IA pas que la Data - Reprendre le contrôle sur tout ce qui se dit autour de l’intelligence artificielle

Et bienvenue en 2026 !
Nous lançons cette année, avec évidemment un premier épisode "IA de l'actu", et coté actualités... il y en a ! 
  • Le mercato de la bulle IA : Pourquoi Meta a-t-il misé 2 milliards de dollars sur Manus, une pépite d’IA agentique de seulement un an ?

  • NVIDIA s'offre Groq pour 20 milliards : Analyse de ce rachat colossal qui déplace le champ de bataille vers l’inférence. Pourquoi les puces LPU sont-elles devenues l'enjeu stratégique de l'année ?

  • Dérives éthiques sur X : Le scandale de la fonctionnalité "déshabille-la" sur l’assistant Grok et le dépôt de plainte en France pour la protection des femmes et des mineurs.

  • Le phénomène "AI Slop" : Quand les contenus générés par IA (musique sur Spotify, articles) saturent nos flux de mauvaise qualité. Comment garder confiance dans l’information ?

  • L’Ouroboros linguistique : Le danger des modèles qui s’entraînent sur leurs propres contenus, un cercle vicieux qui menace la diversité et la véracité de nos savoirs.
Un beau programme pour commencer 2026 !
Bonne écoute !

Ce podcast vous a plu ?
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  • (00:00) - Introduction et Voeux 2026 : Bilan d'une année 2025 "condensée"
  • (01:37) - La Gen Z face à l'IA : Entre regard critique et injonctions contradictoires en entreprise
  • (09:24) - Meta rachète la pépite Manus : L’essor fulgurant de l’IA agentique
  • (17:34) - NVIDIA s’offre Groq pour 20 milliards : Le basculement vers l’inférence
  • (22:30) - Grok sur X : Dérives éthiques, deepfakes et action en justice en France
  • (34:05) - Le phénomène "AI Slop" : Quand l'IA sature Spotify et les réseaux de contenus médiocres
  • (37:10) - L’Ouroboros de l’IA : Le risque de modèles s'entraînant sur leurs propres données
  • (41:36) - Société de la post-vérité : Manipulation, esprit critique et "vérités" alternatives
  • (56:07) - L’ambition de Yann LeCun à Paris : Vision, "World Models" et levée de fonds record
  • (58:36) - Prochains invités et perspectives pour "IA pas que la Data" en 2026

Creators and Guests

Host
Pierre Vannier
Fondateur et PDG Flint, Dev Backend / IA, agitateur Tech ✨
Host
Thomas Meimoun
Machine Learning Engineer / Data Scientist

What is IA pas que la Data - Reprendre le contrôle sur tout ce qui se dit autour de l’intelligence artificielle?

Reprendre le contrôle sur tout ce qui se dit autour de l’intelligence artificielle, voilà pourquoi nous avons créé ce podcast IA pas que la Data !

Tous les mois, nous aurons le plaisir d’accueillir des experts de l’IA, de la data et de la tech, qui nous partageront leur opinion et regard critique sur cette révolution.

Technophiles, ce podcast vous apportera un éclairage sur ce qui se cache derrière l’IA et vous permettra de prendre de la hauteur sur ce que l’on entend quotidiennement.

#IA #GenAI

Pierre Vannier (00:01.034)
Bonjour à tous, bienvenue sur IA pas que la Data pour ce nouvel épisode de IA de l'actu. Premier épisode IA de l'actu de 2026, toujours en compagnie de mon ami Thomas Meimoon. Salut Thomas !

Thomas (00:22.256)
Salut Pierre, meilleur vœu 2026 ?

Pierre Vannier (00:24.494)
Ouais meilleur voeux à toi. écoute cette année 2025 qui a été... Moi j'ai l'impression qu'elle a été... Enfin qu'on a vécu 5 ans en condensé en L'espace-temps a vraiment changé je trouve.

Thomas (00:42.834)
Après, l'année dernière, s'était dit, je ne pas si te rappelles, s'était dit un peu les prédictions pour l'année 2025, on s'était dit, et on avait parlé entre autres des world model, les petits model et surtout les agents. Et je pense que ça a été l'année des agents, ça soit, pour moi, a été négatif, mais que ça soit positif ou négatif, puisque maintenant, c'est devenu une énorme marmite où les agents, c'est juste DLLM finalement, des fois, pas plus que ça, pas plus que l'utilisation des outils, mais ça a été une année assez...

Pierre Vannier (00:47.987)
Oui, oui, les agents aussi.

Thomas (01:12.406)
Danses où on a vu l'arrivée de publicités qui annonçaient des features avec Delia. Tout était à base d'IA, il fallait utiliser le terme IA dans les commerce, dans les publications, dans les présentations. C'était danses mais moi j'en retiens pas grand chose en tant que tel, j'en retiens pas une... Y'a pas une essence que je me suis dit à ça je vais le garder pour les années suivantes, je sais pas pour toi.

Pierre Vannier (01:37.482)
Ouais, ouais. Non, moi, que je retiens, c'est aussi une spéculation et une bulle, moi, ce que je considère comme une bulle spéculative phénoménale autour de l'IA. D'ailleurs, c'est marrant parce que j'ai fait, je reviens là-dessus, j'ai fait une intervention dans une école de commerce pour des jeunes en master stratégie.

à Montpellier et sur l'IA évidemment et je trouve que c'était assez intéressant parce que j'étais un peu inquiet de comment les jeunes prennent l'IA en fait et au travers des questions lors de mon intervention j'étais assez surpris et assez agréablement surpris finalement par les questions parce qu'en fait les jeunes

ont un regard plutôt critique sur l'IA. C'est-à-dire que les risques potentiels de ces assistants conversationnels, de ces IA, etc., j'ai eu quand même beaucoup de questions assez pertinentes qui montrent un regard assez critique sur ces outils de la part de ces jeunes. Alors quand je dis ces jeunes, tu vois, c'est la génération 20-25.

Je pense que la génération d'après des collégiens etc. dont je sais que certains psychologues m'ont dit que tout le monde était sur Tchadjé Pété pour tout et pour n'importe quoi. Donc je pense que la génération d'en dessous est peut-être moins et que c'est peut-être plus en danger ou plus à risque. Mais j'ai été agréablement surpris en tout cas de voir que les jeunes prennent l'IA avec quand même une certaine prudence sur ces outils-là.

Donc je trouve que c'est assez cool ce que je me disais, on va se retrouver avec des décérébrés, etc. Pas du tout, pas du tout. Donc voilà.

Thomas (03:43.282)
Moi, c'est forant qu'elle fait décérébrer, mais je peux comprendre. Effectivement, c'est-à-dire que s'ils sont en master, c'est que quand ils ont débuté leurs études supérieures, n'utilisaient pas ce genre d'outils et donc ils ont appris à ne pas s'en servir. Et c'est pendant leurs études où ils ont commencé à intégrer le chat de GPT. Effectivement, normalement, crois que les générations, on parle de 30 ans par génération ou 20 ans, 25 ans. Là, je distingue quand même cinq grandes classes de personnes générationnelles. C'est vraiment...

Pierre Vannier (03:56.551)
Non. Ouais. Ouais.

Thomas (04:12.62)
ceux qui ont moins de 18 ans et dont j'abuse peut-être un peu à écrire avec chat de GPT, j'abuse dans le propos, ceux qui ont déjà avancé un peu dans leurs études, et effectivement c'est un peu ces étudiants en master qui sont peut-être inquiets pour leur avenir professionnel par contre, mais qui ont plus de sensibilité à l'utilisation de ces outils. Il a des personnes d'une trentaine d'années où je vais me classer dedans, qui ont débuté leur carrière professionnelle, en plus je suis dans ce domaine-là, mais où ils ont déjà pu.

Pierre Vannier (04:27.476)
Oui, oui.

Thomas (04:41.676)
sortir de cet univers où ils sont plus juniors, ils ont créé une petite expertise, ce qui permet de créer une double casse-tête avec l'intelligence artificielle, des personnes comme toi qui... Bah toi en plus t'es développeur et donc tu connais tout ce domaine là, mais qui sont vraiment dans le monde du travail, qui doivent utiliser cet outil, ça devient nécessaire comme internet, et puis t'as vraiment les personnes âgées, où là je pense qu'il a juste des inquiétudes, où ça veut dire...

Pierre Vannier (05:04.885)
Merci de ne m'avoir classé dans les personnes âgées. J'ai eu peur à un moment donné, je me suis dit, où est-ce qu'il va me mettre ? Est-ce qu'il va me mettre dans le troisième âge tout de suite ou pas ?

Thomas (05:07.57)
J'allais dire les retraités.

Thomas (05:13.23)
Je te mets avec moi. Non, je te mets avec moi, mais c'est vraiment ça. Pour moi, il a générations où c'est plus associé à des âges en tant que tel. Mais je pense que oui, c'est eux qui t'ont posé des questions sur le marché du travail. Est-ce que ça a des impacts ?

Pierre Vannier (05:29.589)
Oui, alors ils m'ont posé des questions assez intéressantes, notamment parce que beaucoup d'entre eux sont en alternance. de me dire, finalement en entreprise, ils nous poussent à l'utiliser de partout, on sent une pression quelque part, comme si, c'est assez marrant, comme si en fait ces jeunes-là avaient presque plus de prudence.

que certaines des entreprises dans lesquelles ils étaient en alternance par rapport à... Et en fait, ça correspond un peu à ce qu'on disait. C'est-à-dire qu'en fait, t'as une espèce de frénésie dans les codires, les comèques, dans... Il a fallu que tout le monde embrasse l'IA, bon gré, mal gré, à marche forcée quelque part. Et en fait, dans ces étudiants, j'ai vu le regard des étudiants qui disaient, nous, en entreprise, voilà, on nous...

à l'utiliser un peu. J'ai senti une gêne par rapport à ça, du manque de recul. Et c'est marrant quand même d'avoir finalement que ce soit des étudiants qui me piquent avec une petite aiguille comme ça pour me dire mais regarde les entreprises chez lesquelles on est, poussent, elles sont all in sur l'IA, etc. Comment on doit s'adapter, comment on doit faire, etc. Et finalement ça correspond parce que...

les salariés eux-mêmes se posent des questions quant aux transformations des entreprises par l'IA et la gouvernance que peuvent faire certaines entreprises. Et finalement, c'est normal que les étudiants qui sont encore en, comme tu l'as rappelé justement, en formation, toujours en expérimentation et en constitution de leur socle de base, ils se posent encore plus de questions par rapport à ça. donc, donc, ouais, un peu perdu par rapport à tout ça, mais...

Ça correspond bien à ce que je ressens au niveau des entreprises, en tout cas en 2025, ça n'a pas quand même concrètement changé la donne sur plein de trucs et en fait ça n'a pas changé et révolutionné comme en tournent les entreprises.

Thomas (07:39.686)
Non, je ne pas. Et je vais jouer un peu sur les mots que utilises, tu as mentionné le terme de gêne. En fait, est-ce que tu as vu de la gêne ou un conflit d'intérêts ? Puis tu as un certain point, je pense qu'on en arrive là, c'est-à-dire que surtout des alternants, ils sont dans une entreprise, mais ils ne pas en… Donc bien sûr, on est français, donc on sait comment ça fonctionne un CDI, il y a beaucoup de protection. Je vais pousser un peu le vice à fond, mais une personne… C'est ça.

Pierre Vannier (07:58.88)
Si, des injonctions contradictoires en fait. Si, si, tout à fait. Des injonctions contradictoires entre une espèce de compréhension de leur position dans la société, ces jeunes, où ils savent qu'ils doivent faire leur preuve, ils savent qu'ils doivent constituer leur socle et leur expérience. Mais de l'autre côté, fait, ils ont ces outils-là qui leur permettent d'aller plus vite, de griller les étapes, de finalement prendre des raccourcis.

Mais d'un de côté, savent que s'ils utilisent ça, ils font pas leur expérience ou moins bien leur expérience. Donc tu vois, as ce côté un peu paradoxal et tiraillé entre j'ai une entreprise qui veut que j'aille vite, mais moi, il faut quand même que je fasse mes connaissances et que je fasse mon expertise, etc. Parce qu'en fait, on le disait, mais c'est vrai que quand tu démarres en tant qu'étudiant, en alternant, etc., tu es vraiment sur le côté tu vas manger de la vache enragée, tu vas faire des bases besogne au début, tu vas...

et t'apprends, ça fait partie du processus normal d'apprentissage. Et là, ils sont pris dans ces injonctions contractoires d'aller très vite, d'utiliser ces outils, mais aussi de ne devoir faire l'impasse sur créer leur corpus et leur expérience et leur socle de connaissances et de savoir-faire. Donc pas facile, je trouve pas facile ce côté entre, tu vois, un peu tiraillé entre ces différentes forces.

Thomas (09:23.31)
Oui, complètement désagréable. Je peux même tirer le... On va passer aux actus puisque sinon il y a trop de choses à dire.

Pierre Vannier (09:24.973)
On passe aux actus. Mais c'est un thème super intéressant.

Thomas (09:32.73)
Je pense qu'on reviendra dessus cette année de façon, donc il n'y a pas trop de doute. Tu veux débuter par quoi ?

Pierre Vannier (09:38.24)
Alors moi, j'ai alors META qui a racheté une pépite chinoise qui ensuite est devenue singapourienne qui s'appelle MANUS. Manus, c'est intéressant à pas mal d'égard. Déjà, que rends-toi compte que le rachat, c'est 2 milliards de dollars de MANUS par META.

Et ce qui est très intéressant, c'est qu'Emanus, c'est une boîte qui a un an à peu près.

Thomas (10:13.33)
Ben ouais. Est-ce que tu arriveras à rappeler un peu l'histoire de Manus, l'euphorie qu'il y eu ou pas ? J'aurais du mal.

Pierre Vannier (10:17.293)
Manus font des agents en mode agent sandboxé qui fonctionnent avec ton navigateur. Ça lance des instances de navigateur, Chrome et ça fait des actions en mode agentique et sur des stacks assez classiques, assez modernes avec du React. C'est une boîte chinoise à la base qui ensuite s'est installée à Singapour.

et qui a très vite atteint des chiffres d'affaires. Je regardais tout à l'heure par rapport à Manus des choses assez incroyables. En décembre 2025, juste avant le rachat, ils ont passé 125 millions de revenus en décembre. C'est une boîte qui a été rachetée 2 milliards.

après un an de fonctionnement, c'est assez hallucinant. C'est assez hallucinant les trajectoires. Ce qui a d'aussi assez intéressant, c'est que Meta rachète une boîte chinoise. Ils vont virer tous les actionnaires chinois. Ils vont fermer tous les services que Manus proposait en Chine. Donc voilà, c'est assez intéressant et c'est entre guillemets assez classique de Meta de racheter ce genre de boîte.

Thomas (11:23.09)
Ouais c'est un soi-saint en preste.

Pierre Vannier (11:45.294)
à coups de milliards pour acquérir aussi à la fois la techno mais aussi les équipes. C'est ce qu'on appelle les aqua hiring en fait finalement. On avait rencontré un gars qui s'appelle Ivan Léo à San Francisco quand on était ensemble il a deux ans. Il bosse chez Manus et donc maintenant il bosse chez Meta parce qu'il s'est fait racheter par Meta.

Thomas (12:09.97)
C'est assez impressionnant. ne pas si je pourrais retracer un peu l'histoire, mais il y avait un tout petit peu... Il y avait eu pas mal d'euphorie à l'époque quand c'était sorti, puisque ils avaient fait des listes d'attentes où on pouvait s'inscrire. Et en fait, il y avait plusieurs features qui allaient être proposées à travers le temps et on était complètement sélectionné. Ça a écrit pas mal de mouvements, je ne pas si j'allais dire positifs, mais c'est ni positif ni négatif, ça a écrit de l'euphorie. Et puis, juste aussi pour ton info, je sais pas si tu as vu, mais il y a eu des études qui ont montré que les agents IA...

généré pendant le Black Friday, c'est des chiffres qui sont très intéressants, 3 milliards de dollars de revenus, c'est à dire qu'on sait grâce à AWS et tout ça que 3 milliards d'achats pour le Black Friday ont été faits grâce à des agents et pas grâce à des humains. Donc ça fait vraiment partie du flux de consommation maintenant et c'est assez important puisque l'OBAMANUS se place dans le Navigateur et aussi META, je sais pas si on allait en parler plus tard, ils sont en train de faire un petit mouvement avec Liyama.

en mettant en place le nouveau modèle potentiellement, on parle aujourd'hui des pincettes qui n'existent pas, avocados, où là l'objectif serait de faire payer la solution. Contrairement à Liyama qui est un open weight, open source open weight est disponible et utilisable pour d'autres besoins. On n'a pas plus d'infos en tant que tel mais je trouve que le mouvement est intéressant et en général quand on achète une entreprise ça suppose qu'on n'a pas soit les ressources soit l'expertise nécessaire.

pour mettre en place la technologie en tant que telle. Moi je trouve ça vachement bizarre, venant de méta, même si on sait qu'ils ont pas mal de bourdes, enfin des échecs associés à l'intelligence artificielle, mais qu'ils ont quand même l'AMA. Normalement on devait attendre leur plus gros modèle qui était BMOT je crois, qui n'est jamais sorti pour le moment. Donc franchement j'ai hâte de voir ce que ça va donner.

Pierre Vannier (13:58.51)
Ben, Méta, y eu quand même le départ de Yann Lequin, la nomination d'Alexander Wang. Je pense, j'ai quand même l'impression et je pense qu'il y a eu un problème de gouvernance et de vision chez Méta par rapport à l'IA.

Et ce qui fait que quand ils ont un problème, d'ailleurs ils l'ont montré, tu te souviens, il y a quelques mois, il une espèce de vague de débauches, où Meta a débauché à peu près tout le monde dans les grosses boîtes, OpenAI, Anthropic, etc. à coups de centaines de millions. C'était complètement délirant. Donc en fait, le voit, Meta, quand ils ont un problème de gouvernance et qu'ils n'arrivent pas à s'en sortir, ils sortent le chéquier.

Ils rachètent, ils font des ponts d'or, ils font venir des stars. Mais c'est pas, et c'est ça qui est assez marrant parce que si on peut en prendre une, si les entreprises peuvent apprendre, il y a toujours quelque chose d'intéressant, un peu comme une fable finalement. C'est pas parce que tu as des milliards et que tu es un géant de la tech que tu dois...

te passer d'avoir une gouvernance et une vision pour ton entreprise sur une thématique et une stratégie donnée. Et je m'explique, il a deux boîtes qui n'ont pas de vision et qui sont un peu paumées selon moi en aujourd'hui dans cette course Aliyah, c'est Meta et c'est Apple. Je trouve que les deux sont un petit peu l'une dans les marécages, l'autre dans les sables mouvants en comparaison de...

Thomas (15:37.198)
Oui ? Ok.

Pierre Vannier (15:46.486)
Peut-être Microsoft et Google et OpenAI. vois, c'est boîtes qui tirent et Nvidia et on en reparlera. voilà, Métal est un petit peu paumé, je pense. Et voilà.

Thomas (15:59.73)
Je aussi. Non, pense aussi et je suis d'accord. Je ne pas si tu avais suivi un peu tout ça, mais tous qui sont OpenAI, Mistral ou Anthropic font beaucoup de conseils auprès des entreprises. Donc c'est un truc un peu plus caché. Mais Meta avait essayé de faire ça sur une niche qui était un peu spéciale. n'a pas été très mentionné, mais l'objectif était d'aller chercher des startups, principalement aux États-Unis, mais ça restait quand même ouvert, où Meta mettait les fonds nécessaires pour intégrer l'intelligence artificielle dans les startups. OpenAI l'a fait aussi, on le voit avec un mouvement chez Disney actuellement, chez Accenture.

Pierre Vannier (16:09.259)
Bien sûr.

Pierre Vannier (16:19.437)
Mmh.

Pierre Vannier (16:25.111)
Ok. Ok.

Thomas (16:29.532)
Mais vraiment, l'objectif, c'était des start-up, des entreprises qui venaient de secret pour peut-être, justement, comme les faits start-up, avoir une pépite et mentionner le fait qu'on utilise des modèles de méta. Mais ça a été un peu mis de côté. Il y avait beaucoup d'argent mis en place, il n'y a pas de nouvelles là-dessus. Et puis surtout, j'imagine que c'est une solution qui va mettre du temps avant de fonctionner. Et je pense que le méta n'a plus trop le temps actuellement. Moi, j'ai quand même cette question de comment il génère de l'argent. Bien sûr, il y a...

Pierre Vannier (16:33.185)
D'accord.

Thomas (16:58.586)
Facebook en tant que tel, Instagram, a les pubs. de l'autre côté, Metal joue pour beaucoup, ils sont en train de tirer beaucoup de fils. Je parle vraiment de fils réels. Pour internet, pour augmenter la vitesse d'internet, ils font passer les câbles sous l'eau, il y a aussi les data centers. Mais je ne pas trop comment ça va évoluer. Quant à Apple, je considère qu'ils font du hardware et si demain leur...

leur iPhone ou leur Mac permettent de faire tourner des modèles, des LLM beaucoup plus facilement que sur Windows. Je pense qu'ils ont quand même quelque chose à y gagner. Donc je reste assez... Ouais, je crois.

Pierre Vannier (17:29.969)
Ça nous fait passer, ça nous fait une transition toute trouvée vers le hardware. On va parler de deux grok. Alors ne confondez pas, on va parler du premier grok. G R O U Q

Thomas (17:35.729)
Allez !

Pierre Vannier (17:45.935)
qui vient d'être racheté. Donc Grok, c'est une boîte qui propose des modèles et qui fait de l'inférence online, un peu comme un cloud finalement, c'est un fournisseur d'inférence, on se connecte et on peut appeler des modèles d'IA qui sont hébergés. Et Grok vient de se faire racheter par NVIDIA, tenez-vous bien, 20 milliards de dollars.

Grok, ce qui est intéressant, c'est que quand on fait l'inférence, quand on appelle des modèles, finalement quand on questionne l'IA, peu importe quand, via un assistant conversationnel ou autre, on fait ce qu'on appelle de l'inférence, à la différence de l'entraînement qui est fait avant des modèles. Et donc, Grok est vraiment spécialiste de l'inférence, en ce sens qu'il fournit une puce très spécifique, qui est différente des puces NVIDIA.

Donc Nvidia a des puces GPU, donc des accélérateurs graphiques, tandis que Grok a des puces LPU qui sont spécifiques, des puces à architecture spécifiques pour les LLM. 20 milliards de dollars.

Thomas (18:56.54)
Ouais ça c'est un truc un peu spécial, ça reste intéressant, je pense que c'est un élément de la part de NVIDIA puisque les GPU de NVIDIA sont faits pour entraîner les modèles, principalement pour ça, donc là il y effectivement besoin de beaucoup de ressources, quant à Grok où l'objectif est vraiment d'aller dans l'inférence, donc peut-être qu'à court terme exactement.

Pierre Vannier (19:12.523)
rapide, une inférence très très rapide, c'est vraiment leur marque de fabrique.

Thomas (19:18.68)
Exactement, et donc ça, va avoir des vrais impacts. Alors peut-être pas pour ce qu'on en fait actuellement, c'est-à-dire des solutions types Watchat-GPT où effectivement on n'est pas à la seconde près, bien que plus c'est rapide, mieux on se porte, mais des choses en stream, il y aurait vraiment beaucoup d'impacts. Je peux vous donner un exemple, c'est comme si on faisait ce podcast actuellement en temps réel sur une plateforme type Twitch et on avait des sous-titres en temps réel. Là, les LPUs seraient beaucoup plus efficaces que des GPUs où l'objectif, c'est vraiment le moins de latence possible.

Pierre Vannier (19:41.614)
Go ahead.

Thomas (19:47.986)
Donc c'est vraiment intéressant. Moi, j'avais pas compris ça. J'avais pas compris qu'il avait été racheté en tant que test. J'ai cru comprendre que NVIDIA rachetait des... Enfin, rachetait. Faisaient venir des employés d'une certaine façon. Mais j'ai l'impression qu'aujourd'hui, avec l'intelligence artificielle, il y a des mouvements tellement exotiques, il a des choses tellement exotiques qui sont en train de se faire pour réussir à passer derrière les... Je vais dire derrière les phagots, mais je sais même pas si on peut parler de ça, mais parce qu'il y a de la concurrence, il y a des autorités de la concurrence, on peut pas tous se permettre.

Pierre Vannier (19:48.075)
Tout à fait.

Thomas (20:17.168)
Et justement, j'avais vu ce terme Aqua Airing aussi pour Nvidia, mais là franchement, j'en sais pas plus et je pense que c'est plus les avocats.

Pierre Vannier (20:23.502)
Alors ce qui assez intéressant aussi, y a quand une petite histoire derrière ça parce que GROK, donc cette entreprise, elle a un actionnaire qui s'appelle Shamath Paliapithia. Et Shamath Paliapithia, il a investi énormément d'argent dans GROK dès le début.

millions d'abord, puis ensuite quelques dizaines de millions. Et pour la petite histoire, fait, ce monsieur, c'est quelqu'un qui est très connu de la tech puisqu'il a le podcast qui s'appelle All In Podcasts, notamment avec une personne qui s'appelle David Sachs. Et David Sachs aujourd'hui, en fait, c'est le AI CTO Super Chef de l'équipe de Trump.

Et Chamath Paliapithia, c'est aussi quelqu'un qui a investi énormément lors des élections Trump, etc. Donc c'est assez marrant, finalement assez... Et j'avais vu ce Chamath et Jonathan Ross, le cofondateur de GroK, en 2024 pour une conférence Raise AI à Paris.

Et c'est marrant de voir cette boîte qui aujourd'hui est vendue 20 milliards à NVIDIA et ce gars, Chamath, va récupérer probablement plusieurs dizaines, centaines de millions, voire peut-être milliards en fait là-dedans, dans cette opération. Et je viens de voir une news sur les échos, bon qui étonnera absolument personne, mais l'IA évidemment, et la bulle spéculative autour de l'IA, a renforcé les fortunes.

des très très grosses boîtes de la tech mais bon jusque là personne n'est trop surpris en fait je pense

Thomas (22:21.234)
Non, est-ce qu'on a envie d'aller dans ce sujet là ? Non, alors on va sur des choses un peu plus intéressantes.

Pierre Vannier (22:23.723)
Non.

On a un autre groc avec un K.

Thomas (22:32.006)
Ça, j'avais pas vu.

oui, celui de Hicks, celui de Twitter.

Pierre Vannier (22:35.822)
Il a un autre Grok avec un K. Un autre Grok avec un K, c'est celui de X, celui de Twitter, celui de Elon Musk, qui fait encore des siennes. Sur X, l'ex Twitter, est intégré Grok, qui un assistant conversationnel, et on peut demander et interagir avec Grok sous différentes façons.

Et là, la dernière petite trouvaille, c'est qu'en fait, on peut demander à l'assistant conversationnel si jamais il y eu des images de jeunes femmes, des photos de jeunes femmes qui postaient des photos d'elles, des selfies ou des choses comme ça. Et certaines personnes ont demandé à déshabiller les photos de ces jeunes femmes via GROK en demandant simplement à GROK...

montre moi cette femme en bikini, en maillot, etc. Voire même, il y a eu des images. La problématique, c'est que déjà en France, c'est illégal. Ça a été fait avec des femmes et jeunes femmes, voire jeunes filles dont on peut penser que l'âge peut être sous 18 ans, donc mineur. Et il y eu aussi, encore une fois, des images nazies et des symboles nazis.

Moi Groc, X, ça faisait partie des applications que j'ai supprimées de mon téléphone et je m'en sens beaucoup beaucoup mieux. Et c'est vrai que quand on revient sur ce réseau social, c'est absolument nauséabond. Toi, tu as un compte sur X ? Non, tu n'as pas de compte Thomas sur X, je crois.

Thomas (24:18.61)
Je ne pas donner plus d'infos parce que sinon on va me chercher. Non, non, j'ai connu Twitter. J'ai connu Twitter quand j'étais adolescent. C'était vraiment très très drôle et je peux comprendre que ça a pris une tournure, que ce soit vraiment très désadréable sur ce réseau. Il y a des qualités à ce réseau. C'est vraiment un réseau qui va vite en termes d'information.

Pierre Vannier (24:21.588)
Non, Ouais. Ouais.

Pierre Vannier (24:34.658)
Alors moi, j'ai... Oui, c'est un réseau où tu peux quand même, si tu suis les bonnes personnes, faire une veille importante. Mais malheureusement, fait, l'algorithme, et c'est ça, c'est un problème, et on en parlait avec Marie Potel de notre podcast sur les Dark Pattern, c'est que ces algorithmes qui te présentent les pages for you, les pages pour toi, etc., ce des algorithmes opaque, ils ne pas open source, et donc, du coup, ils font un petit peu ce qu'ils veulent dans la manière dont sont affichés les news et les contenus.

Et sur X étant le média de Elon Musk et ayant ses positions et son idéologie, on se retrouve effectivement avec du contenu qui est même particulièrement nauséabond.

Thomas (25:19.436)
fait c'est une population, c'est des personnes qui sont sur ce réseau qui sont très ouvertes d'esprit. Contrairement à d'autres réseaux où il y a peut-être un peu plus de... J'en sais rien en vrai, juste que je suis pas... J'ai pas de contenu étrange moi sur les autres.

Pierre Vannier (25:32.91)
En fait, tu quand même beaucoup d'extrêmes droits, tu beaucoup de franges white suprémacistes, Donc de Roland néo-nazis, révisionnistes, complotistes, masculinistes. Voilà.

Thomas (25:38.244)
Oui, bien sûr. Il y en a laissé aller. Non, non, bien sûr.

Thomas (25:52.508)
Non, non, je me suis peut-être mal exprimé, ce que je veux dire, c'est que ça doit peut-être exister sur les autres réseaux, mais effectivement, moi je ne le connais pas et je ne l'ai jamais vu. En fait, je jamais vu de négatif sur les autres réseaux. Mais effectivement, Twitter, je vais utiliser le Twitter, en attendant ça peut retrouver vraiment tout et n'importe quoi. Et il a vraiment ce laisser-aller de la part des utilisateurs qui n'ont pas de gêne. Comme si personne n'avait peur d'être trouvé.

Pierre Vannier (26:12.531)
C'est à dire que parce qu'en oui, parce qu'en fait, ce qui s'est passé, c'est que quand Elon Musk a racheté Twitter, il l'a racheté en fait avec la volonté de dire je veux redonner la liberté d'expression. Et d'ailleurs, quand Trump a été élu, il a dit sur Twitter, c'est vous le média. Donc, en fait, il a redonné, si tu veux, à tous les gens qui sont sur Twitter. Il y a aussi énormément de bottes, y a aussi énormément de propagande.

de bots automatiques, de différentes puissances, de russes... C'est vraiment un nid à... C'est la cour des miracles. Et n'y a aucune... Et c'est dérégulé. C'est-à-dire qu'en fait, il n'y a aucune... Je l'ai encore vérifié ce matin. C'est-à-dire que j'ai regardé. Ce matin, tu as encore la fonctionnalité où tu peux demander à déshabiller une photo et il va te renvoyer la photo de la personne trafiquée.

Donc en deep fake et avec la personne qui sera en bikini.

Thomas (27:12.472)
Je vais te dire ce truc un peu bonnais, ça se trouve de ma part, mais rien qu'un utilisateur puisse demander ça de façon ouverte sur le réseau, je dis pas, je n'ai pas dugement sur... C'est délirant d'être capable d'avoir la volonté de faire ça.

Pierre Vannier (27:21.177)
C'est délirant.

Pierre Vannier (27:27.713)
ben oui, oui, bien sûr. Après on y retrouve les gens qui s'y retrouvent. Et ben on parlait de gouvernance en fait. Et la gouvernance d'Elon Musk pour Twitter, c'est on laisse tout faire, on laisse aller. Voire même en fait, on pousse ce genre de contenu. C'est le premier Elon Musk sur son réseau, sur Twitter, à poster des memes, poster des gifs.

mettre de l'huile sur le feu, Donc mettre en scène tout ça. Donc il y a vraiment ce côté propagande et idéologique très fort. Et moi, c'est ce qui m'a fait quitter ce réseau parce qu'au bout d'un moment, côté, tu vois, de peser le pour et le contre par rapport à rester sur cette plateforme et faire de la veille ou carrément la quitter, j'ai décidé de la quitter. Et chaque fois que j'y retourne, je me félicite de ne y être et de ne plus l'ouvrir.

Thomas (27:54.354)
Hmm.

Pierre Vannier (28:24.333)
Et donc d'ailleurs il y eu une action en France, donc déjà je crois qu'il a été condamné le réseau récemment, je pense que c'est par l'Europe, mais là en France il vient d'avoir une plainte qui a été déposée justement contre X pour cette fonctionnalité de déshabiller des femmes sur le réseau. C'est pas la première fois, parce que...

Il avait déjà fait parler de lui par le passé.

Thomas (29:03.858)
Après je pense que ouais, bon après on en parler j'imagine pendant très très longtemps, je pense que c'est même pas une question d'aller attaquer le réseau en tant que tel, c'est juste les personnes qui sont pas du tout éduquées sur ce réseau et tu peux rien y faire en fait. Et si demain, je vais pousser une porte qui est pas très utile pendant le podcast, mais une idéologie tu la tues pas, c'est pas Twitter l'idéologie, c'est les gens qui y dedans et ils trouveront toujours un autre moyen de se retrouver. Et là j'ai pas de...

Pierre Vannier (29:32.968)
C'est une question fondamentale parce qu'après, est-ce qu'on accepte que ça soit la jungle ? Est-ce qu'on accepte que ça soit un territoire ? Ce qu'a une jeune femme en France, ne me souviens plus du nom, mais qui a lancé ça en disant, je ne me bats pas pour moi en tant que femme, je me bats pour, je crois qu'elle disait, toutes les petites meufs qui démarrent. Et effectivement, une jeune fille qui a 15 ans, 16 ans.

et c'est aussi une problématique après l'éducation, mais qui se retrouve sur ce réseau-là et qui se retrouve déshabillé par des masculinistes tarés de l'autre côté de l'Atlantique. C'est quand même un souci et je suis quand même assez content d'être dans un pays où on ne pas faire ça, où tu as quand même un état de droit qui s'élève contre...

des pratiques. Je dire, tu ne ferais pas dans la rue. vois ce que je dire ? Et c'est un vrai souci, c'est un vrai souci de ces boîtes américaines.

Thomas (30:40.998)
D'accord, est-ce ça veut dire que... est-ce que... Ça peut être mal interprété, mais est-ce que c'est pas une bonne ch... Non, c'est pas le bon terme. Mais est-ce que c'est pas une bonne chose de le voir sur ce réseau, puisque je peux t'assurer sans prendre trop de risques que ça se fait, surtout en dehors du réseau, de ce réseau social-là. Et c'est pas puisque tu vas attaquer... C'est peut-être ça, si je reprends le début de ma phrase, c'est pas puisque tu vas attaquer hits ou Twitter en tant que tel sur le potentiel de créer... L'utilisation de grog pour cette demande-là qui est vraiment mauvaise.

Pierre Vannier (30:56.474)
oui ! Non mais bien sûr.

Thomas (31:11.036)
mais je peux t'assurer et je pense que tu peux m'assurer aussi, il y a des personnes qui font bien plus pire sans être connectées à internet par exemple.

Pierre Vannier (31:17.871)
Oui oui oui oui, tout à fait.

Thomas (31:19.666)
Et puis je pense que c'est juste que c'est un réseau qui est américain et que ça arrange bien dans la situation actuelle et que Elon Musk c'est aussi facile de lui taper dessus puisqu'il est ce est. Positive, négative mais il est styr présent. Mais malheureusement je pense que c'est juste la pointe de l'iceberg.

Pierre Vannier (31:35.192)
En fait, est l'archétype et l'image d'Epinhal d'une certaine sorte de technologie et d'IA, draisée par une idéologie sur laquelle on peut être d'accord ou pas d'accord. Moi, ne pas d'accord sur cette idéologie-là et sur l'idéologie qui est véhiculée par ces gens de la tech très très riches, la plupart du temps blancs.

et qui visent à des dessins de société qui moi ne font pas trop éco. Transhumanisme, génisme, etc.

Thomas (32:14.642)
Mais bon, je veux dire aussi d'une certaine façon, j'espère que dénature pas mon propos, mais j'ai tendance à avoir en ce moment beaucoup d'attaques envers toujours les mêmes entreprises. Il n'y a pas que elles. Un certain niveau, c'est-à-dire que le groc, ce qu'ils font, ce pas bien, ce que Twitter fait, ce que Hits fait en tant que tel, ce n'est pas vraiment super. Mais je peux garantir qu'il a d'autres entreprises qui font au moins aussi mal, mais c'est juste plus facile d'aller taper sur un certain point. Et comme si ça gagnait les ferveurs de le faire en tant que tel, comme ça donnait bonne conscience.

Mais les IA, il en un. Et ça devient un peu fat... Moi, c'est mon ressenti à la fin. C'est-à-dire que toutes les semaines, je vois un truc où... Tu vois, là, je vois... J'ai dans mes trucs... Bruxelles ouvre une enquête antitrust sur META, soupçonner de restreindre l'accès à ses fournisseurs d'IAT. OK, très bien. Ça me paraît évident. Certes, c'est bien d'attaquer, mais je pense pas qu'il ait que... Je pense pas qu'il ait que... Je pense aussi que ça arrive en France, même avec la RGPD, ça arrive en Europe. Bien sûr, il a un niveau de confiance qui est plus fort, mais il a toujours des gens qui essaient.

Pierre Vannier (32:44.729)
C'est assez vrai. C'est assez vrai.

Thomas (33:12.69)
pas que META, y'a pas que X, y'a pas que... je sais pas.

Pierre Vannier (33:16.079)
On a une tendance aujourd'hui à mettre le focus sur moi ce que j'appelle les technos voyous. Mais en fait, des voyous, il y en a dans toutes les industries. Tu vas gratter la pharma, tu vas gratter le monde industriel de la chimie, vas gratter les industries, tu vas en trouver partout des voyous et des entreprises.

Thomas (33:29.084)
Bah oui.

Thomas (33:44.412)
C'est sûr que ton lobbytech il n'est pas très fort en France.

Pierre Vannier (33:47.535)
Donc c'est sûr que assez facile. C'est assez facile aussi.

Thomas (33:52.498)
Bon, j'ai ouvert une brèche sur un autre sujet mais effectivement le blog pas cool, pas bien, pas bien, pas bien.

de se faire.

Pierre Vannier (33:59.408)
De quoi tu voudrais parler toi ? que moi j'ai parlé de sujets intéressants. Qu'est-ce que tu as noté toi ?

Thomas (34:05.606)
Non mais c'est...

Thomas (34:09.232)
Moi je trouvais qu'il avait le sujet d'après qui était aussi intéressant, c'était sur la génération en tant que tel, sur le droit qu'ils génèrent un contenu qui n'est pas vrai, qui est fictif, et après il y a le sujet des contenus générés, que ce soit artistique ou non, mais là va peut-être plus aller vers l'artistique, qui est assez intéressant puisque depuis quelque temps Universal et Sony, ils avaient fait la guerre à OpenAI et Anthropeet et tout ça, puisqu'on allait chercher leurs droits d'auteur en tant que tel. Il y a même deux informations qui sont intéressantes, c'est d'un côté, t'as Disney.

qui a fait un accord déjà avec l'OpenAI pour un milliard de dollars où l'objectif c'est de prendre des capitaux déjà dans OpenAI et aussi de dire on va utiliser l'intelligence artificielle encore une fois au sens très large pour nous aider dans la création de contenu mais c'est pas le bon terme dans l'évolution de la marque Disney donc déjà pour moi il un message très très fort c'est que les droits d'auteur de Disney sont je pense qu'il n'y a pas de plus

Pierre Vannier (34:39.983)
oui, j'ai vu ça.

Thomas (35:04.562)
Il y avait un gros sujet, par exemple Mickey sortait des droits d'auteur à un certain moment, parce que ça les dépassait les 70 ans, il fallait récupérer Mickey. Gros gros sujet, Disney c'est très fort. Et puis de l'autre côté, y avait la Warner, il y avait Sony qui voulait protéger tous ses catalogues et ses droits d'auteur. Et aujourd'hui, on trouve de plus en plus de contenus générés par l'intelligence artificielle sur aujourd'hui Spotify, par exemple. Je pense que ça va très vite arriver aussi sur YouTube. Le problème, c'est c'est souvent de piètre qualité. Pour autant.

Pierre Vannier (35:09.519)
Au revoir.

Thomas (35:33.56)
On a rien à tuer.

Pierre Vannier (35:33.947)
ce nouveau terme qu'on voit apparaître qui s'appelle le Slop, AI Slop, les contenus générés par IA. Donc aujourd'hui comme tu le dis finalement c'est ça on a de plus en plus de contenus qui sont générés par IA, tout contenu confondu en fait.

Thomas (35:54.97)
Ouais et c'est complètement incapable, on est incapable, alors je pense que Spotify et tout ça vont sûrement travailler dessus parce que ça devient un gros sujet mais dans une certaine mesure je sais pas si ça leur est pas utile d'une certaine façon de toujours avoir plus de contenu puisque en fait ça vient... je vais essayer de faire un parallèle mais aujourd'hui avec les réseaux sociaux, je reviens souvent sur ce sujet là mais il y a de... c'est quoi qu'on appelle le doom scrolling d'une certaine façon c'est à dire cette volonté de toujours vouloir consommer, avoir quelque chose à consommer. Voilà.

Pierre Vannier (36:21.089)
Tu scrolls, tu scrolls, tu scrolls et en fait ton scroll se remplit avec du contenu, contenu, du contenu.

Thomas (36:26.322)
Exact. Mais ça passe par tous les médias, ça passe par la musique. Aujourd'hui, je suis persuadé que plus personne n'écoute un album comme on le faisait il a peu près 20 ans ou 25 ans. C'est des périodes que je connais très peu aussi. Mais à l'époque, on achetait un CD qu'on payait 20 euros. Je parle en euros, mais qu'on payait 20 euros et qu'on allait écouter dans sa voiture, dans son lecteur CD, si je ne dis pas de bêtises. Et puis aujourd'hui, il n'y qu'à voir. J'imagine comment on est pour la plupart d'entre nous. Quand on regarde quelque chose à la télé, on est aussi sur son téléphone. Et donc, ça commence à poser un problème, on ne fait plus attention à la qualité.

en tant que tel du contenu qui est généré ou créé et on n'est plus en capacité de faire confiance à ce qu'on consomme et ce qu'on consomme avec un grand C, c'est à dire que on sait plus ce qui est vrai, ce qui est faux et ça commence à poser un vrai problème. Est-ce que toi tu as quelque chose à dire là-dessus ?

Pierre Vannier (37:10.188)
Oui.

Ouais, en fait, AIs, la première génération depuis Tchadj et Pt, on s'est retrouvé avec des modèles qui se sont entraînés sur tout ce que l'humanité a produit en termes de contenu qui est donc accessible via internet, que ce soit du texte, ensuite c'est entraîné sur des vidéos, y a eu Anthropy qui avait très vite aussi numérisé des livres, donc aussi...

le contenu que l'humanité a créé. Donc les IA se sont entraînés là-dessus et depuis trois ans, depuis le TchadGPT, l'humain interroge ses IA et l'humain crée du contenu avec ses IA qui ont été entraînés sur le corpus de texte de génération 1. Mais maintenant on se retrouve donc du coup avec des IA.

avec du contenu généré par des IA qui vient se rajouter au contenu qui était d'abord un contenu uniquement créé par des humains. Et on se retrouve avec ce que dans la mythologie on appelait l'oroboros, c'est-à-dire le dragon ou le serpent qui peut se mordre la queue de manière un petit peu éternelle. On se retrouve avec des IA qui créent du contenu qui ensuite va être utilisé par les prochains modèles pour s'entraîner.

Et on On peut se retrouver finalement avec une attrition de la qualité, si tant est qu'on puisse parler de qualité de contenu généré par les IA, ça c'est aussi une autre question, mais avec en fait une espèce d'homogénéisation, une espèce de gloubi bulga, de pâté pour chien, où on va se retrouver avec de plus en plus de contenu. On le voit sur les réseaux d'ailleurs, sais pas si...

Pierre Vannier (39:02.007)
ça me fatigue de plus en plus. quand tu ouvres LinkedIn, enfin spécifiquement ce réseau parce que c'est le réseau professionnel et moi j'y suis quand même assez souvent, tu te retrouves de plus en plus avec des gens qui écrivent des posts peu ou prou complètement générés par de l'IA. Et de l'autre côté des gens qui répondent et qui commentent avec de l'IA. Donc tu te retrouves avec des IA qui discutent finalement presque avec des IA et avec une difficulté de plus en plus importante.

à faire, nous en tant qu'humains, le distinguo entre ce qui a été réellement écrit par un humain, de ce qui a été une pure création ou une co-création, une création avec Delia. Et donc ça c'est quand même un souci quoi.

Thomas (39:48.434)
En fait, c'est un souci autant que c'est une qualité puisque en tant que data scientist, c'est aussi des méthodologies qui sont vachement très utiles. C'est-à-dire que par exemple aujourd'hui, quand tu utilises des LLM, tu vas générer un contenu sauf que par exemple, tu peux demander à deux ou trois LLM différents d'aller générer un contenu différent, puisque ils ont des qualités, des capacités qui sont différentes. Et aujourd'hui, et Carpathi là encore, enfin non, c'est Andrei.

Carpentier, ouais, qui l'a remis encore au goût du jour, c'est il a les LLM as a judge, en tant que tel, je fais un petit peu un parallèle, et aussi le conseil. Je sais pas si t'as suivi ça, l'histoire de conseil, c'est-à-dire que tu vas générer, par exemple, plusieurs... En fait, LLM as a judge, je facite un peu la compréhension, mais c'est de considérer si tu vas dire un LLM, est-ce que tu considères que cet output de LLM, est bon, en tant que tel. Donc tu vas générer du texte, est-ce que ce texte n'a pas d'erreur.

Pierre Vannier (40:24.899)
Non.

Thomas (40:42.82)
Donc tu demandes à un deuxième LLM d'aller vérifier. Et le conseil, c'est d'aller dire par exemple, alors j'espère ne pas me tromper, on va demander à plusieurs LLM de donner les mêmes réponses. Donc on va mettre le même input. Ça va sortir un output qui est un tout petit peu différent selon le LLM. Et ensuite, un dernier LLM va aller juger ce qui est le plus cohérent et d'être un peu plus impartial que les autres. Donc en fait, de un contenu, vas générer x contenu, disons 4. Et en fait, c'est un LLM qui va aller vérifier si c'est vrai ou si c'est faux. Donc nous, on s'en sert actuellement.

puisque il y a trop de données, y a du bitdata partout. Donc effectivement quand toi tu parles de serpent qui mange la queue, j'arrive à comprendre les liens que ça peut créer pour l'entraînement de modèles. Et de l'autre côté je suis embêté puisque je me dis que c'est des méthodologies qu'on utilise actuellement puisqu'elles deviennent nécessaires. Et ça devient difficile de savoir ce qui est bon ou mauvais pour faire évoluer ces solutions.

Pierre Vannier (41:36.493)
Ouais, et c'est un vrai sujet et on n'est même pas encore rentré sur le sujet de la problématique de deep fake, capacité d'orienter les idéologies, les opinions, etc. On va rentrer en France dans une période préélectorale et on risque de se retrouver et on va se retrouver très probablement confronté

à de plus en plus de contenus orientés politiquement, créés par de l'IA, avec une véracité plus que douteuse. Aujourd'hui, fait, qui est super compliqué, c'est qu'aujourd'hui, quand tu vas sur Internet, sur les réseaux sociaux, quand tu consommes du contenu numérique, il est de plus en plus difficile de faire l'effort, d'être capable de faire l'effort de se dire...

de prendre le contenu avec méfiance, avec prudence, avec un recul, avec un jugement critique. C'est-à-dire qu'il faut faire de plus en plus d'efforts pour faire ça. Mais il faut savoir qu'il a des gens qui n'ont peut-être pas l'énergie pour faire cet effort-là, peut-être pas les compétences, peut-être pas la connaissance pour faire ces efforts-là. Et c'est en ça qu'on fait porter un risque.

sur la société via ces contenus générés par de l'IA. Et c'est pour ça qu'il faut quand même tirer un petit peu la sonnette d'alarme par rapport à ça. C'est-à-dire qu'il faut plus former les gens, ce regard critique, cet esprit critique. Et aujourd'hui, tout ce que tu vois, faut presque le remettre en question, en fait. Et il y avait un des étudiants de cette école de commerce qui me disait ça. Il me disait aujourd'hui, quand je consomme du contenu...

J'ai toujours un arrière-goût de me dire est-ce que c'est vrai ce que je regarde ou pas. C'est quand même compliqué ça hein

Thomas (43:29.732)
Oui, bien sûr. Mais je trouve que tu soulèves un point et je un tout petit peu sortir de l'intelligence artificielle. Alors je veux parler de la data puisque ça reste l'élément central. Mais tu vois, tu parles de politique. J'avais rarement fait rapprochement, mais aujourd'hui, effectivement, on a les périodes d'élections, ce soit municipales, en France, électorales, enfin présidentielles plus tard. Mais c'est la même chose partout dans le monde, en réalité. On est beaucoup plus sensible actuellement. Peut-être que c'est trop positif, mais je trouve qu'on est plus sensible à ce qu'on voit.

Pierre Vannier (43:48.336)
Mmh.

Merci.

Thomas (43:59.47)
pas sensible dans le sens on croit, mais dans le sens on remet en question le contenu qu'on est en train de voir. Ça veut pas dire qu'on va le vérifier, mais en tout cas on se dit est-ce que c'est vrai ? Quand on trop, on commence à se dire est-ce c'est vrai, mais rappelle-toi les po...

Pierre Vannier (44:12.592)
Mais ce qui est un problème anthropologique quand même

Thomas (44:16.558)
Ouais mais rappelle-toi, là je vais tirer le vice un peu, mais rappelle-toi à l'époque de Macron et je pense qu'à l'époque d'Obama, bon je parle pas des mêmes pays mais ça avait beaucoup fait du bruit mais c'était pas négatif, c'était, je me rappelle qu'à l'époque où Macron a été élu pour la première fois, donc le président de la France, ils avaient fait la carte électorale de la France, ils étaient capables de dire le parti politique d'une région et surtout ils étaient capables de savoir si une région était apolitisée.

Pierre Vannier (44:18.84)
Vas-y.

Thomas (44:45.638)
Je ne pas si le terme est bon à politiser, mais sans parti politique clair. Et donc l'objectif des équipes de Macron, et si je ne me trompe pas, excusez-moi si je me trompe, c'était d'aller attaquer, entre guillemets, ces espaces neutres pour faire venir de nouveaux électeurs. Mais d'une certaine façon, si tu fais ça, tu vas aller dire des mots qui chatouillent, qui font plaisir pour qu'on aille délire en tant que tel. Est-ce que ce n'est pas aussi dangereux que l'intelligence artificielle Alors peut-être que je défonce...

Pierre Vannier (44:58.192)
Bien sûr.

Pierre Vannier (45:13.584)
Mais ce que tu évoques Thomas, c'est très exactement ce qui s'est passé pour les élections de Trump en 2017, les Cambridge Analytica et tout ce qui s'est passé sur Facebook ou à un moment donné et pour le Brexit. C'est-à-dire qu'on a ces algorithmes qui présentaient via Facebook ou d'autres réseaux.

Thomas (45:14.502)
Je prêche ma paroisse, pour ma paroisse.

Thomas (45:32.274)
Ouais.

Pierre Vannier (45:40.56)
là c'était en l'occurrence Facebook, du contenu spécifique pour des gens qui auront été targetés à certains endroits géographiques en fonction de leur classe socio-démographique, etc. et de leur appartenance ou pas à un parti politique pour pouvoir les faire basculer. Donc aujourd'hui avec le big data, avec la traçabilité, avec le tracking, le targeting que tu fais au niveau individuel,

Tu es presque capable aujourd'hui de présenter un type de contenu. Le contenu de ta timeline toi, LinkedIn, est différent du mien. Sur Twitter, pareil. Sur Facebook, pareil. Sur tous ces trucs, pareil. Parce qu'en fait, ils ont un targeting de ma personnalité et de mes orientations, de mes penchants. Et pour toi, c'est pareil. Et en fait, on va avoir des choses qui vont être différentes, qui vont être présentées différemment. Et c'est en ça que si tu veux, il a aussi...

Thomas (46:16.146)
Merci.

Thomas (46:23.762)
C'est

Thomas (46:30.066)
Exact.

Pierre Vannier (46:32.76)
et je reviens là-dessus par rapport à la réglementation et à la régulation. C'est pour ça qu'on a besoin de réglementation et de régulation. C'est-à-dire qu'en fait, si tu ne sais pas comment sont fait ces algorithmes derrière, c'est la porte ouverte à toutes les dérives.

Thomas (46:49.01)
Mais je suis d'accord, tu parles déjà des algorithmes et donc des réseaux sociaux. Mais quand je te parle de la carte électorale, c'est des élus qui vont voir les votants, des potentiels élus. Mais déjà, parler d'algorithmes, sans parler de médias, de réseaux sociaux, est capable d'aller mentir. Mentir, c'est peut-être un peu fort comme mot, d'aller utiliser des propos qui nous arrangent. Je vais utiliser ce terme-là plutôt, utiliser des propos qui nous arrangent pour avoir un...

des nouveaux électeurs. Il n'y a pas besoin d'intelligence artificielle sur les réseaux sociaux, il a pas besoin d'intelligence artificielle pour abuser d'une certaine façon de la population. fait, moi ce que je trouve, c'est ça je vais aller...

Pierre Vannier (47:29.935)
Tout à fait.

Mais ça a toujours existé. En fait, que tu veux dire, c'est que la propagande et la manipulation ont toujours existé. Mais oui !

Thomas (47:37.836)
Mais là il plus visible. Je trouve, et ce n'est spécialement une bonne chose, mais je trouve ça positive.

Pierre Vannier (47:41.134)
elle est plus globalisée et je pense qu'elle est plus systématisée et elle passe aussi beaucoup plus facilement à l'échelle, je pense.

Thomas (47:49.454)
Oui mais je sais pas si tu regardes des fois, là c'est un vrai débat, je ne pas, mais si tu regardes un peu les commentaires par exemple d'un contenu, en général tu vas voir des gens qui vont dire maintenant c'est généré par IA. Il a des gens qui y croient, il des gens qui se disent c'est généré par IA. Je trouve que c'est déjà une belle évolution de la population que de se poser la question de est-ce que ce que je consomme en face de moi est vrai ou est faux alors que...

T'as compris, je pas très politique, je n'aime pas spécialement ça et j'ai pas de souci avec ça. Mais quand t'as un politicien qui vient te voir et te dit « je te promets ou je vous promets qu'il y aura ça, ça, ça et ça », bah t'auras plus tendance à dire « oui, je te t'ai un humain en face de toi ». Mais y'a rien qui prouve qu'au moment où cette personne sera élue, les lois ou les changements qu'il a annoncés se feront. Et donc d'une certaine façon, je trouve que l'arrivée de l'IA permet de sensibiliser les gens.

même si les étudiants ne sont pas capables de vérifier des faits en tant que tels, ça permet quand même de se dire que le gens en face de moi, ça se trouve, on manipule. C'est peut-être ça le mot, on manipule.

Pierre Vannier (48:48.304)
Donc tu veux dire qu'en fait, espèce de côté suspicion qu'on a un petit peu tous, rendue par l'IA, le numérique, etc., va nous peut-être avoir une externalité dans notre vie réelle, dans le physique, où on va aussi remettre en question. Mais en fait, ça, correspond. On le fait déjà. C'est-à-dire qu'on remet déjà en question. Tu vas voir ton médecin, tu remets en question ce qu'il dit. Parce qu'en fait, tu de chat de GPT qui t'a donné un ou deux trucs.

Thomas (48:53.54)
Un peu.

...

Pierre Vannier (49:18.224)
Donc...

Thomas (49:18.674)
Ouais mais toi tu remets en question un médecin et tu vas aller demander à double check-in et check-out. Je ne pas que ça c'est la solution loin de là. Je dis pas qu'il faut vérifier à Tuneer par contre.

Pierre Vannier (49:27.138)
On est dans ce monde de ce qu'on appelle la post-vérité. On remet en question tout individu aujourd'hui. On a une espèce de supraliberte qui fait qu'on remet tout en question. qu'en fait, regardes, d'ailleurs tu le regardes sur les réseaux sociaux, tout le monde devient expert de tout. Expert en géopolitique, expert en... Là tu vois, t'as Trump qui a...

Thomas (49:46.322)
Oui.

Pierre Vannier (49:50.832)
fait exfiltrer Maduro, tout le monde va être expert en exfiltration, en géopolitique, quand demain matin il aura un problème avec le pétrole, tout le monde sera expert dans le pétrole, etc. Donc t'as un côté sentiment de toute puissance et d'expertise sur à peu près tout, et de remise en question de tout, y compris, et ça là je fais un parallèle avec une vidéo que j'ai vue de Étienne Klein, est chercheur au CEA,

historien des historiens des sciences et tout à fait passionnant. Et d'ailleurs, on accueillera un historien des sciences, Mathieu Cortel, dans notre podcast très rapidement. Et Etienne Klein, disait un truc marrant. disait, on m'a invité, on m'a invité sur une émission télé, sur un plateau télé pour débattre avec un platiste. Un gars qui dit que la Terre est plate.

Et Étienne Klein disait, évidemment j'ai refusé. Parce qu'en fait juste, il a pas de débat. Il n'y a pas de débat. c'est vrai que là où je veux en venir et là où il voulait en venir, c'est assez marrant, c'est qu'en fait on a tendance aujourd'hui de l'impression de toute puissance de liberté dont chaque individu a cette impression de liberté, de toute puissance, de connaissance qui arrive.

Thomas (50:54.834)
ça me dit un truc, ça me un truc.

Pierre Vannier (51:15.955)
on a aussi cet effet de bord qui est de remettre en question des choses qui sont par ailleurs totalement établies. C'est-à-dire qu'en fait, tu te retrouves à remettre en question la rotondité de la Terre, remettre en question le réchauffement climatique, remettre en question tout un tas de choses qui sont prouvées. Et Tien Klin disait, il est hors de question que je discute avec un platiste. De la même manière qu'il est hors de question que j'aille discuter sur... Tiens, en fait...

Tiens on va discuter de la véracité de la gravité de la gravitation universelle. Voilà, de cette force. Les trucs tu jettes une pomme elle tombe. On va discuter, on va débattre. En fait non. Il y a des trucs, il y a des trucs t'as pas à débattre. Tu vois ce que je dire ? Et en fait on revient, on revient sur ça, on revient sur ça tu vois, vachement.

Thomas (51:56.05)
On va laisser...

Thomas (51:59.666)
mais c'est ça, es puissant

Oui mais c'est vrai que si on sort un peu l'univers du podcast, ça veut dire que si tu dis quelque chose de démesurément faux, va dire démesurément faux pour le côté platiste, peut-être qu'un jour ils auront raison et on reviendra leur face mais c'est pas le sujet, ben en fait tu te fais inviter sur un plateau. C'est-à-dire que si je dis qu'il des aliens et des martiens et je les ai vus et j'ai vu un ovnier et que je pousse le trait, on m'en invitera sur un plateau.

Pierre Vannier (52:18.511)
Oui ?

Pierre Vannier (52:23.407)
Et là aussi c'était super intéressant, il disait quelque chose que je trouvais génial, c'est que ces gens complotistes, platistes, etc. Tu vas discuter avec eux, ils vont te trouver 100 000 arguments pour te prouver qu'ils ont raison et que la terre est plate. Et souvent en fait, et Nietzsche le disait aussi et Etienne Klein revenait là-dessus, il disait, le faux est souvent plus séduisant en fait dans son narratif et son storytelling que le vrai. Qui est plat.

Je vais te raconter un énorme bobard, une énorme histoire, un énorme mensonge. Et en fait, c'est séduisant. Et la vérité, souvent, elle est plate. La vérité, souvent, elle est assez insipide et en fait, elle est moins séduisante. tu regardes ce qui se passe aux États-Unis, c'est quand même assez frappant. viennent encore de retirer six vaccins dans la liste des vaccins obligatoires pour les gamins.

Thomas (52:53.49)
d'être

Pierre Vannier (53:23.215)
Tu peux te retrouver avec la résurgence de maladies anciennes qu'on avait éradiquées grâce à la vaccination, qui vont ressortir parce qu'il y a des charlatans qui se sont dit, les vaccins, pas bon, ce type de vaccin, ce vaccin n'est pas bon. en fait, a une espèce de retour en arrière. C'est ça, la post-vérité. Et c'est vrai que les médias sont très partie prenante de tout ça aussi.

Ça fait de l'audimat, ça fait du clic, ça fait du contenu, ça fait réagir. Tu postes quelque chose, plus tu postes quelque chose, c'est prouvé sur les réseaux de clivants, de polémiques, fait... et je vous conseille un très bon livre de Eva Illouz qui s'appelle Modernité Explosive, qui est sociologue des émotions. On se retrouve aujourd'hui avec des émotions qui sont exacerbées sur les réseaux et en fait...

Thomas (53:52.59)
ouais, pas du contenu.

Pierre Vannier (54:20.566)
plus tu travailles sur le côté émotion, plus tu vas faire du clic de la vue et des gens qui vont rester sur ton réseau, etc. Donc, c'est les phénomènes bien connus et c'est vrai que c'est assez questionnant quand même.

Thomas (54:35.282)
Et est-ce que ça ne nous permettrait pas d'aller vers la conclusion et de parler un peu de nos objectifs pour cette année ?

Pierre Vannier (54:41.388)
Oui, on va inviter un peu plus de... On va tenter d'avoir un regard un petit peu plus critique, objectif, de prendre un peu plus de hauteur et d'inviter, au travers de nos invités notamment, on a démarré avec Marie Potel déjà, sur les Dark Patterns, notre dernier épisode.

que je vous conseille, qui est très intéressant. On va essayer d'inviter de plus en plus de gens qui ont un alternatif, un regard différent, un regard peut-être un petit peu plus critique sur la technologie et sur l'IA. Pourquoi ? Parce qu'en fait, je pense que c'est intéressant d'avoir justement aussi ce regard un petit peu plus critique sur la technologie.

où depuis trois ans, on était un petit peu tous all in, un petit peu tous à fond, etc. Et je pense que c'est intéressant. Notre prochaine invitée, ce sera Mathieu Cortel, qui est aussi historien des sciences, est aussi postdoc à Sciences Po, maintenant MIT, et qui a écrit un livre qui s'appelle Ni Dieu Ni Ia, qui est un très très bon livre que je vous conseille, qu'on recevra et qui a beaucoup étudié justement l'IA.

ce phénomène de société sous un angle un petit peu différent.

Thomas (56:07.41)
j'ai hâte, j'ai hâte de cette année.

Pierre Vannier (56:09.57)
Donc voilà, je pas ce que 2026 va nous réserver. Est-ce que la bulle va éclater ou est-ce qu'elle va continuer à se gonfler ? info, dernière info aussi, Yann Lequin qui a levé 500 millions il y a deux jours, un jour, deux jours, début janvier, 500 millions pour une startup qui l'installe à Paris, qui pour l'instant, je crois, n'a pas de produit et qui déjà évalué à 2 milliards.

ou 3 milliards de dollars alors qu'en fait la boîte existe juste. Je trouve ça phénoménal, je le félicite. En tout cas, lui souhaite bonne chance et bon courage. C'est quand même un bon signe pour la France et pour l'Europe malgré tout.

Thomas (56:46.214)
ouais...

Thomas (56:53.532)
Et puis Yann Lequin, pense, n'a plus rien approuvé. D'une certaine façon, c'est-à-dire que son CV permet quand même de lui ouvrir des portes encore heureux, ce genre de profil. franchement, j'ai hâte de voir quand d'autres entreprises ont déjà levé des milliards, par exemple Miramurati, si je dis pas de bêtises, où là, on a des profils qui sont un peu plus jeunes, mais il n'y a pas de jugement en tant que tel. Mais Yann Lequin, c'est plus de 45 ans dans le domaine, crois, si je me trompe pas.

Pierre Vannier (57:02.151)
oui, tout à fait.

Pierre Vannier (57:08.6)
Oui.

Pierre Vannier (57:17.296)
Et ce qui est très intéressant c'est que Yann Lequin a une... Moi ce que je trouve intéressant dans son parcours en tout cas, dans sa démarche, c'est qu'il a une vision, c'est-à-dire qu'il parle de ces world-models, de ces modèles de monde dont on avait déjà parlé. Il a une vision, et je reboucle par rapport à ce que je disais tout à l'heure au tout début de ce podcast avec Meta, et le manque de vision c'est qu'on peut pas...

reprocher en tout cas Ian Lequin de ne avoir une vision, chevillé au corps, il croit vraiment à ses modèles, ses GEPA, ses modèles de monde, etc. Donc cette nouvelle architecture, nouveaux paradigmes, et non seulement il y croit, mais du coup il a de l'investissement, maintenant il a des moyens, et il va avancer dans sa vision. Et moi ce que j'aime, c'est le côté, c'est ça qui est bien chez les chercheurs, c'est il a la conviction de quelque chose, et il va au bout de cette conviction-là.

Et ça je trouve que c'est absolument admirable et ça force le respect. All in là-dessus sur sa techno, sur sa conviction, sur son choix, sur sa vision. Je trouve que c'est vraiment génial là où t'as des méta, ils vont dans le sens du vent, ils vont où le profit a le plus de sens. alors que Yann Lequin est un vrai chercheur en fait.

Thomas (58:36.722)
J'ai hâte de voir ça et merci pour le mouvement vers la France, ça reste quand même très positif. bah, hâte de voir ce que 2026 nous réserve.

Pierre Vannier (58:41.71)
Carrément. Écoute, on est positif, on est optimiste. C'est le début de l'année. Profitons-en. Et encore merci à toutes et à tous qui nous suivaient. N'hésitez pas à laisser des petits messages, des petits commentaires. nous fait toujours plaisir. Encore mieux si c'est des petites étoiles ou des petits avis sur les vos plateformes préférées. Et merci. Merci à toi Thomas, toujours d'être au rendez-vous et de me relancer et d'échanger de manière si passionnante avec toi.

Thomas (58:46.276)
bien sûr.

Thomas (59:08.818)
Merci à toi, Pierre.

Thomas (59:12.832)
Merci, à plus tard

Pierre Vannier (59:12.972)
Bisous, au revoir, ciao