuls, plus vous allez vous tromper.
Et ça, j'en suis sincèrement convaincu.
Nous, on est convaincu qu'on
était ravis de te recevoir.
On t'adore.
Génial.
Continue, fonte, donne-nous
de l'énergie encore.
Merci Sixtine.
Merci à toi.
À bientôt, les amis.
À bientôt.