Reprendre le contrôle sur tout ce qui se dit autour de l’intelligence artificielle, voilà pourquoi nous avons créé ce podcast IA pas que la Data !
Tous les mois, nous aurons le plaisir d’accueillir des experts de l’IA, de la data et de la tech, qui nous partageront leur opinion et regard critique sur cette révolution.
Technophiles, ce podcast vous apportera un éclairage sur ce qui se cache derrière l’IA et vous permettra de prendre de la hauteur sur ce que l’on entend quotidiennement.
#IA #GenAI
Pierre Vannier (00:09)
Bonjour à toutes et à tous. Bienvenue dans Je suis Pierre Vannier et je suis vraiment ravi de recevoir Juliette Ast qui est VC, Venture Capitaliste au sein de l'entreprise et du fonds Serena Data Ventures et on est toujours accompagné de Thomas et Meimoun qui est lead Data Scientist et ben salut Thomas et salut Juliette déjà merci d'être avec nous merci d'être parmi nous
Juliette (00:39)
Salut !
Thomas (00:41)
Salut vous deux !
Juliette (00:42)
Et merci de m'inviter sur ce podcast.
Pierre Vannier (00:45)
Avec grand plaisir, c'est super intéressant puisque c'est un des sujets, tout ce qui est justement le financement de l'innovation, de l'IA, de la technologie. C'est un sujet qu'on a peu abordé en podcast et c'est un sujet qui manque si on veut être complet ou un peu plus exhaustif dans le traitement de tous ces sujets. du coup, Juliette, déjà dans un premier temps, peut être nous présenter Serena et puis ensuite Serena Data Ventures, la branche finalement de Serena dans laquelle tu évolues.
Et puis la première partie de ce podcast pour nos auditeurs, auditrices va quand même être, va y avoir des mots, va y avoir des mots clés, va y avoir des définitions, va essayer de vous faire comprendre des tout un tas d'acronymes. Donc on parlera moins de LLM, on parlera moins de fine tuning, etc. Mais on essaie de s'intéresser quand même à des terres, même si on va les expliquer et rester dans le dans la vulgarisation grâce à Juliette justement et à Thomas de nous expliquer un petit peu en langage compréhensible pour des êtres humains tout ce qui se passe dans le financement de tout ça.
Donc du coup Juliette Serena et Serena Data Ventures, est-ce que tu peux te présenter ?
Juliette (01:49)
Alors, rapidement sur Serena, c'est un fonds de ci-européen qui a été créé en 2008. Donc on existe sur le marché depuis un petit moment déjà. Aujourd'hui, c'est une plateforme de financement qui représente à peu près un milliard d'actifs sous gestion. Et à l'échelle du fonds, va investir dans des sociétés du précis de la série B. Donc ça, c'est un peu le schéma au global.
Sauf qu'en fait, on a très vite fait le choix d'avoir des véhicules d'investissement dédiés sur des thèses d'investissement spécifiques. Et c'est pour ça que moi je travaille exclusivement dans l'équipe Data Ventures, Serena Data Ventures, qui est fait la branche Deep Tech et au-delà de Deep Tech, c'est surtout la branche Data Infra de Serena. Donc ça veut dire que moi je serais dans un véhicule qui en ce moment déploie 100 millions d'euros en préestédie sur ces sujets de couches logicielles bas niveau. Donc tout à l'heure tu parlais de LLM, de fine tuning, de reverse engineering, c'est vraiment mon quotidien aussi.
parce que moi je vais investir exclusivement dans ce qu'on appelle l'infrastructure Software Topics.
Pierre Vannier (02:48)
Top et du coup pour nos éditeurs, pré-sid, sid, en fait dans le processus de financement des startups innovantes, a effectivement ce mécanisme où d'abord on a ce qu'on appelle les financements pré-sid, donc de sid graines, sid ensuite et puis jusqu'à potentiellement un financement qui arrive jusqu'à une introduction aux bourses que vous appelez IPO je crois et finalement chacun
chaque fonds peut être spécialisé dans un type ou plusieurs types d'investissement. Ça, c'est le premier cas. Et ensuite, dans une verticale ou un domaine particulier aussi. C'est un peu ce que tu nous dis quelque part.
Juliette (03:27)
Exactement. On est chacun spécialisé dans des classes actives. Les classes actives, ça va souvent correspondre au stade de maturité des boîtes. Et aussi, on a des thèses spécifiques.
qu'on va définir au moment où on va créer un fonds d'investissement pour cadrer exactement la typologie d'investissement qu'on aura envie de faire. Et en fait, à Paris, en Europe et même dans le monde, on a des fonds de vici, soit des fonds très spécialisés au tout début de l'histoire, comme ce que moi je fais. Moi, vais être beaucoup, par exemple, le first-check investor. Donc, je vais arriver au tout début de l'histoire en tant que première investisseur institutionnel, mais aussi des fonds un peu plus late stage, qui arrivent un peu plus tard dans l'histoire. Il même des fonds de growth. Et après, on arrive au private equity.
Thomas (04:07)
Et c'est peut-être le parfait moment pour distinguer ce que c'est que le VC de façon générale, le Venture Capital et le Private Equity. Même s'il a une gestion, enfin une temporalité qui est différente, est-ce que tu peux donner un peu plus de détails?
Juliette (04:22)
pense que la première chose à bien comprendre entre le PE et le V6, c'est la logique qu'il derrière. La logique du privé t'écoutes-y, c'est plutôt une logique d'ingénierie financière et d'optimisation.
Ça veut dire qu'en fait, les acteurs du PE vont racheter une boîte. Et l'idée, c'est de faire une petite value assez vite. des boîtes qui, généralement, sont rentables ou proches de lettres, avec du revenu, des métriques financières qui sont assez lisibles. Et l'objectif, c'est de la restructurer et d'ici 3 à 5 ans, de la vendre. Donc, en faisant cette plus-value, justement. Le vici, c'est vraiment tout le contraire. On va prendre tous les risques.
ça veut dire qu'on va investir très très tôt dans l'histoire, au moment où le produit n'est pas complètement établi, la boîte n'a pas forcément de revenus, donc il y a une incertitude qui est assez énorme au moment où on va investir. L'idée c'est d'investir sur un potentiel, sur une équipe, en espérant faire un return, qui sera supérieur à celui du PE, mais beaucoup plus encercant. La logique est différente, pour vous donner un ordre de gandeur.
On parle souvent de power low en VC. Ça veut dire qu'il à peu près 20 % des boîtes dans lesquelles on investit qui seront en fait une réussite, versus des crashes qui peuvent avoir lieu ou des boîtes qui vont pas fonctionner aussi bien qu'on l'aurait voulu.
Thomas (05:36)
Tu tenais qui va être mon associé sur M6 ?
Juliette (05:40)
Souvent
je présente mon métier comme ça. Quand les gens savent que le venture capital je leur dis est-ce vous connaissez qui va être mon associé ? Moi c'est mon job. C'est un peu ça. Je voulais peut-être rajouter quelque chose. Je pense que ta question est surtout hyper pertinente aujourd'hui. On aura le temps de l'aborder un peu plus tard dans podcast. J'ai lu une stat ce matin, c'est même pas du tout pour faire une parenthèse en télos. Mais il y avait un article intéressant de Madinès sur justement cette distinction.
Thomas (05:42)
OK.
Ok parfait, pense que c'est un bon truc. Tu voulais rajouter quelque chose pardon.
Juliette (06:07)
Et en fait aujourd'hui, il 80 % des deals de plus de 50 millions en tech en Europe qui sont financés par des acteurs du Private Equity. Donc là où tu as raison, c'est qu'en ce moment, tu as les frontières entre le PE et l'UIC qui sont de plus en plus poreuses et si tu veux, on y reviendra plus tard. Mais c'est pour ça que c'est plus si clair aujourd'hui la distinction, parce qu'en fait, on a des acteurs de PE qui peuvent se positionner de plus en plus tôt sur des tours de financement.
Thomas (06:31)
J'ai peur de disdresser un tout petit peu, mais par exemple le Private Equity, c'est quand y a une entreprise, une start-up qui vient de se créer et l'entreprise avance bien, il a 50 employés, 100 employés et en fait la Private Equity, enfin j'imagine une boîte de Private Equity va venir et va dire bon on va remplacer le PDG peut-être ou on va... Je rentre dans trône en détail, on va...
Juliette (06:49)
Je pense que c'est un peu le cliché. Non, non, mais je pense que c'est un
peu le cliché qu'on a sur le Private Equity. En fait, sur la partie à quel moment un acteur rentre dans l'histoire, je pense que vous pourrez aussi interroger directement un acteur du P.E. Parce que moi, je suis vraiment enviissée. quand je regarde des boîtes, on n'est pas du tout au même niveau de maturité. Mais oui, effectivement, quand je regarde une boîte, a deux ou trois fondateurs là où en fait un acteur du Private Equity arrive pour la boîte un peu plus mature. Il y a des équipes beaucoup plus constituées qui sont là.
Thomas (06:55)
pas de jugement.
Juliette (07:18)
des trajectoires de revenus qui sont prévisibles, lisibles et on est vraiment proche de la rentabilité. Donc c'est pas du tout au même moment de l'histoire. Et c'est la restructuration, c'est l'optimisation. Parfois ça peut être aussi une expansion internationale, des stratégies d'acquisition, de consolidation. C'est pas que forcément pour virer le PDG. Mais globalement oui, c'est pas le même moment.
Thomas (07:36)
...
Pierre Vannier (07:36)
Merci Thomas d'ailleurs parce que
ça m'a... en fait c'est pas l'IA qui va me remplacer c'est un VC qui vient me foutre dehors en fait, sale truc. Non mais en fait... ouais non après VTQT, ouais ouais
Juliette (07:44)
Mais du coup par un vice, nous on est les gentils dans
Thomas (07:46)
N'a pas envie ci.
Pierre Vannier (07:48)
Et justement, fait, quand vous arrivez, c'était une des questions qu'on voulait qu'on se posait en préparant ce podcast avec Thomas. Ça ressemble quoi à une boîte typique dans lequel dans lequel toi t'investis, vous investissez en termes de typologie. Tu l'as dit un petit peu, c'est pas très structuré. y a deux, trois co-fondateurs, etc. Mais tu vois que tu nous donnes un petit peu le ton day job et quand tu arrives à quoi, quoi, à quoi tu peux t'attendre. Et puis aussi, peut être une ou deux anecdotes qui peuvent être assez sympas. Ça peut être toujours.
à mon avis tu dois avoir des anecdotes longues, une grosse liste. Voilà, nous écrier un peu ton environnement de travail en fait. C'est quoi une boîte qui s'adresse à...
que tu sources finalement, parce que tu sources ces boîtes, j'imagine. T'as besoin de les trouver, t'as besoin de les... Donc vous avez aussi une grosse partie de votre boulot qui est aussi traitement d'un maximum de data et d'informations, de signaux faibles du marché, j'imagine, des outils propriétaires pour récupérer plein plein plein d'informations pour vous donner la possibilité de vraiment sélectionner ce dans lequel il a le plus de potentiel et avant les autres, j'imagine.
Juliette (08:52)
Il y a énormément d'éléments dans ta question, déjà pour commencer à y répondre, effectivement, ce qu'on appelle le sourcing, c'est-à-dire la recherche d'opportunités d'investissement, c'est une partie essentielle de notre métier parce qu'en comme on arrive au tout début de l'histoire, c'est souvent des boîtes qui n'ont pas le... Là, je parle vraiment pour moi de mon stade d'investissement et de mon métier.
Pierre Vannier (08:55)
Y'en a deux, trois, oui.
Juliette (09:14)
Et donc en fait l'idée c'est déjà d'avoir accès à l'information qui est déjà pas quelque chose de trivial. Donc là il y en a plein de méthodes en ligne, étant proches des réseaux d'universités, de grands centres de recherche, en regardant sur github dans mon cas parce que je vais aussi financer pas mal de projets open source.
Donc j'essaye de récupérer comme ça plein de signaux de marché et l'information selon laquelle je ne sais pas. Quelqu'un qui tugging face pour monter un projet. Ça, ça m'intéresse. Une fois que je sais ça, après avoir une première rencontre et la boîte généralement, en fait, ça peut être tout ou rien. C'est une réponse un peu paresseuse, mais c'est un peu vrai. Parfois, ça peut être un groupe de personnes.
qui montent un projet depuis quelques semaines ou quelques mois seulement. en fait, il a des projets qui sont quand même hyper récents, on est quasiment au stade de l'idéation. Et là, l'idée, c'est en fait, si vous voulez, lever une première poche de financement pour essayer de lancer le projet. Donc en fait, ça va souvent être dans mon cas une équipe de chercheurs ou une équipe plutôt d'ingés qui vont avoir envie de développer une nouvelle solution d'infrastructure. Et en fait, ils vont avoir besoin de financement pour productiviser leur idée.
C'est un petit peu comme ça qu'il faut voir les choses. en fait, l'équipe, ça peut être vraiment un tas de profils différents.
On peut avoir des chercheurs avec ce qu'on appelle des white papers, donc des papiers de recherche depuis dix ans, fait plutôt une sorte de matérialisation de papiers de recherche ou de projets scientifiques de longue date, versus en fait quelques personnes qui lancent comme ça une nouvelle idée, qui ont un peu codé dans d'autres boîtes avant, qui connaissent très bien leur marché. Quelques personnes aussi très jeunes, même si dans les personnes que je regarde c'est plutôt des personnes assez chevronnées, vu la profondeur des sujets techniques que moi je vais regarder, ça dépend vraiment.
Mais généralement, oui de pas de revenus ou très peu, quelques projets pilotes, ça dépend complètement.
Thomas (11:05)
Et tu l'as mentionné un tout petit peu auparavant mais vous investissez surtout dans les entreprises européennes et pas américaines. Je fais un petit bon mais si un des créateurs est américain et il a une boîte en Europe, vous investissez chez elle, chez lui ?
Juliette (11:22)
Alors c'est en partie vrai parce qu'on investit majoritairement en Europe mais on a des sociétés en portefeuille qui sont américaines et pas seulement avec des founders européens. On a même une boîte où les founders sont complètement américains installés aux US et en fait on l'a simplement trouvé par notre réseau technique et c'était pas des liens de sang ou des liens patriotes qui nous ont reliés.
Mais là, t'as raison, c'est que nous, a quand même des quotas d'investissement qui ont été décidés au moment de notre mandat. Donc au moment où nous, a levé notre argent, on a constitué notre fonds, on s'est engagé auprès de nos investisseurs à investir une grande partie de l'argent qui nous sera confié au sein de l'écosystème européen. C'est aussi un peu la logique derrière, c'est d'injecter de l'argent, d'injecter de la liquidité aussi au sein de l'écosystème pour le faire fructicher. Donc en fait, c'est une logique qui est à la fois financière, mais aussi politique derrière cet investissement.
Mais pour les boîtes américaines, non, bien sûr, on peut le faire. Mais on a quand même quelques contraintes.
Thomas (12:19)
Et tu disais aussi que c'était principalement européen mais est-ce que c'est plus français ou ça peut être n'importe où en Europe, n'y a pas de limite en tant que tel ?
Juliette (12:27)
Il n'y a pas de limite investisseur pour moi 1 euro en Allemagne, c'est pareil qu'investir en 1 euro en France. Moi j'ai aussi fait pas mal d'investissement dans la région d'Arts. Je pense à EMI-AI qui est de mes boîtes en portefeuille qui est installée en Autriche. Je suis investisseur chez Ruflein qui est basé en Allemagne, il a aucune réunion.
Pierre Vannier (12:50)
Et du coup, je me posais juste une question. Quand vous parlez d'Europe, est-ce que ma question est légitime de dire, tu sais, un peu comme dans ce film Civil War, où il a le gars qui la K... Enfin pas la K-47, mais la M15, et qui dit mais quel type d'Europe en fait ? Ma question c'est, c'est quoi l'Europe en fait aujourd'hui pour un Vici ?
C'est une vraie question quand même, elle est peut-être touchy à répondre mais...
Juliette (13:13)
Alors... Non, non, bien sûr.
Non, je pense que déjà l'Europe, malheureusement, ça dépend de la définition qu'on en donne, plutôt strictement au sein des... en fait même des zones euro, versus la non zone euro, en fait.
Typiquement, moi, investir au Royaume-Uni, c'est à peu près équivalent à investir aux US. Et la Suisse, en fonction, on va dire, des lieux d'incorporation, parce que c'est ça qui va compter, c'est où la boîte est incorporée et pas où elle crée du business. Et si vous voulez mon avis, je trouve que c'est pas du tout une bonne logique parce qu'on même en fait même des boîtes qui vont être incorporées de la ware, donc incorporées aux États-Unis, qui vont avoir un pôle de recherche en France et qui vont quand même créer l'emploi en France et aussi abonner dans le système.
Pierre Vannier (13:54)
Oui.
Mmh mmh.
Juliette (14:00)
pourtant on ne les considèrera pas comme boîte française, cictocensus, parce que la holding ne sera pas en France. Donc ça dépend comment tu prends la définition.
Pierre Vannier (14:08)
Et
juste est-ce qu'un VC, et je demanderai pas forcément la position de Serena, etc. Mais est-ce que toi tu sais dans ton métier si...
au vu des tensions géopolitiques actuelles, est-ce qu'il a des pays dans lesquels vous vous refuseriez d'investir ou vous n'investissez pas ? Ou est-ce qu'il a aussi justement une influence de la géopolitique globale sur votre métier qui peut la contraindre sur certains deals ou sur certaines... genre peut-être il y a peut-être des zones qui sont des zones entre guillemets on va pas là-dedans parce que c'est trop instable ou des choses comme ça. voilà, si tu peux me répondre, c'est plus d'une manière générale.
Tu vois ce que je veux dire ?
Juliette (14:49)
Je pense que la réponse est assez évidente. Tous les pays qu'on considère comme à risque sont beaucoup moins attractifs pour les investisseurs. Mais en fait dans mon cas, la question ne se pose pas vraiment. Parce que je suis vraiment contrainte à l'Europe et mes exceptions vont plutôt être réservées. Du coup plutôt pour le Royaume-Uni, pour la Suisse et pour les États-Unis. même par exemple, avant même que la guerre n'éclate, dans mes sujets, c'est vrai qu'Israël a une place prépondérante.
Pierre Vannier (15:16)
Ouais. Défense, bien sûr.
Juliette (15:16)
notamment sur les enjeux de cybersécurité,
défense et infrastructure. fait, moi dans tous les cas, c'est une géographie dans laquelle je ne pas investir parce que je n'ai pas l'autorisation de mes investisseurs. Mais j'imagine qu'il y a d'autres décisions qui sont prises aujourd'hui par des types de fonds qui ont des contraintes géographiques différentes de miennes.
Thomas (15:37)
Oui puisque votre contrat est principalement géographique mais tu peux avoir des visites qui se consomment uniquement par exemple sur la cybersécurité si je reprends ce que t'as dit et donc c'est d'autres problématiques.
Si ça te va, va retourner un tout petit peu sur Serena puisque j'ai votre site web sous les yeux. Site web, ne pas si ça se dit encore en 2026, vous avez investi dans plus de 112 entreprises et toi après quand on va sur ton profil et tout ça, on voit aussi les entreprises avec lesquelles tu es très proche, ton portfolio et il a à peu près 9 compagnies. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus pourquoi tu fait ces choix ? Je ne sais pas ce que tu as le droit de dire, mais si tu peux rentrer un peu plus dans le détail.
Juliette (16:16)
Il y en même un peu plus parce qu'il aussi des investissements qui ne pas annoncés. Écoute en fait, ce que j'ai peut-être pas précisé chez Serena, c'est qu'en fait, au-delà de ta thèse d'investissement, tu peux aussi choisir ta position toi en tant qu'actionnaire. Il y a certaines boîtes pour lesquelles tu peux être au board, donc faire un investissement en tant que vice majoritaire.
Thomas (16:20)
C'est dans le futur !
Juliette (16:41)
de financement ou alors tu peux faire un investissement de follow, c'est à dire un investissement qui va être plus minoritaire dans un tout.
La stratégie de Serena, c'est d'être plutôt un fonds lead. On peut aussi dire colide, ça veut dire qu'en fait, il y aura deux gros vicis, par exemple, qui se partageront la majorité d'un tour de financement. Donc nous, notre stratégie, c'est d'être lead. Et en fait, il y a plein d'implications derrière, qui est qu'en fait, on va être au bord. Donc quand on est au bord, on a aussi en fait un vrai rôle stratégique. Une fois que l'investissement est effectué, il a un vrai rôle opérationnel d'accompagnement de la boîte pour l'aider, en fait, à trouver son produit market fit, pour l'accompagner dans sa stratégie de croissance.
d'expansion, de recrutement, de product market shift. fait c'est pour ça que les boîtes que tu dois voir sur mon LinkedIn, fait c'est des boîtes pour lesquelles je joue un vrai rôle, un vrai rôle d'accompagnement. c'est des investisseurs desquels je vais être hyper proche et on va vraiment correspondre en permanence pour les aider à décoller le plus vite possible.
Dans les boîtes que tu vois, des boîtes qui correspondent à ma thèse de financement. Tu as certains modèles d'IA fondationnels verticalisés dans la voie avec pianote, dans les simulations industrielles avec MII, Roofline, je le mentionnais tout à l'heure, c'est ce qu'on appelle un compiler, donc un compilateur open source. en fait la technologie qui te permet de renaître n'importe quel modèle d'IA sur du non-GPU.
Pour des Edge Devices, tu Wave qui est un investissement qu'on vient de faire. C'est un investissement qui est assez chouette.
c'est dans le domaine de la santé, c'est une spin-out docking. Donc en fait, c'est un département docking qui s'est détaché pour fait constituer une nouvelle société indépendante. Et en fait, c'est un modèle de data autour de l'oncologie, ce qui fait, permet d'analyser des biomarqueurs pour essayer en fait de proposer à un patient atteindre un cancer le meilleur traitement possible. Donc c'est vraiment le sujet du diagnostic et de la médecine de précision.
Et après il y a aussi je pense il plein d'autres, je peux citer toute la liste mais globalement c'est plutôt moi je suis assez sensible au sujet des modèles verticaux d'AI parce que je crois vraiment leur pouvoir transformatif c'est plutôt des modèles horizontaux mais qui vont intégrer aussi des data sets spécifiques liés à un domaine d'expertise hyper précis qui vont intégrer des workflows
et des designs hyper précis dont la promesse est de mieux performer sur des sujets spécifiques que des modèles généralistes. Mais après, y a aussi du DevTool, des sujets d'infrastructure, de data, a plein de choses.
Thomas (19:14)
Je voudrais un petit peu une brèche, c'est juste pour ma culture personnelle, je ne pensais pas que vous investissiez, enfin, que vous investissiez financièrement dans une entreprise, vous investissiez aussi personnellement du point de vue de Serena ou d'un n'importe quel VC. Est-ce que quand vous faites un investissement dans une entreprise où je pense qu'on parle de plusieurs millions, ça vous oblige aussi à vous grossir Serena ou un VC en tant que tel en faisant des recrutements supplémentaires puisque dans une plus forte mesure, si aujourd'hui tu as dix entreprises dans ton portefeuille.
tu ne pas passer une demi-journée par semaine. Je fais une hypothèse assez forte, mais tu vas pas passer une demi-journée par semaine. Est-ce vous êtes obligé vous aussi en interne de l'aussir pour pouvoir accompagner proprement vos investissements ?
Juliette (19:55)
Alors il y a deux choses. Au moment où un fond il va être levé, on crée l'équipe pour déployer ce Donc fait, typiquement, nous on est cinq à temps plein dans l'équipe. Il a trois partenaires, une principale et moi, pour déployer ce fond de 100 millions. Et même il a certaines personnes qui dirait déjà que c'est beaucoup. Parce qu'en fait, même si tu as un accompagnement opérationnel, en fait on...
ton équipe aussi, elle est sur mesure par rapport à la taille de ton fond. Donc nous, va être sain qu'à temps plein de ces sujets. Et l'avantage à chez Serena, c'est qu'on est au sein d'une plateforme. Donc en fait, il y a aussi tout un système operating qu'on a mis en place, qui est aussi assez unique en Europe, qui va aider aussi en sorte de tandem avec les investisseurs à l'accompagnement opérationnel des boîtes. Donc il a les investisseurs évidemment qui sont sur le front et sur le pont.
mais on a aussi toute une plateforme et pas mal d'autres fonctions au Centre Serena qui vont nous aider sur cet accompagnement au quotidien de nos boîtes en portefeuille.
Thomas (20:52)
C'est hyper intéressant. J'en profite pour après revenir sur un autre sujet encore. Tu parles souvent de Deep Tech, c'est là où tu as investi en tant que tel. Je vais faire un petit parallèle et peut-être que je vais me tromper et tu pourras m'arrêter tout de suite. En ce moment, parle beaucoup de crise d'illiquidité du crédit privé. Je ne pas où ça va aller dans le temps. Est-ce que vous, par exemple, c'est un sujet où c'est délicat ou justement, comme vous faites de la Deep Tech et par nature, tu as présenté, je crois, huit entreprises avec des sujets qui ne se résolvent pas en un claquement de doigts.
Est-ce que vous, êtes non pas protégé, mais est-ce que ça fait déjà partie du jeu à partir du moment où on décide d'investir dans une boîte qui fait de la deep-take ? Il y a peut-être plein de questions dans ma question, mais je voulais avoir un peu ton point de vue. Ouais, ouais, je comprends.
Juliette (21:32)
Ouais,
c'est assez touffu comme question. Ouais, là c'est vraiment vous avez quatre heures pour répondre à ce problème millénaire. Non, première chose, effectivement il a un peu une crise. Le VIC, on sent qu'on entre un peu dans une nouvelle ère où c'est moins facile qu'avant de faire des sorties. Peut-être pour rappel, même pour ceux qui écoutent le podcast, en fait quand moi je deviens un actionnaire d'une boîte, l'idée après c'est que je puisse en sortir malgré tout.
Pierre Vannier (21:35)
Nous venons de boucler le chapitre 3 de l'épisode grâce à 4 questions en une.
Juliette (22:02)
Donc en fait, il a une trajectoire d'exit qu'on a en tête dès qu'on investit. Nous, on sait qu'on sera dans la boîte sur une trajectoire qui peut aller aujourd'hui dans des cas d'exit super rapide de 1 à 7 ans, mais en moyenne, c'est plutôt 7-8 ans vici dans une société. Donc maintenant qu'on a dit ça, aujourd'hui, il a beaucoup moins d'alchio. Normalement, les vici, le rêve, au moment où ils investissent très tôt dans l'histoire, ça veut dire super.
Moi j'ai investi dans une boîte qui est hyper jeune et peut-être que dans 10 ans elle sera cotée en bourse et du coup j'aurai réalisé un multiple constat. Il y a de moins dans moins d'alipio du moins en Europe qui se produisent donc il faut aussi être plus créatif dans les trajectoires de sortie. On peut faire du secondaire c'est à dire revendre aussi nos parts lors d'un autre tour de financement ou lors d'une autre opération financière. Il a aussi des acquisitions, des opérations du ⁓ &A qui peuvent être plus ou moins...
significative pour un fonds d'investissement. Donc y a d'autres choses qui se passent. Et sur la partie Deep Tech, fait, la réponse, elle est un peu paradoxale. En fait, j'ai envie dire historiquement, il y a toujours moins de fonds qui ont voulu prendre le risque d'être un vrai fonds Deep Tech.
Ce qui est compliqué, c'est même la définition que tu mets dans la Deep Tech. fait, il a beaucoup de fonds qui font plutôt ce qu'on appelle du B2B SaaS et qui restent sur des sujets et des couches plus légères, plutôt sur des couches de software. Parce qu'investir dans du hardware, forcément, c'est une temporalité qui est un peu différente parce qu'il a plus de capex, il y a plus de R &D. Ça met plus de temps, en fait, après avoir d'avoir un premier produit qui sort et en fait d'avoir ce passage à l'échelle. Donc ça prend plus de temps. Nous, on est un fonds Deep Tech, on investit quand même majoritairement.
dans du software. Parce qu'on sait que le temps de développement est beaucoup plus rapide, même si on a quelques adjacences. On a investi dans Candela, dans une autre boîte aussi de Quantum Sensing, dans des sujets qui peuvent être un peu plus profonds et dans des sujets qui sont littéralement des sujets d'infrastructure. Sur les crises de la liquidité, du coup peut-être pour revenir à ce sujet-là, je pense qu'en fait, ce qui change surtout, c'est que les V6 sont un peu plus à l'écoute.
des trajectoires de rentabilité et de performance opérationnelle. Je pense qu'en fait, de plus en plus, on voit qu'il une attitude de bon père de famille qui apparaît aussi progressivement en Europe et au sein des VICI pour faire des paris peut-être un peu moins fous, mais d'essayer justement d'investir dans des visas modèles un peu plus rationnels et un peu plus rapides, parce que justement, en ce moment, la liquidité est difficile à obtenir.
Thomas (24:34)
Mais par mentionné cette phrase que vous aviez investi chez Amy. C'est ça que tu l'as mentionné pendant.
Juliette (24:40)
Je ne l'ai pas mentionné
mais chez EMI AI en fait c'est un peu compliqué. Ce n'est pas comme AMI Labs, je sais pas si tu parles de la même chose.
Thomas (24:44)
Ok.
non, moi je parlais de ce MIRI dont tu viens de parler avec l'Autriche.
Juliette (24:52)
Oui, exactement.
Thomas (24:53)
Eux, font quoi, par exemple ?
Juliette (24:57)
eux, font un modèle de simulation industrielle, un modèle d'ingénierie.
Thomas (25:03)
Je rebondis sur des choses, mais c'est peut-être un peu plus facile d'avoir de la liquidité dessus, mais aussi quand on regarde ton profil, tu t'occupes du quantum computing. Désolé pour le terme. Ça, par exemple, tu sais que c'est presque impossible de sortir au bout de sept ans. Donc les gens sont à peu près au courant quand ils décident d'investir dans des véhicules avec du quantum computing. Le jour où ça explosera, par contre, je pense que ça sera incroyable. Mais pour le moment, tu sais quand tu investis là-dedans,
tu sais risques que tu prends dans une certaine mesure, ?
Juliette (25:33)
Après il y a aussi
des... Justement, fait tout dépend de l'exit que tu espères obtenir.
En fait sur la partie quantum, le sens de l'histoire montre que la recherche va de ce côté-là. Même quand on regarde ce que propose Anne Vizier en ce moment, il a énormément de recherche sur le sujet. Donc en fait si se dit, si moi mon rôle en tant que Vizier, c'est d'investir sur des sujets qui sont très innovants et un peu d'avant-garde, il faut absolument que je prenne en compte le quantique. Sauf qu'en plus, je n'ai oublié que moi ma stratégie de diversification. Donc ça veut dire que je mets une ou deux billes sur le quantique, après plein d'autres billes sur des investissements que je considère peut-être un peu plus court-termistes.
versus sur des investissements quantiques. Et il a aussi un sujet, c'est pas... En investissant chez Candela, j'investis dans une des meilleures équipes du monde. Il y a les normands de chercheurs du PHD, c'est un projet qui hyper soutenu. Ils ont...
même un vrai rôle de champion nationale à jouer, c'est une boîte qui est valorisée progressivement. Je suis aussi protégée, même par la patrouille et par l'État qui n'a pas envie de faire couler des champions nationaux sur ces sujets et qui a envie de propulser la recherche. Je pense que tu as par petite touche, tu peux choisir de sujets, tu te dis ok c'est risqué, mais il y a tellement de gens qui ont envie que le projet réussisse que globalement si un jour tu as envie de te séparer de certaines parts, tu pourras parce que ce sera toujours un sujet qui sera critique.
pour même débloquer des nouveaux cas d'usage auxquels on ne pas répondre aujourd'hui avec de l'irréférence.
Thomas (26:57)
un peu comme Mistral.
Juliette (27:00)
Un peu comme ce sera.
Pierre Vannier (27:02)
Et ce qui nous amène directement, enfin je trouve que c'est une transition assez parfaite parce que finalement vous êtes des acheteurs d'espoir quelque part. Ou des vendeurs d'espoir, Des très bons parieurs, oui c'est vrai. Ou des joueurs de poker. Non je pense... Non, non, vous vous accrochez à l'espoir. Vous vous accrochez à l'espoir.
Juliette (27:14)
On est des très bons parailleurs.
Je pense pas qu'on vende l'espoir au contraire. Non, on ne pas du tout de l'espoir. On s'accroche
à l'espoir. C'est plutôt les entrepreneurs qui nous vendent plein de rêves et nous, est là, bêtes comme on est, on a investi alors qu'il rien.
Pierre Vannier (27:32)
Et du coup, du coup,
non, non, vous êtes pas bête du tout, loin de moi. Alors déjà, je trouve qu'il a un truc qui quelque chose qui est vraiment bien et je te remercie parce que ça replace un peu l'église au milieu du village. C'est que dans les crises.
comme celle qu'on vit, on a vite fait de jeter le bébé avec l'eau du bain et de considérer que le venture capitaliste est juste une personne qui fait un simple pari. tu viens de nous dire et nous démontrer qu'en fait, vous aviez des places au bord des entreprises et vous aviez quand même une bonne partie de votre mission qui était de conseiller, d'accompagner et qui n'était pas simplement, si je reprends l'analogie du poker, de balancer des jetons au milieu de la table verte et d'attendre le tour prochain et de faire all-in. Donc, il a quand même une notion.
humaine d'accompagnement là dedans et de conseils le but de l'entreprise est aligné avec le but du vici qui est de réussir et de se développer. Et c'est quand même intéressant de le voir comme ça. Vous n'êtes pas simplement uniquement des parieurs. Heureusement. En plus, ensuite, je rebondis sur un truc et j'aimerais sur une info que tu nous as donné.
qu'on le mette en avant, c'est qu'il me semble que Sam Altman avait récemment quand même promis qu'il guérirait à peu près tous les cancers du monde. Donc aujourd'hui, on est quand même relativement loin de ça. Ce que je trouve qui est intéressant, en revanche, c'est que vous, avez une boîte.
issus d'Oakin qui va vers des recherches de cancer, etc. pour la cancérologie, l'oncologie, etc. dont on parle beaucoup moins parce que vous avez beaucoup moins d'argent qu'une boîte comme OpenAI pour faire tout un tas de communication, etc. Et je trouve que c'est important.
de montrer et de dire donc si tu peux en reparler ou nous on en fera aussi la pub parce que c'est une boîte française issue d'une spin d'une spinoff donc du coup de Hawking qui donc re-replace des procédés innovants avec peut-être de l'IA etc autour de cette vraie avancée sociale qui est d'essayer de de trouver des remèdes ou des ou des pour ces malalies là donc ce que je dire par là c'est que c'est pas forcément ce cri cri le plus
vont trouver la solution mais il a plein d'autres gens en fait qu'on ferait bien de montrer et de mettre en avant parce qu'aujourd'hui les spotlights ils sont sur ceux qui ont le plus d'argent souvent aux Etats-Unis et quand même assez souvent adeptes et très forts dans le fake it till you make it. trouve. Voilà ça c'est un peu mon point et mais juste ça il n'y pas de question en fait du coup et et par contre
Juliette (29:56)
Écoute...
C'était très bon.
Pierre Vannier (30:03)
Ma question c'est par rapport à la bulle.
Parce que Deep Tech dit infrastructure, infrastructure dit software, énergie, data center. Aujourd'hui on a quand même quelque chose qui est compliqué au niveau des data center. C'est qu'ils n'arrivent même plus à trouver et s'équiper en transformateur électrique pour le courant et amener le courant au data center. y quand même des temps d'attente pour se fournir sur ces énormes équipements.
pour l'installation des data centers qui font des temps d'attente qui étaient avant deux ou trois ans maintenant presque de cinq ans or le retour sur investissement d'un data center et sa dévaluation dans le temps c'est à peu près 18 à 24 mois donc est qu'on peut pas se poser la question de savoir comment mathématiquement ça ça peut encore continuer cette équation
Juliette (30:52)
Je ne pas exactement de quoi tu me parles. Est-ce que tu me parles plutôt du compute ? Non, mais c'est une question. Je ne sais pas si tu veux plutôt qu'on parle du compute et du fait que tous les modèles d'IA reposent toujours sur des data centers et sur des services physiques, enfin sur des serveurs physiques, Et dans ce cas-là, il faut trouver l'énergie pour faire tourner les modèles. Ou est-ce que tu me parles des infrastructures directes Parce que ça, n'est pas une typologie d'investissement que je ferais.
Pierre Vannier (31:14)
Ma question
est plus derrière. En étant orienté invest deep tech beaucoup d'IA, vous seriez forcément impacté par une bulle qui éclaterait ou par un dévissage du marché sur tout ça.
Juliette (31:34)
En fait, y a deux sujets. Il y a le sujet est-ce qu'on est dans une bulle IA et quand on parle de bulle IA, en fait, on parle de tout type de boîtes. On parle des Tchèges F.T. Vrapeur, même des solutions un peu de tooling, de prompt engineering et on parle aussi des plus gros modèles IA qui eux vont être hyper gourmands en Compute en énergie. Donc le Compute.
Pierre Vannier (31:54)
Donc je suis pas assez précis en fait dans ce que je dis. C'est ça que tu veux dire. Quand on dit bulle, de quoi
on parle. C'est ce que tu veux dire aussi.
Juliette (31:59)
Oui
exactement, est-ce qu'on parle plutôt de toutes les boîtes qui sont surfinancées en ce moment et qui vont être extrêmement valorisées ou est-ce qu'on parle de, si on parle du principe que les ressources en compute sont limitées, ce qui est vrai, comment est-ce qu'on peut faire aussi même des arbitrages entre les différentes boîtes qui vont avoir ce compute, cette énergie et qui vont aussi devoir faire tourner les modèles aussi pour des millions de utilisateurs chaque jour, donc ça c'est le sujet de l'inférence. Je ne sais pas de quel sujet tu parles.
Pierre Vannier (32:30)
Est-ce que tu penses qu'il y a une bulle ici oui ou d'après toi et sinon bah pourquoi finalement ?
Juliette (32:38)
Je pense que la problématique de la bulle est plus liée à toutes ces boîtes qui sont extrêmement valorisées sans avoir forcément un produit et sans avoir une production de valeur qui est précise. Ce qui fait qu'en fait quand tu vois pas mal de modèles d'IA, il y a énormément de gâchis malheureusement en énergie et en ressources pour essayer de faire marcher ces modèles. Il y a plein de choses qui ne réussiront pas, c'est le concept.
Si je me dis est-ce qu'il y a du compute et est-ce qu'on en a accès, aujourd'hui la réponse est oui. Il y a d'autres data centers qui vont être créés, évidemment c'est extrêmement énergébord, extrêmement coûteux, mais en ce moment on n'est pas encore dans une crise du compute où toutes les personnes qui ont envie d'entraîner des modèles ne peuvent pas le faire par manque d'accès. On n'est pas encore arrivé là. J'espère qu'on n'y arrivera pas, mais comme tu as raison, c'est un risque qui est probable peut-être dans quelques années. Sur vraiment la question de la bulia, il y a beaucoup de gens et même en fait tous ont été parlé la dernière fois.
qui compare la bulla à la bulle Internet. Il y a une comparaison qui était marrante. Au début des années 2000, tout le monde prônaisait une sorte d'adresse IP, un peu comme un terrain dans le désert, disant, t'inquiètes, ça va être valorisé des milliards, ça est hyper cher, il a pas de produit, il rien.
En fait, en IA, tu peux aussi un peu avoir la même chose. Tu peux avoir des boîtes qui sont archivalorisées, alors qu'il a pas encore de produits et de vraies créations de valeur, même pour les clients et pour les entreprises. Et tu te dis, mais est-ce que ça vaut vraiment ça ? Et du coup, ce qui fait que même en fait, par rapport à une sorte de pic qui avait eu lieu en 2022, avec des boîtes qui avaient été archivalorisées, avec en fait un actif tangible pas hyper développé, il y a déjà eu des grosses baisses de vallo et des gros cuts de vallo là, en fait, aujourd'hui. Et après, il a plein de phénomènes qu'on peut observer. Moi, ce qui m'intéresse,
beaucoup c'est ce qui se passe à YC donc Y Combinator c'est vraiment un des meilleurs incubateurs du monde et en fait quand on regarde les médiennes de valorisation de YC elles sont toujours plus importantes aujourd'hui pour un top tier de YC on peut s'attendre à une valorisation qui va aller de 20 à 25 milliards de dollars ce qui est énorme pour une boîte qui a été créée il moins de trois mois ça me paraît complètement vertigineux comme montant
Pierre Vannier (34:22)
Oui.
Juliette (34:44)
par rapport à d'autres boîtes qui vont être issues de papiers de recherche, d'actifs, même de travail. Là, souvent, je parle d'équipes qui ont créé quelque chose depuis quelques mois. Ce n'est pas du tout le cas de toutes. Il y a aussi des boîtes qui reposent sur plusieurs années d'expertise, plusieurs années de travail qui arrivent et le premier ticket sert à commercialiser la solution. vraiment, il y a plein de particularités et plein de, on va dire, d'affinage à faire lorsqu'on parle d'un sujet en premier tour de financement.
Mais YC, parfois il a des choses éliantes, après ce qui peut être une bulle, c'est qu'en fait les clients des boîtes YC sont d'autres boîtes YC. Donc en fait c'est un argent qui fait quitte pas l'écosystème, parce que en fait les boîtes s'auto-alimentent et sont clients l'une de l'autre.
Pierre Vannier (35:26)
Je te remercie pour la clarté de ta réponse dans un océan de chaos de ma question.
Juliette (35:32)
...
Thomas (35:33)
Il a plein de sujets à travers tout ça. Je pense qu'on est très loin de la bulle internet en réalité. C'est un bon exemple mais je pense qu'on est plus proche d'une bulle comme les subprimes en 2008. Tu l'as dit indirectement, tu as dit actuellement on ne pas tout l'énergie, tout ce qu'un data center peut offrir, tout le compute. En fait je pense que le risque, à mes yeux et après on soit en philosophe là-dessus, soit on passe à autre chose, le risque il est justement qu'on n'utilise pas tout le compute.
Pierre Vannier (35:49)
compute.
Thomas (35:58)
pour les investissements qui ont été annoncés. Je crois que vous faites aussi du gaming, vous investissez dans du gaming si je dis pas de bêtises à Serena dans une certaine mesure, dans une... Ouais c'est ça. Non mais tu vas voir le...
Juliette (36:04)
à l'échelle de Serena ou oui, mais c'est pas moi qui regarde ces sujets, donc j'ai pas envie de...
Thomas (36:09)
Non, mais tu vas voir
le parallèle que je fais, c'est qu'aujourd'hui, tu as des entreprises dans le jeu vidéo à plus forte mesure d'hardware, donc d'ordinateurs et ce genre de choses qui disent, fait, la RAM coûte hyper cher, les GPU, ça devient impossible. fait, les joueurs, le parallèle est un peu fou. Les joueurs n'ont pas la capacité de payer ces montants-là puisque tu as des entreprises en IA qui lèvent des milliards et tu as l'argent de...
tirer le compute vers eux. Mais à la fin, les investissements qui sont faits, on le voit avec je crois que c'est Stargate, on en parlait 500 000, 500 000, un truc délirant, j'ai même plus de trucs en tête. Il va falloir le rembourser.
Pierre Vannier (36:45)
Et d'ailleurs, excuse-moi Thomas,
Stargate en fait, il a derrière. Il a quasi rien en investissement. Il y a eu une énorme annonce, mais il a pas grand grand chose quand même.
Thomas (36:50)
Non mais...
Non mais en fait ce que je veux dire par là c'est qu'à moment il faut le rembourser aussi ce truc là. C'est à la fois on a du compute pour faire tourner des modèles d'IA mais à la fin il faut payer la facture et la facture je pense qu'elle n'est pas encore très très claire et il y a un entre-soi, tu l'as mentionné aussi avec YC qui est assez impressionnant et c'est aussi pour ça que c'est aussi puissant YC par nature.
Juliette (37:13)
La facture
du compute est surtout hyper élevée. Ça peut être des dizaines, voire des centaines de millions de dollars pour entraîner les plus gros monnaies.
Thomas (37:20)
Ouais
mais t'es bien d'accord avec moi qu'aujourd'hui, je fais encore un peu plus loin, aujourd'hui on ne pas, nous, en tant que consommateurs, la vraie facture de l'IA. Et c'est ça en fait le problème.
Juliette (37:31)
Non, c'est plutôt
justement les vicis et les investisseurs qui supportent la facture.
Thomas (37:35)
C'est ça
? Sauf que vous, tant que entreprise financière par nature, un moment, vous avez besoin de retrouver, si je me permets, de vos petits. Peu importe le temps, vous avez vos horizons de temps, qui peuvent être 3 ans, 5 ans, 10 ans, 20 ans, mais à la fin, vous espérez avoir retrouvé ce que vous avez investi en capital et des intérêts. Ça fait partie du jeu et c'est le capitalisme par nature. Tout le monde. Donc moi, pense que le risque, est vraiment là.
Juliette (37:59)
mais je pense que t'as raison. tout cas ce qui est sûr c'est qu'aujourd'hui il faut repenser le modèle. En fait c'est même lié à ce que je redisais avec de plus en plus d'acteurs du privé d'écouté qui se repositionnent.
le marché aussi évolue, il y a pas mal aussi de fonds qui deviennent ce qu'on appelle multi-stage, qui en fait aussi intègre des activités plus de gros, fait un peu plus late stage pour justement continuer même de financer des acteurs un peu plus sûrs et être sûr aussi de générer du return parce que nos investissements sont très risqués et parce que comme tu le dis, moi je vois très bien la différence de ce qui s'est passé dans mon métier. Ça fait à peu près trois ans et demi que je suis du VC, deux ans et chez Serena, avant j'étais à
Mexico City et d'un an d'autre fonds à Paris. Et en fait, les valorisations augmentent, le coût d'entrée dans une boîte est de plus en plus élevé et pourtant, les returns sont en de plus en plus en certains parce qu'il a moins d'acquisitions et la perspective de l'IPO est de plus en plus lointaine. Donc effectivement, il a un moment, il faut se reposer la question du modèle économique de ton fonds et pour voir en fait comment est-ce que tu peux rendre ça viable.
Thomas (38:53)
Ouin.
Mais tu vois, je trouve que c'est la culture que tu as, est vraiment intéressante. En fait, je te poser deux questions et tu prendras là où tu as envie d'aller. C'est franchement large, mais tu vois, à un moment, tu le mentionnes, ce fait de brûler de l'argent, c'est les V.C. qui payent ou les entreprises en finance qui payent pour cette consommation des GPU, du compute, pardon. Pourquoi on a envie de que la tech brûle autant le cash? Première question. Et le deuxième point, c'est
je vais le faire le parler avec le bruit de façon générale, le marketing, qu'on voit à la Pourquoi la tête brûle autant de sachant que, et ça c'est mon parti pris, il y a une adoption réelle d'intelligence artificielle qui est très lente, qui prend beaucoup de temps et en fait, il un combat qui est très fort entre l'aspect médiatique de faut faire des agents.
Et là, je reparle sur le sujet agent, on peut parler de n'importe quel sujet avec l'IAO. Il faut faire des agents dans ces entreprises, c'est un outil de productivité dingue. Et en face, as, en fait, les agents, vont vous remplacer. Et en fait, est, je ne pas comment expliquer ça, mais on est prêt à payer, la finance est prêt à payer la facture. Les entreprises sont prêtes à lever des milliards ou du moins des millions pour faire tourner du compute. Mais c'est quoi la réalité? Est-ce que toi, tu as peut-être des chiffres ou des informations en plus entre...
80 % de bruit, 20 % de réalité. Je ne sais pas si c'est très clair, vois, c'est très ouvert, c'est limite philosophique, mais...
Juliette (40:30)
Je pense que tu as plusieurs choses. La question de l'adoption de l'IA dans les entreprises, c'est une bonne question. Il y déjà pas mal même de rapports du BCG et de McKinsey sur la question. 2024, ce qui est un peu vieux déjà, on mentionnait à peu près 25 % d'adoption dans les grosses entreprises, mais à grande échelle. Et est-ce que pointait un peu le BCG aussi à peu près à un an et demi ?
c'était le sujet des pilotes. fait, beaucoup d'entreprises utilisaient de l'AI, mais ça restait au niveau plutôt de design partner et de pilote. Il n'y avait pas du tout de passage à grande échelle au sein des organisations. Ceci dit, quand tu reprends un peu ce qui se passe la début de 2026, c'est même qu'il a eu des conseils qui disent, on n'a pas encore remesuré vraiment l'adoption. Par contre, ce qu'on voit, c'est que la moitié des dirigeants, au moins, considère que l'IA va être critique dans la croissance de leur société. Donc, fait, moi,
surtout qu'on est passé d'une sorte d'évangélisation de la yaille, qui fait aussi que l'adoption était beaucoup, fait, a été un peu plus lente et pas immédiate parce qu'il avait le côté il faut évangéliser ce que c'est que l'IA, il faut évangéliser sur la productivité qui veut être gagnée grâce à ça.
et la manière aussi dont tes organisations vouluvaient. Et aujourd'hui justement, on arrive à un moment de l'histoire où tout monde est à peu près sûr que tu peux avoir un impact positif dans tes workloads, donc en fait dans ton quotidien, ça te fait gagner en productivité. Maintenant, aujourd'hui, tout le monde trouve qu'en fait, Claude, c'est merveilleux. Après la question du danger via, est-ce que ça va nous remplacer? Est-ce que c'est dangereux ou pas?
C'est un dilemme philosophique sur la valeur du travail. sinon, ma réponse, c'est tout dépend de ce dans quoi tu mets ton argent.
C'est un peu cliché et j'ai pas forcément envie de taper là-dessus, mais je trouve qu'il a pas mal d'outils, un peu de prospection, d'outils marketing ou de lead generation. Moi, c'est des sujets, j'avoue, qui m'intéressent un peu moins. Et je trouve que tu peux aussi avoir beaucoup de compute et beaucoup d'intelligence dans des sujets qui sont certes utiles au quotidien pour les entreprises, mais moi que je trouve moins profond, moins transformatif dans la société. Ce que j'aime bien, c'est des modèles d'IA qui peuvent avoir un impact en fait réellement positif dans la société. J'en ai parlé tout à l'heure, Wave, c'est une formidable opportunité.
de déceler à la UNU grâce à l'IA, ce que l'humain ne peut pas voir, ce que le radiologue ou ce que l'anapat ne va pas pouvoir déceler lorsqu'il va regarder une pepsi et qui va aider à administrer le meilleur traitement possible. en fait dans le cas de l'IA pour la santé, c'est absolument merveilleux. J'ai une conférence aussi chez META sur les wearables, les META Glasses.
beaucoup de gens s'affolent et en fait il y a quelques cas d'usage où se dit, il y a certains moments où en fait c'est quand important, ça permet aussi à des personnes non voyantes d'être beaucoup plus autonomes aussi dans leur quotidien et c'est aussi une phase positive de l'AI qu'on présente un peu moins parce que c'est un peu facile de présenter l'IA comme étant un grand danger. En fait si j'étais convaincue qu'on allait tous être anéantis ou tous mourir, je me mettrais sous ma couette et j'arrêterais d'investir.
mais je trouve que tout dépend du sujet que tu choisis et tout dépend de ce que toi tu places en fait comme priorité dans les sujets dans lesquels tu investis.
Thomas (43:36)
Bon, c'est bon ça.
C'est plutôt vrai, Pierre, toi, tu avais souvent tendance à dire que quand il une nouvelle technologie, peux soit faire le bien, soit faire le mal, ça fait un peu Batman, mais tu avais souvent ce truc-là et je pense que c'est des points qui sont vraiment excellents, tu mentionnes et puis dans une certaine mesure, je ne sais pas si tu veux y aller Pierre, je t'ai peut-être encore coupé.
Pierre Vannier (43:46)
Oui.
Non
mais c'était d'abord Platon et ensuite Derrida qui ont sorti le concept du pharmacom où en fait une technologie a toujours deux faces, une potentiellement positive et une potentiellement négative et tu peux pas, c'est difficile de les séparer, soit tu la prends et c'est plus les usages qui vont, les usages pardon, qui vont rendre cette technologie et c'est pour reboucler sur ce que dit Juliette c'est exactement ça, elles vont rendre la technologie plutôt vertueuse ou plutôt non vertueuse et là où j'aime bien la position de Juliette c'est qu'elle
pas tranchée, c'est à dire que dans la technologie entre guillemets il a, certes même par exemple dans les métas glasses que je n'aime pas je le dis tout simplement parce que moi j'ai une autre vision par rapport à ça mais tu peux pas absolument jeter cette devise et ces interventions à la poubelle pour absolument tout parce que je peux dire que l'usage pour un non-voyant ou un malvoyant de ces lunettes soit non vertueux.
forcément c'est vertueux. Mais de l'autre côté, tu as forcément aussi des usages qu'il faut mettre en balance qui seront des déviances ou des déviations de l'usage principal du device, de la lunette, pour des choses qui sont moins vertueuses aussi. Donc je pense que c'est compliqué et les gens qui veulent nous faire croire que...
Tout est bon d'un côté et que ça va sauver le monde ou que tout est mauvais d'un autre côté et qu'on va tous mourir tués par des robots, des robots tueurs ou les GI ou je ne pas, je ne sais pas quel autre truc ou bio virus inventé par je sais pas quel LLM puissant. En fait, on ne pas avoir une vision si manichéenne de cette chose là. Et par contre, on peut faire un listing de tous les usages.
qu'on a vu, il y en a énormément aujourd'hui et je trouve ce qui est intéressant c'est de dire que dans les usages il y a les promesses que te font les vendors, optimisation, vous allez gagner du temps, ça vous permet de vous, etc. Et ça en fait finalement ça correspond à la partie la plus visible qu'on nous braille en tête pour l'adoption mais de l'autre côté il faut pas oublier qu'en fait à 80 % des usages aujourd'hui il a qui sont des usages détournés ou qui sont des usages sur lesquels on fait moins la publicité.
et qui sont peut-être un peu moins cool. Le Shadow IA, les gens qui font sauter les LLM et les fail et qui jailbreak les LLM, des gens qui les utilisent pour des choses qui sont vraiment très négatives, des gens qui te font de la prospection automatique et qui t'envoient 75 000 mails par jour, etc. Donc voilà, c'est mon point de vue.
Juliette (46:30)
Après, j'ai pas non
plus envie d'occulter la réalité en présentant que les usages positifs dans la défense, les drones tueurs, ça existe, des erreurs aussi en fait dues à l'AI existent. Il y a aussi plein d'intelligence et plein de computing gâchés dans des sujets que l'on peut considérer comme étant moins prioritaire que ceux de la santé. Mais j'aime beaucoup le parallèle que tu fais avec Derrida. C'est à dire même du mythe de Toot.
J'ai vu ça en filo, je crois, quand j'étais au lycée. Et c'était ça. L'origine, le pharmacone, c'était surtout pour le mythe sur l'invention de l'écriture et en fait la vertu de l'oral par rapport à l'écrit. Mais ce que tu dis est vrai, c'est qu'en fait, à chaque invention, il y a toujours deux postures, quoi. La posture hyper réfractaire et la posture un peu trop optimiste qui occulte aussi toute une réalité un peu plus sombre. Et je pense que l'AI, incarne exactement cette situation où on peut voir, en fait, on peut adopter deux postures différentes. Ceci dit, moi, je peux croire.
Pierre Vannier (47:16)
Tout à fait.
Oui.
Et c'est très difficile d'ailleurs
de naviguer dans ce chemin de crête en fait qui est de ne pas tomber dans l'un ou l'autre des extrêmes d'un point de vue intellectuel je trouve. Notamment les réseaux sociaux nous cantonnent aussi souvent à...
le côté sur lequel on est le plus confortable et on ne voit pas les autres ou on pense que l'autre en fait c'est forcément son adversaire etc. Donc bref mais du coup voilà on tombe dans la philosophie on l'avait prédit c'est tout amène c'est notre point je sais pas philosophie c'est pas le point godwin
Juliette (47:52)
J'ai sorti un premier article,
Philosophie et IA, et j'espère en faire d'autres parce que j'aime beaucoup. Moi c'était sur le paradoxe entre compte et les world model mais ce sera pour un autre moment.
Pierre Vannier (48:00)
Ah mais c'est top ça ! Je veux
bien être ton relecteur avec grand plaisir, ça serait un honneur même.
Tout va.
Thomas (48:06)
Je
obligé d'aller sur un autre sujet quand on va sur ton profil Juliette tu le mentionnes que vous avez des liens avec AMI Labs,
c'est un point qui est extrêmement intéressant aussi et je pense que ça conclut merveilleusement l'épisode en tant que tel, c'est que toute la discussion qu'on vient d'avoir, peux à mes yeux un peu la cristalliser via cet investissement et cette entreprise et cette personne. Il a de noter en l'occurrence qu'il y a derrière l'entreprise, c'est qu'aujourd'hui, il a un profil qui est...
exceptionnel, c'est auquel on dit ça, exceptionnel dans le domaine de l'IA, pour ses expériences, ce qu'il a fait, ce qu'il a produit, c'est merveilleux. Comment en fait on évalue une entreprise comme ça ? C'est limite con comme question et comment on évalue en fait ? Les attentes sont folles, dans une certaine mesure, sans insulter, disent l'LLM c'est pas l'avenir, ils parlent des world model qui représentent mieux notre réalité, c'est vrai, c'est faux, c'est pas le combat, mais il a une vision.
c'est une personne qui a fait ses preuves depuis énormément de temps. Est-ce qu'on investit dans le vide en tant que tel ? Est-ce que c'est un symbole ? Encore une fois, je n'ai jamais une question claire pour toi, Juliette, je m'en excuse, mais je trouve que ça laisse la voix à, fait, est-ce qu'on investit dans la personne, l'entreprise, le potentiel, l'innovation ? là, peut-être qu'on parle de deep tech, comme Faye Faley, qui fait la même chose. Comment on se place vis-à-vis de ça ?
Juliette (49:29)
pense que ce que tu dis c'est un peu une transition parfaite sur ce qu'on n'a pas énormément abordé selon moi qui sont les critères de sélection des dossiers.
Et en fait, dans les critères, ce qui est hyper important pour des premiers tours de financement, c'est avec l'équipe. Quand t'as pas de revenus ou quand t'as pas de réalisation de produit, en fait, tu vas investir sur le potentiel de l'équipe, c'est à dire sur des services. Et en fait, quand tu prends l'équipe d'AMI Labs, c'est une équipe exceptionnelle, mais vraiment exceptionnelle. Yann Lecun est littéralement des pères fondateurs de l'AI. a créé en fait cette technologie qui s'appelle JEPA, qui est fait un nouveau type d'architecture pour justement essayer
de pousser les limites des LLM en faisant des représentations du monde physique, c'est pour ça qu'on parle de World Model.
Et ça en fait, il a très peu d'équipes dans le monde qui ont la capacité scientifique et technique de mener ce projet d'envergure. Et en fait, Yann Lecun est non seulement exceptionnel et c'est aussi entouré d'une équipe qui l'est tout autant. Il a aussi le créateur de Dino et d'autres profils vraiment de très très haut niveau qui se lancent dans ce projet. En fait, c'est une boîte qui a une valorisation assez énorme, mais parce que tu t'appuies aussi sur des années de travail et toute l'expertise de cette équipe
va essayer de concurrencer, si tu veux, des grands modèles de fondation, des LLM, sur des sujets qu'on a du mal à adresser. Le sujet des wearables, celui de la robotique, le sujet des représentations du monde physique, ça, c'est des choses qu'on n'arrive pas encore à faire. Donc quand on a, si tu veux, sorte de projet d'avant-garde ou hyper émergent et qu'on essaye de créer une nouvelle catégorie dans l'innovation et dans la technologie, il faut quand même beaucoup de moyens, il faut une équipe exceptionnelle.
On ne pas si ça va marcher, mais encore une fois, c'est un risque que tu prends en tant qu'investisseur. te dis, s'il faut en fait mettre beaucoup d'intelligence et de ressources dans un projet, ça peut être celui-ci, parce qu'ils ont vraiment des chances de gagner. Mais il a pas de certitudes.
Thomas (51:29)
si je me trompe pas, Yann Lecun, c'est aussi les CNN, les convolutional neural network, en computer vision. Je sais plus à date de quand j'essayais de chercher, je suis incapable de le retrouver. C'est vieux.
Juliette (51:40)
Le papier
un peu fondateur, c'est le papier de 2022 que tu pourras retrouver. Et d'ailleurs, j'imagine qu'il...
Thomas (51:46)
On tip !
Pierre Vannier (51:48)
Mais je crois que la démo qu'il
a faite à la poste américaine où il reconnaissait les chiffres en live, etc. Il a une vidéo qui tourne. Je crois qu'elle est plus ancienne que ça, me semble. Mais c'est vrai que ça fait un moment.
Thomas (51:58)
...
Juliette (51:59)
Il faut voir à partir
de quelle année il a commencé à diriger le laboratoire faire chez META. Je pense que ça s'est daté plutôt de 2015-2016.
Thomas (52:08)
Ouais pour moi le papier,
je m'avance et je sais plus ce que je dis, j'allais dire 2013 mais c'est peut-être encore plus vieux que ça. Mais ce que je veux dire par là c'est qu'en fait c'est des paris.
Juliette (52:15)
Après je sais
pas de quel papier tu parles mais c'est pas grave.
Thomas (52:19)
Non, je parle des CNN. c'est vraiment cette partie là. fait, moi, ce que je veux cristalliser là dedans, c'est de dire qu'en fait, ça a pris du temps et une fois que ça marche, ça perdure dans le temps. en fait, entre le moment où tu vas créer ton papier, là, on peut revenir sur les world model où il en parle depuis deux, quatre ans. Effectivement, les CNN qu'on utilise en computer vision s'en sert encore aujourd'hui, puisqu'ils ont fait leurs preuves et ça a été prouvé dans le monde réel et dans des cas d'usage concret dans les entreprises.
Pierre Vannier (52:19)
Il en a écrit quelques-uns, je crois.
Juliette (52:22)
Oui c'est vous.
Thomas (52:46)
Et donc je pense qu'en fait ça matérialise bien aussi le rôle d'un vici et en l'occurrence de la dictette de dire je fais un pari sur l'avenir mais sauf que je suis obligé de rebondir sur un autre point Juliette, l'investissement, ce qui l'a levé comme montant c'est faramineux. Je crois qu'on dépasse le milliard de dollars si ce n'est d'euros. Je dis peut-être des bêtises j'ai plus les chiffres en tête.
Juliette (53:04)
Ouais, et vous êtes comme moi.
Non non non,
c'est 1,03 milliard de dollars.
Pierre Vannier (53:12)
Ça reste 100 fois moins que le dernier tour de table d'Openea et je veux rien dire, je ça, je dis rien, mais bon, je ne pas en train de négliger ou de sous-estimer. Non, je plaisante, mais ce que je veux dire par là, ça n'a plus de sens, ces chiffres quelque part.
Thomas (53:12)
Ok.
Non mais c'est le premier.
Juliette (53:20)
Au revoir.
Thomas (53:24)
question c'est pourquoi on lève autant ? Maintenant le cas est concret, vois, c'est-à-dire que vous savez à peu près la direction qu'ils veulent prendre, il a des choses qui sont confidentielles et je veux pas rentrer là-dedans, mais c'est comment on explique des montants si élevés jusqu'à la fin, le but... Maintenant j'ai pas de doute là-dessus, le but c'est pas d'avoir un gros salaire, c'est pas de... Il a autre chose en tête, il doit.
parle du compute, est-ce que c'est le compute, est-ce que c'est monter une équipe, est-ce que c'est trouver les meilleurs chercheurs qui coûtent eux vraiment cher, est-ce qu'on sait un peu pourquoi ils arrivent à lever autant ou c'est...
Juliette (53:53)
Le Compute
c'est des dizaines et des dizaines de millions d'euros. Donc en fait il faut déjà se dire qu'il a une partie extrêmement significative de ce milliard qui va partir exclusivement au coût d'entraînement. En fait déjà qu'on sait ça, si tu veux ça démystifie un peu son temps. Souvent on a l'impression que ça va être beaucoup d'argent qui va être, qui va uniquement aller dans la poche des chercheurs. Pas du tout. En fait c'est de l'argent qui va être dans les infrastructures.
ça va être l'achat de GPU, le fait de faire tourner tous les jours ces modèles, le coût de compute, le coût d'inférence, c'est faramineux. Tu peux avoir des factures de 50, 60 millions que tu dois régler juste pour cette énergie. Ça paraît assez dingue, mais ça vaut le coup de le redire parce qu'en fait, c'est que comme ça que ça peut marcher. C'est d'entraîner sur des millions et des millions d'heures de données le modèle pour l'affiner, le préciser et espérer que ça marche. en fait, ça déjà, ça coûte extrêmement cher. Après, au delà de ça, tu as aussi une équipe exceptionnelle.
Et ça, c'est peut-être aussi en fait...
En fait, plutôt genre ça a aussi été un petit peu augmenté par toutes ces entreprises AI qui se veulent les talents les plus exceptionnels dans le monde. qui vaut qu'en fait même pour payer un chercheur, maintenant ça coûte quand même assez cher, sans payer de salaire de footballeur, les meilleurs chercheurs qui ont le plus de chances de réussir, ils vont quand même se faire extrêmement bien payer parce que sinon le risque c'est qu'ils soient pochés, c'est à dire qu'ils soient récupérés par OpenAI anthropiques. Et après la dernière chose c'est que du coup, pour avoir ce compute, avoir ces talents.
et fait lancer en parallèle plusieurs programmes de développement. fait, un peu partout dans le monde, il te faut énormément d'argent. C'est vrai que ça paraît un peu vertigeneux, mais si ton idée c'est de créer un champion mondial et pas seulement un champion notional, on peut comparer à ce qu'a dû lever Mistral. Mistral vient en plus encore de relever la date aujourd'hui. La dernière levée de 122 milliards de PEN-AI qui a été annoncée il y a quelques jours.
En fait, tu es obligé aussi de t'aligner avec ton coup de leïa et ton coup d'entraînement qui ne fait qu'augmenter.
Thomas (55:56)
C'est à dire que les deux coups qui sont vraiment mentionnés, c'est le coup des infrastructures et tu l'as bien mentionné à un moment, c'est dire que dans les entraînements, ça veut pas dire que à la fin de l'entraînement, ton modèle sort. Des fois, tu peux juste brûler purement et simplement des millions puisque tu t'es raté à un endroit où en fait ça n'a pas les résultats à esponter. Et là, c'est vraiment de l'argent perdu, irrécuperable et...
Juliette (56:18)
D'un
sûr, je peux pas te dire autre chose que oui peut-être. Après s'il faut choisir une équipe, on se dit bon, on essaie de prendre les gens les plus sérieux sur ce sujet pour essayer de débloquer des choses qui n'ont jamais été avec d'autres technologies. En parallèle, on peut aussi voir tout l'argent qui est dépensé dans le quantique, même toutes ces levées. Ce n'est pas exactement les mêmes montants quand même, mais on attend encore qu'un premier qubit soit sorti. Pourtant ça fait des années que...
Thomas (56:21)
Ouais, c'est ça.
Ouais, 100 % !
100 %
Juliette (56:48)
des dizaines de millions, voire des centaines de millions sont dépensés dans ce secteur-là. On sait aussi que c'est extrêmement énergivore, mais cette technologie d'avenir, dans le cas du quantique, ça peut débloquer l'analyse de nouvelles molécules, ça peut être des usages plus sur la partie déchiffrement, ça peut être des calculs d'optimisation extrêmement importants qu'on n'arrive pas à réaliser sinon.
En fait, c'est du financement de la recherche finalement. Je pense qu'il faut vraiment plutôt analyser ça comme une sorte de poche ou de budget arrêté que tu et pour essayer d'avoir des choses qui fonctionnent.
Thomas (57:19)
Ouais, je Mais tu...
est-ce que quand on fait des levées de fonds, on a des noms en tête ? Je m'explique, Si jamais AMI labs, veulent lever beaucoup d'argent pour répondre à leurs problématiques Est-ce qu'il a des noms de chercheurs qui sont mentionnés et qui disent si je veux l'avoir celui-ci ?
il faut de l'argent, faut que j'aille le chercher. est chez telle entreprise et je sais qu'il bougera pas. Et de l'autre façon, ça, c'est ma première élément de question. L'autre côté, ça, c'est peut-être plus personnel pour toi. Tu penses pas qu'il y a des niveaux de salaire qui soient aussi élevés. Alors l'objectif, c'est pas de dire si c'est bien ou mal, mais à des niveaux de qui sont aussi élevés. Je pense qu'on peut parler au moins de plus de un demi million de dollars américains de façon générale sur des top chercheurs. Ça peut être plus, ça peut être beaucoup. C'est juste.
Juliette (58:02)
pour vraiment
les meilleurs du monde oui mais on n'est pas non plus sur 3 millions, 4 millions dans la plupart des cas ça reste des exceptions évidemment que c'est un salaire qui est démesuré après en fait ce que tu achètes c'est la rareté c'est la rareté du talent, la rareté de la recherche bien sûr
Thomas (58:07)
Ouais ouais. Un émignon ça reste déjà pas mal.
Mais donc on a des noms en tête, c'est-à-dire que quand on
va chercher ce montant-là, on se dit cette personne-là, peut faire ce que je veux, elle va... J'abuse quand je dis open-air et ça peut être n'importe où, a des chercheurs n'importe où. Maintenant on a juste ces anthropiques et open-air en tête, mais on sait qui on va aller chercher, on sait pourquoi et on sait qu'on va devoir le séduire d'une certaine façon. Pas que financièrement, je pense.
Pierre Vannier (58:37)
Il y a Thomas Maymoon
qui... Il y a le nom Maymoon comme ça qui circule en ce moment à 5 millions, 10 millions. À droite, j'ai 10 millions à droite, à juger vendu. C'est un peu ça en fait, c'est les ventos en chers en fait, c'est le mercato, c'est ça ?
Juliette (58:50)
Nalep, oui complètement, il y a une soirée que vous avez dû suivre, j'imagine Peter Steinberger, mec autrichien qui codait dans sa cave, qui a créé OpenClaw et qui a été acheté instantanément par OpenAI, le montant n'est pas disclosé mais lui il a dû être acheté plusieurs millions de dollars, c'est sûr.
Thomas (58:53)
C'est fou.
Pierre Vannier (58:57)
Hum... ... upon cloué.
Mais il doit être ridicule, il doit être... Ouais... Ouais...
Juliette (59:13)
Donc
en fait là on parle de même acqui-hire, tu vois, dans le cas où même en fait un gros modèle peut acheter une personne, même acheter une société juste pour le chercheur de la société. c'est bien sûr que c'est des éléments précis. T'as des technicités en fait qui sont en fait seulement contenues dans les mains de trois élus. Tu vois, moi je pense à ma boîte qui fait un compilat.
Pierre Vannier (59:35)
Deux, trois élus, c'est très
très messianique ton truc, t'as vraiment l'annonce. Les élus !
Juliette (59:39)
Non mais tu vois moi je pense à... J'ai
une boîte qui fait un compilateur donc vraiment pour essayer de faire tourner des modèles dia sur des edge devices et sur un peu tout type de hardware quoi. Pas des GPU. Non. Dans Edge, c'est sûr qu'on en a un. Mais Edge... Exactement. On le sait très bien. Mais ils font autre chose. Maintenant ils font plutôt un AIA gateway.
Pierre Vannier (59:54)
C'est pas Edgy, vous êtes pas investisseur dans Edgy, non ? oui, avec Sacha Morar qu'on salue.
Oui, donc là tu as un compilateur du fou.
Juliette (1:00:09)
il crée un router, bref,
un compilateur. c'est encore autre chose et en fait c'est assez technique, c'est vraiment un petit software hyper léger que tu veux mettre au plus proche du GPU et en fait il n'y que 2000 ingénieurs contaileurs dans le monde.
Si tu es en train de créer ta boîte et que tu vas chercher de la rareté avec des anciens de A-Arm, Intel, AMD, il falloir aller chercher. Non seulement il faut qu'ils bougent, et du coup pour qu'ils bougent il va falloir les attirer soit avec un salaire, soit avec un projet, soit avec une vision. Après l'argent on n'achète pas tout le coup. Je reste quand même relativement positif sur le fait que effectivement les ressources ça peut être un élément de défoncibilité. Si tu lèves beaucoup d'argent, tu as plus de chances parce qu'on est quand même dans un concours de vitesse aujourd'hui avec des sorties qui doivent être les plus rapides possible.
pour toujours rester premier ou avoir un avantage de marché. Après ceci dit ce qui est rassurant quand même c'est que tout repose encore sur les cerveaux et sur une poignée de chercheurs super brillants qui vont pouvoir avoir la bonne idée et trouver le bon puzzle ou la bonne pièce pour faire marcher quelque chose. Et donc ça les gros modèles achètent toujours du talent.
Pierre Vannier (1:01:17)
Chercheur c'est le nouveau geek sexy des années 2025. va être un peu ça. On s'approche quand même de... Ouais bon dev.
Juliette (1:01:23)
Ouais, chercheurs ou bon dev, quoi.
Pierre Vannier (1:01:28)
bon AI engineer, dresseur d'agent. On se dirige un peu vers la fin de ce passionnant épisode avec toi. Juliette, on a une tradition, c'est de te faire répondre à la question de la précédente invitée, ce qui est d'ailleurs, fait, crois assez rare dans l'histoire du podcast qu'on ait une invitée qui pose une question à une autre invitée. Emmanuel Galou de Hobat, qu'on a vu dans notre dernier épisode et qui te pose la question suivante. Quelle compétence
humaine sera devenue rare dans les dix ans qui arrivent selon toi.
Juliette (1:02:04)
savoir faire son... savoir faire son, on dirait.
Pierre Vannier (1:02:07)
Savoir faire sans IA. savoir faire sans.
Juliette (1:02:13)
Un exemple récent que j'ai en tête, c'est une discussion que j'ai eue avec un de mes entrepreneurs qui est désespérée du temps qui passe à relire des lignes de codes produits par des personnes un peu plus juniors dans l'équipe, des juniors et ingénieurs qui font tourner Claude Code et qui comme ça produisent dans ma ligne de code. Le problème c'est qu'en fait le rôle des seniors et ingénieurs maintenant c'est de relire et de réparer les erreurs, essayer de tout rendre...
de rendre le code plutôt le plus efficient possible. Et ça en fait, c'est une compétence qui est rare parce qu'aujourd'hui c'est tellement facile de développer et de produire. Donc là je parle des chercheurs, en fait que ce soit dans les sujets de la créativité, nous dans la partie de la rédaction. Maintenant c'est tellement facile en fait de prompter deux trois choses et d'avoir directement un texte qui est créé pour nous, des éléments de réflexion qui nous sont directement présentés.
sans exercer vraiment son libre arbitre et son esprit critique. Donc je pense que justement une compétence qui va être de plus en plus rare c'est, bah, j'ai n'importe quoi, d'essayer de recoder une application sans rien, sans cloud, sans cursor, en ouvrant tout seul son environnement et en essayant de créer soi-même son application, ça, ça va devenir plus rare, je pense.
Pierre Vannier (1:03:25)
Donc finalement quand tu dis savoir faire sans, je vais pousser un petit peu le bouchon un peu plus loin puisqu'en fait je pense que le sans il est presque rhétorique. La question c'est en fait savoir faire.
Juliette (1:03:34)
C'est possible, Je pense que c'est à m'en refaire et...
Pierre Vannier (1:03:36)
juste savoir faire et donc du coup
ça veut dire que devient la perte de savoir faire. qu'on en fait le deuil, on accepte ou est ce que vont se développer d'autres savoir faire par exemple.
Juliette (1:03:46)
Non,
on me fait travailler une assez avocat comme un muscle. Et du coup, on va toujours garder le savoir-faire.
Pierre Vannier (1:03:51)
J'aime bien ça, je garde cette idée. Et du coup, à toi maintenant de poser une question aux prochaines invités ou à la prochaine invitée.
Juliette (1:04:00)
Ma question est assez simple en fait. Je me demande aujourd'hui quelle serait la boîte que votre prochain invité aurait envie de Donc si c'est un CEO d'entreprise, sur quel sujet il aimerait créer une nouvelle société ? Et si c'est pas un CEO, si demain il devait monter une boîte, ce serait sur quoi ?
Pierre Vannier (1:04:18)
très très intéressant. Question à tiroir, question magique à tiroir, pochette surprise un peu finalement.
Juliette (1:04:27)
J'aimerais presque que vous la
posez aussi, alors genre non, te posez toi, et tout ça, ou Thomas, si demain vous montiez une boîte, vous montrez quoi ?
Pierre Vannier (1:04:31)
Alors moi c'est très simple, c'est une
entreprise d'élevage de chèvres dans le Larzac. Donc je vais en faire la publicité. Ça sera... voilà, j'en parlerai plus tard. Non, je plaisante, mais je vais déjà garder mon entreprise, continuer à passer des bons moments avec mon partenaire et surtout...
continuer à passer des super moments avec nos invités et parce que je suis vraiment ravi et je pense Thomas aussi qu'on a pu avoir ta parole et surtout un point de vue que je trouve de manière très affrichissante assez il y a une grosse prise de recul et qu'il a quand même des éléments qui sont
Au contraire pas du tout clivant ou manichéen mais juste un positionnement avec tes valeurs aussi, avec des valeurs. Et on pourrait se dire aussi, les gens qui travaillent dans ce monde de la finance etc. Non non, heureusement qu'il des gens qui ont la tête bien faite. moi je suis vraiment très content d'avoir eu cet essange. Thomas ?
Thomas (1:05:29)
Ravi, et moi ce qui me fait très plaisir aussi, c'est en termes de conclusion, c'est qu'on a tendance à dire du mal de la finance. Je pense que tu es au courant, Juliette, tu dois avoir des amis, des fois qui disent du mal sur la finance, malheureusement, c'est le mal. Moi, je n'y crois pas du tout, mais je pense qu'on est vivant dans un moment où c'est vraiment intéressant puisque quand tout monde a la tête dans le guidon en pensant que l'IA, je prends le sens de l'IA, mais aussi la diptèque pour toi, c'est l'avenir où on réfléchit pas dans les deux côtés du prisme.
le fait que tu vois plusieurs entreprises, que tu vois comment ça se passe en interne, ça permet d'avoir une belle hauteur d'esprit et ça fait des échanges qui sont vraiment agréables. Donc je trouve ça vraiment cool et je trouve que tu prouves avec cet échange que la finance a du sens et que n'est pas qu'une affaire d'argent, aussi une affaire d'humain et de personnes et de compréhension et de croyance dans une certaine mesure.
Juliette (1:06:17)
Il faut avoir foi en l'assurance, sinon je peux pas faire mon métier. Ouais, aussi.
Thomas (1:06:19)
et on la vie un peu. Non, non, ouais, c'est sûr, 100 %
Pierre Vannier (1:06:22)
Et puis de toute
façon quelqu'un qui prépare des écrits sur quant et ça peut ça peut peut qu'aller bien quoi ça peut qu'aller bien tout ça merci beaucoup juliette merci à toutes et à tous qui nous écoutez n'hésitez pas à mettre un petit plus un petit like à partager à faire tourner un peu l'algo des différents réseaux sociaux voilà pour qu'on puisse être tout en haut de la liste merci juliette merci thomas merci à tous à très bientôt merci
Thomas (1:06:29)
Merci Juliette.
Juliette (1:06:46)
Merci beaucoup de m'avoir reçu.
Thomas (1:06:47)
Merci.