Cette série de baladodiffusion s’intéresse à des entreprises d’économie sociale de l’Outaouais et les Laurentides. L’objectif est de donner la parole à ces organisations afin de nous permettre de découvrir leurs activités, leur réalité et les enjeux auxquelles elles font face. Dans le cadre de la série, vous aurez la chance d'entendre le récit de huit entreprises d'économie sociale en plus de celui de la Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides et de la ville de Gatineau.
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Cette série de baladodiffusions s'intéresse à des entreprises d'économie sociale de l'Outaouais et des Laurentides.
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L'objectif est de donner la parole à ces organisations afin de nous permettre de découvrir leurs activités, leur réalité et les enjeux auxquels elles font face.
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Cette série s'insère dans le cadre d'un projet de recherche mené par Julie Bérubé et ses collègues, Marie-Laure Diot, Guy Chiasson et Thomas Colombat de l'Université du Québec en Outaouais, ainsi que Patrick Pilote et Andy Eisen du CEGEP de l'Outaouais.
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Ce projet découle d'un partenariat avec la coopérative de développement régional Outaouais-Laurentide.
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Julie: Bonjour.
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Julie: Aujourd'hui, je vais avoir le plaisir de m'entretenir avec Nicolas Gruny, coordonnateur de projet à la Ville de Gatineau.
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Julie: Bonjour Nicolas, merci d'être avec nous.
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Nicolas: Bonjour Julie.
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Julie: Alors, est-ce que vous pourriez commencer en nous présentant un peu votre parcours?
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Nicolas: Rapidement, je suis issu d'une formation universitaire en risques industriels, donc développement durable ou santé et sécurité au travail.
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Nicolas: J’ai travaillé dix ans dans l'industrie, puis après cette période-là, je suis arrivé à Gatineau en 2015, puis c'est là où j'ai commencé à découvrir le monde de l'économie sociale.
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Nicolas: Donc, j'ai travaillé en développement durable pour le Credo, notamment pendant plusieurs années à un organisme à Ottawa qui travaillait en développement économique pour la francophonie, puis plus récemment à la ville de Gatineau depuis 2021.
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Julie: Puis pouvez-vous nous parler un peu de votre rôle à la Ville de Gatineau?
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Nicolas: Oui, je suis coordonnateur de projet au Bureau de développement économique.
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Nicolas: Ce que je fais dans quasi 90 %, pour ne pas dire 100 % de mon temps, c'est travailler sur la politique d'économie sociale.
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Nicolas: C'est mon principal dossier.
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Nicolas: Puis l'objectif, c'est que je puisse déployer un plan d'action, que ce soit avec les différents services de la Ville ou avec les partenaires externes et les entreprises d'économie sociale de la région.
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Julie: C'est intéressant le rôle que vous jouez à la ville de Gatineau.
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Julie: Vous parlez d'une politique d'économie sociale pour la ville.
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Julie: Pouvez-vous élaborer un peu plus?
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Nicolas: La politique d'économie sociale, c'est un engagement qui est sorti en 2020 entre le conseil municipal de l'époque et l'administration municipale.
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Nicolas: Et c'est sûr que le nom, c'est une politique parce que c'est la forme du document, mais c'est essentiellement un outil pour la municipalité qui nous permet de travailler sur cette thématique-là en particulier, d'avoir un budget, d'avoir un fonctionnement, d'avoir des différentes actions.
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Nicolas: Puis on pourra en parler par la suite de c'est quoi le contenu de cette politique-là.
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Nicolas: Mais tu sais, j'aime bien dire que c'est un outil qui nous sert, nous comme administration, à avoir une vision, puis à dire jusqu'où on s'en va dans ce dossier-là.
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Nicolas: Et puis pour ça, on a des ressources, puis un plan d'action associé à ça.
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Julie: Est-ce qu'il y a plusieurs villes au Québec qui ont des politiques d'économie sociale?
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Nicolas: En fait, officiellement, on est la première à avoir cet outil sous cette forme-là, mais on n'est pas les seules municipalités à traiter le dossier de l'économie sociale.
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Nicolas: Bien évidemment, plein de municipalités au Québec travaillent sur ce dossier-là.
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Nicolas: Mais c'est sûr qu'à Gatineau, on a cette chance d'avoir eu un arrimage entre le conseil municipal et l'administration pour aboutir à ce document-là.
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Nicolas: Puis à partir de la politique, il y a aussi eu en 2021 le plan d'action qui était venu avec.
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Nicolas: Donc ces deux aspects-là sont quand même très concrets à Gatineau.
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Nicolas: Puis on voit qu'il y a d'autres municipalités à travers le Québec qui s'inspirent ou en tout cas qui viennent regarder comment on l'a fait depuis 2021.
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Nicolas: Puis, notamment Laval et Sherbrooke qui disent on va s'en inspirer, puis on va regarder ce qu'on peut faire différemment ou en tout cas plus adapté à notre milieu, puis là où on en est rendu là.
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Julie: Félicitations, c'est agréable de voir que la Ville est pionnière dans ce secteur-là.
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Julie: Ce serait quoi, dans le fond, l'intérêt pour la Ville de Gatineau envers l'économie sociale?
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Nicolas: Il y en a plusieurs.
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Nicolas: C'est sûr que le premier intérêt, je pense, c'est de reconnaître ce qui a été fait par le passé dans les dernières années au sein de la municipalité puis sur notre territoire à Gatineau.
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Nicolas: Parce que ce n'est pas parce que la politique d'économie sociale est sortie en 2020 qu'on a commencé à travailler en 2020.
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Nicolas: Alors, il y avait déjà beaucoup de choses qui se faisaient sur le territoire, notamment avec des organismes qui ont de l'expertise comme la CDR Outaouais Laurentide ou le Pôle d'économie sociale de l'Outaouais.
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Nicolas: Puis à partir de ça, c'est sûr que le premier intérêt, c'était de reconnaître ce qui se passait sur notre territoire, cette effervescence autour de l'économie sociale, le fait qu'il y a des entreprises d'économie sociale qui existent depuis 20 ou 30 ans sur notre territoire.
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Nicolas: Là, je pense par exemple au Carrefour Jeunesse de l'Outaouais qui est là depuis beaucoup d'années.
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Nicolas: Mais il y en a plein d'autres qui sont là, très ancrés sur notre territoire.
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Nicolas: Peut-être le deuxième intérêt, c'était aussi d'aller plus loin, puis de continuer dans cette lancée-là.
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Nicolas: Le fait que la ville s'engage sur l'économie sociale, puis dans le développement économique en particulier, ça permet de faire avancer aussi ce dossier-là d'une façon beaucoup plus concrète et peut-être plus intensément.
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Nicolas: Puis peut-être le troisième aussi, c'est de se projeter dans l'avenir, de se dire maintenant qu'on sait ce qui se passe à Gatineau, qu'on accompagne d'une certaine façon ou qu'on soutient le milieu, mais jusqu'où on voudrait aller comme municipalité avec les outils ou les règles qui nous régissent au Québec, qu'est-ce qu'on peut faire comme municipalité, alors ça nous projette aussi dans le futur un peu.
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Julie: Pouvez-vous nous parler un peu des initiatives de la Ville pour appuyer le secteur de l'économie sociale?
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Nicolas: C'est sûr qu'il y en a plusieurs, je vais essayer d'en sélectionner quelques-unes.
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Nicolas: La première, je pense, c'est quand je parlais de reconnaissance d'expertise, ou en tout cas reconnaissance de ce qui se passe dans le milieu de l'économie sociale.
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Nicolas: Depuis plusieurs années, la ville de Gatineau, par notre partenaire de développement économique qui est Idée Gatineau, on soutient financièrement la CDR Outaouais Laurentide.
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Nicolas: Donc ça, c'est une reconnaissance aussi de leur expertise pour aller accompagner les entreprises en démarrage, en croissance ou en développement, spécifiquement pour l'économie sociale.
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Nicolas: Puis quand on a révisé la politique d'économie sociale, la CDR est venue présenter le bilan de ce qui avait été fait dans les années précédentes.
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Nicolas: Puis là, ils ont réussi à démontrer à la municipalité que l'argent qu'on avait investi, si on peut dire comme ça, avait porté ses fruits, puis qu'il était nécessaire, puis que le besoin était grandissant aussi.
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Nicolas: On se rappellera qu'en 2020, on était en pleine pandémie, puis la question de la relance économique était extrêmement importante.
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Nicolas: Elle l'est toujours, mais c'était important à ce moment-ci.
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Nicolas: Puis on voyait que l'économie sociale aussi avait un potentiel assez fort en termes de reprise puis de soutien.
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Nicolas: Donc, c'est sûr que l'appui à la CDR a été augmenté parce qu'on voyait l'opportunité de soutenir cette entité-là qui a cette expertise, mais plus généralement, c'est l'ensemble des entreprises d'économie sociale qui bénéficient de l'expertise de la CDR.
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Nicolas: Une autre initiative qu'on a faite à la Ville, c'est, via la politique d'économie sociale, la création d'un comité de travail…
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Nicolas: …qui est composé à la fois d'élus municipaux, qui sont eux-mêmes des représentants de plusieurs commissions à la ville.
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Nicolas: Donc on pense présidence de la commission développement économique, présidence de la commission des loisirs, des arts.
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Nicolas: On a aussi une élue de la commission agricole qui vient sur ce comité-là.
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Nicolas: Bien évidemment, on a des représentants du milieu, donc on a des entreprises d'économie sociale qui sont représentées.
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Nicolas: On a aussi des entreprises du privé qui sont sur ce comité-là, puis c'est important de le souligner parce que ça nous amène une dynamique intéressante dans les discussions.
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Nicolas: Et la CDR Outaouais-Laurentide est aussi représentée sur ce comité-là.
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Nicolas: Alors ce comité de travail qui existe depuis 2021 nous permet de faire une connexion entre ce que, pas juste ce que je fais, moi, à la ville, mais ce que la ville fait dans son plan d'action, les partenaires du milieu, puis avec les élus, ça nous amène aussi à un dialogue qu'on n'aurait pas forcément si on était juste à la ville entre fonctionnaires.
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Nicolas: Donc, c'est une initiative assez intéressante, puis qui intéresse aussi beaucoup d'autres municipalités, d'avoir cet outil un peu fonctionnel, de ne pas juste avoir un plan d'action, puis on fait un bilan annuel, mais d'avoir un outil de suivi un peu vivant qui permet d'un certain dialogue, interne, externe, avec la municipalité.
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Nicolas: Peut-être une troisième initiative que je pourrais souligner, c'est la tenue d'une journée fournisseur qu'on a faite en 2023.
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Nicolas: La politique d'économie sociale est portée par notre bureau de développement économique, mais on travaille avec beaucoup de services, notamment le service de l'approvisionnement responsable qui s'est créé en 2023 à la ville de Gatineau.
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Nicolas: Et dans ce contexte-là, on voyait qu'il y avait un arrimage assez naturel entre la volonté de la Ville de mieux faire affaire avec des entreprises de notre territoire, mais aussi de soutenir plusieurs types d'entreprises, et dont les entreprises d'économie sociale.
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Nicolas: Alors, cette journée fournisseur, elle a été comme une belle découverte pour plusieurs services de la Ville qui pensaient l'approvisionnement comme un réflexe, on va dire, assez standard, avec des règles d'achat, d'appel d'offres, etc.
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Nicolas: Puis là, on a ouvert les portes de la Ville, et des entreprises de Gatineau et des entreprises d'économie sociale, on peut venir rencontrer des services…
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Nicolas: …chose qu'on n'avait peut-être pas l'habitude de faire avant ou peut-être on était peut-être plus hermétique à l'externe.
00:08:49
Nicolas: Donc là, les entreprises d'économie sociale pouvaient venir voir les services qui les intéressaient, présenter leur offre de services ou les biens qu'elles avaient à proposer…
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Nicolas: …et, puis, s'inscrire sur notre liste fournisseur, etc.
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Nicolas: Mais ça entamait un dialogue très naturel et pas avec des barrières d'appel d'offre standard où il faut répondre dans un délai, dans un format, etc.
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Nicolas: Donc, je pense que c'était une belle initiative et on va la renouveler en 2024.
00:09:13
Nicolas: Donc, si.
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Julie: Je comprends bien, c'est vraiment tout un écosystème qui s'est bâti autour du secteur de l'économie sociale à Gatineau.
00:09:23
Julie: Est-ce que la Ville travaille concrètement sur des projets avec des entreprises d'économie sociale?
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Nicolas: Pas directement, parce que je ne l'ai peut-être pas tout à fait précisé comme ça dans mon rôle au début, mais ma fonction, c'est vraiment de s'assurer que le plan d'action qui a été prévu en 2021, qui est issu de la politique, puisse se déployer à travers les services de la ville, mais aussi avec les partenaires externes.
00:09:45
Nicolas: Alors, on comprend que je n'ai pas forcément la capacité non plus en termes de ressources en temps de rencontrer individuellement l'ensemble des entreprises d'économie sociale.
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Nicolas: Alors, c'est pour ça que tu parlais d'écosystème, puis ça, c'est important de le souligner, de s'appuyer sur ce qui se passe déjà dans notre territoire, puis de se dire qui peut être le meilleur acteur pour répondre à cette action qu'on avait dans notre plan.
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Nicolas: Alors, on essaye de fonctionner comme ça, mais c'est sûr que ça arrive qu'on ait aussi des petits projets ponctuels et qu'on puisse soutenir.
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Nicolas: Je pense notamment à la Ruche Outaouais.
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Nicolas: L'antenne régionale n'existait pas en 2021 ou 2022.
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Nicolas: C'est sûr qu'on a trouvé que c'était un outil intéressant à venir rajouter dans les différents services qui existent pour les entreprises d'économie sociale, de pouvoir aller chercher une forme de financement complémentaire.
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Nicolas: Alors, c'est sûr que nous, en termes de développement économique, oui, on a de l'intérêt à appuyer la Ruche Outaouais.
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Nicolas: Donc, ça, c'est un exemple très concret.
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Nicolas: Mais en général, on essaye de s'appuyer sur les partenaires pour accompagner individuellement les entreprises d'économie sociale.
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Julie: Je pense que vous aviez aussi un projet avec Horticité.
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Julie: Doris Mannefin est venue nous parler du projet que vous aviez développé avec l'organisation.
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Nicolas: Quand je parlais qu'on travaillait avec l'ensemble des services de la Ville, on comprend que des entreprises d'économie sociale, il y en a dans tout un tas de secteurs.
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Nicolas: Sur notre territoire, Gatineau, plus largement en Outaouais.
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Nicolas: Et donc effectivement, des entreprises qui ont une expertise propre et qui ont un service de la Ville, ça peut être le service de l'environnement, ça peut être le service des arts, des loisirs…
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Nicolas: …qui expriment un besoin en disant, il me faut tel service ou tel besoin.
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Nicolas: Puis que ce soit une entreprise privée ou d'économie sociale, à la limite, pour nous, ce qui est important, c'est que le besoin soit rempli et qu'on puisse desservir le citoyen au bout de lignes.
00:11:45
Nicolas: Alors, c'est sûr qu'avec Horticité, il y a eu des connexions qui se sont faites assez rapidement de par leur expertise.
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Nicolas: Puis c'est sûr, vu que c'est leur forme juridique qui rentre dans la catégorie des entreprises d'économie sociale, leur permettent aussi d'accéder à des subventions à la Ville.
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Nicolas: Alors ça, c'est un volet intéressant aussi du format de l'entreprise parce qu'il y a les contrats de services, comme je parlais de la journée fournisseur, mais il y a toutes les subventions qu'on offre à la ville dans les différents services.
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Nicolas: Alors ça, c'est une autre façon de travailler où on supporte plus qu'on est dans un contexte acheteur-payeur.
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Nicolas: Quand on est dans une forme de subvention, on est plus dans un partenariat.
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Nicolas: Donc là, c'est aussi intéressant de travailler avec ce type d'entreprise.
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Julie: Oui, c'est effectivement très intéressant.
00:12:27
Julie: Est-ce qu'il y a d'autres éléments de la politique d'économie sociale que vous voudriez discuter, des actions concrètes qui découlent de la politique?
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Nicolas: En lien avec ce que je viens de dire sur les subventions, on a fait un très gros travail de recensement depuis 2018 jusqu'à 2022, là on s'en vient pour faire la mise à jour 2023, de l'ensemble des initiatives qu'on faisait à la Ville.
00:12:50
Nicolas: C'est sûr que c'était un travail de fourmi d'aller regarder dans chacun des services, est-ce que tu donnes des subventions, est-ce que tu as des partenariats, est-ce que des fois, tu prêtes du matériel à des entreprises d'économie sociale?
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Nicolas: Puis c'est quand même une forme de soutien que des fois, on pense qu'on ne donne pas d'argent, donc ce n'est pas si comptabilisable.
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Nicolas: Mais en fait, si, ça l'est.
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Nicolas: Il y a le temps aussi que les employés de la ville passent à supporter des entreprises d'économie sociale, à les accompagner dans leurs projets.
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Nicolas: Puis toute l'interaction qu'on fait avec eux.
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Nicolas: Alors, cette base de données, elle existe.
00:13:20
Nicolas: C'est sûr que c'est beaucoup de lignes Excel, mais ça nous permet d'être très transversal dans notre lecture.
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Nicolas: Ça veut dire qu'on n'est plus dans, par exemple, le service des arts avec sa nouvelle politique culturelle, va investir tant de millions dans des projets culturels qui vont être portés essentiellement par des entreprises d'économie sociale.
00:13:38
Nicolas: Là, on est à la grandeur ville.
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Nicolas: Là, on peut dire à la grandeur ville, annuellement, c'est à peu près entre 15 et 20 millions de dollars qu'on distribue, bien sûr, sous forme financière, mais aussi comme non financière par du prêt d'équipement, du prêt de salle ou du prêt de personnel aussi.
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Nicolas: C'est à peu près 2000 projets par année en moyenne, puis 300-350 organismes, associations et entreprises d'économie sociale qu'on supporte annuellement.
00:14:02
Nicolas: Alors cette lecture, dans le temps, c'était intéressant de la faire parce qu'on a pu déterminer de...
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Nicolas: Est-ce que c'était juste une année, on a mis le paquet, si on veut dire, puis on a donné plus d'argent ou...
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Nicolas: Puis là, on s'est rendu compte que bien évidemment non.
00:14:15
Nicolas: C'est parce qu'on a beaucoup de programmes à la ville, donc ça nous permet, dans la durée, de supporter annuellement ces organismes-là ou ces entreprises-là…
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Nicolas: …et de ne pas juste être dans des petits projets one-shot, mais d'avoir des structures beaucoup plus pertinentes.
00:14:29
Nicolas: Cette lecture-là est intéressante parce qu'avant, la politique d'économie sociale, on ne l'avait pas.
00:14:33
Nicolas: On diffusait de l'information seulement par service ou par programme de service.
00:14:38
Nicolas: Là, on a une lecture très transversale qui est pertinente, puis de pouvoir aller finement dans des organismes ou des groupes d'organismes, puis déterminer, est-ce qu'on a des lacunes ou est-ce qu'on voudrait réajuster pour augmenter l'équité entre les entreprises d'économie sociale?
00:14:53
Nicolas: Donc, ça, c'est des questions qu'on pouvait se poser avant.
00:14:56
Nicolas: Là, on peut avoir des débuts de réponse, puis on peut amener une discussion plus profonde qu'on avait avant.
00:15:01
Nicolas: Alors ça, c'est comme un exercice qui est en cours et qu'on va poursuivre, mais qui est quand même un élément important pour une municipalité qui doit rendre des comptes assez contribuables à ses citoyens et aux élus aussi.
00:15:13
Julie: Parlons justement des citoyens.
00:15:15
Julie: Comment qualifieriez-vous l'engagement citoyen à Gatineau face à l'économie sociale?
00:15:20
Nicolas: Il est très bon.
00:15:21
Nicolas: Je ne veux pas juste parler pour notre région, mais par rapport à ce qui se passait pendant la pandémie, on a lancé un programme, notamment avec la Ruche Outaouais, de sociofinancement pour la relance des commerces dans notre centre-ville, sur l'île de Hull.
00:15:38
Nicolas: Puis ça a vraiment bien fonctionné.
00:15:40
Nicolas: Ça veut dire que oui, quand on parle de commerce, il n'y a pas que des entreprises d'économie sociale, mais dans cette liste d'entreprises auxquelles on pouvait acheter un 30 $ et puis en fait, ça valait un 40 $.
00:15:52
Nicolas: Je n'ai plus les chiffres en tête, mais...
00:15:55
Nicolas: Ça permettait de soutenir l'économie locale.
00:15:57
Nicolas: C'est comme très concret, très proche.
00:16:00
Nicolas: Puis l'achat auprès des entreprises d'économie sociale dans cet appel a été comme assez positif, je pense notamment au marché de l'Outaouais qui a eu beaucoup de succès.
00:16:09
Nicolas: C'est sûr que les restaurants de l'île de Hull ont aussi beaucoup profité de cette aubaine-là, mais pour faire le point sur l'économie sociale, ça avait bien fonctionné.
00:16:17
Nicolas: Alors nous, ça nous a donné l'écho que la politique d'économie sociale qui était sortie en 2020 répondait quand même aussi à...
00:16:26
Nicolas: Quand je parlais de reconnaissance tout à l'heure, par la ville, mais la population reconnaît aussi ces entreprises-là.
00:16:33
Nicolas: Puis c'est sûr qu'on pourrait couvrir d'autres sujets, là, je pense, au milieu de la santé, d'itinérance, où là, on sait qu'il y a un besoin très important et la population est consciente de la valeur ajoutée d'avoir ces entreprises-là sur notre territoire…
00:16:48
Nicolas: …qui viennent compléter les offres de services du CISO, par exemple.
00:16:52
Nicolas: Donc, le CISO fait beaucoup de choses, mais il ne peut pas tout faire.
00:16:54
Nicolas: Alors, les entreprises d'économie sociale viennent prendre une partie, ils répondent à un besoin en particulier.
00:17:00
Nicolas: Et en bout de ligne, c'est la population qui bénéficie de ce service-là.
00:17:03
Nicolas: Donc, on voit qu'il y a cet arrimage-là qui se fait quasi naturellement.
00:17:07
Nicolas: Puis quand vient des événements comme une pandémie où on est en situation de crise, on voit que l'économie sociale apporte une partie de la réponse ou en tout cas vient compléter les différents outils qu'on a comme municipalité.
00:17:19
Nicolas: Alors je trouve ça intéressant de le souligner de cette façon-là.
00:17:23
Julie: Pensez-vous à d'autres avantages concrets pour un citoyen ou une citoyenne d'avoir une ville qui soutient fortement le secteur de l'économie sociale?
00:17:32
Nicolas: C'est sûr que j'ai cité plusieurs dossiers comme l'itinérance ou le secteur de la santé, mais on peut penser au milieu culturel.
00:17:40
Nicolas: Dans le milieu culturel, même s'il y a beaucoup d'artistes qui sont, je vais les catégoriser comme auto-entrepreneurs, donc on pourrait les mettre dans des entreprises privées ou autonomes…
00:17:50
Nicolas: …souvent font partie de regroupements qui sont des regroupements qui sont assimilés à des entreprises d'économie sociale, que ce soit des coopératives ou des OBNL, on pense à la coop des artistes de Ruisseau.
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Nicolas: Donc, c'est sûr, individuellement, c'est des entrepreneurs, mais ensemble, ils font partie d'un groupe plus grand.
00:18:06
Nicolas: Alors, c'est une façon de travailler ou de profiter d'un service différent.
00:18:13
Nicolas: Et notamment dans le milieu culturel, quand je parle d'accessibilité, autant pour ceux qui travaillent dans le milieu culturel, ça leur permet d'avoir un réseau plus fort, mais aussi pour les citoyens, d'accéder à du contenu artistique ou culturel d'une façon différente que peut-être d'aller dans une salle payante, fermée, puis qui appartient peut-être à un groupe privé.
00:18:35
Nicolas: Alors là, on arrive aussi à avoir des choses qui sont intéressantes pour les citoyens.
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Julie: Il y a eu une croissance assez importante de l'économie sociale au Québec et en Outaouais dans les dernières années.
00:18:43
Julie: À quoi attribueriez-vous cette croissance-là?
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Nicolas: Je n'ai pas la prétention d'avoir cette réponse-là parfaite, mais comme municipalité, c'est sûr qu'on le voit cette tendance-là, l'augmentation des entreprises d'économie sociale.
00:18:57
Nicolas: Ce qui est sûr, c'est que la base des entreprises d'économie sociale se fait sur un besoin qui est exprimé dans un cercle, soit professionnel ou un cercle de citoyens.
00:19:10
Nicolas: Donc, c'est sûr que la réponse aux besoins, elle est peut-être différente d'une entreprise privée qui, je ne veux pas caricaturer, mais qui développerait une technologie et qui la vendrait.
00:19:20
Nicolas: Là, on est plus dans, on se retrouve nous comme groupe de professionnels ou comme groupe de citoyens à identifier un besoin, soit dans notre quartier ou dans notre, je repense à la coop des artistes de Ruisseau, de dire on n'a pas d'atelier d'artistes.
00:19:36
Nicolas: Mais individuellement, on n'arriverait pas à le faire.
00:19:38
Nicolas: C'est sûr qu'il existe des ateliers d'artistes qui sont sous forme privée et que tu peux venir louer ton atelier.
00:19:43
Nicolas: Mais la formule de coopérative dans ce cadre-là a bien fonctionné et ça a permis de fédérer ces artistes-là ensemble, de tester aussi, de savoir si c'était faisable de le faire.
00:19:53
Nicolas: Puis, en bout de ligne, ils répondent à leurs besoins initials.
00:19:55
Nicolas: Alors, c'est pour ça que je pense qu'on voit une augmentation de ces entreprises-là d'économie sociale, parce qu'à la base, ça répond à un besoin.
00:20:02
Nicolas: Puis, plus on en voit autour de nous, plus on se pose la question de, OK, mais peut-être que moi-même, je pourrais faire partie d'un groupe ou d'un réseau qui peut-être un jour deviendrait une entreprise d'économie sociale, mais peut-être pas tout de suite dans l'immédiat.
00:20:14
Nicolas: Alors, du fait que ça répond à des besoins et qu'on sait qu'il y en a sur notre territoire, sûrement que ça nous donne cette lecture-là, puis notre volonté d'aller plus loin là-dedans.
00:20:33
Julie: Puis si on se projette dans l'avenir, ce serait quoi votre vision pour la ville de Gatineau face à l'économie sociale?
00:20:39
Nicolas: C'est sûr qu'à titre personnel, je voudrais que ça continue.
00:20:42
Nicolas: Je suis bien content de travailler sur cette politique-là et puis sur ce plan d'action.
00:20:46
Nicolas: On a une très grande richesse à travailler sur ce dossier-là.
00:20:49
Nicolas: Dans le terme de diversité des entreprises qu'on vient rencontrer, j'ai cité le milieu de la culture, la santé, l'itinérance.
00:20:58
Nicolas: On en a dans le domaine des loisirs.
00:21:00
Nicolas: Hier, on a fait une connexion avec une entreprise d'économie sociale de la région qui travaillait sur les risques psychosociaux, puis notre service de police.
00:21:07
Nicolas: Alors, des fois, il y a des connexions qu'on n'imagine pas.
00:21:10
Nicolas: Même moi qui baigne là-dedans, je suis comme, oh, mais oui, c'est parfait.
00:21:15
Nicolas: Puis ça répond toujours à un besoin qui vient servir la population.
00:21:19
Nicolas: Alors, je suis persuadé que si la ville, mes collègues des différents services sont conscients de l'importance de ces entreprises-là sur notre territoire, d'avoir l'outil de la politique qui nous emmène et qui nous dit, continuons là-dedans.
00:21:32
Nicolas: On va juste venir consolider ce qu'on fait déjà, puis aller plus loin.
00:21:36
Nicolas: C'est sûr qu'il y a peut-être des sujets qui sont plus innovants, qu'on touche à peine aujourd'hui.
00:21:40
Nicolas: Je pense notamment à l'approche des communs, qui est une approche, pas juste pour Gatineau, qui est en effervescence, mais qui est au début.
00:21:50
Nicolas: Mais même à la grandeur du Québec ou du Canada, on voit que c'est des projets très ponctuels, sporadiques.
00:21:55
Nicolas: Puis les municipalités ne savent pas forcément nécessairement comment bien se positionner par rapport à ce type de projet.
00:22:01
Nicolas: Alors là, c'est sûrement quelque chose qu'aujourd'hui, on touche à peine d'un doigt.
00:22:05
Nicolas: Peut-être que si on s'en reparle dans cinq ou dix ans, on dirait qu'on a plein de projets de commun à Gatineau et qu'on est fiers d'en avoir.
00:22:12
Nicolas: autant si ça a été porté par les citoyens ou la population que si la municipalité a pu les appuyer ou des organismes comme la CDR.
00:22:19
Nicolas: Je pense qu'on serait content d'arriver à ce niveau-là, d'aller plus loin que simplement ces entreprises-là, mais vraiment d'être dans le vivre-ensemble, d'avoir une réponse aux besoins qui est la plus optimale possible.
00:22:32
Julie: Juste pour une précision, pouvez-vous nous expliquer, c'est quoi les projets des communs?
00:22:36
Nicolas: Un projet qu'on appelle en commun, c'est un projet qui, dans sa gouvernance, n'est pas forcément dans une gouvernance unique et avec le gouvernement.
00:22:46
Nicolas: Donc si, par exemple, on a, je prends l'exemple de la STO, que la Ville finance, mais qui desserre les citoyens complètement.
00:22:52
Nicolas: Donc là, on est dans un service très de base pour notre population et qui est très important.
00:22:58
Nicolas: La STO, c'est une entité à part, qui a sa propre forme juridique, qui pourrait s'apparenter à l'économie sociale.
00:23:03
Nicolas: Ils ont des revenus, ils reçoivent des subventions, ils ont un conseil d'administration.
00:23:07
Nicolas: La limite que ce n'est pas un commun, c'est parce que, par exemple, dans son conseil d'administration, la ville de Gatineau a un pouvoir décisionnaire.
00:23:14
Nicolas: Ça veut dire qu'ils ne sont pas complètement autonomes dans leur façon de pouvoir décider.
00:23:19
Nicolas: À l'inverse, un projet en commun qu'on peut citer à Gatineau, c'est l'exemple de la forêt bouchée, qui est une mobilisation citoyenne qui souhaitait protéger un territoire défini, limité, même si le territoire visé appartient en partie à la ville de Gatineau, puis à des promoteurs privés.
00:23:37
Nicolas: Ça ne remet pas en cause le fait que les citoyens se sont mobilisés ensemble, ont créé l'association de la forêt bouchée, et leur gouvernance est complètement autonome.
00:23:46
Nicolas: Ça veut dire qu'il n'y a pas de partenaire public ou privé qui intervient directement dans les décisions.
00:23:53
Nicolas: Et la beauté de la chose, c'est que la structure et l'intérêt que la ville voyait dans cette association de la forêt bouchée, c'était la préservation du territoire, puis l'accessibilité pour les citoyens, une accessibilité plutôt universelle, donc non payante, ou en tout cas, qu'il y a une façon de le faire qui n'est pas comme dans un parc privé, on va dire.
00:24:12
Nicolas: Et donc ça, ça s'apparente en commun.
00:24:14
Nicolas: Ça veut dire qu'on est dans une gouvernance partagée, où il n'y a pas des partenaires publics ou privés, comme j'ai dit, qui viennent intervenir dans les décisions finales.
00:24:21
Nicolas: Puis on a quand même un partenariat avec la ville qui délègue la responsabilité de la gestion de cette forêt à l'Association de la forêt bouchée.
00:24:28
Nicolas: Alors ça, c'est vraiment comme un commun quasi, on pourrait dire, clé en main.
00:24:33
Nicolas: On a un groupe de citoyens qui se mobilise, on a la ville qui le supporte.
00:24:37
Nicolas: On a aussi cette nuance avec à qui appartient le territoire.
00:24:41
Nicolas: Donc il y a ces questions-là qui ont été posées à l'époque.
00:24:43
Nicolas: Mais en bout de ligne, c'est que ça fonctionne.
00:24:45
Nicolas: On n'est plus dans la ville décide de faire ou décide d'agir ou que ce soit dictée la règle dont on utilise la forêt bouchée.
00:24:53
Nicolas: Là, on délègue complètement la responsabilité à l'association.
00:24:57
Nicolas: Alors ça, c'est un exemple concret de commun qu'on a Gatineau, puis on pourra en citer d'autres.
00:25:01
Julie: Donc si je comprends bien, les projets en économie sociale à Gatineau peuvent tout…
00:25:08
Julie: …à fait émaner des citoyens eux-mêmes.
00:25:09
Nicolas: Oui, oui.
00:25:09
Nicolas: Puis peut-être si on continue sur le pourquoi, je pense que dans 5 à 10 ans, on va avoir plus de communs à Gatineau.
00:25:16
Nicolas: C'est parce qu'aujourd'hui, si tu es un groupe de citoyens, mais que tu n'es pas formalisé comme une association, un organisme, une OBNL ou une coopérative, c'est sûr que nous, comme municipalité, on ne sait pas vraiment dans quelles cases mettre ce groupe-là.
00:25:31
Nicolas: Si tu veux avoir une subvention, c'est sûr qu'il faut que tu sois formalisé avec un permis d'affaires, inscrit au registre des entreprises de Québec, etc.
00:25:40
Nicolas: Alors que dans les communs, on est dans des versions un peu plus hybrides, je pense notamment aux ruelles vertes à Montréal, dans Rosemont-Petite-Patrie, où c'est des groupes de citoyens qui prennent en charge leurs ruelles de quartier, qui l'aménagent, puis la ville leur permet ça…
00:25:55
Nicolas: …mais ils ne se sont pas formalisés.
00:25:57
Nicolas: Chaque ruelle n'est pas une association formelle, officielle.
00:26:01
Nicolas: Donc, il y a cette étape-là à franchir comme municipalité, de se dire, pour aller plus loin, il faut aussi qu'on observe comment ça fonctionne, puis que peut-être, des fois, on se donne des mécaniques pour avoir plus de flexibilité ou d'ouverture sur ces deux projets-là.
00:26:15
Julie: C'est très intéressant.
00:26:17
Julie: Puis, au niveau provincial, est-ce que la Ville reçoit un appui du gouvernement pour stimuler l'économie sociale?
00:26:24
Nicolas: Pas la municipalité directement, mais c'est sûr que le pôle d'économie sociale de l'Outaouais reçoit un financement pour justement appuyer.
00:26:32
Nicolas: Des fois, c'est complexe de savoir si une entreprise aide d'économie sociale ou pas.
00:26:37
Nicolas: Alors, ce qui est facile pour nous comme municipalité, c'est que le pôle d'économie sociale de l'Outaouais est mandaté par le ministère de l'économie et de l'innovation.
00:26:45
Nicolas: Et eux, ils ont la compétence pour reconnaître que cette entreprise, par sa gouvernance, sa vente de biens et services, la façon dont elle fonctionne, est une entreprise d'économie sociale aux yeux de la loi québécoise.
00:26:58
Nicolas: Alors, des fois, ce n'est pas la ville qui reçoit ou qui bénéficie de cette expertise-là, mais c'est les acteurs du milieu.
00:27:03
Nicolas: C'est sûr qu'on est, comme municipalité, un organe du Québec aussi, parce qu'on a des compétences qui nous sont déléguées, notamment dans le développement économique.
00:27:12
Nicolas: Alors, par cette façon-là, on travaille là-dessus, mais ce n'est pas directement des subventions qu'on reçoit pour ça.
00:27:18
Nicolas: Il y a peut-être d'autres subventions qu'on reçoit par un ministère, le MAMH, de l'habitation, qui nous délèguent certaines responsabilités…
00:27:26
Nicolas: …notamment des fonds de prêts ou des fonds notamment de subventions qui peuvent être distribués aux entreprises et aux entreprises d'économie sociale, bien évidemment.
00:27:35
Nicolas: Alors, via idée Gatineau, à qui on donne cet argent-là, qu'on reçoit nous comme municipalité, eux, ils se chargent de le redistribuer auprès des entreprises qui font appel à ça.
00:27:44
Nicolas: Donc, tu vois que c'est une façon un peu détournée, qu'on ne reçoit pas directement l'argent, mais que quand même, les entreprises d'économie sociale peuvent en avoir, directement ou indirectement, via la municipalité.
00:27:55
Julie: Nicolas, merci beaucoup d'avoir pris le temps de nous parler un peu du rôle de la Ville face à l'économie sociale à Gatineau.
00:28:00
Julie: Ça a été très intéressant.
00:28:01
Nicolas: Merci beaucoup.