UNIK MEDIA

🎓 Vous voulez devenir coach professionnel et transformer durablement la vie des autres ?
Découvrez la méthode de Franck Nicolas pour devenir un coach de classe mondiale lors de cette conférence offerte
👉  Cliquez ici

📘 Et si vous passiez, vous aussi, votre vie et votre carrière à 110% ?
Découvrez L’Effet 110, le livre best-seller de Franck Nicolas pour dépasser vos limites et libérer votre plein potentiel
👉 Cliquez ici

_____________________

🎙️ Dans ce nouvel épisode exclusif de UNIK, Christophe Beaugrand est ma Rencontre Inspirante de cette semaine. 

🎤 Journaliste et animateur TV/radio à succès, Christophe Beaugrand partage avec nous son parcours unique de père et son engagement contre le harcèlement et l’intolérance. 

👪 Dans cet échange exclusif, Christophe Beaugrand nous partage des conseils précieux sur l'acceptation de soi, la paternité, et l'importance de l'engagement.

🚨Attention: Ce podcast pourrait bien ébranler tes convictions, t’aider à t’accepter et prouver à tous qu’il est possible de vivre une vie authentique et épanouissante.

What is UNIK MEDIA?

Les Rencontres inspirantes de Franck Nicolas.
Nous avons tous en nous des dons et des talents uniques.
Les grandes réussites de tous les domaines qui nous entourent ont su mieux que quiconque les découvrir et les exploiter pour vivre leur vie à 110%. Et si vous pouviez en être inspiré et reproduire ce même chemin ? Franck entre dans la "tête" de ces leaders incroyables pour vous livrer leur recette du succès.
Nous vous dévoilons des talents "UNIK" pour réussir à votre tour.

Je me suis amusé,
j'ai été heureux.

Si en plus,
j'ai été utile,

j'aurais servi
un petit peu

à quelque chose
sur cette planète.

C'est ton
engagement.

Je te trouve
super courageux.

Inspirer
positivement

la société, moi,
c'est un de mes

chevaux de bataille.

Christophe
Beaugrand,

journaliste,
animateur radio

et visage star
de la télévision,

est aussi et surtout
un papa engagé.

Moi, à l'époque
où j'ai découvert

mon homosexualité,
je me disais: Je ne

sais pas si ma
famille ne va pas me

rejeter et ne plus
vouloir me

parler, etc.

Il y avait ces
angoisses-là

qui sont très
difficiles à vivre

quand on est gamin.

D'où vient cette
force de cœur

que tu as ?

Je ne veux pas qu'un
jeune,

en se découvrant
homo, se dise: On ne

va pas vouloir de
moi dans la société.

Parce que ce n'est
pas vrai,

ce n'est plus
vrai aujourd'hui.

Je lis des trucs
qui m'ont donné

envie de vomir
sur les réseaux

sociaux et de gens
qui ont dit: Vous

avez arraché un bébé
des entrailles d'une

femme qui vous l'a
donné, qui vous

l'a vendu.

Je leur dis: Mais
pauvre conne.

C'est tellement à 10
millions

de kilomètres de ce
qu'on a vécu

et c'était tellement
irrespectueux,

Isalys,
mon petit garçon,

d'oser salir
son histoire.

C'est quoi un super
papa pour toi ?

Le papa qui élève
un enfant n'est pas

le géniteur,
mais on fait croire

dans la famille
que c'est celui...

Mais ça n'a
pas de sens.

Le papa, c'est
celui qui aime.

Est-ce qu'il y a eu
de la peur

là-dedans ?

À partir du mariage
avec mon mari,

on a communiqué
ensemble parce qu'on

voulait inspirer
un peu cette

génération
en disant: Vous

voyez, on peut
trouver sa place.

Valentin, ça va être
aussi un

ambassadeur.

Il va contribuer
à faire avancer

les mentalités,
que lui, il va faire

bouger les choses
et on va continuer

à faire bouger
la société comme ça.

Soyez
déraisonnables.

Ayez l'audace
de choisir vos

valeurs pour faire
de vous un grand

leader pour un
monde meilleur.

Bonjour,
c'est

Christophe Beaugrand
et j'ai le plaisir

d'être avec
Franck Nicolas.

Bonjour Christophe.
Bonjour Franck.

Bienvenue.

Merci de
m'accueillir.

Merci mille fois.

Christophe,
tu fais partie

du paysage
audiovisuel

français, majeur,
on peut le dire,

depuis 20 ans.

Oui, ça ne me
rajeunit pas,

mais je m'installe
doucement,

mais sûrement.

Ton histoire m'a
marqué, m'a touché.

Ce n'est pas juste
l'histoire d'un

homme qu'on voit
souvent

à la télévision,
l'homme qui fait

vivre l'âme.

Je trouve que dans
le mot animé, il y

a faire vivre l'âme.
Oui, c'est ça.

Les racines du mot,
c'est ça.

C'est donner
de l'âme.

Qu'est-ce qui te
passionne dans ce

métier tous
les jours ?

20 ans ?

C'est une passion
que j'avais quand

j'étais gamin.

J'ai été fasciné
par la télévision

et la radio quand
j'étais petit et je

Je me suis dit: Je
veux faire ça,

absolument.

Et à aucun moment
dans ma vie

de jeune,
d'adolescent,

puis après,
quand j'ai commencé

à faire des études,
etc, je n'ai jamais

pensé à un plan B.

Il n'était pas
possible

et concevable
pour moi de faire

autre chose.

Donc heureusement,
j'arrive à J'ai

réussi à trouver ma
place et à en vivre

parce que sinon,
je ne sais pas ce

que j'aurais fait.
Je ne sais pas.

Quand on a
la chance,

honnêtement,
de faire le métier

qu'on rêvait
de faire quand on

était gamin,
je n'ai pas

l'impression
de bosser.

Moi, j'ai le réveil
le matin,

tôt parfois
le week-end parce

que je présente
tôt sur LCI.

J'ai le réveil
à 3h30 tous

les samedis,
tous les dimanches.

Ça pique un peu,
certes,

mais je suis
tellement heureux

de faire ce
que j'aime,

de faire ce que je
rêvais de faire,

que c'est une
vraie passion.

Et depuis quand il
n'y a plus

de plan B ?
Il n'y a jamais eu.

Il n'y a jamais
eu de plan B.

Là, c'est trop tard,
je C'est trop tard

pour un plan B.
On verra bien.

Tout dépend.

Ça dépend de ce que
veulent mes

employeurs,
mais à priori,

le public est
toujours là,

donc j'espère ne pas
avoir besoin

de plan B.

J'ai essayé
de tisser un lien

avec le public
au fur et à mesure

de ces années,
au-delà de mon

travail aussi,
en parlant de moi,

en parlant de qui je
suis, en essayant

d'avoir des combats,
en essayant

de développer
des discours avec

des valeurs,
ce genre de choses.

Je pense que quand
on crée un lien

aussi fort avec
le public,

j'espère en tout cas
que que les gens,

vous arrivez
à trouver une petite

place dans
leur cœur.

Aujourd'hui,
je n'ai pas vraiment

envie de parler
à l'animateur télé,

on est d'accord ?
Ne lui parlons pas.

Ne lui parlons
pas à celui-là.

À partir de quel
âge, il y a eu cette

petite graine
dont tu me parlais,

là, ce petit
feu sacrilège ?

Moi, le souvenir
que j'ai, j'étais

en maternelle.

Je devais avoir
quatre ou cinq ans.

C'est si loin
que ça ?

Oui, parce que quand
j'étais petit,

mon papa a été muté
dans une ville

qui s'appelle Nancy,
dans l'Est

de la France.

Notre classe a été
invitée à l'émission

de télé locale
de de France 3,

Lorène
Champagne-Ardennes,

et je me suis
retrouvé à voir

les coulisses.

Là, j'ai vu
les caméras

qui étaient énormes
à l'époque,

puisque ça devait
être en 80,

quelque chose
comme ça, 80,

82 peut-être.

Il y avait la carte
météo avec

les soleils qu'on
collait encore avec

des aimantes,
il y avait

les soleils,
les nuages, etc.

Je voyais ce qui se
passait de l'autre

côté de l'écran et
je me suis dit...

J'en ai un
souvenir encore.

C'est marrant,
j'étais vraiment

petit, mais j'en ai
un souvenir

très net.

Et là, je me dit:
C'est ça que je

veux faire.

Qui était Christophe
à l'âge de 10 ans ?

Un petit garçon
qui ressemblait

à une petite
fille et qui...

Tu trouves ?
Oui, un petit peu.

Souvent, on disait:
Bonjour ma

petite fille.

Je dis: Non,
je suis un garçon.

Ma mère m'a mis
la coupe au bol.

On dirait
un peu Stone.

Pourquoi tu dis ça ?

J'avais la
même coupe.

Tu ressemblais
à une gonzesse.

Non,
parce que c'était

la mode à l'époque.

C'est Stone
Echardin, un peu.

Je sais pas si tu
vois qui c'est.

C'est ma mère
qui coupait mes

propres cheveux,
d'ailleurs.

Oui, moi aussi,
c'est ma maman.

On voit la...

Mais c'est
bien réussi.

La frange
était nette.

Donc, ça veut dire
qu'on disait quel

est le prénom de
cette petite fille ?

Oui, c'est ça.

Ça, c'est ta qui te
l'a dit,

parce que tu t'en
souviens pas.

Et là, je râlais
un petit peu.

Oui, c'est ce qu'on
m'a raconté après.

Mais j'étais
un petit garçon très

gentil, un peu
pénible, je crois.

Introverti,
extraverti ?

Plutôt extraverti,
plutôt bruyant.

Je n'aimais
pas la sieste.

Quelle était la
relation avec papa ?

C'est quelqu'un
qui était très

important pour moi.

Il y avait vraiment
le côté patriarche

avec la barbe,
il est très grand,

1,90 mètre,
il

me l'impressionnait
beaucoup quand

j'étais petit.

Il y a vraiment
à la fois

l'autorité,
l'affection

et en même temps,
quelque chose...

C'était un taiseux,
mon papa.

Qu'est-ce que tu
veux dire ?

Moi, je parlais
beaucoup, lui,

il parlait
beaucoup moins.

Donc c'est
quelqu'un-Cérébral ?

Oui, c'était
une espèce de...

Un peu la figure
tutelaire comme ça,

le rock de
la famille.

Mais il n'était pas
très, très bavard,

pas toujours
très expansif.

Et je pense
que c'est pour ça

qu'aujourd'hui,
j'essaie de faire

un peu l'inverse
avec mon petit

garçon,
parce que je pense

que j'en ai un peu
souffert de...

Mon père ne m'a pas
très souvent

dit: Je t'aime.

Je savais qu'il
m'aimait,

mais il n'exprimait
pas beaucoup

tout ça.

Et je pense
que c'est important

de le dire parfois.

Et à qui tu voulais
le plus plaire ?

C'était papa
ou maman,

finalement,
à l'époque,

c'était plus papa ?
Les deux.

Si vraiment on veut
plaire aux deux,

si on aime les deux,
vraiment le plus

le maximum.

Celui dont tu
voulais un peu

de reconnaissance,
c'était qui ?

Peut-être mon père,
parce que ma mère,

j'aurais pu faire
n'importe quoi,

elle était fière,
de toute façon.

Il est beau
ce dessin.

Oui, c'est ça.

Mais parfois,
elle me dit même

que certaines
émissions étaient

super alors qu'elles
ne sont pas toujours

très réussies.

Elle continue
d'être comme ça.

Mais c'est vrai
que quand on est

un petit garçon,
on veut généralement

que nos parents
soient fiers de nous

et on a besoin
de cette

reconnaissance.

C'est pour ça
que quand on n'est

peut-être pas
forcément le petit

garçon idéal,
en tout cas pas

celui qu'on pourrait
s'imaginer,

on a peur de
déranger un peu.

On a peur d'être
l'ombre au tableau.

Quel est le plus
beau des cadeaux

légués par ton père
dans cette relation

à la fois...

Je t'aime,
moi non plus.

Je Je pense
des valeurs très

fortes de fiabilité,
d'honnêteté,

de droiture.

Je crois que c'est
la personne la plus

honnête que j'ai
jamais pu rencontrer

dans ma vie.

Et effectivement,
il m'a légué ça.

Je pense
qu'aujourd'hui,

je suis quelqu'un
qui a beaucoup

de valeurs,
pour qui

l'affection,
l'affect,

la parole donnée est
quelque chose

de très important.

Et je pense
que c'est en grande

partie lui qui m'a
transmis ces

valeurs-là.

Quelle est
la blessure qu'il y

a eu entre papa
et toi ?

Parce que maman,
on a compris.

Entre papa et toi,
la blessure

qui aujourd'hui est
un vrai cadeau

pour ne plus être
dans cet axe-là

ou peut-être
dans un contrepied.

Je ne dirais pas
qu'il n'y a pas

de blessure.

Il y a peut-être eu
un petit manque,

en fait.
Un manque de...

On ne s'est
peut-être pas

suffisamment parlé.

Il est mort quand
j'étais jeune,

j'avais il a quatre
ans, il est mort

d'un cancer et c'est
vrai qu'il m'a

dit: Je t'aime.

On a pu se
parler avant qu'il

s'en aille, mais
c'était un peu tard.

Je me rends compte
que je suis passé

à côté de pas
mal de choses.

Je repense beaucoup
aujourd'hui à...

Il y Il y a plein
de moments de vie

que j'ai aujourd'hui
où je me dis:

S'il était encore
là, il y a plein

de trucs qu'on
ferait qui seraient

formidables.

Je pense qu'il
s'entendrait très

bien avec mon mari
Ghislain,

parce qu'il se
ressemble beaucoup

sur plein de points.

Tu sais,
ce que j'essaie

de comprendre en ce
moment avec toi,

c'est d'où vient
cette force de

cœur que tu as.

C'est ça que je suis
en train de faire

en ce moment.

Parce que souvent,
on est très mal

placé pour savoir ce
qu'on le renvoie

aux autres déjà
comme effet,

est-ce qu'on le
redonne aux autres ?

Et tu donnes
énormément.

Tu donnes énormément
aux autres et on

le voit dans tes
émissions aussi.

Donc, on essaie
de comprendre d'où

vient ce feu sacré,
parce que 20 ans

à redonner,
naturellement,

et là, on n'est pas
dans la flagornerie

en entre toi et moi,
personne ne

nous écoute.
Non, personne.

Mais 20 ans
à redonner, ça vient

de quelque part.

Et c'est ça
que j'essaie

de comprendre
en ce moment.

Je ne sais pas.

En tout cas,
dans le lien

que j'essaie
de créer,

de tisser avec
le public,

il y a effectivement
quelque chose

de l'ordre de
la générosité.

Moi, j'ai envie
de donner aux gens,

j'ai envie d'être
avec, de leur

parler.

C'est pour ça
que sur les réseaux

sociaux,
par exemple,

j'ai toujours refusé
d'avoir un community

manager qui réponde
à ma place.

Je trouve ça
inacceptable

et insupportable que
quelqu'un reçoive

un message de ma
part en imaginant

que c'est moi
qui l'ai écrit alors

que c'est
un community manager

qui a essayé
de mettre des

bonnes formules.

Ça, ce n'est
pas possible.

Donc, je mets
parfois du temps

à répondre aux gens,
mais c'est toujours

des mots
qui viennent de moi

et des choses
que j'ai lues.

Ce rapport
de confiance,

c'est extrêmement
important pour moi.

Je pense qu'il y a
un rapport,

je disais
d'affection tout

à l'heure,
mais c'est un

métier qui...

Le métier que je
fais, en tout cas,

ce n'est que ça,
je pense.

C'est avoir envie
de partager

avec l'autre.

Quand on décide
de parler

à la télévision,
à la radio,

avec des gens,
d'aller les voir,

les prendre
par la main

ou pour les
informer,

pour leur expliquer
l'information

comme je le fais
sur LCI ou pour les

divertir,
il y a vraiment

envie d'aller
vers l'autre.

On est dans ton
enfance, ici.

Tout se passe
très bien.

Est-ce que tu
arrives à réellement

trouver ta place ?

Non.

Non, ça, c'est sûr.

Je pense que j'ai
très vite, enfant,

perçu mon
homosexualité.

Aussi loin que je
m'en rappelle,

je pense à six, sept
ans, je le savais.

En tout cas,
je me posais

des questions,
c'est quelque

chose qui me...

Et du coup,
j'avais beaucoup

de mal à me
positionner par

rapport aux autres.

Qu'est-ce que tu
veux dire ?

Parce que je pense
que j'avais un peu

peur du côté franche
camaraderie,

masculine,
viril, etc.

La promiscuité avec
les autres garçons

me me mettaient
mal à l'aise.

Parce que ?

Parce que je n'avais
pas l'impression

de leur ressembler.

Moi, je n'aimais
pas le foot.

J'étais
très sensible

comme garçon.

Tous les garçons
sensibles ne sont

pas homosexuels
et tous

les homosexuels ne
sont pas des garçons

sensibles.

Et puis tous
les gens hétéros

peuvent ne pas
aimer aussi le foot.

Exactement.

Mais il y avait
un côté...

Je ne correspondais
pas du tout à ce

qu'on attend
dans l'imaginaire

collectif,
sans doute,

d'un petit garçon.

Mais tu
disais quoi ?

Je meC'est les
petites phrases.

Je me disais que...

Tu sais, les petites
phrases assassines

qui nous massacrent
pendant 15 ans.

Moi, quand j'étais
gamin,

on me traitait
de femmelette

ou de fille.

Et puis oui,
il y a eu quelque

chose d'assez
violent agressif

à l'école.

On en parle beaucoup
parce que

l'actualité nous a
apporté ces

dernières semaines
et ces derniers mois

des cas
de harcèlement

scolaire.

Moi, j'ai vécu
des choses

qui n'étaient pas
au point

de harcèlement,
mais parce

que les réseaux
sociaux n'existaient

pas quand
j'étais la main.

Je pense
que les réseaux

sociaux
auraient existé.

Je ne sais pas
comment,

psychologiquement,
j'aurais pu

m'en sortir.

Parce que moi,
quand je rentrais

à la maison,
j'étais dans mon

univers,
j'étais libéré

de tout le stress
que je pouvais avoir

parfois quand
j'étais face

à des camarades.

Il est favorisé,
difficile ?

Non,
dans un quartier

en banlieue
parisienne,

plutôt une banlieue
cossue, classique.

La question n'est
pas là, c'est quand

tu te sens
complètement décalé

par rapport au reste
du monde,

par rapport
à l'environnement

qui t'entoure,
c'est très difficile

d'être différent
quand tu es gamin.

Tu as du mal
à le vivre, ça.

Je te parle de ça
parce qu'il n'y a

pas une semaine
dans mon enfance

où je n'ai pas été
victime

de harcèlement,
pas une seule

semaine,
avec un coup

de couteau
à l'agression

à l'arme blanche.

Moi, c'était
des moqueries,

mais je n'ai jamais
eu de violences.

Je suis sensible
à ça et je trouve

que ton message, il
est génial pour ça.

Je reviens
sur une phrase

qui est forte parce
que celles et ceux

qui nous écoutent
en ce moment,

pas uniquement
les parents,

pas uniquement tes
fans, mais tout

le monde,
c'est: Quels sont

les types de phrases
que l'on se dit

comme saloperie
dans la tête ?

Je ne suis pas
assez, je suis trop.

Ça serait quoi comme
phrase que tu

pouvais dire dans
ces moments-là ?

Ce qui me procurait
le plus d'angoisse,

c'était d'inquiéter
mes parents.

Moi, j'avais
cette

responsabilité-là
sur les épaules,

donc je dissimulais
beaucoup.

Moi, je me rappelle
quand j'étais

à l'école gamin,
que je rentrais,

je devais avoir
peut-être sept,

huit ans,
je pleurais tout

seul dans ma
chambre, mais il ne

fallait pas que ma
maman le voie.

Il ne fallait pas
que j'inquiète

mes parents.

Ma sœur, tout allait
bien et moi,

il n'y avait pas
de raison que je

pose problème
dans la famille.

J'avais une grande
sœur pour qui tout

se passait très bien
et j'avais cette

peur d'être rejeté,
cette peur d'être

celui qui pose
problème.

Est-ce qu'il y a
aussi cette volonté

d'être finalement
un homme fort

quelque part,
un peu comme papa ?

Ouais, sans doute.

En tout cas,
de ne pas montrer

ses faiblesses.

Ce n'est jamais
facile de montrer

ses faiblesses.

Et les enfants
dissimulent

beaucoup.

Moi, j'interviens
dans des classes

régulièrement contre
le harcèlement.

Je soutiens
une association

contre le
harcèlement aussi.

Et très souvent,
dans les

associations,
on me dit ça.

Il y a des parents,
même, qui me disent:

Je ne comprends pas,
je n'ai pas vu.

Mais les enfants
peuvent masquer

beaucoup.

Donc, il faut
essayer de regarder,

de repérer n'importe
quel signe quand il

y a un risque
de harcèlement.

Et puis, on ne voit
pas non plus quand

son enfant est
harceleur,

parce qu'il y a
finalement beaucoup

plus de parents
qui se retrouvent

sans le savoir,
souvent de

l'autre côté.

Il y a souvent plus
d'enfants harceleurs

que d'enfants
harcelés.

Donc, on a plus
de possibilités

de se retrouver
comme parents d'un

enfant harceleur.

Donc, il faut faire
très attention

et élever
ces enfants

dans l'écoute
et dans ces

valeurs-là et de se
dire à quel point ça

peut être dangereux
et destructeur

pour l'équilibre
psychique d'un

enfant qui peut
être fragile.

Donc, finalement,
si je comprends

bien, on est
dans une enfance

où il y avait
de l'amour

dans la famille.

Une enfance
très heureuse.

Très heureuse,
un quartier

pas trop mal.

Non, j'étais très
bien dans

une maison.

On a construit
une maison au fur

et à mesure,
donc il y a

un appartement,
puis une maison.

Des belles valeurs,
une belle famille.

Tout va bien.

Quelque part,
je me sens...

Je joue un peu
le petit bonhomme

fort à la maison,
je cache.

D'un autre côté,
on me dit que je ne

suis pas fort,
donc il y a un côté,

finalement,
un petit peu

Dr Jekyll,
Mister Hy, dans moi.

Et puis ensuite,
j'arrive avec cette

force et cette
explosion que je

vais retransposer
dans ma carrière.

En tout cas,
ce qui est sûr,

c'est qu'il y avait
ce besoin d'amour,

ce besoin de
reconnaissance.

Et je pense que
beaucoup de gens

qui font un métier
public ont

sans doute cette
petite félure-là

à réparer,
de sentir

que les Les gens
vous acceptent

et vous aiment.

Besoin d'être
aimé, reconnu.

Sans doute, oui.

Donc ça, ça arrive
de ce harcèlement ?

Sans doute, oui.

Je pense
que c'est...

Après, je ne sais
pas, je n'ai pas

fait
de psychothérapie,

de réflexion plus
poussée là-dessus,

mais je pense que
c'est assez évident.

Très souvent,
On se dit qu'on a

peut-être une...

Parfois,
les gens disent une

revanche à prendre.

Ce n'est pas tant
une revanche parce

qu'une revanche,
ça laisserait

entendre qu'il y
a eu une bataille.

Ce n'est pas
vraiment ça.

Il n'y a pas eu
de guerre,

il n'y a pas eu
de bataille,

mais de se dire:
Maintenant,

tous ceux qui m'ont
peut-être méprisé,

vous allez voir
que je suis

quelqu'un de bien.

Je J'étais peut-être
plus intéressant

que ce que vous
l'avez cru

à l'époque.

Vous êtes peut-être
passé à côté

d'un truc.

Sur cette tranche
d'enfance,

maintenant,
on va passer à ta

carrière rapidement,
mais surtout

à un combat
magnifique dont on

va parler
dans un instant.

Sur cette
enfance-là,

quelle question te
paraît essentielle

que tu as à moi
que je te pose

aujourd'hui ?

Parce qu'il y aurait
une réponse super

essentielle.

Je ne sais pas ce
que tu pourrais me

demander,
mais tu pourrais

par exemple,
me demander:

Est-ce qu'à
un moment donné,

tes parents
qui t'ont aidé

suffisamment ont été
peut-être

le déclencheur
de quelque chose.

Là, je vais te dire
oui,

parce que gamin,
quand j'avais 13,

14 ans,
j'achetais tous

les mercredis tous
les journaux

possibles
qui puissent exister

parce que Il y
aurait même

les journaux
d'actualité,

je commençais
à m'intéresser

à l'actualité,
au journalisme.

Il y avait
l'annuaire et je

cherchais
des radios,

des radios locales.

Et à 14 ans,
j'ai trouvé

une petite radio
locale qui était

à 25 kilomètres
de chez moi.

Et n'importe quelle
autre maman aurait

peut-être dit:
Franchement,

tu as le temps
pour faire tout ça.

Parce que jamais
un gamin de cet

âge-là n'était allé
dans cette radio

qui était, a priori,
pour les adultes.

J'ai réussi.

Elle m'a accompagné
pour le premier

rendez-vous,
ma maman.

Puis après,
elle faisait

les allers-retours
le samedi quand je

faisais mes
émissions.

Elle se faisait 50
kilomètres

de voiture tous
les week-ends

pour m'amener
pratiquer finalement

ma passion.

Je préparais mes
émissions de radio

toute la semaine.

J'avais 14 ans,
j'avais mon émission

de radio qui était
à 14h00 le samedi.

Ça bouleversait le
déjeuner du samedi.

Ma mère,
qui était très

maniaque,
je savais

que c'était
un effort quand même

pour elle,
mais elle a toujours

été là,
elle était là.

L'émission durait
une heure et demie,

donc très souvent,
elle avait pas

le temps de revenir.
À 14 ans.

Elle restait
comme ça devant

dans sa voiture.

Elle écoutait
la radio de temps

en temps, elle
arrivait à capter.

Elle écoutait
dans son autoradio

l'émission
que je faisais.

Et d'avoir ce
soutien là

et d'avoir une maman
et un papa aussi,

parce que même s'il
parlait moins,

je sais qu'il me
soutenait aussi

beaucoup,
qui ont écouté les

rêves de son enfant.

Un enfant
qui voulait

des trucs sans doute
impossibles,

parce que devenir
animateur télé

ou radio quand tu as
14 ans, dire: Tu es

gentil,
fais tes études,

Il y a quand même
très peu

de probabilités
que ça marche.

À aucun moment, ils
ne m'ont découragé.

Ils m'ont juste dit:
Continue tes études

parce que c'est
important d'avoir

un bagage
intellectuel,

culturel,
de culture générale.

C'est très important
pour faire

les métiers que tu
as envie de faire.

Mais ils m'ont
toujours accompagné,

ils m'ont toujours
soutenu,

ils n'ont jamais
dit: Tu

n'arriveras pas.

Donc, ce champ
des possibles-là,

ils l'ont
laissé ouvert.

C'est ce qui est
le plus important,

de laisser ouvert
le champ

des possibles
pour les enfants.

Soutener vos
enfants, ça,

c'est important,
mais qu'est-ce qu'on

pourrait dire
à celles et à ceux

qui n'ont pas eu ce
soutien ou qui n'ont

pas ce soutien
Qu'est-ce que tu

pourrais leur dire ?

Heureusement,
on peut aussi faire

des choses,
on va dire,

à l'encontre
de l'éducation

qu'on a pu recevoir.

On a encore
peut-être plus

de motivation
à prouver à ses

parents qu'ils se
sont trompés quand

les parents ont
peut-être dit que ce

n'était pas
possible.

Si, c'était
possible.

Il ne faut pas
penser

que les choses
sont impossibles.

Ça ne veut pas dire
que vous allez

réussir,
mais au moins,

vous n'aurez pas
de regrets,

vous aurez essayé
jusqu'au bout.

Début de carrière,
ça se passe

comment ?

Comment naît
le Christophe

des Médias ?

Ma petite émission
de radio à 14 ans,

déjà, ça a commencé.

Et après,
j'ai continué

à faire des petites
radios locales.

Et puis, j'ai
présenté

des concours d'École
de journalisme

et j'ai eu l'école
de Bordeaux.

J'étais originaire
de Bordeaux.

Donc, tu as fait
une école de

journalisme ?

Oui, j'ai fait
une école de

journalisme.

Ce n'est pas
si simple que ça

de rentrer dans une
école de

journalisme.

Non, il y avait huit
écoles reconnues

à l'époque.

Je crois qu'il y
en a neuf ou dix

maintenant,
peut-être même onze,

reconnues par
la profession.

Donc, un garçon
brillant

quand même ?

Oui, j'ai fait
Miamy Pocagne et

tout, mine de rien.

Pour faire
Secret Story,

on se dit à quoi ça
sert, mais c'est

très important
de maîtriser le

français, je pense.

Moi, je suis
toujours

extrêmement...

Je suis un peu
un ayatollah

de la grammaire,
de l'orthographe,

des prononciations.

Souvent,
j'ai les oreilles

qui saignent.

Donc j'essaye
de mettre un point

d'honneur à parler
français à peu près

correctement et je
pense que c'est

extrêmement
important.

Il y a ce côté
cérébral quand même,

qui arrive de papa,
en partie ?

Oui, c'était
un rigolo,

mon père aussi.

Il était fan
des Nuls,

de Pierre Desproges.

Il m'a élevé
à l'humour

au deuxième,
dixième degré.

Il était fan
de Harakiri,

cet humour-là très
provoc, très trash,

très humour noir.

C'est quelqu'un
qui était très drôle

aussi,
mais qui n'était

pas expansif.

J'ai eu la chance
d'avoir des parents

qui m'ont ouvert
à des choses

très différentes
et qui, je pense,

ont contribué à me
donner une

curiosité.

La carrière
s'enflamme,

ça fonctionne
très bien.

Comment tu gères ce
rapport en tant que

bonhomme,
quatre humains,

ce rapport avec ce
public, ce rapport

avec cette
reconnaissance ?

Est-ce
que maintenant,

finalement,
la question,

avant de parler
du rapport,

est-ce que cette
reconnaissance Ça a

mis beaucoup
de temps.

Il n'y a pas eu,
à un moment donné,

du jour
au lendemain,

comme un candidat
d'émission de télé

comme le gagnant
de The Voice,

qui était inconnu
et qui,

du jour
au lendemain,

devient une
célébrité.

Moi, les choses se
sont faites tout

doucement
comme un diesel.

J'ai commencé
en faisant les JT

sur LCI quand
j'étais tout jeune,

donc ce n'était pas
très regardé

à l'époque.

Ça l'est plus
aujourd'hui,

mais à l'époque,
ce n'était pas

très regardé.

Après, j'ai présenté
une émission

sur Pink TV,
qui était

la première chaîne
gay de France.

J'ai commencé
à faire des petites

chroniques pour 50
minutes inside

sur TF1.

J'ai fait un petit
peu Canal le matin.

Les choses sont
arrivées tout

doucement.

Finalement,
je suis rentré...

Je n'ai pas fait
un braquage

chez les gens.

Je suis rentré tout
doucement par la

porte d'entrée.

Je suis passé
dans l'entrée.

Maintenant, je
suis dans le salon.

Ça avance doucement.

Maintenant,
j'ai été invité à

la table pour dîner.

Mais les gens me
disent souvent: On

vous suit depuis
longtemps,

vous faites de plus
en plus de choses.

C'est bien.

Il y a un côté très
affectueux, ce qui

me plaît beaucoup.

En tout cas,
c'est comme ça,

je pense qu'on
installe un vrai

rapport parce
que les gens ont vu

les les différentes
choses que je

faisais,
que

soit le journalisme,
le divertissement.

Mais en tout cas,
je pense qu'ils ont

vu la sincérité
dans mon travail.

Est-ce que dans
cette démarche-là,

il y a un côté...

Au fond, toi,
très honnêtement,

mérité ?

J'espère, oui.

Comment tu
le ressens ?

J'ai beaucoup,
beaucoup, beaucoup-

Je l'ai mérité.

Non, j'ai beaucoup,
beaucoup travaillé.

Ce que j'ai obtenu
aujourd'hui,

ce n'est pas
arrivé par hasard.

Il y a des gens
qui ont eu plus

d'opportunités,
des choses qui leur

sont arrivées.

Je n'allais pas dire
tout cuit

dans le bec,
mais il y a des gens

qui ont plus
ou moins Je ne vais

pas dire que j'ai
galéré, mais je n'ai

pas compté
mes heures.

Pendant mes quatre
ou cinq premières

années de boulot,
je ne prenais pas

de vacances parce
qu'il fallait que je

sois là au moment
où il y avait besoin

de faire des
remplacements, etc.

Aujourd'hui,
je travaille tous

les week-ends.

Donc, ce que j'ai
obtenu à la soeur

de mon front,
je suis sûr

que je le mérite.

Mais mon père,
là encore,

pour reparler
des parents,

puisqu'il y a
une thématique

aujourd'hui,
mais mon père est

un gros travailleur
et cette valeur-là

du travail
et du coup,

de la récompense
du travail accompli,

c'est quelque chose
qui était très

important dans
notre famille.

Je pense que oui,
je mérite tout ce

que j'ai
aujourd'hui.

Je pense que je
mérite même plus,

mais je ne l'ai pas
encore, donc je vais

continuer
à travailler.

Qu'est-ce que tu
veux dire ?

Je pense qu'on peut
toujours

faire mieux.
D'accord, OK.

Aujourd'hui-l'itération
continue.

En télévision, c'est
très compliqué.

Aujourd'hui,
la télévision a

beaucoup évolué,
a beaucoup changé.

Il y a beaucoup
moins d'émissions

qu'auparavant parce
que la télé coûte

cher, qu'il y a
moins d'audience.

Puis le média social
qui est

concurrence aussi.
Exactement.

Donc, c'est plus
difficile d'avoir

une place,
de la conserver.

C'est un peu plus
dur, je pense,

aujourd'hui.

C'est plus dur
que ça ne l'était il

y a 20 ans
pour faire son trou,

faire sa place.

Est-ce qu'on est
d'accord

que souvent,
les gens voient

le résultat et on ne
voit pas finalement

le boulot, les
heures de travail ?

Oui, bien sûr.

Oui, parce que quand
vous avez la chance

de faire
de la télévision,

que ce soit
du divertissement

ou de l'info
d'ailleurs,

vous êtes
à l'antenne,

vous êtes
généralement

maquillé,
bien éclairé,

tout va bien, il y
a une caméra, etc.

Et la moindre
des politesses,

quand les gens
choisissent

d'appuyer
sur le bouton

pour regarder votre
programme,

c'est de leur
apporter un sourire,

de la joie, la joie
d'être là, etc.

On ne va pas leur
faire ressentir

l'effort et de dire:
On a galéré quand

même, on en a chié,
mais bon, voilà.

L'idée,
c'est la moindre

des politesses.

Mais après oui,
c'est beaucoup

de travail.

Mais c'est
le rapport

au succès,
à l'argent,

le résultat.

En France,
c'est sûr qu'on ne

parle pas
si facilement que ça

de réussite
ou d'argent.

Pour quelles
raisons ?

Parce que c'est lié
à la société

française.

Il y a beaucoup de
jalousie, souvent.

Mais après,
quand Quand on sent

que les gens ont
travaillé,

qu'il y a le côté
effort,

quand ça semble
mérité,

pour reprendre
le terme que tu

utilisais tout
à l'heure, il n'y a

pas ce problème-là.

Mais comment on peut
expliquer,

finalement ?

Tu es entrepreneur
ou salarié, toi ?

Moi, je suis
salarié.

Salarié, OK.

Salarié,
entrepreneur,

on gagne
de l'argent,

on réussit, on
voit les résultats.

Et puis d'un autre
côté, des centaines

de millions
de footballeurs.

Et là, il n'y a
pas de jalousie.

Ça arrive d'où,
ça, finalement ?

Il peut y en avoir,
à mon avis,

de la jalousie.

Je ne sais pas,
mais parce

que les
footballeurs,

ils sont idolâtrés,
quand même.

Il y a un côté,
c'est des super

héros, des la star.

Aujourd'hui,
le métier que je

fais, il y a 40 ans,
les gens

qui faisaient ce
métier-là étaient

des gros stars.

Aujourd'hui,
c'est un métier

qui est quand même
un peu moins

starifié,
me semble-t-il.

On est quand même
beaucoup plus

dans la proximité
avec le public.

Ce n'est pas le même
rapport qu'à

l'époque
de Patrick Sabatier

ou j'en sais rien,
toutes ces stars

des années 80.

Là, on voit
effectivement

la première tranche
de ta vie

et finalement,
on comprend un petit

peu mieux,
en tout cas très

honnêtement,
je le comprends

encore mieux
maintenant, c'est

ton engagement.

Je te trouve
super courageux.

Tu es vraiment
courageux.

Il y a beaucoup
de gens qui me

disent ça,
mais ce n'est pas du

courage, vraiment.

C'est gentil
de me dire ça.

Courage ou audace,
les deux ?

Je dirais peut-être
plus audace,

mais en tout cas,
ce qui est sûr,

c'est que pour moi,
il n'y a pas l'idée

d'un effort à nous
dire: Je vais faire

quelque chose de
courageux

ou difficile
que de parler

de qui j'étais.

Moi,
c'est simplement

pour aider
les autres,

parce que moi,
je me suis

simplement souvenu
du petit gamin

que j'étais quand
j'avais 10 ans ou 11

que je me découvrais
homo et que je me

disais: Il n'y avait
aucune

représentation,
aucun modèle

auquel m'identifier,
personne pour me

donner l'impression
que j'allais pouvoir

être accepté tel
que je suis

dans la société.

Heureusement,
la société a

évolué qui suit.

Il y a le mariage,
on peut fonder

une famille
aujourd'hui, etc.

Donc, les choses
sont beaucoup plus

normalisées,
mais c'est très

important de prendre
la parole

et de donner
de la visibilité

pour que les gamins
d'aujourd'hui se

disent: J'ai
une place

dans la société,
oui, je vais

pouvoir,
pourquoi pas me

marier,
être heureux,

fonder une famille,
faire un métier

qui me plaît, etc.

Parce que moi,
à l'époque où j'ai

découvert mon
homosexualité,

je me disais:
Je vais peut-être

être obligé de me
marier avec

une femme quand même
pour quand même

pouvoir fonder
une famille parce

que je rêvais
d'avoir des enfants.

Je ne sais pas si ma
famille ne va pas me

rejeter et ne plus
vouloir me

parler, etc.

Il y avait ces
angoisses-là

qui sont très
difficiles à vivre

quand on est gamin.

2021, un livre,
Fils à papa.

Avec un S à papa.

Tu n'es plus l'homme
tronc, là,

à ce moment-là.

Pour moi,
c'est du courage.

Est-ce qu'il y a eu
de la peur

là-dedans ?

C'est assez marrant
parce qu'au moment

où on m'a proposé ce
livre, parce que ce

n'était pas ma
démarche à la base.

J'avais répondu
à différentes

interviews au moment
de la naissance

de mon petit garçon
parce que je pensais

que c'était
important,

justement,
d'essayer

de contribuer
à faire avancer

les mentalités.

À partir du mariage
avec mon compagnon

à l'époque,
Ghislain,

qui est devenu mon
mari, on a commencé

à communiquer
ensemble parce qu'on

voulait apporter,
justement,

inspirer un peu
cette génération

en disant: Vous
voyez, on peut

trouver sa place.

C'est de qui cette
idée de livre ?

L'idée du livre,
c'est un éditeur

qui est devenu
un ami depuis,

qui m'a envoyé
un mail parce qu'il

avait lu un article
que Je l'ai donné

dans le gala où je
parlais de ma

famille et il me
disait:

Rencontrons-nous,
j'aimerais bien

publier un livre sur
votre expérience.

Et là, on a discuté
et il m'a dit: Je

suis sûr que ça
pourrait être très

important pour faire
avancer les

mentalités.

Ça fait des années
que je voudrais

publier
un témoignage

sur la GPA.

C'est peut-être
l'occasion.

Et là, j'ai décidé
de tout livrer,

de vraiment
tout raconter.

Depuis mon enfance,
la découverte

de monosexualité
et la peur de ne pas

pouvoir justement
fonder une famille,

comme j'en parlais
tout à l'heure,

et de cette envie
profonde,

au fond de moi,
d'avoir une famille

comme tout le monde,
finalement.

Et ensuite,
il n'y a pas 36

000 solutions.

Au moment où on
s'est lancé dans les

démarches
pour la GPA,

j'avais réfléchi
à l'adoption,

sauf que l'adoption
pour les couples

homosexuels
et en France

était quasiment
impossible.

Ça a beaucoup
évolué aujourd'hui.

Fillon n'est passé.

Non, heureusement.

C'est évidemment
vrai que François

Fillon a un rôle
dans le livre.

Ça nous a motivé
avec Ghislain,

vu qu'on avait peur
qu'il passe,

à lancer
les démarches le

plus vite possible.

Pour avoir
un enfant.

Pour avoir un petit
garçon, une petite

fille, mais un bébé.

En l'occurrence,
c'est un petit

garçon.

Là, tu dis: On
aimerait adopter,

mais c'est
compliqué.

Exactement.

De ce que je
comprends,

tu m'arrêtes.
C'est ça.

C'est quoi
les options ?

Il reste
la gestation

pour autrui, donc
une mère porteuse.

Là, on s'est
renseigné,

notamment grâce
à mon ami Jarry,

l'humoriste qui,
lui, avait déjà

franchi ces
étapes-là et fondé

sa famille avec
un petit garçon

et une petite fille,
avec son mari.

Il m'a donné
quelques tuyaux,

quelques contacts.

Puis, j'avais
commencé à me

renseigner de mon
côté et j'avais

d'autres amis
qui s'étaient lancés

dans le projet.

Il y avait
une d'autres combats

comme ça, de GPA,
Marc-Olivier Fogiel

aussi, Livre aussi.
Exactement, oui.

Est-ce que ça,
c'était avant ta

démarche de livre ?
C'était avant, oui.

Pas très longtemps
avant,

mais on s'aperçoit,
c'est assez marrant

à quel point
les mentalités ont

évolué très vite
sur ces

questions-là,
parce que quand

il Il en a parlé.

C'était la première
fois que vraiment,

il y avait un couple
homo qui parlait

de parentalité.

Je
vois la façon

dont c'était perçu
à l'époque

et dont ça a été
perçu pour moi.

L'évolution était
très rapide.

Je pense qu'il y a
de plus en plus

d'ouverture
de la part des gens.

J'ai simplement
voulu expliquer

parce que je lisais
des choses horribles

sur la GPA en disant
qu'on avait utilisé

une femme dans
la misère, etc.

Ça, c'est un cliché,
d'ailleurs.

C'est totalement
faux.

Ça se passe pas
du tout comme ça.

Surtout pas
aux États-Unis.

Surtout pas
aux États-Unis,

parce que les femmes
sont justement Les

femmes
qui souhaitent

devenir mère
porteuse,

il y a un mot
spécial, d'ailleurs,

c'est surrogate.

On dit femme
porteuse,

parce que...

Ça lui
appartient pas.

Exactement.

Pour expliquer
que ces femmes-là

ne peuvent pas
le faire si elles

sont dans le besoin,
justement,

c'est uniquement
des femmes qui ont

de bons revenus
pour que l'argent ne

soit pas une
motivation.

Il y a toujours deux
femmes qui

interviennent.

Il y a une donneuse
d'ovocytes

et une femme
qui porte votre

bébé, c'est-à-dire
que la femme

qui porte votre bébé
n'a aucun lien

génétique avec
cet enfant.

Et puis,
il y a

un accompagnement
à la fois

psychologique,
juridique,

d'assurance, etc.

Il y a beaucoup
de garde-fous.

C'est très encadré
aux États-Unis

et extrêmement
respectueux.

Ce sont les femmes
qui décident

de tout.

S'il y a des choses
qui ne leur

conviennent pas,
elles ne s'engagent

pas dans cette
démarche.

Je Il disait
beaucoup de choses

très fausses
sur les réseaux

sociaux
et des attaques

très violentes.

Les idées reçues,
c'est qu'on

exploite les gens.
Exactement.

Les idées reçues,
c'est que c'est

la famille,
ça coûte quoi ?

Entre 450, 200 000
€ aujourd'hui ?

Ça coûte combien ?

Aujourd'hui,
j'en sais rien.

On m'a dit que ça
avait beaucoup

augmenté.

À l'époque,
ça t'a coûté 120,

à peu près.

En grosso modo,
c'est entre

100 et 150.

Nous, ça nous a
coûté aux alentours

de 120 000 €.

La majorité,
c'est les frais

de santé américains.

C'est parce
que la famille,

c'est quoi ?

C'est 30 000 qu'elle
perçoit en dollars

américains ?

À peu près 30
000 dollars.

Donc l'essentiel
des coûts,

les trois quarts
des coûts, sont

des coûts médicaux.

Après,
il y a le coût

de l'assurance
qui est très cher

aux États-Unis.

Rien
que l'accouchement

aux États-Unis,
ça coûte à peu

près 25 000 $.

Oui, c'est
un business.

Un accouchement.

C'est 2000 la nuit,
je crois,

ou 2005 la nuit.
À peu près, oui.

Ça, une nuit
d'hôpital

d'hospitalisation.

Nous, on se rend pas
compte parce

qu'évidemment,
en France, on

vit
dans l'impression

que la santé est
gratuite alors

qu'elle n'est pas
gratuite,

c'est que la
collectivité

la prend en charge.

Mais
un accouchement,

ça coûte aussi
beaucoup d'argent

en France.

Sauf que c'est tout
le monde qui prend

en charge.

C'est la communauté,
via les différents

impôts et charges
que l'on collecte,

qui prend en
charge la santé.

Mais aux États-Unis,
ça ne se passe

pas comme ça.

Je me suis dit
pourquoi pas une GPA

en Europe comme la
Grèce, par exemple,

ou l'Angleterre,
mais il faut être né

dans le pays,
il faut être natif

du pays, c'est ça ?
Exactement.

En Belgique,
ça existe aussi,

mais il faut être...

Pour les Anglais,
par exemple,

ça existe depuis
plusieurs années

Effectivement,
il faut être

britannique.

États-unis,
Canada aussi ?

Les deux ?

L'essentiel des GPA
qui se font

en France se font
dans ces deux

pays-là,
qui sont extrêmement

encadrés à peu près
de la même manière

avec le Canada ou
avec les États-Unis.

Il y a des choses
qui existaient

à l'époque
avec, je dis

des filières,
parce que quand je

me suis renseigné,
j'en ai entendu

parler,
notamment dans

des pays de l'Est.

Il y a eu des choses
qui se passaient

en Ukraine,
notamment,

avant la guerre,
évidemment, où là,

on n'était
pas vraiment garanti

de du respect.

Et moi, c'était
indispensable.

Je n'aurais pas pu
regarder mon enfant

dans les yeux.

À un moment donné,
dans cette démarche,

j'avais eu
l'impression

d'utiliser un être
humain

sans qu'elle soit
complètement

consentante.

Ce n'était pas
envisageable là,

vraiment.

Et on a gardé
un lien très fort

avec Whitney,
qui est

donc la femme qui a
porté notre petit

garçon, et Jacob,
son mari,

et même avec Bruna,
qui a fait le don

d'ovocytes,
qui a donné ses

gènes à notre
petit garçon.

Et j'ai gardé
contact avec tout

le monde et
Justement,

Whitney et Jacob
viennent en France

pour la première
fois.

Ils n'avaient pas pu
parce qu'il y a eu

le COVID
dans la foulée

de la naissance.

Ils devaient venir
dès la première

année,
puis ça n'avait

pas pu se faire.

Et là, ils viennent
enfin et ils vont

revoir Valentin
après trois ans

et demi maintenant,
la dernière fois

qu'ils
s'étaient vus.

On a gardé un
contact très proche.

Une bulle
très intime.

C'est-à-dire
que Whitney,

elle a son enfant,
qui a assisté

à l'accouchement.
Oui, on était là.

Vous étiez quatre
à l'accouchement.

On était quatre,
il y avait Jacob,

son mari.
Ça, c'est spécial.

Ghislain et moi.

Chacun lui tenait
un bras, une jambe.

Oui, ça s'est
vraiment passé

comme ça.

C'était
assez incroyable.

T'étais là
pour l'échographie

du cinquième mois ?

On était là
pour l'échographie

du cinquième mois.

On était très
inquiets

pour la naissance
parce que c'était

un peu plus tôt
que la date prévue.

On n'était pas
encore aux

États-Unis.

C'était 15
jours avant ?

En principe, c'était
15 jours avant.

Il fallait venir
entre 15 jours

et trois semaines.

Le billet d'avion,
Baume est arrivé.

Elle a accouché
quasiment

un mois avant.

Du jour
au lendemain,

on a eu un coup
de fil en disant:

Là, il faudrait
y aller.

C'était le
mardi soir.

Le mercredi,
on a cherché

un billet vite fait.

On est partis
le jeudi et le

vendredi, il est né.

Donc on est arrivé
pile-poil et on

avait très peur
de ne pas

pouvoir assister.

Et Whitney,
la première,

elle voulait
vraiment vivre ce

moment avec nous.

Et je pense
que c'est le moment

le plus fort
de toute ma vie,

vraiment.

Ça a été
un moment...

C'est-à-dire qu'il
y avait

les infirmières
qui étaient là,

bien sûr, la médecin
accoucheuse

qui était
très originale,

on va dire.

Qu'est-ce que tu
veux dire ?

Elle criait
très fort.

Elle disait: Oh,
votre baby !

Comme ça,
elle criait

beaucoup, mais c'est
à l'américaine, elle

faisait le show.

Et même au moment
où il est né,

pour qu'on prenne
des photos et qu'on

filme, elle faisait:
Camera, camera,

camera !
Comme ça.

Elle disait:
Allez-y, prenez-le.

J'ai la vidéo
où elle dit:

Camera, camera.

C'est tellement
drôle.

Mais c'est vrai que
j'avais attendu ça,

j'ai envie de dire,
presque toute ma

vie, mais moi,
jeune, très jeune

Quand j'étais jeune
adulte,

j'avais cette envie
de devenir papa.

Et quand je vois
sortir ce bébé,

l'accouchement était
très rapide,

en fait.

Et ça a été une
émotion phénoménale.

Et je me rappelle
que j'ai éclaté

en sanglots dans les
bras de Whitney

en lui disant:
Merci, t'imagines

pas à quel point tu
as changé notre vie.

Tu as été une femme
extraordinaire.

Et c'est ce que j'ai
dit à ses filles

aussi, puisqu'on
connaît bien...

Elle a trois
enfants, on connaît

bien ses filles.

Et je leur dis: Vous
savez, votre maman,

c'est une super
héroïne, c'est

une Wonder Woman.

Vous pouvez être
fiers de

votre maman.

Et elles étaient
très fiers aussi.

Elles ont pris
Valentin dans les

bras le lendemain
à la maternité.

Elles étaient
hyper fiers.

Il y a la grand-mère
qui était là aussi,

la mère de Whitney,
qui l'a accompagnée

aussi pendant toute
cette démarche.

Et il y avait cette
C'est tellement

une espèce de cocon
d'amour

que quand je lis
des trucs qui m'ont

donné envie de vomir
sur les réseaux

sociaux et de gens
qui ont dit: Vous

avez arraché
un bébé,

des entrailles d'une
femme qui vous l'a

donné, qui vous
l'a vendu.

Je leur dis: Mais
pauvre conne,

comment tu peux oser
dire un truc

pareil ?

C'est plus
des femmes ?

Ça dépend.

Là, c'était
une femme.

C'est pour ça
que j'ai dit ça.

On sent que
c'est du vécu.

Je me dis, c'est
tellement à 10

millions
de kilomètres de ce

qu'on a vécu
et c'était tellement

irrespectueux.

Il y a mon petit
garçon, d'oser

salir son histoire.

C'est une des
raisons

pour laquelle j'ai
eu envie d'écrire ce

livre,
justement pour qu'il

soit fier de son
histoire, qu'il soit

fier de ses parents,
de ses deux papas,

qu'il soit fier
de Whitney qui lui a

donné la vie,
de tous ces gens

qui se sont réunis,
finalement, pour

faire ce qu'il y a
de plus beau, de

créer une famille.

C'est
extraordinaire.

Donc oui,
c'est un truc, moi,

je suis toujours
très motivé pour

en parler,
parce que je ne veux

pas qu'on
salisse ça.

C'est ce que j'ai
construit de plus

beau dans toute mon
existence et je Je

ne veux pas qu'on
salisse ça,

vraiment.

Ferme les yeux
une seconde.

Oui.

Et là,
c'est le moment

de l'accouchement.
Oui.

Donc, la première
des choses

qui devient
dans le mental,

c'est un sourire ?
Ouais.

Pourquoi ?

Un grandun
grand sourire.

Un grand sourire
parce que...

Le bébé,
il est en train de

sortir en ce moment.
Ouais.

Donc là, ça y est,
c'est

l'accouchement,
c'est l'instanté.

Et le petit
bonhomme, il sort.

Allons-y.

Là, j'entends
J'entends

ses pleurs.

Il a pleuré tout de
suite, heureusement.

Et
je me dis que plus

rien ne sera
jamais comme avant.

Je me dis que
la vie a enfin

un sens, en fait.

Que c'est pour lui,
maintenant,

que je vais...

Que c'est pour lui
que j'ai envie

de tout faire,
que ça devient

la priorité absolue,
que mes petits

soucis de
mes états d'âme de

présentateur
télé non plus.

Plus rien n'a
d'importance,

en fait.

Et là...

Et
qu'est-ce

qui provoque
des larmes de joie

à cet instant-là ?

C'était une émotion
tellement intense.

C'était tellement
attendu.

Ça a été un combat
tellement long.

Ça a été tellement
peur que ça n'arrive

jamais, que je
n'y arrive pas.

J'ai eu la chance
de réaliser le rêve

le plus fou que je
pouvais avoir.

Et ça, c'est
un truc magique.

Tout le monde n'a
pas cette chance-là

et je me rends
compte d'être

extrêmement
privilégié.

Vraiment très
privilégié.

De ce que j'entends,
de ce que je

ressens, c'est qu'on
est automatiquement

un géniteur,
mais pas forcément

un père ou
une mère ?

Disons qu'il
faut bien comprendre

la différence
entre un parent

et un géniteur.

C'est-à-dire
que donner

une goutte de sperme
ou un ovocyte,

ça ne veut pas dire
être un papa

ou une maman.

Ce n'est pas comme
ça que ça se passe.

Très souvent, les
gens me demandent...

Cette question
est toujours un peu,

pour moi, choquante.

Je peux comprendre
la démarche,

mais c'est pour ça
que j'essaie

d'expliquer.

Mais quand on me
demande,

des fois,
on me demande: C'est

qui le vrai père
Ça laisse entendre

que le vrai père,
celui génétique,

et que l'autre
serait un faux père.

En clair, qui a
donné le sperme.

Qui a donné
le sperme.

Pour moi,
c'est une question

qui n'a pas de sens.

C'est une question
à laquelle je ne

réponds pas
dans le livre.

D'ailleurs,
je dis même

dans le bouquin,
à un moment donné,

j'ai un chapitre
où je réponds

aux questions que
les gens se posent.

Donc des questions
que j'ai pu

rencontrer.

Donc là, j'explique
et je leur dis: Vous

savez,
nous, on a un projet

parental avec
Ghislain, mon mari,

depuis le début,
on est à deux.

Donc cet enfant,
c'est notre enfant.

On est ces
deux papas.

À aucun moment,
notre enfant...

Parce qu'il y a
des gens qui disent:

Oui, mais sa maman
l'a abandonné.

Non, à aucun moment,
sa maman l'a

abandonné.

C'est un garçon qui,
dans notre schéma

familial,
a ses parents.

Ses parents ne l'ont
pas abandonné,

au contraire.

Il a ses parents
qui se trouvent

être deux papas.

Et il y a deux
femmes

extraordinaires
qui nous ont aidés

à devenir parents.

Mais en aucun cas,
ces deux femmes,

ni Bruna qui a donné
ses ovocytes,

ni Whitney qui l'a
portée, ne sont

ses mamans.

Ce sont des femmes
qui nous ont aidés

et qui sont
des espèces

de magiciennes
dans notre vie,

des espèces
de bonnes fées,

en quelque sorte.

Mais la parentalité,
ce n'est pas ça.

Un parent,
c'est quelqu'un

qui se lève à 3h00
du matin pour donner

le biberon.

C'est quelqu'un
qui- Notamment ?

Exactement.

C'est quelqu'un qui
va sécher les larmes

de votre petit
garçon quand

il va s'être fait
mal, quand il va

s'être écorché
les genoux,

qui va lire un livre
pour l'endormir

tous les soirs.

Moi, c'est ce que je
préfère faire,

c'est de lui
raconter

une histoire
tous les soirs.

C'est ça,
être un parent.

Ce n'est pas
simplement

des ovocytes,
ce n'est pas

de la génétique,
ce n'est pas vrai,

ce n'est pas ça.

Il y a cette
obsession, notamment

dans les groupes
homophobes,

anti-mariage
pour tous,

anti-homoparentalité,
qui sont obsédés

par l'idée d'avoir
quelque chose

qui soit
de la vraisemblance

biologique.

Donc, il faut un
papa et une maman.

Même si c'est pas...

Il y a une espèce
de mensonge.

Parfois,
le papa qui élève

un enfant n'est pas
le géniteur,

mais on fait croire
dans la famille

que c'est celui.

Mais ça n'a pas
de sens,

ça n'a aucun sens.

Le papa, c'est
celui qui aime.

Ce n'est pas
celui qui a donné

trois gouttes
après une soirée

arrosée en boîte
de nuit.

Ça arrive, ça.
Ça peut arriver.

Nous, il n'est pas
arrivé par hasard,

Valentin,
je peux te le dire.

Comment Whitney
parle de cet

enfant ?

C'est qui cet
enfant, pour elle ?

Cet enfant, c'est...

Elle n'avait jamais
fait de gestation

pour autrui.

Une cousine à elle
l'avait déjà fait.

Elle lui avait
raconté,

elle lui avait
transmis cette

histoire en lui
disant que c'était

quelque chose
d'exceptionnel.

Et moi,
je lui ai posé

la question
plusieurs fois parce

que j'ai essayé
de comprendre

pourquoi elle a eu
envie de faire ça.

Parce que je l'ai
expliqué, ce n'était

pas pour l'argent.

Il y a eu
une compensation

financière,
mais qui compense

tout un tas
de choses.

Elle a dû faire
garder ses enfants.

Ça a duré quoi ?

15, 20 mois cette
histoire de Il y a

plein d'examens,
donc ça prend

du temps.

Elle a dû arrêter
de travailler.

En l'occurrence,
elle ne travaillait

pas, mais elle a
repoussé le retour

au travail,
pour le coup,

puisqu'elle
travaillait dans une

école, mais elle ne
travaillait pas

à ce moment-là.

Elle a repoussé
un peu ses projets,

mais vraiment,
il ne faut pas

croire qu'on achète
quoi que ce soit,

vraiment.

C'est quelque chose
de très important.

Je lui ai demandé,
mais j'avais du mal

à comprendre.

Après,
avec le recul,

maintenant,
je comprends mieux.

Je pense que c'est
quelqu'un qui

voulait sur cette...

Elle a toujours
rêvé d'être maman.

Elle a eu la chance
de pouvoir fonder

une famille et elle
s'était dit

que c'était ce
qui allait être

le plus
extraordinaire

dans la vie.

Elle avait envie
de pouvoir permettre

à d'autres
de connaître

ce bonheur-là.

Je pense, pour avoir
parlé pas mal avec

elle après,
qu'elle avait envie

ou besoin,
sur cette terre,

de se dire qu'elle
avait réalisé

quelque chose
d'exceptionnel.

Et elle a vraiment
changé notre vie

du tout au tout.

Le
don qu'elle a fait,

si on ne l'avait pas
rencontrée,

cette femme-là,
on aurait On ne

connaîtrait pas
le bonheur qu'on

connaît aujourd'hui.

Toute notre vie a
été chamboulée

par ça.

Qu'est-ce qui a
changé dans ta vie

tous les jours ?

En même temps,
tout et rien,

parce que je suis
toujours le même,

mais soudain,
la vie a un sens.

Et puis, qu'est-ce
qui a changé ?

En Je me dis:
Ça prend beaucoup

de temps
de s'occuper d'un

enfant et c'est
formidable,

mais je me dis:
Qu'est-ce qu'on

faisait avant ?

Je disais ça à mon
mari l'autre jour,

à Ghislain.

Je dis: Franchement,
les week-ends,

on faisait quoi ?

Parce
qu'aujourd'hui,

on est toujours
débordé.

On devait vraiment
avoir beaucoup de

temps à rien faire.

On s'en pas compte
tout le temps qu'on

avait, mais
le voir grandir,

le voir s'amuser,
le voir rire

et faire en sorte
que ce soit un petit

garçon bien dans ses
baskets, épanoui,

respectueux, c'est
très important.

Là, on est en train
de le disputer

un petit peu parce
qu'il est un

peu misogile.
Tiens donc.

Je te jure.

Il nous dit: Les
filles, elles sont

pas fortes,
c'est que les

garçons qui
sont forts.

Je dis: Non, non.

Alors là, tu dis pas
ça, ça va

pas du tout.
Je dis: Attention.

Ça,
c'est

l'environnement,
évidemment.

Non, parce que tu
verrais ma mère.

C'est une école
de matcho.

Ma grand-mère,
elle est costaud.

Non, pas du tout,
justement.

Et là, je lui dis:
Attention, peut-être

dans l'école...

Il me disait l'autre
jour: Les super

héros,
c'est des super

héros,
c'est des garçons,

il n'y a pas
de super héroïne.

Je dis: Si,
il y a Black Widow,

il y a Wonder Woman,
il y a Supergirl.

J'essaie de faire
attention.

Non, Il est super
et c'est un lien...

Tous les jours,
on apprend grâce

à lui et on essaye
de lui apprendre

des choses.

Il y a du boulot,
mais...

C'est intéressant
parce que tu dis:

Ma vie a un sens.

Qu'est-ce que ça
change au

quotidien ?
Tout et rien.

C'est intéressant,
ça.

J'ai l'impression
que tout ce que j'ai

fait jusqu'à
maintenant,

c'était dans ce
but-là, au final.

Parce que même
la réussite que j'ai

eue la chance
d'avoir

de ma carrière
et du coup,

une certaine
réussite financière,

ça m'a permis
de pouvoir Réaliser

ce rêve-là aussi.

Et ça,
tout prend sens.

T'as l'impression
que t'as toutes

les pièces du puzzle
qui s'imbriquent.

Dans cette
situation-là,

tu t'engages,
tu fais un livre,

on l'a vu.

Comment on gère,
question anodine, le

regard des autres ?

Comment on gère
la critique,

la peur du rejet ?

Non, mais ça fait
longtemps que j'ai

passé ce cap-là du
regard des autres.

Et en fait,
tu es très rassuré

quand finalement,
tu t'assumes tel

que tu es et que tu
te rends compte

que les gens
t'acceptent beaucoup

plus que ce
que tu craignais.

Et il y a souvent
cette peur-là,

notamment des jeunes
qui redoutent

de faire leur coming
out parce qu'ils ont

peur d'être rejetés.

Ça se passe souvent
beaucoup mieux que

ce qu'on redoute.

Alors parfois, ça
peut mal se passer.

Et là,
je suis notamment

ambassadeur d'une
fondation

qui s'appelle
Le Refuge,

qui recueille
les jeunes homos

qui se font mettre
dehors par leurs

parents lorsqu'ils
apprennent qu'ils

sont homos.

Donc ça existe,
évidemment,

ce rejet-là.

Mais au final,
je trouve

que les choses ont
avancé

dans la société
et que ça se passe

souvent mieux que ce
qu'on me redoute.

Et du coup, non,
moi, j'ai surtout

beaucoup de soutien.

J'essaie de regarder
le verre à moitié

plein et pas
à moitié vide.

Sur les réseaux,
il y a toujours

des attaques.

Maintenant,
je porte plainte.

J'ai gagné un procès
il n'y a pas

très longtemps.

Je porte plainte
où je bloque.

Quand c'est vraiment
répété, harcelant,

il peut m'arriver
de porter plainte.

Et surtout,
j'essaie de faire

passer les messages
et de donner

de la visibilité
pour faire en sorte

que cette haine-là
s'étiole

petit à petit.

Donc, j'interviens
dans les écoles

régulièrement,
dans les

établissements
scolaires,

dans des collèges.

Simplement faire
comprendre que

nos familles sont
comme toutes

les autres
et qu'elles méritent

d'être respectées
comme toutes

les autres.

Et ça va de mieux
en mieux.

Et puis,
je pense aussi

à mon petit garçon.

Et ce que j'ai écrit
à la fin du livre,

c'est que j'espère
justement que notre

petit garçon,
avec

Ghislain Valentin,
ça va être aussi

un ambassadeur,
qu'il va contribuer

à faire avancer
les mentalités,

que lui, il va faire
bouger les choses

parce qu'il va
montrer

qu'il aura grandi
avec ses deux papas

et ça va bien
se passer.

Il va se bagarrer
pour nous parfois.

Il va nous défendre
quand il aura

des attaques.

Et lui, il va faire
avancer

les mentalités et on
va continuer à faire

bouger la société
comme ça.

Et la vie que tu as
mise en place

aujourd'hui,
avec ce côté,

finalement,
un métier qui te

passionne,
tu redonnes,

faire évoluer
les mentalités.

Évidemment,
on a vu

le harcèlement
à l'école,

l'accès
à la parentalité

pour tout le monde.

Ce pied d'égalité
est important

pour toi ?

Oui, très important
parce que je ne veux

pas qu'un jeune,
en se découvrant

homo, se dise:
On ne va pas vouloir

de moi dans
la société.

Parce que ce n'est
pas vrai,

ce n'est plus
vrai aujourd'hui.

Ça l'était davantage
quand j'étais plus

jeune, ça l'était
encore plus

sur les générations
précédentes.

Mais moi,
quand je suis né,

l'homosexualité
était encore

considérée comme une
maladie mentale

par l'OMS et c'était
illégal en France.

C'était condamné
par la loi.

Il a fallu attendre

et François
Mitterrand,

j'avais quatre ans.

Donc, les choses
ont évolué.

En quelques années,
finalement,

ça a évolué très,
très vite et ça va

dans le bon sens.

Et aujourd'hui,
on se rend compte

qu'il y a de moins
en moins

d'homophobie.

Elle existe toujours
et elle s'exprime

de manière violente
parce qu'il y a plus

de visibilité,
mais quand tu

regardes dans les
sondages,

ça progresse quand
même de plus

en plus.

Et moi,
je suis un garçon

très, très
optimiste.

Donc, je continue
à contribuer à faire

bouger les choses.

C'est
quoi la réussite,

finalement,
pour toi ?

La réussite
dans ta vie ?

Est-ce
qu'aujourd'hui,

tu pourrais dire:
Allez, j'estime

que j'ai réussi.

Oui, j'ai la chance,
honnêtement,

de vivre du métier
que je rêvais

que de faire quand
j'étais gamin,

c'est quelque chose
d'énorme et je me

rends compte de ce
luxe et de ce

privilège.

Réussir à avoir
trouvé l'amour,

notamment chez les
garçons, c'est pas

toujours facile.

On en trouve plein,
mais pas

toujours l'amour.

Plus que chez
les hétéros ?

On me le dit,
je ne sais pas.

Je ne sais pas,
tu es mieux placé.

Il paraît.

Il paraît, moi,
je ne sais pas.

Il paraît que ça
dure parfois moins.

Pour quelles
raisons ?

Quand ça dure,
ça dure.

Pour quelles
raisons ?

Je ne sais pas.

Mais c'est peut-être
plus difficile

parfois,
justement par la

de l'environnement,
de la famille,

ce genre de choses.

C'est peut-être
parfois plus

difficile de se
projeter

dans l'avenir
et puis avoir réussi

à fonder ma famille.

Et aujourd'hui,
me dire qu'au-delà

de la réussite
et de la

reconnaissance
professionnelle

que je peux avoir,
si je peux avoir

une utilité
dans la société,

c'est ça sans doute
dont je suis

le plus fier.

Si notre famille,
les images de joie

qu'on essaye
de publier,

notamment
sur les réseaux

sociaux,
j'ai une page

Instagram où on a
beaucoup de gens

qui nous suivent
et qui disent: Vous

n'imaginez pas
à quel point vous

nous faites
du bien ?

J'ai beaucoup
de mamans

qui m'envoient
des messages

en disant: Je viens
d'apprendre que mon

enfant est
homosexuel,

je vous suis
sur Internet,

je suis rassuré
de voir qu'il va

peut-être pouvoir
être heureux,

trouver sa
place, etc.

C'est très important
ça, d'inspirer

positivement
la société.

Moi, c'est un de mes
chevaux de bataille

et si je me dis
que je me suis

amusé,
j'ai été heureux,

si en plus,
j'ai été utile,

j'aurais servi
un petit peu

à quelque chose
sur cette planète.

C'est quoi un super
papa pour toi ?

Un super papa, c'est
un papa qui est

rigolo,
qui

qui joue beaucoup
avec son enfant,

qui lui raconte
des histoires et qui

essaye de faire
briller les yeux

de son petit garçon.

Quoi dire à ces
hommes et ces femmes

qui sont
monoparentaux ?

On peut évidemment
être extrêmement

heureux avec son
enfant, avec un seul

parent, bien sûr.

C'est peut-être plus
difficile

au quotidien parce
que je sais à quel

point ça demande du
temps, de l'énergie.

Donc tout seul, moi,
je ne sais pas

si j'aurais
le courage ou la

force d'affronter.

Je l'aurais
forcément,

mais affronter
le quotidien quand

on a un gamin,
ce n'est pas évident

quand on est
tout seul.

Moi, je suis très
admiratif de ça.

Et moi,
le principal,

c'est qu'un
enfant soit aimé.

Et à partir
du moment où il est

aimé dans un
environnement

équilibré,
tout va bien.

Aujourd'hui,
tous les types

de familles sont
possibles,

tous les types aussi
de cellules,

de schémas familial.

Ça peut être
les familles

monoparentales,
les familles

homoparentales,
les familles

classiques,
les familles

recomposées.

Il y a énormément
aujourd'hui de beaux

paires
qui s'occupent plus

des enfants
le géniteur dont on

parlait tout
à l'heure.

Donc c'est en ça
que le principal,

c'est vraiment
l'amour et le temps

qu'on déploie,
surtout

pour s'occuper
d'un enfant.

Christophe,
vivre sa vie à 110%,

ça veut dire
quoi pour toi ?

Ça veut dire être
toujours labour.

Mais heureusement,
j'ai un scooter.

Ça m'a
beaucoup aidé.

Depuis que je
conduis hors

de roues,
je te jure, ça

m'a changé la vie.

Tu fais attention
quand même.

Je fais attention,
mais j'ai été

à l'heure
aujourd'hui grâce

à mon scooter.

Mais vivre sa vie
à 110%, c'est quoi ?

C'est profiter
de tout et surtout

essayer au maximum
de prendre

conscience
des moments

de bonheur quand ils
sont là

et en profiter
et croquer dedans

au maximum.

Mais comment on
profite de l'instant

présent en préparant
le futur ?

L'un n'empêche
pas l'autre.

Oui, mais comment
tu fais ?

C'est quoi ta
recette ?

Ton gâteau
au chocolat,

à toi, c'est quoi ?

Il faut le manger,
déjà, quand il est

là, parce qu'il ne
faut pas attendre

en se disant: Je
le mangerai un peu

plus tard ou: Il
faut que je pense

à mon summer body.

On peut penser à son
summer body,

mais manger quand
même le gâteau

au chocolat.

Est-ce qu'on
passerait maintenant

au doigt do
coaching ?

J'attends que ça.
Allons-y.

Allez, c'est parti.

Christophe,
prêt pour ce dos

à dos coaching ?
Je suis prêt.

Méga prêt ?
J'espère.

Je ne sais pas
ce qui m'attend.

Sur une échelle de 0
à 10, quel est ton

niveau de bonheur
au moment où je te

parle maintenant ?
Dix.

Pour quelles
raisons ?

Parce que je suis
comblé dans ma vie

et tout le monde n'a
pas cette chance

et je suis vraiment
conscient de la

chance que j'ai.

Qui, quoi,
t'as fait le plus

de mal dans la vie ?

Je dirais mon
grand-père.

Je le racontais
dans mon livre,

mais mon grand-père,
parce qu'il m'a

foutu dehors quand
il a su que

j'étais homo.

J'ai habité
chez lui,

près de Bordeaux,
quand j'étais

étudiant.

J'ai été mis dehors
et il ne m'a plus

jamais adressé
la parole.

Et à l'enterrement
de mon père,

parce que j'ai perdu
mon père quand

j'avais seulement 24
ans, je suis allé

le chercher
à la gare puisqu'il

est venu
de Bordeaux.

Mon papa se faisait
enterrer près

de Paris.

J'étais avec
mon cousin.

Il a embrassé mon
cousin,

il s'est assis
dans la voiture,

il ne m'a pas dressé
la parole, il ne

m'a pas embrassé.

Je venais de perdre
mon papa quand même.

C'est hélas,
quelqu'un qui a fait

une croix
totalement sur moi.

Oui, je pense
que c'est

la personne qui m'a
fait le plus de mal.

Qu'est-ce que tu
aurais dû dire

ou penser
différemment

à l'époque
pour avoir

un peu moins
de douleur ou

pas du tout ?

J'aurais peut-être
dû lui répondre

davantage.

Je pense que j'ai eu
un peu honte

et finalement,
je m'excusais.

Je n'avais pas
à m'excuser.

Je n'aurais pas dû
avoir à m'excuser.

Ce n'est pas moi
qui était

le problème
dans le rapport

qu'on a eu ensemble.

C'était lui
le problème,

mais je m'en suis
rendu compte

un peu après.

Aujourd'hui,
qu'est-ce que tu

désires le plus
profondément ?

Continuer à être
heureux comme ça

et que ma vie,
que je puisse

continuer à vivre
mes passions

et mon bonheur.

Imagine que tu as
une baguette

magique.

Dans 90 jours,
tous les obstacles

ont été brisés
et tout ce que tu

voulais absolument,
c'est réaliser.

Baguette magique,
qu'est-ce qui s'est

passé dans
90 jours ?

Je pense que j'ai
enfin une émission

de radio.

J'adorerais avoir
mon émission

de radio.

Ça n'a jamais pu se
faire pour des

raisons diverses
et variées un

peu complexes.

Une petite baguette
magique

pour améliorer
un peu le quotidien

professionnel,
mais pour le reste,

j'ai de la chance
que ça continue.

Quels sont
les petits pas qu'il

faudrait que tu
fasses dans les

prochaines semaines
pour une vraie

différence dans ta
vie personnelle

et professionnelle ?

Je ne crois pas
que ce soit à moi

de faire des petits
pas, mais peut-être

mes boss, non.

Dans ta vie
personnelle, il

n'y a pas tes boss.

Non, je parlais
de ma vie pro.

Dans ma vie
personnelle,

je n'ai pas
de petits pas à

faire, tout va bien.

Donc, qu'on continue
de franchir ces

petits pas ensemble
tous les trois avec

mon petit garçon
et mon mari,

et puis avec mon
chien et mon

chat aussi.

On a une petite
famille classique,

finalement.

Quel est ton plus
grand regret

à ce jour ?

Mon plus grand
regret,

c'est que mon papa
n'a jamais connu

son petit-fils.

Je pense qu'il se
serait très

bien entendu.

Ta plus grande
fierté ?

Ma plus grande
fierté mesure

96 centimètres
à peu près.

Il s'appelle
Il est trop mignon.

T'as plus
grande peur ?

Ma plus grande peur,
c'est qu'il lui

arrive malheur
un jour,

mais pour l'instant,
tout va bien, donc,

pourvu que ça dure.

Tu dirais
quoi au petit

Christophe,
âgé de 10 ans

maintenant, si tu
devais lui parler ?

Tu l'as en face
de toi, tu reviens

en arrière,
voyage

dans le temps,
tu te rappelles ?

Ouais.

Tu as 10 ans,
culotte courte,

tu as 10 ans,
peut-être la copo

au bol aussi.
Et tu te dis quoi ?

Tu lui dis quoi ?

Je lui dirais:
N'aie pas peur.

N'aie pas honte
d'être toi-même.

Et n'aie pas peur
parce que la vie

peut te réserver
bien des surprises.

Même si tu crois
impossible, tu vas

pouvoir le réaliser.

Quelle est l'erreur
qui t'a fait

le plus grandir ?

Je pense quand je
me suis fait...

Pour le côté
professionnel,

je pense quand je me
suis fait virer

de Virgin Radio,
parce que des gens

à l'époque m'ont
menti les yeux

dans les yeux en me
disant que je

continuais la saison
prochaine

et en fait,
tout avait été

préparé
dans mon dos.

Et là, je me suis
rendu compte que

le monde n'était
peut-être pas

toujours un monde
de bisounours

comme je le croyais.

Ça va aider à être
un petit peu

plus méfiant.

Qu'est-ce que tu
dois te dire

ou qu'est-ce que tu
te dis chaque matin

devant le miroir ?

Généralement,
chaque matin devant

le miroir,
je me dis qu'il faut

que je me dépêche
d'aller réveiller

Valentin parce qu'on
va être en retard

à l'école.

Parce que c'est
un gros dormeur,

c'est moi
qui le réveille

tous les matins.

Je ne sais pas si tu
le savais,

mais 70% des gens
n'aiment pas se voir

nu le matin
devant un miroir.

Nu, ça ne me
dérange pas, moi.

C'est la tête.

J'ai l'air fatigué.

Sinon, le reste
est sublime.

Tu serais surpris.

Qu'est-ce que tu
veux dire ?

Non, je rigole.

C'est énorme.
La vie, c'est ?

La vie, ça peut
être génial.

Donc, donner
une petite chance

à la vie,
parce que la vie

peut vous
surprendre.

Les gens sont ?

J'aime bien
les gens.

Les gens sont
gentils, je crois.

J'espère.
Je suis ?

Jeje suis
chaleureux.

Dans 20 ans,
je serai.

Vieux ?

Mais j'espère
toujours heureux.

Qu'est-ce que tu
dirais à ces femmes

et ces hommes qui te
regardent

en ce moment ?

Il y a hormis
le côté très

attachant
que l'on a

à t'écouter,
à partager

ton parcours.

D'abord,
très inspirant.

Merci de cette
vérité.

Merci de cette
authenticité.

C'est super dur.

Quand on est
un homme

de télévision,
c'est extrêmement

dur ce que tu es
en train de faire,

beaucoup plus
difficile que ce

qu'on peut imaginer.

Mais qu'est-ce
que tu pourrais dire

à celles et à ceux
qui nous écoutent

en ce moment
et qui n'ont

peut-être pas osé
penser ou fait ce

premier pas de vivre
la vie

et les affaires
qu'ils attendent

dans leur
quotidien ?

Moi, j'ai envie
de dire à tous ceux

qui regardent,
qui écoutent

aujourd'hui,
ne vivez pas

pour les autres,
pour faire plaisir

aux autres,
pour ne pas

déranger les autres.

La vie est
suffisamment courte.

Il faut vivre
pour soi,

pour réaliser ses
rêves, pour essayer

d'écouter ses désirs
et surtout,

ne pas vivre
dans l'idée qu'il ne

faut pas déplaire.

N'avez pas à vous
préoccuper de ça.

Il faut vivre
pour soi.

Qu'est-ce que tu
retiens de notre

rencontre
aujourd'hui,

camarade ?

Je retiens de notre
rencontre que j'ai

très souvent été
interviewé

par des gens
qui avaient beaucoup

moins de curiosités.

C'est beaucoup plus
intéressant avec

toi, mais c'est un
peu plus fatigant.

À bientôt,
Christophe.

Merci.
À bientôt.

J'espère que vous
avez autant aimé

que nous cette vidéo
pour retirer

peut-être quelques
informations

des stratégies,
des idées

implémentées
dans votre vie

personnelle comme
professionnelle.

D'ailleurs,
laissez-moi

un commentaire.

J'adore vous lire
pour savoir comment

mieux vous aider,
vous accompagner.

Quel est le contenu
que je dois poster

chaque semaine
encore pour répondre

à vos attentes
et aussi pour mieux

comprendre dans quel
défi de croissance

vous êtes
en ce moment.

Vous savez,
à l'époque,

on pouvait se former
une fois tous

les deux ans,
ça allait très bien.

Une fois par an,
parfait.

Mais aujourd'hui,
le monde a tellement

changé
que tous les six

mois, tous les 30
jours, il se passe

un événement.

Et je ne vous parle
même pas des réseaux

sociaux ou rien que,
et si vous êtes

entrepreneur,
vous le savez,

les funnels
de vente,

la programmation
des publicités,

le targeting
des clients.

Mais c'est tout a
changé complètement.

Et dans sa
vie privée ?

Mais
le bouleversement

total.

Combien d'employés
quittent leur

travail par millier,
par millier,

par millier,
chaque jour,

parce que leur job
ne fait plus

aucun sens ?

Combien d'entre eux
envisagent

une réorientation
ou une reconversion

sans savoir
exactement comment

s'y prendre.

C'est la catastrophe
en ce moment,

le nombre de gens
qui improvisent.

La plupart des gens
s'engagent

dans un nouveau
voyage où souvent,

ils en ont tellement
ras le bol, ils

claquent la porte.

Le problème,
c'est qu'ils n'ont

pas de méthode pour
prendre du recul.

Et c'est exactement
ce que je te

propose de faire.

Je t'offre
maintenant un livret

digital qui va
considérablement

justement t'aider,
notamment dans les

soft skills,
la confiance en soi,

notamment,
et comment voir

grand, mais aussi
aller par étapes.

Clique sur le lien
ici, il est gratuit,

c'est immédiat,
et j'espère que ce

livret digital
pourra répondre

à tes attentes pour
commencer ce voyage

vers peut-être
une nouvelle

direction pour toi.