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"Je suis devenue boulimique le jour où mon frère m'a annoncé qu'il était atteint d'un cancer".
Découvrez le témoignage sincère et poignant d'Ariane Séguillon.
Auteure du livre "La Grosse", Ariane Séguillon fait face à un véritable combat de tous les jours contre la boulimie, une maladie dont les témoignages demeurent encore rares en France.

Anorexie, boulimie... 900 000 Français sont touchés par des troubles des conduites alimentaires, des maladies méconnues qui "alimentent" de nombreux fantasmes.

La comédienne que l'on retrouve au quotidien dans la série "Demain nous appartient" diffusée sur TF1, a accepté de partager à coeur ouvert avec Franck Nicolas son expérience personnelle, son parcours, et son long chemin vers la guérison.

What is UNIK MEDIA?

Les Rencontres inspirantes de Franck Nicolas.
Nous avons tous en nous des dons et des talents uniques.
Les grandes réussites de tous les domaines qui nous entourent ont su mieux que quiconque les découvrir et les exploiter pour vivre leur vie à 110%. Et si vous pouviez en être inspiré et reproduire ce même chemin ? Franck entre dans la "tête" de ces leaders incroyables pour vous livrer leur recette du succès.
Nous vous dévoilons des talents "UNIK" pour réussir à votre tour.

Mon record,
c'est 48 heures sans

m'arrêter de manger.

J'étais malade
au milieu,

mais après,
j'ai recommencé.

Je dis les choses
parce que je me suis

dit: À partir
du moment où je

parle, où je parle
vraiment, où je

ne parle pas.

Mon regard
sur les autres,

mon regard
de la vie,

mon regard au
quotidien a changé.

Et je
suis finalement

heureuse d'avoir
vécu ça pour

pouvoir changer.

Finalement,
ton regard

sur les autres a
changé parce que tu

as souffert du
regard des autres ?

Exactement.

Ça s'est déclenché
à quel moment

par rapport
à ta carrière ?

Oui, la maladie
de mon frère.

Parce qu'avec son
cancer,

il s'est battu.

Il y avait une
culpabilité ?

Oui, une énorme
culpabilité.

Oui.

Mais qu'il a eu
la délicatesse

de m'enlever.

La première chose
qu'il m'a dit

une fois qui était
très chouette,

il m'a dit: Arrête
de vouloir

me sauver.

La seule personne
qui peut me sauver,

c'est moi.

Ça, ça m'a
vachement aidé.

Une semaine avant
de mourir, du mal

à le dire, je sens.

Il était très ému,
mais il m'a dit:

Profite de ce
souffle qui va me

manquer la vie
est merveilleuse.

Soyez
déraisonnables.

Ayez l'audace
de choisir vos

valeurs pour faire
de vous un grand

leader pour un
monde meilleur.

Rencontre inspirante
aujourd'hui avec

une amie
personnelle,

Yann Séguillon,
comédienne française

de théâtre et
actrice de cinéma.

Arienne connaît
actuellement

beaucoup de succès
sur le petit écran,

avec notamment son
rôle de Christelle

Moreno dans la série
Demain nous

appartient,
Femme aux multiples

casquettes.

C'est avec un livre
intitulé La Grosse,

un récit
autobiographique

évoquant son combat
contre la boulimie.

Bonjour, Ariane,
c'est Guillaume

avec Franck Nicolas.
Bonjour Ariane.

Bonjour.
Comment vas-tu ?

Très bien.

Tu me disais qu'en
ce moment,

c'était chargé,
ton emploi du temps.

Oui, c'est
assez chargé.

Entre les répét
de la pièce

de théâtre,
les tournages et la

promotion du livre.
Il y a un livre ?

Oui, il y
a un livre.

Ça alors,
par exemple.

C'est un livre avec
le titre

qui est Cash.

Je l'ai appelé
La La Grosse,

parce que je voulais
un titre

à la hauteur de ce
qu'était le jugement

et la différence
quand on

devient obèse.

Et je trouvais
que Gros, La Grosse,

c'était le nom
dont on m'avait

affublée
assez souvent.

Donc j'ai voulu
l'appeler avec un

mot qui soit choc.

C'est pour ça que ça
s'appelle La Grosse.

Il y a 900 000
personnes,

rien que soit
la France,

je n'ai pas
les chiffres

au Canada,
en Suisse,

en Belgique, qui
souffrent de ce mal.

Le message que tu as
voulu faire passer,

je le trouve très
fort, mais surtout

très courageux.

C'est-à-dire
que quand j'ai

commencé à maigrir,
les gens ont

commencé à m'en
parler et d'un seul

coup,
sur les réseaux,

j'ai dit que j'étais
boulimique.

Et alors,
ça a été comme une

espèce de bombe
atomique.

Tout le monde...

J'ai reçu
des milliers,

des milliers,
des milliers

de messages qui me
parlaient

de boulimie et Une
certaine presse

à scandale a
commencé à dire

que je maigrissais
et que j'avais

maigri parce que je
faisais du sport.

Je ne pouvais pas
laisser dire ça.

Donc j'ai
un magazine,

Paris Match,
que j'ai contacté

en leur demandant:
Est-ce qu'on peut

faire un papier
en expliquant que je

n'ai pas maigri
comme ça ?

Et en fait,
quand ce papier

dans Paris Match est
passé,

j'ai une éditrice
qui a vu ce papier

et qui m'a contacté
en me disant:

Je cherche quelqu'un
de public qui parle

de la boulimie
depuis hyper

longtemps,
puisque personne

ne veut le faire.

Il y a déjà
des hommes qui l'ont

fait, mais très
peu de femmes.

J'aimerais vraiment
qu'on en parle.

On a parlé
de l'agrosophobie,

etc, mais pas
de la boulimie.

À quoi ça ressemble
notre vie lorsqu'on

doit composer entre
un travail prenant

où il faut être
à 110%, on ne peut

pas jouer à moitié,
et puis on rentre

à la maison et Et on
est frappé par cette

deuxième
problématique

qui mange
une nouvelle fois

beaucoup d'énergie.

Je pense qu'au
moment où on a ces

crises,
au moment où on est

boulimique, on est
comme un drogué.

Donc quand on est
drogué,

on ne dit pas qu'on
est drogué et on

pense qu'on
ne l'est pas.

À partir du moment
où on reconnaît

qu'on est
boulimique,

c'est qu'on a
commencé à guérir.

C'est un mensonge
permanent

à soi-même,
aux autres.

Il est vrai que tout
ce qui est repas,

etc, devient
cauchemardesque

parce qu'on ne peut
pas manger dix

baguettes devant
les autres ou dix

camembert ou 20
paquets de

gâteaux, etc.

Donc,
on n'a qu'une hâte,

c'est de se sauver
et de rentrer

ou dans sa chambre
d'hôtel où je suis

beaucoup, ou chez
soi pour manger.

Comme les droguais
et comme les

alcooliques,
je cachais dans le

canapé,
avant que toute

la maison arrive,
des paquets

de gâteaux et je
mangeais

discrètement.

Je pensais qu'on
ne me voyait pas.

Après, mon fils m'a
dit qu'il me voyait,

mais moi,
j'étais persuadé,

à l'époque, qu'on
ne me voyait pas.

Comment tout a
commencé,

selon toi ?

Je pense que c'était
latin, parce que je

pense que c'est
une maladie qui est

extrêmement
perverse, qui rentre

dans votre vie
sans crier gare.

Mais comme je suis
sportive

et que j'avais,
je pense,

un métabolisme
plutôt sympathique,

je ne Aussi, ce
n'est pas au départ.

Après, j'ai passé,
évidemment,

quand mon frère m'a
annoncé qu'il avait

un cancer,
je suis passé

de stade un à stade
quatre, d'un coup.

Mais je pense...

Tu as ouvert
les vannes.

Oui, j'ai ouvert
les vannes.

C'est Dix baguettes
à la fois.

C'est-à-dire
qu'en fait...

C'est un jeu
de mots, ça ?

Dix baguettes
ou c'est vrai ?

Non, ça a existé,
oui, bien sûr.

Mon record,
c'est 48 heures sans

m'arrêter de manger.

J'étais malade
au milieu,

mais après,
j'ai recommencé.

Mais je dis
les choses parce

que je me suis dit:
À partir du moment

où je parle,
où je parle

vraiment, où je
ne parle pas.

Mais en plus,
j'avais extrêmement

envie de parler
de cette différence,

de ce jugement
dans lequel nous

vivons tous
en permanence.

Cette différence
que j'ai vécue m'a

changé totalement.

Mon regard
sur les autres,

mon regard
de la vie,

mon regard au
quotidien a changé.

Je suis finalement
heureuse d'avoir

vécu ça pour
pouvoir changer.

Finalement,
ton regard

sur les autres a
changé parce que tu

as souffert du
regard des autres ?

Exactement.

C'est exactement ça.

Qui était la petite
Ariane, plus jeune,

à 10 ans ?

À quoi ressemblait
ta vie à 10 ans ?

À 10 ans, divorce
de mes parents.

Voilà, terrible.

Et mes parents
se sont séparés.

Donc, j'ai très vite
habité avec

mon père.

Et puis mon père est
très vite parti

en Afrique du Sud.

Il a fui,
je le raconte

dans mon livre,
où il a fui

la France
pour des raisons

diverses et variées
financières.

Mon père a toujours
eu des finances

assez originales,
dirons-nous.

Et mon père qui part
en Afrique du Sud,

après, je ne sais
pas où il est

pendant un an.

Donc, je le cherche
tous les jours

sur la map Monde.

Et puis mon frère,
qui a à peu près

un an,
après le divorce,

va être violé
par un de mes ongles

pendant cinq
longues années.

Et ça, à l'époque,
personne ne

le sait ?

À l'époque, personne
ne le sait, non.

Évidemment.

Et quand tu
l'as su ?

Et quand je l'ai su,
j'étais petite.

Ça ne voulait rien
dire pour toi,

quasiment ?

Ça me parle peu.

Je vois qu'il y a
un grand bas de camp

bas dans la maison
de campagne où mon

petit frère
l'annonce puisque

mon cousin part
en vacances avec cet

oncle et il se dit:
Ce n'est pas

possible qu'il vive
la même chose

que moi.

Donc c'est au moment
où il l'annonce

à la famille.

Et là, une omerta
énorme va naître

sur la famille.

Personne ne
va en parler.

On va juste décréter
cet homme non grata.

Et du coup,
je me Je lui ai dit:

Moi, je dois en
parler parce que...

Déjà, il est
mort depuis ça.

Il a eu un cancer
de la gorge,

comme par hasard.

Et je me suis dit
que je devais

en parler parce
que c'était mon

devoir, finalement,
de sortir de

cette omerta.

Ce n'est pas du tout
le sujet

de mon livre.
Non, pas du tout.

Mais à un moment,
il faut parler.

Et j'avais envie
aussi, à travers ce

livre, de dire qu'il
faut parler

dans la vie.

Quel était
le rapport qu'il y

avait, que tu avais
avec papa et maman ?

J'ai vraiment
un burn out

avant 10 ans.

Assez énorme.

Je me souviens
de deux,

trois trucs,
mais je n'ai pas

de vrais gros
souvenirs.

On va s'arrêter
ici, Hugo.

Je n'ai pas de vrais
gros souvenirs.

Bien souvent,
lorsqu'on est

adulte,
on a tendance

à oublier les temps
forts de l'enfance.

Et ça, c'est très
important,

non pas de revenir
pendant des heures

là-dessus,
mais de comprendre

que l'enfance va
venir paramétrer

une partie de notre
paradigme, en clair,

notre façon
de penser,

notre programmation
mentale.

Un exemple.

Dans un instant,
je vais demander

à Ariane que j'ai
invitée parce

que c'est un grand
cœur, parce qu'elle

authentique et parce
qu'elle inspire

des millions
et des millions

de personnes,
notamment avec

son livre.

Et à ce moment-là,
je demande à Ariane

si on peut revenir
sur des temps forts

de son enfance.

Je ne vois pas de
grosses étincelles.

Donc, ce que je vais
faire, c'est que je

vais poser
une question qu'on

voit souvent
en coaching.

Je vais lui demander
à qui elle voulait

le plus plaire
lorsqu'elle était

enfant,
papa ou maman.

Quel est l'intérêt
de cette question ?

Vous devez
comprendre

que lorsqu'on est
enfant, même si on

aime nos deux
parents en général

et surtout quand on
a eu le privilège

d'avoir deux
parents, des fois,

il y a des accidents
de vie,

on va avoir tendance
à plaire à l'un

ou à l'autre plus
que l'autre.

En clair,
on peut vouloir

plaire absolument
à papa ou maman.

Jusque-là,
aucun problème.

Si papa ou maman est
très équilibré,

un être humain
parfait,

ce qui n'arrive
jamais, il va aussi

nous transmettre
sa perception

de notre image.

Donc, si mon père
m'a dit ou ma mère

m'a dit: Tu es
intelligent,

je vais me comporter
comme un être humain

intelligent
et souvent

pour le reste de ma
vie, avec une bonne

estime de moi.

Si en revanche,
et ça arrive

de temps en temps,
on va le voir avec

Ariane
dans un instant,

on vous dit: Tu es
moche,

l'être humain,
c'est complètement

dingue, mais c'est
comme ça,

va avoir tendance
à se conformer

à l'image et à cette
vérité

que la personne
référente nous a

injectée dans
notre mental.

Et c'est la raison
pour laquelle,

souvent,
il vaut mieux

comprendre qui nous
a le plus influencé

et surtout,
ne pas traîner cet

avis toute notre
vie, puisqu'on a

compris que ce n'est
pas une vérité

et que c'est
à nous de choisir.

On va voir la suite.

Toujours plaire
à nos deux parents,

évidemment,
ils sont tous

les deux importants,
toujours, toujours.

Mais à qui,
si on faisait

l'exercice,
à qui tu voulais

le plus plaire ?
À ma mère.

Ma mère qui était
une femme très,

très belle
et qui était,

qui l'est toujours
d'ailleurs,

et qui était
toujours très

exigeante sur
le physique.

Et j'avais
l'impression

que j'étais jamais
assez belle

pour elle-même.

Quand j'ai été top
modèle visage,

quand j'avais 17
ans, j'ai été top

model visage pendant
quelques années

et je me trouvais
toujours moche

par rapport
à cette mère.

En fait,
quelque part,

j'ai eu l'impression
quand j'étais

devenue obèse,
mais c'est qu'une

impression,
puisque je pense pas

que ma mère fasse
ça en une seconde.

Mais j'ai eu
l'impression que je

devenais finalement
la personne

que je voyais.

Est-ce qu'on est
boulimique à vie

et il y a des hauts
et des bas ou est-ce

que la boulimie est
derrière nous et on

n'en parle
plus du tout ?

C'est très compliqué
de se débarrasser

de la boulimie
puisqu'on peut

s'arrêter de boire,
on peut s'arrêter

de se droguer,
on peut s'arrêter

de tout, mais on ne
peut pas s'arrêter

de manger.

Donc, ça veut dire
qu'on doit garder

cette drogue dans sa
vie, mais la

prévoiser.

Donc c'est
très compliqué.

Il faudra prendre
la sensation

de satiété, de faim,
de partage.

Il faut se redire
que la nourriture

est quelque chose
de vital et quelque

chose qui peut
être bon.

Ça s'est déclenché
à quel moment

par rapport
à ta carrière ?

Oui, la maladie
de mon frère,

parce qu'il est
avec son cancer.

Il s'est battu
battu, battu.

Il y avait une
culpabilité ?

Oui, une énorme
culpabilité.

Mais qu'il a eu
la délicatesse

de m'enlever.

La première chose
qu'il m'a dit

une fois, qui était
très chouette,

il m'a dit: Arrête
de vouloir

me sauver.

La seule personne
qui peut me sauver,

c'est moi.

Ça, ça m'a
vachement aidé.

Et en palliatif,
une semaine avant

de mourir,
du mal à le dire,

ça me sent.

Il est très ému,
il m'a dit: Profite

de ce souffle qui va
me manquer, la vie

est merveilleuse.

Ariane, quelles sont
les habitudes que tu

as mises en place
pour tenir le coup ?

Quoi qu'il arrive,
je fais quatre

repas par jour.

C'est-à-dire petit
déjeuner, déjeuner,

goûter, dîner.

Il ne faut pas
que la nourriture

soit un problème.

Il ne faut pas
que la nourriture

soit un
questionnement.

Il faut que ce soit
quelque chose

de naturel.

Est-ce que tu as
une technique

aujourd'hui
pour surmonter cette

peur d'être rejetée,
d'être critiquée

par d'autres ?

Parce que c'est
virulent, parfois.

Non.

Parce que
c'est ce que j'ai

dit à cette
fameuse casting

director à un moment
que je vais voir.

Pour un film.

Et j'arrive dans son
bureau et elle me

dit: Je
suis désolée,

Ariane, je croyais
que vous étiez

encore jolie.

Je suis confuse,
donc le rôle n'est

pas pour vous.

Je m'en vais et ça
me fait marrer parce

que souvent,
on me dit: Mais

tu as répondu quoi ?
Rien.

Donc, je pense
que le mieux,

c'est de ne pas
juger les gens

qui vous jugent.

Je pense que c'est
la plus

grande force.

Est-ce
qu'aujourd'hui,

finalement,
tu as suffisamment

recul pour
comprendre à quel

point tu inspires
et tu aides des

milliers
et des milliers

de femmes
aujourd'hui

francophones dans
le monde entier ?

Pas uniquement
avec le livre.

Bien sûr, le livre,
c'est un prétexte.

Mais tes prises
de parole inspirent

des milliers
de femmes

qui laissent
en permanence

des commentaires
dans tous les

médias sociaux.

Tu es consciente
de ce rôle que tu as

maintenant,
qui est autre

que de divertir ?

C'est très émouvant
ce que tu viens

de me dire.

Je n'ai pas
la prétention de

d'aider qui
que ce soit.

Je pense que quand
tu dis la vérité,

tu aides.

Je suis juste
quelqu'un qui a

décidé de dire
la vérité.

On va passer
maintenant

à la partie
questions

indiscrètes.
Prête ?

Allons-y.
On y va.

On commence do à do
coaching avec toi,

Ariane,
avec une question

très simple.

Sur une échelle de 0
à 10, 10 étant

le maximum,
quel est ton niveau

de bonheur
aujourd'hui,

au moment où je
te parle ?

Là, tout de suite ?
Oui.

10 ?

Et pour quelles
raisons ?

Je suis bien ici
avec vous,

vous êtes sympa.

Et dans la vie
en général,

à part aujourd'hui ?

Quand je
travaille, 10.

Quand je suis
avec mon fils, 10.

Et le reste
du temps, on serait

plus sur un 5.

Et on peut savoir
pour quelles

raisons ?

Parce que tout
n'est pas réglé.

Je vais passer
par la fenêtre.

Je vais passer
par la fenêtre.

Et qu'est-ce qu'il
faudrait pour avoir

un huit ou un neuf
dans ta vie

aujourd'hui ?

Qu'est-ce qu'il
faudrait que tu

fasses dans les 30
prochains Un jour.

Et là, rien ne
travaille vraiment.

Que je lâche.

Il faudrait
lâcher quoi ?

Mes pensées.

Je suis une machine.

Ça se voit pas,
mais à l'intérieur,

il y a une usine.

Il y a une usine
de pensées

qui m'épuise.

Alors, j'ai une
astuce à te donner.

Tu l'acceptes ?
D'accord.

On peut pas
s'empêcher

de penser.

C'est ce
que certains livres

à 2,50 $ nous
laissent à penser.

Mais c'est faux,
on peut pas

s'empêcher
de penser.

En revanche,
voici l'astuce.

Tu n'es pas obligé
de croire toutes

tes pensées.

Alors ça, oui,
je sais,

C'est fatigant.

Laissez-moi
tranquille,

mais bon.

Oui.

Et quelles sont
les nouvelles

pensées qu'il
faudrait que tu

aies, que tu
choisisses ?

Parce que nous
sommes souvent

la définition
que l'on s'impose

à soi-même et notre
esprit est

suffisamment
congruand

pour suivre ce
qu'il pense.

Je pense que je suis
bête, je vais aller

en ce sens-là.

En fait, finalement,
notre esprit est

une sorte
de thermomètre

aérienne.

Si on pense que je
suis à un 20 degrés,

dès qu'il va faire
froid dans la pièce,

le chauffage va
augmenter pour me

laisser à 20 degrés.
Tu es d'accord ?

Bien sûr.

Mais lorsqu'il fait
très chaud,

le chauffage va lui
aussi s'adapter.

Et en fait,
notre cerveau,

notre cerveau
reptilien,

notamment,
s'adapte toujours

avec une sorte
de thermomètre.

Et voilà pourquoi on
dit souvent

que l'une
des premières

étapes, c'est de ne
pas croire

les pensées
et ensuite peut-être

d'avoir,
c'est vrai,

la folie et le côté
déraisonnable de

choisir ses pensées.

Quelles seraient
les Les trois

nouvelles croyances
que tu devrais

adopter maintenant
pour que dans les 30

prochains jours,
même si les pensées

continuent de venir
faire des

va-et-vient
en permanence,

et notamment
chez les dames.

Chez les dames,
ça va très vite,

ça circule beaucoup.

Les idées,
notamment.

Quelles sont les
trois idées reçues ?

Les trois nouvelles
croyances que tu

devrais adopter
sur toi, le monde,

les gens, la vie ?

Vraiment, c'est
à toi de choisir.

Les 30
prochains jours.

Ce qui va être
drôle, c'est que ce

que tu me dis là,
je l'ai déjà fait

pour mon travail
et ça Ça a très

bien marché.

Je n'ai aucun
souci pour ça.

En revanche,
j'ai plus de

soucis avec moi.

Alors,
les trois nouvelles

croyances:
me trouver belle,

penser que je suis
séduisante

et penser que je
peux être aimé.

C'est difficile
un petit peu

cette question.
Bref.

Non, c'est super.

Qui devrait
te dire ça ?

Qui devrait te
laisser à penser

que tu es vraiment
séduisante ?

Parce qu'il y a
plusieurs personnes

dans cette salle,
il n'y en a pas

une seule personne
qui en doute.

Donc, pour toi,
tu n'en sais

absolument rien.

Il faudrait
que ce soit qui ?

Parce que tu es
séduisante,

selon moi.

Mais moi,
je ne suis rien.

Donc, Ariane devra
entendre ce message

de la part de qui ?

Je pose une
question anodine.

Je ne sais pas.

Je ne sais pas.

Est-ce que là,
je t'ai donné

une piste ?
Non.

Oui.

Moi-même,
évidemment,

je pense.

Non ?

Oui.

Oui.

Les 30 prochains
jours,

il y a du travail
à faire,

finalement, déjà.

Oui, il y a déjà
du boulot, mais ça,

j'y travaille.

En tout cas, merci.

J'ai une deuxième
question qui peut

peut-être apporter
une modeste

contribution.

Je veux pas juste
que ce soit

une rencontre,
mais peut-être

que ce soit
peut-être quelque

chose avec laquelle
tu vas repartir.

On est souvent
la personne,

et ça va très bien
dans le sens

dans lequel tu vas
en ce moment,

tu as réalisé
que finalement,

nous sommes
la personne que nous

pensons être.
Ça, c'est clair.

Et que le travail
qu'il y a à faire,

ce n'est pas
forcément d'obtenir

de la reconnaissance
de la plupart

des gens,
c'est de l'avoir

par soi-même,
être capable de se

donner de l'amour
d'abord à soi-même.

Donc, est-ce que tu
accepterais ?

Je sais que c'est
très difficile

encore.

Ce que tu fais,
tu travailles

vraiment, c'est très
authentique,

c'est très honnête
et je t'en remercie.

Et on t'aime
encore plus.

Je voulais juste
dire déjà merci.

Et la deuxième
des choses,

et pour moi,
c'est un cadeau que

je voulais te faire.

Il y a trois phrases
que j'aimerais

que tu termines.

Et peut-être qu'avec
la rediffusion

de cette émission,
tu pourras

les réécouter
et peut-être

dans un an ou deux
ans, tu verras

à quel point
c'est magique.

Et de finir
peut-être ces trois

phrases,
si tu y arrives.

Je suis...

Je suis actrice et
ça me rend heureuse.

Et Ariane est
autre chose

qu'une actrice ?

Ariane,
pour l'instant, est

actrice et écrivain.

Et quoi d'autre
aussi ?

Mère.

Une mère...

Heureuse, comblée.
Inspirante.

Ok, mais ça, c'est
toi qui me dis.

Et la vie est...
Belle.

Les gens sont...

Compliqués.

Les gens sont
beaucoup

dans le jugement et
beaucoup compliqués.

Ce n'est pas très
français,

beaucoup compliqué.

Assez compliqué
à suivre

et à comprendre,
je trouve, souvent.

Si finalement,
après tout ce recul

que l'on peut avoir
sur ce

partage qu'on a vécu
ensemble,

tu pourrais te
dire aujourd'hui

qu'il y a quelques
défis pour toi.

Est-ce que tu crois
que le défi,

c'est encore la
boulimie pour toi ?

Et est-ce que tu
crois que ça a été

toujours le vrai
défi, finalement,

cette conséquence ?

Non, la boulimie est
C'est une résulte

d'une cause.

Et
la cause,

c'est ce que je
soigne depuis

maintenant quelques
années, qui a fait

que d'ailleurs, ça
marche très bien

dans mon métier,
c'est que j'ai fait

un énorme travail
là-dessus

Maintenant, il faut
que je le fasse.

Je suis en train
de le faire et ça

avance dans ma
vie personnelle.

C'est un peu
plus long.

Parce que j'ai
eu une blessure

qui m'a traversé
le corps et qu'il

faut recoudre.

Chaque jour,
donc ça prend

un peu de temps.

Et si, par exemple,
on va finir

là-dessus,
dans 5 ans,

ta vie est à 10
sur 10,

mais vraiment à 360
degrés, tu vois ?

Un peu comme une
roue de voiture.

Tous
les départements

fonctionnent bien,
c'est Ça roule.

Et dans cinq ans,
la vie d'Ariane,

elle est comblée,
notre Ariane,

vraiment.
Et on le souhaite.

Tout à l'heure,
tu te rappelles,

on a parlé de cette
capacité

de visualiser,
d'obtenir.

Bien sûr.

Un petit peu
comme un architecte

qui voit le plan
dans sa tête avant

de le dessiner
ou de l'écrire

sur l'ordinateur,
sur un bout

de papier.

Donc finalement,
j'aimerais t'offrir

cette perspective
à toi aussi.

Dans 5 ans, ta vie
est à 10 sur 10.

Idéalement,
d'accord ?

On sait que la vie
n'est pas parfaite,

c'est certain.

Mais à quoi
ressemblerait la vie

d'Ariane,
à 10 sur 10,

au niveau
de bonheur,

dans les 360 degrés
de sa vie,

si elle pouvait
choisir,

si elle avait
une baguette magique

sans aucun frein ?

Ça va inspirer
beaucoup de

femmes aussi.

Je serais entre
Paris et

Los Angeles.

Parce que j'aime
beaucoup

cette ville.

J'ai de la
famille là-bas.

J'aime beaucoup
vivre là-bas.

Entre Paris
et Los Angeles, avec

ma carrière, mariée.

Dans ta carrière,
il faut que tu m'en

donnes un petit
peu plus.

Ça ressemblerait
à quoi ta carrière

dans cinq ans pour
que ce soit waouh ?

Dans cinq ans,
la carrière

d'Ariane,
c'est waouh.

Il faut que tu m'en
donnes un petit

peu plus.

Je ne peux pas te
laisser partir

comme ça.

Je ferai quelques
films pour Netflix.

En tout cas,
je m'occuperai

aussi de mes...

J'aurais des
petits enfants.

J'adorerais avoir
des petits enfants.

Je sais que je suis
jeune,

j'ai des petits
enfants,

mais j'adorerais.

Mon fils va faire
un arrêt cardiaque

quand il va
avoir ça.

Tant pis.

Dans trois ans.

Oui.

Bref.
Dans 5 ans.

Dans 5 ans,
je serai accompagnée

de quelqu'un que
j'aime, qui m'aime.

Et à quoi
ressemblerait

cette personne ?

Non, mais là,
c'est trop privé.

Après,
je vais recevoir

en plus des lettres
de psychopathe.

Je peux pas dire ça,
je ne sais pas.

Ok.

Non, mais je veux
dire, c'est

un homme, déjà ?
Oui, c'est un homme.

C'est un homme,
voilà.

C'est sûr,
c'est un homme.

C'est sûr,
c'est un homme.

Et dans le
tempérament,

on ne voit pas
le physique,

ça ne regarde pas.
Dans le tempérament.

Drôle.
Oui.

Très important,
les hommes drôles.

Drôle, sympa,
généreux, tout.

Je ne sais
pas quoi dire.

Quelqu'un
de chouette.

Donc ça, c'est
la carrière.

La partie
sentimental, on en a

vu, on a brossé.

Il y aurait
quoi d'autre ?

C'est déjà pas
mal tout ça.

Et si on parlait
de l'énergie

et de la santé ?

La santé, elle
sera toujours là.

Ça, j'y crois.

La santé, ça,
ce n'est pas

un problème.

Pour finir,
qu'est-ce que tu

pourrais dire devant
la caméra à ces

femmes qui viennent
d'écouter ce

modeste partage
entre toi et moi ?

Et qu'est-ce que tu
pourrais leur

expliquer,
aujourd'hui,

du fond du cœur
pour tenir le coup ?

Parce que tu es
une boule d'énergie,

une boule
d'inspiration.

Ça, tu le sais.

Peut-être que tu
n'en avais pas tout

à fait conscience.

C'était une belle
découverte,

peut-être,
pour toi aujourd'hui

de voir à quel point
tu inspires

énormément
les hommes

et les femmes, mais
pas que les femmes.

Moi, en tant
que homme,

je suis très
inspiré par toi.

Qu'est-ce que tu
pourrais leur dire

à ces dames
qui sont, elles,

encore, peut-être,
encore dans le creux

de la vague ?

Je leur dirais
la seule La seule

personne qu'il faut
écouter,

c'est soi-même.

Ne laissez jamais
personne

vous déprécier,
ne laissez jamais

personne mal vous
parler, ne laissez

jamais personne ne
pas vous respecter.

On doit vous
respecter,

on doit vous écouter
et on doit respecter

la personne
que vous êtes.

À partir du moment
où on souhaite vous

changer,
quelles que soient

les personnes
qui vous entourent,

ce n'est pas les
bonnes personnes.

Car quand on aime
réellement

quelqu'un, on ne
veut pas le changer.

On l'aime
comme il est.

Et prenez le chemin
de l'amour de vous,

qui est un long
chemin, qui demande

beaucoup de sagesse,
mais qui est

possible.

Mets des longs.

Voilà ce que je
leur dirais.

Et enfin, Ariane,
dernière question:

c'est quoi pour toi
vivre sa

vie à 110% ?

Vivre sa vie à 110%,
c'est finalement

prendre
du temps, ce que je

ne fais jamais.

Je m'explique,
c'est-à-dire

que vivre sa vie
à 110%, c'est aussi

prendre le temps,
parfois,

de s'arrêter,
de regarder

un arbre, une forêt,
un paysage,

un coucher
de soleil,

prendre le
temps d'arrêter de

Je trouve qu'on ne
prend plus le temps,

parce qu'on vit
à travers

des écrans,
on vit à travers

ce que représente
le temps, mais on ne

vit plus avec
le temps.

Donc, je pense
que prendre

le temps,
c'est prendre

un vrai temps,
s'arrêter.

Merci Ariane de
ce riche partage.

À bientôt, bye bye.

Voilà,
affronter en numéro

un le jugement
des autres,

on l'a compris,
se protéger

de relations
toxiques,

retrouver une forte
confiance en soi,

très important
la confiance,

savoir s'écouter,
changer son regard

sur soi et sur
les autres.

Et on l'a vu avec
Ariane,

idem pour l'amour,
savoir s'aimer

pour mieux aimer
les autres.

Et aussi,
on l'a compris,

le message final,
c'est que nous

pouvons tous
et toutes nous

libérer de n'importe
quelle addiction.

Merci encore,
Ariane,

pour ses propos son
faufuillant,

pour ses incroyables
leçons de vie

pour nous, leaders
et entrepreneurs.

Et la vie,
c'est très bien

qu'on en a
des défis.

J'espère que ce
nouveau temps fort

vous a inspiré
et enrichi autant

que moi,
autant que nous,

que toute l'équipe
de Globe, pour vivre

la carrière
et les affaires

que vous voulez.

D'ailleurs,
n'hésitez pas, ça,

c'est très
important,

à aimer
et à partager

cette vidéo.

Elle va inspirer
des milliers

de personnes
autour de vous.

Laissez C'est aussi
un commentaire très

important pour nous
partager ce que ce

qui vous a le plus
marqué dans cet

entretien exclusif,
sans faufuillant

et riche en
apprentissage.

Alors maintenant,
si Vous voulez vivre

votre tour,
vous voulez vivre

votre vie à 110%,
vivre avec passion

votre vie
personnelle

comme
professionnelle,

il vous faut
développer,

on l'a compris,
c'est le message

principal à votre
tour, une vision

dans un an.

Qui serez-vous
dans un an ?

Qui serez-vous
dans 5 ans ?

Qui serez-vous
dans 10 ans ?

Quel leader je veux
devenir dans

quelques années ?

Et justement,
pour vous aider

à faire le premier
pas ou à poursuivre,

à atteindre vos
objectifs,

j'ai un autre cadeau
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Il s'agit d'un
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que je souhaite
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Nous l'avons
intitulé: Les six

croyances toxiques
de la confiance

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comment exploiter

au mieux nos
capacités,

parce que souvent,
on ne se connaît

pas, ses forces,
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