"Un pasteur vous répond", le podcast de Florent Varak qui t’aide à mieux comprendre la Bible une question à la fois.
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La question est posée : « Bonjour Florent,
merci pour tes enseignements. En tant que
chrétien, je ne parle pas aux morts, mais
j'ai été, euh, interpellé
par le texte de la Transfiguration en
Matthieu, chapitre 17. Comment se fait-il
que Jésus, dans Matthieu 17, verset 3,
parle avec Moïse et Élie alors qu'ils sont
morts ?
Pourquoi dans ce cas, il n'est pas mauvais
que Jésus parle aux morts
alors que c'est interdit par le reste de
l'Écriture ? Et est-ce que cela signifie
que Moïse et Élie
sont, euh, ont déjà vécu la régénération
finale ?
Merci d'avance pour ta réponse.
» Alors écoute, euh, c'est une super
question parce qu'elle nous plonge dans un
monde qui revient à la mode, hein, le
monde de, de l'occultisme. Le terme
académique, c'est plus le terme « magie ».
Et par rapport au dialogue avec les
morts, ça s'appelle de la nécromancie.
Alors de façon très, euh,
claire, Élie n'est pas mort, nous dit le
texte biblique. Donc c'est pas, euh, c'est
pas une résurrection encore, il n'a pas
été ressuscité pleinement. Euh, la
résurrection aura lieu ultérieurement.
Euh, la résurrection ultime, qui sera
définitive, a lieu plus tard. Et puis,
quant à Moïse, on sait pas exactement ce
qui se passe a-avec son, son corps. On, on
est-- voilà, c'est, c'est une situation
un petit peu unique. Disons simplement
qu'ils sont morts et, euh, ça pose la
question, donc : est-il légitime
de pratiquer la nécromancie, le dialogue
avec les morts, euh, si jamais, euh, Jésus
l'a fait
? Alors généralement, dans nos églises, on
ne parle pas de nécromancie ou de magie,
on parle plus prosaïquement d'occultisme
ou de sorcellerie.
Et, euh, et ça revient à la mode. Il y a
un médecin anesthésiste canadien qui
s'appelle Jean-Jacques Charbonier, qui
s'est spécialisé dans la communication
avec les morts. Alors, c'est manifestement
pas un disciple de Jésus au sens biblique
du terme. Je pense qu'il se rapprocherait
de la foi catholique, si je peux
comprendre par le livre que j'ai lu à
son-- qu'il a écrit.
Mais, euh, il propose des séminaires où il
rassemble une cinquantaine de personnes et
les met dans une sorte de transe
hypnotique pour qu'ils entrent en
communication avec l'au-delà et qu'ils
discutent avec des personnes décédées.
C'est de la nécromancie, hein, bien
entendu, mais c'est masqué par un langage
médicalisé, un langage de, de bien-être,
d'exploration de soi, d'ex-exploration de
notre communion avec les ancêtres. Et mon
père, euh, m'a fait passer un de ses
nombreux livres que j'ai lus, parce qu'il
me l'a passé. J'essaie de comprendre un
peu comment il voit les choses. Alors,
c'était évidemment un, un livre rempli de
témoignages les plus extraordinaires les
uns que les autres. Mais alors, c'est
intéressant parce qu'au milieu du livre,
il dit qu'il faut quand même se protéger
et que lui-même, avant chaque session, il
invoque un saint.
Il invoque un mort, un saint catholique
pour le protéger. Et moi, ça m'amuse parce
que demander à un mort de se protéger
d'un mort, c'est un peu comme demander à
un nazi de se protéger des nazis. C'est
vraiment super intéressant. Et c'est le
témoignage le plus triste et le plus
amusant qu'on ne parle pas vraiment à des
morts, mais à des esprits menteurs, des
démons,
d'où la crainte de devoir, euh, se
protéger. Il a raison, mais c'est pas de
cette manière qu'il faudrait qu'il se
protège. Il est
la main dans la confiture ou dans la-- si
on, si on peut parler ainsi.
On a même des gens qui se réclament du
christianisme, hein, qui encouragent de
telles pratiques. Il y a un prêtre qui
s'appelle François Brune et il a écrit
plusieurs livres de ses communications
avec les morts. Euh, vous avez un livre
qui s'intitule « Les morts nous parlent »,
tome 1 et tome 2, que j'ai lus. Vous
voyez, je lis des choses vraiment
intéressantes. Et puis un autre livre qui
s'appelle « Mes entretiens avec les morts
». Celui-là, je l'ai pas lu. Ou encore «
Les morts nous aiment ». Alors c'est
triste
parce que vous avez un homme qui se
réclame de Dieu, hein, puisqu'il est
prêtre,
et qui est impliqué dans des pratiques
occultes. Alors,
avant de te donner ma perspective, on va
considérer deux choses.
Premièrement, il faut vraiment que ce soit
clair. Effectivement, la Bible interdit
de parler à des morts. On, on va le voir
dans cet épisode, hein, plus, plus
longuement, mais dès le début, je voudrais
poser le, la, les fondements de cela.
Lévitique 19:31 nous dit : « Ne vous
tournez pas vers ceux qui évoquent les
esprits, ni ceux qui prédisent l'avenir.
Ne les recherchez pas,
de peur de vous souiller avec eux. Je suis
l'Éternel, votre Dieu.
» Lévitique 20:6
: « Si une personne se tourne vers ceux
qui évoquent les morts ou vers ceux qui
prédisent l'avenir pour se prostituer avec
eux », le langage est très fort, hein, «
je tournerai ma face contre cette personne
et je la retrancherai du milieu de son
peuple. »
On va regarder un autre texte super
important, Deutéronome 18, mais on
regardera ça un peu plus tard.
Tu évoques le texte de la Transfiguration,
donc c'est important qu'on le connaisse
pour ceux qui n'auraient peut-être pas une
lecture régulière de la Bible. Et donc,
je vais lire Matthieu chapitre 17, à
partir de verset 1
: « Six jours après, Jésus prit avec lui
Pierre, Jacques et Jean, son frère, et il
les conduisit à l'écart sur une haute
montagne.
Il fut transfiguré devant eux. Son visage
resplendit comme le soleil et ses
vêtements devinrent blancs comme la
lumière.
Moïse et Élie leur apparurent. Ils
s'entretenaient avec lui. »
On va lire la suite de l'histoire dans un
instant, mais je remarque qu'on est quand
même dans une situation exceptionnelle
que Dieu permet. Et s'il le permet, c'est
selon ses attributs, c'est-à-dire selon
ses qualités, selon sa sainteté. Et il y a
en Jésus aucune magie, aucune malice.
Il est le Seigneur des vivants et des
morts.
Mieux, et cela sera important pour la
suite de l'épisode,
il est l'intermédiaire légitime entre les
hommes et le monde céleste et à ce titre,
il peut faire ce qu'il veut. Alors,
on va répondre maintenant à ta question.
Premièrement, pour Dieu, les morts ne le
sont pas.
Deuxièmement, Dieu est libre de ses
actions. Et troisièmement, les pratiques
magiques sont une interaction illégale
avec l'au-delà.
Première remarque donc
: pour Dieu, les morts ne le sont pas.
Jésus, dans le texte que tu as cité de,
euh, la Transfiguration, est interpellé
par des religieux au sujet de, d'une
famille qui avait sept frères. Chacun,
chacun des frères meurt et chaque fois, le
suivant épouse la femme du frère décédé.
Selon des régulations antiques, avec cette
question : « À la résurrection, de qui
elle sera l'épouse ?
» Jésus leur rappelle qu'il n'y aura pas
de mariage sur la nouvelle terre. Et Jésus
enchaîne :
« Pour ce qui est de la résurrection des
morts, n'avez-vous pas lu ce que Dieu vous
a dit ? Moi, je suis le Dieu d'Abraham,
le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob. Dieu
n'est pas le Dieu des morts, mais des
vivants. »
Et c'est Matthieu, chapitre 22, les
versets
31 et 32 qui nous sont proposés ici.
Et donc, Dieu est en relation avec tous
les êtres humains,
ceux qui sont vivants aujourd'hui et tous
ceux qui sont morts depuis Adam, en sorte
que Jésus, le Fils de Dieu, est totalement
à même
de leur parler s'il le souhaite.
Lorsque
il parle avec Élie et Moïse,
il est dans une situation totalement
naturelle en tant que Dieu.
Ce n'est pas pareil que si nous faisions
la même chose. Et d'ailleurs, nous ne
pouvons pas faire la même chose.
Mais Dieu, le Fils,
est en communion, en relation avec tous
les vivants de toute éternité. Dieu n'est
pas le Dieu des
morts, euh, que des vivants, pardon, il
est le Dieu de tous. Il est le Dieu
d'Abraham, Isaac et Jacob. Ça fait
longtemps qu'ils sont morts.
Deuxième remarque : Dieu est libre de ses
actions. Et ça, c'est important. Psaume
115:3 : « Notre Dieu est au ciel, il fait
tout ce qu'il veut.
» Notre Dieu est au ciel,
il fait tout ce qu'il veut.
Dieu n'est contraint dans son action que
par ses attributs ou ses qualités. Il sera
fidèle parce qu'il est fidèle. Il sera
juste parce qu'il est juste.
Mais il n'est pas contraint par autre
chose que sa nature. Il est libre de ses
mouvements, à l'inverse de nous. Cette
totale liberté d'action est distincte
de nous. Nous n'avons pas cette liberté
d'action.
Euh, la liberté morale de Dieu est
particulière. Lui peut faire des choses
qu'il ne nous permet pas de faire. Voici
un exemple : on ne peut pas reprendre la
vie d'un être humain en fonction de ce qui
nous semblerait juste.
Dans l'Église, spécifiquement, si un
homme, un homme sombre dans le péché et
refuse de se repentir, la seule autorité
de l'Église, c'est de l'expulser de son
sein.
Après-- d'après la procédure qui est
décrite en Matthieu 18.
Une église qui prétendrait avoir un droit
de punition judiciaire est une secte
dangereuse, indigne de Jésus-Christ. Il
est interdit aux églises, par exemple, de
condamner à mort.
Maintenant, Dieu est capable de condamner
à mort comme il l'entend. Voilà ce que dit
1 Corinthiens 11, verset 30 :
« C'est pour cela qu'il y a parmi vous
beaucoup de malades et d'infirmes et qu'un
ensem-- un assez grand nombre sont
décédés. Si nous nous jugions nous-mêmes,
nous ne serions pas jugés. Mais par ses
jugements, le Seigneur nous corrige afin
que nous ne soyons pas condamnés avec le
monde. »
Donc, Dieu a un droit judiciaire sur son
peuple et il l'a exercé dans l'Église de
Corinthe. Je crois qu'il l'a aussi exercé
dans le cas d'Ananias et Saphira en Actes
chapitre 5. Dieu a le droit de faire des
choses
qu'il ne nous permet pas de faire.
Dieu n'a jamais donné ce droit judiciaire
aux évêques, aux pasteurs, à l'Église.
C'est une usurpation
d'une autorité,
euh,
que lui a, mais qu'il ne nous a pas
donnée. On le comprend donc bien, Dieu
agit selon ses attributs : justice, amour
et sainteté. Et nous agirions, nous, selon
nos attributs : l'égoïsme, la colère,
etc.
Donc, ce serait très dangereux d'avoir un
tel pouvoir.
Je ne parle pas de l'État, je parle de
l'Église.
Alors, ces points nous montrent déjà que,
les deux que je viens d'évoquer hein,
Dieu fait ce qu'il veut et il a le droit
de faire des choses qu'il estime, euh,
utiles de nous interdire.
Ce, ce qui se passe à la Transfiguration
est légitime.
Troisième et dernier point : les pratiques
magiques sont une interaction illégale
avec l'au-delà.
En fait, le texte le plus complet que nous
avons sur les pratiques magiques,
qu'on décrit souvent comme occultes,
se trouve en,
euh, Deutéronome, chapitre 18. Et nous
lisons à partir du verset 9
: « Lorsque tu seras entré
dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te
donne,
tu n'apprendras pas à imiter les pratiques
horribles de ces nations-là.
Qu'on ne trouve chez toi personne qui
fasse passer son fils ou sa fille par le
feu,
personne qui se livre à la divination, qui
tire des présages, qui recourt à des
techniques occultes ou à la sorcellerie,
qui jette des sorts,
personne qui consulte ceux qui évoquent
les esprits ou prédisent l'avenir,
personne qui interroge les morts.
En effet, quiconque se livre à ces
pratiques est en horreur à l'Éternel, et
c'est à cause de ces horreurs que
l'Éternel, ton Dieu, va déposséder ces
nations devant toi. »
Alors, je donne un enseignement de trois
jours complet à la Faculté théologique
Scriptura qui est en ligne sur YouTube. Il
suffit de, euh, de, de chercher « Varak,
occultisme et Évangile » ou, euh, sur la
chaîne de la Faculté de théologie
Scriptura et tu trouveras ces trois jours.
C'est long, hein, mais tu pourras
approfondir toute cette, sur cette
question. Ce qui est très intéressant et
qui est fascinant de ma perspective dans
ce texte, c'est notamment son contexte,
parce que les versets qui précèdent,
versets 1 à 8, décrivent le droit des
sacrificateurs, des Lévites.
Ils sont là, ils se tiennent au service
du nom de l'Éternel, lui et ses fils pour
toujours. Chapitre 18, verset 5. Et puis
les versets qui suivent, versets 15 à 22,
annoncent le véritable prophète qui vient
dans le monde.
Et entre ces moyens légitimes de relation
à Dieu, hein, le vrai prophète qui arrive
et puis le culte des, euh, sacrificateurs,
tu as cet, en sandwich, cette
interdiction, cette prohibition des
pratiques spirituelles inacceptables. Et
la structuration implicite relève que la
frontière entre spiritualité authentique
et spiritualité occulte ou magique n'est
pas toujours énorme. C'est parfois une
certaine porosité entre les deux. Je pense
que c'est à cause de ça que nous trouvons
cette intro-- euh, dans, cette
introduction aux dons spirituels en 1
Corinthiens 12 à 14, où, euh, l'apôtre
Paul contraste
la spiritualité que Dieu veut avec celle
des païens. Il y a une porosité entre la
spiritualité légitime et illégitime.
Par exemple, je reprends la première
interdiction de Deutéronome 18 : « Qu'on
ne trouve chez toi personne qui fasse
passer son fils ou sa fille par le feu. »
Pourquoi cette interdiction ?
Bien sûr,
pour des raisons morales. Sacrifier son
fils ou sa fille par le feu
au dieu Moloch, par exemple, c'est atroce,
c'est odieux de sacrifier son enfant.
Deuxièmement, pour des raisons
spirituelles aussi.
Dieu dicte ce qui lui plaît et aucun
sacrifice humain ne lui plaira.
Troisièmement, aucun, sauf un
: le sien.
C'est la prérogative divine de sacrifier.
Et effectivement, Dieu a un plan de
sacrifice,
un plan de rédemption qui passe par un
seul sacrifice,
le sacrifice unique et suffisant de son
Fils pour nos péchés.
Donc, Dieu interdit des choses
pour nous parce que lui veut réaliser
cette chose pour nous. Et il va
effectivement envoyer son Fils mourir en
sacrifice pour nos péchés. Son Fils vient
pour mourir pour nos péchés. Il vient en
agneau
sacrificiel porter nos péchés en sorte que
nous pouvons être pleinement libres de
nos péchés, de notre honte, de notre
grâce, de notre culpabilité.
En sorte que la définition la plus courte
que je puisse donner de la magie et du
monde de la magie, c'est que c'est une
interaction illégitime avec l'au-delà.
Illégitime, pourquoi ?
Parce qu'elle rejette la médiation de
Jésus-Christ et de l'Esprit, parce qu'elle
rejette la révélation de la Bible et
qu'elle rejette une communion suffisante,
pleine et entière avec le Saint-Esprit.
Par exemple, Balak est un roi qui veut
faire maudire les Israélites, les
Israéliens. Alors, il fait venir Balaam et
Balaam réalise des pratiques occultes qui
se révèlent en réalité infructueuses.
Il sera même forcé de dire des choses
justes et des bénédictions.
Mais parce qu'il a utilisé
en cela des moyens occultes, il est
présenté dans le Nouveau Testament comme
l'archétype du faux prophète.
On peut dire des choses vraies,
mais parce que c'est fait dans un esprit
d'occultisme, de magie,
c'est une abomination. Donc, je reprends
la définition
: la magie, l'occultisme, c'est une
interaction illégitime avec l'au-delà. On
prend un autre exemple avec le roi Saül.
Il est terrifié de la présence d'armées
ennemies. Il cherche le conseil de Samuel,
mais malheureusement, Samuel est mort
quelque temps plus tôt. Alors, il trouve
une sorcière. On ne sait pas vraiment dire
ce qu'il se passe. Je te renvoie à
l'épisode 477 : « Les morts peuvent-ils
hanter une maison ? » pour aborder cette
question. Mais ce qui est clair, c'est que
c'est une chose mauvaise.
Mauvaise, pourquoi ? Parce que c'est
illicite. Dernier exemple qu'on trouve.
Dieu institue des prophètes dans l'Ancien
Testament et dans le Nouveau Testament.
Mais lorsqu'une personne parle de la part
de Dieu et que c'est vraiment l'Esprit
Saint qui parle, alors sa parole est
prophétique.
Mais si ce n'est pas le cas, non seulement
il viole le second commandement :
ne pas prendre le nom de Dieu en vain,
mais en plus,
il ou
elle a sombré dans la divination.
Voilà ce que dit Jérémie 14.14
: « L'Éternel m'a dit : Les prophètes
annoncent des faussetés comme si cela
venait de moi. Je ne les ai pas envoyés,
je ne leur ai pas donné d'ordre, je ne
leur ai pas parlé. C'est par des visions
mensongères, des divinations stupides, des
supercheries de leur invention
qu'ils font
les prophètes auprès de vous.
» Et on voit que si quelqu'un ose dire
qu'il prophétise et que ça ne vient pas de
Dieu, il fait simplement
de la divination, et de la divination
qualifiée de stupide par le prophète
Jérémie.
Ce n'est pas rien de parler de la part de
Dieu. J'espère que mes frères et sœurs qui
sont de
tendance charismatique réalisent à quel
point c'est dangereux de dire : « Dieu dit
».
Ce que je souligne ici, c'est que lorsque
c'est Dieu qui dirige ou qui l'orchestre,
c'est bien.
Lorsqu'il ne le fait pas, c'est illégal et
ça devient de la magie ou de
l'occultisme. C'est illégal parce que Dieu
le dit et que c'est ainsi. C'est ce qui
rend une pratique occulte. Alors, je dois
conclure.
Nous sommes sauvés par la grâce de Dieu,
par le moyen de la foi. La foi, c'est une
confiance loyale. Je m'appuie sur ce que
Dieu dit et je vis selon ce que Dieu dit.
Et dans le cas qui nous préoccupe, Jésus
est vraiment le médiateur parfait entre le
monde de l'au-delà et notre monde à nous.
En Hébreux, chapitre 12, nous dit
: « Nous donc aussi, puisque nous sommes
entourés, environnés d'une si grande nuée
de témoins, rejetons tout fardeau et le
péché qui nous enveloppe si facilement,
et courons avec persévérance l'épreuve qui
nous est proposée,
les yeux fixés sur Jésus, qui est l'auteur
de la foi qui l'amène à la perfection.
Au lieu de la joie qui lui était proposée,
il a supporté la croix,
méprisé la honte et s'est assis à la
droite du trône de Dieu. »
Alors voilà, la vie chrétienne, c'est de
regarder à Jésus et de courir avec
persévérance cette épreuve qui nous est
proposée.
On est entourés de plein de témoins,
d'hommes et de femmes qui ont tenu ferme
dans leur foi tout au long de leur vie.
Ils ont rejoint le Seigneur. Certainement,
eux s'intéressent à ce qui se passe sur
Terre, prient pour nous, mais nous ne
pouvons pas
nous adresser à eux
et nous ne pouvons pas prier pour eux non
plus.
Jésus est le seul médiateur entre Dieu et
les hommes. 1 Timothée, chapitre 2, nous
le dit
: « Je suis le chemin, la vérité et la
vie. Nul ne vient au Père que par moi. »
Et c'est donc au travers de Jésus-Christ,
au travers de Jésus-Christ seul, que nous
allons auprès d'un Dieu qui nous donne
tout ce dont nous avons besoin.
Nous gardons les yeux fixés sur Jésus, qui
est l'auteur de la foi et qui l'amène à
la perfection. On n'a pas besoin de
regarder, bien sûr, un pasteur, ni un
podcast, ni à quiconque, mais à
Jésus-Christ seul, tel que l'Écriture nous
le présente. Ce n'est pas la religion, ce
ne sont pas les expériences spirituelles,
ce n'est pas l'occultisme, ce n'est pas
la magie qui nous permettent une
interaction
fine et puissante.
Jésus-Christ seul.
Et en cela, j'espère que ça reflète ton
parcours et que Jésus est ton Sauveur et
que tu gardes les yeux fixés sur lui et
que tu réalises que parler à des morts est
totalement inutile parce que tu as
tellement plus en Jésus-Christ. Et les
morts qui aiment Jésus, ils applaudissent
ta course pour t'encourager à finir
jusqu'au bout et j'espère que ce sera le
cas pour toi.