Reprendre le contrôle sur tout ce qui se dit autour de l’intelligence artificielle, voilà pourquoi nous avons créé ce podcast IA pas que la Data !
Tous les mois, nous aurons le plaisir d’accueillir des experts de l’IA, de la data et de la tech, qui nous partageront leur opinion et regard critique sur cette révolution.
Technophiles, ce podcast vous apportera un éclairage sur ce qui se cache derrière l’IA et vous permettra de prendre de la hauteur sur ce que l’on entend quotidiennement.
#IA #GenAI
Thomas (00:14)
Bienvenue à tous dans ce nouvel épisode de IA de l'actu, je suis toujours accompagné avec Pierre si tu veux bien te présenter.
Pierre Vannier (00:20)
Pierre Vannier, je le fondateur et PDG de la société Flint. On est une ESN spécialisée tech mais aussi data et IA. Pour ma part, je suis très présent dans les écosystèmes via ce podcast mais aussi via des conférences autour de l'IA pour la
Thomas (00:35)
J'étais très formel dans la présentation, de mon côté Thomas Meimoun, toujours Team Lead Data Scientist à BRP et Pierre, surtout ce mois-ci t'as été à BFM,
Pierre Vannier (00:44)
j'y suis retourné avec un peu plus... Non, avec un jugement différent de quand j'y étais allé l'année dernière en 2025 où j'étais quand même encore un petit peu tout feu tout flamme par rapport à l'IA. Et c'est vrai que la dernière fois quand j'y suis allé sur les sujets j'étais plutôt le détracteur ou celui qui a...
Thomas (00:47)
une fougue.
Pierre Vannier (01:06)
on va dire celui qui apporte un angle de vue différent parce que je pense que c'est... en fait je pense que c'est important d'avoir des horizons, des points de vue les plus différents possible parce que c'est vrai qu'aujourd'hui les réseaux sociaux et...
notre société du numérique a tendance à aplatir le débat, à le réduire souvent à des positions clivantes, à des visions un peu binaires genre je suis pour l'IA ou je suis totalement contre l'IA et en fait il y a tout un panel de sensibilité, de point de vue et d'opinion qu'il est à mon avis indispensable d'adresser aussi pour éviter justement de tomber dans des
discussions trop simplificatrices à l'emporte-pièce etc. Donc c'était un très bon épisode. Mais c'était le 17 mars si vous voulez le revoir dans Tech &Call et débrief de la tech et j'étais accompagné de Philippe De Wost.
Thomas (02:01)
déjà
Pierre Vannier (02:08)
qui est le cofondateur de Wanadu et j'avais avec moi aussi Jean-Baptiste Kempf qui est le créateur de VLC et CTO de Scaleway aussi. Donc c'était des discussions super intéressantes parce que justement des points de vue un peu diverses.
Je suis passé le 17 février, je repasserai le 10 mars. Notez dans vos calepins... On dirait la tournée Taylor Swift.
Thomas (02:36)
...
La tournée de Pierre Vanier.
sinon pour une autre belle nouvelle, puisque on en est assez fier d'un point de vue français, que Mistral a racheté ou a trouvé un compromis avec Koyeb. donc nous on a tourné un épisode, je crois si je ne me trompe pas, en 2025 avec Yann Léger où on fait un épisode concernant Koyeb sur déjà ce que c'est, ce que ça propose, le serverless, le fine tuning, la sécurité, la scalabilité. Donc si ça vous intéresse, n'hésitez pas, il a pas de la data.
On a rencontré Yann Léger et on parle de
Pierre Vannier (03:16)
cool de félicitations à eux, que je connais bien parce qu'on est client mais ils avaient co-organisé la AI engineer conférence à Paris il y a quelques mois et je trouve que c'est bien pour l'écosystème que ça soit un rachat d'une boîte française par une autre boîte française et ça va je pense aussi consolider les offres de Mistral
Thomas (03:27)
et c'est
Pierre Vannier (03:44)
et la puissance de frappe de Koyeb et je trouve que c'est un super move et puis c'est des gens que j'apprécie et qui avaient fait quand un produit qui est vraiment bien. Donc il y avait effectivement Yann et Édouard Alice Der et toute leur équipe qui sont très sympas, ils sont installés à station F. Je ne sais pas s'ils bougeront mais c'est une belle réussite donc on les félicite.
Thomas (04:07)
Très cool. J'en ai aussi profité. Je fais une petite aparté. aussi l'avantage de ce podcast. J'ai vu, je sais pas si tu l'as vu toi aussi, passage de Arthur Mensch à Polytechnique où il parlait pendant une demi-heure de Mistral et des nouveaux enjeux et des nouveaux métiers qui allaient se créer à travers le temps pour les ingénieurs et pas seulement d'une certaine façon. Je tenais vraiment à saluer le discours qui avait été partagé, que je trouve très pertinent. Ne serait-ce aussi que la partie sur la défense qui est un enjeu vraiment aujourd'hui primordial et la gouvernance.
Donc voilà, je voulais juste faire un petit message et dire, si quelqu'un l'entend, que c'était vraiment très bien et très positif pour la France, l'Europe et la gouvernance mondiale. Voilà, on part sur l'épis...
Pierre Vannier (04:50)
Tu veux qu'on
lance une petite Marseillaise ou quoi ? Pardon. C'était pas la Marseillaise.
Thomas (04:53)
s'arrête une minute. Voilà on est parti. On
est pas du tout. On est parti sur trois grosses actes pour nous qui ont été importantes. On va commencer avec quelque chose qui nous... Moi ça me fait rire mais je trouve ça tellement intéressant. Claude de Anthropy qui sont... Enfin pas spécialement Claude mais Anthropy qui a dit qu'aujourd'hui ils allaient faciliter la migration avec Cobol avec leurs nouveaux en détail Pierre dans un premier temps ?
Pierre Vannier (05:17)
C'est
un move qui est intéressant à plusieurs égards. La news en elle-même, elle est sur le blog de Claude d'Anthropic. Comment réduire le gap et supprimer cette barrière du coût de la maintenance et de la modernisation des stacks COBOL. Ce qu'il faut savoir, c'est COBOL, c'est un langage informatique.
Thomas (05:24)
merveilleux.
Pierre Vannier (05:44)
sur lequel beaucoup de nos systèmes critiques vitaux fonctionnent encore, c'est-à-dire que le cœur des systèmes bancaires, des distributeurs de billets, est principalement avec un cœur...
applicatif écrit en cobol. tourne sur des systèmes la plupart du temps IBM, AS400, les zservers, tous ces mainframes, ces gros ordinateurs noirs qui ressemblent pas du tout au nouveau datacenter tout moderne. en fait ce que dit... Donc ils ont à la fois fait cette news en disant regardez nos modèles sont tellement puissants qu'en fait aujourd'hui ça vous permet assez rapidement de migrer.
du code base de COBOL, vieille techno, dont très souvent en fait il y a aussi des gens qui sont partis à la retraite, il y a des gens, on a perdu le savoir etc. Donc de migrer et de vous aider grâce au LLM, donc là on en est à, plus, on est à Opus 4.6 je crois les derniers, et d'utiliser les LLM comme assistants ou comme facilitateurs de migration de codes bases d'anciens langages comme le COBOL.
et aussi d'acquisition et de reverse engineering. à qu'en fait les capacités du modèle peuvent rétro-ingénierer le code pour faire apparaître des problématiques business et fonctionnelles etc. Et donc c'est intéressant parce qu'effectivement ça montre une capacité des LLM pour la tech de migrer ce genre de code base parce qu'au bout d'un moment ce qui se passe c'est qu'il a plus personne pour maintenir ses applicatifs.
Ils sont tous les gens qui ont fait du cobol. Excusez-moi si vous m'écoutez, mais il y a quand même beaucoup qui sont en la retraite. Voire plus que ça, donc c'est difficile à maintenir. Donc c'est un enjeu stratégique pour ces entreprises de pouvoir s'attaquer à ce code base legacy en cobol et de le faire évoluer vers des technologies plus modernes, notamment pour continuer à attirer des talents aussi. Et dans la même lignée, dès qu'ils ont annoncé ça, ils ont aussi publié un espèce de livre blanc
qui est assez rapide, qui a une dizaine, une quinzaine de pages où ils prennent des exemples de migration de Cobol vers un autre langage, etc. Bref, c'est plus une brochure commerciale à mon avis. Mais en fait, dans la même après-midi où ils ont sorti ça en tropique, l'action d'IBM a perdu quelques pourcents et je sais plusieurs dizaines de milliards, 20 milliards je crois.
Thomas (08:16)
Non non, non non c'est pas tel
que % c'est 13 % et c'est la plus grosse chute depuis 2000. Pour IBM.
Pierre Vannier (08:22)
Ouais, donc c'est énorme.
Et pourquoi ? Parce qu'en le fait qu'Anthropix s'adresse à ces boîtes finances, des boîtes qui ont du cobol, et du coup leur propose de migrer vers des nouveaux langages, ça, veut dire qu'en fait l'hégémonie presque monopolistique d'IBM, à vente de la maintenance...
évolutives et correctives à vendre du gros serveur etc. en fait même IBM est chahuté sur son hégémonie et son monopole parce que ça constitue une espèce de rente pour eux de savoir qu'il y ces vieux systèmes où il y a ces gros mainframes sur lesquels on doit maintenir du cobol etc. Le fait qu'il ait un gros acteur du marché qui dise
Nous on peut vous aider à migrer et les LLM et l'IA ça peut vous aider et ça peut vous aider à passer à migrer tout ça vers du moderne. explique que les marchés se soient un peu emballés d'un coup. Tu veux parler toi du côté marché parce que en fait je trouve ça trop gros. Tu vois ce que je veux ou pas ?
Thomas (09:28)
J'adore tes goûters.
Je trouve que pour IBM, IBM est vraiment une société qui est vieillissante et qui se base sur des moments de réussite du passé. En l'occurrence, Cobol où il y avait d'autres outils qui ont réussi à persister dans des entreprises où il y eu des sujets de mode. IBM est arrivé, ils ont placé un
Pierre Vannier (09:34)
ouais ?
Thomas (10:02)
outil, une solution un peu fermée, puis on est passé à autre chose et c'est surtout le cas des banques et des grandes entreprises ou assez rigides. On passe à autre chose, le savoir n'est plus très intéressant mais IBM il reste, il existe, il est latent.
Pierre Vannier (10:14)
En fait,
ces grosses boîtes, tu as la marque, tu as le nom, tu achètes le nom, tu achètes la... sais, l'espèce de rêve ou de fantasme autour, je pense.
Thomas (10:24)
Bien sûr.
Non, bien sûr, mais aujourd'hui IBM ne produit presque plus rien. Quand il produit, il n'y a pas de fort succès pour le moment. Ça peut complètement changer. Mais effectivement, ça a eu un gros impact. Ce qui est vraiment intéressant concrètement, c'est que tu mets ton code COBOL et en face, on te le ressort en code Python ou Python. Ça dépend de comment on veut le dire, c'est un vrai sujet puisque maintenant, par exemple.
c'est d'un point de vue freelance ou indépendant, si tu savais faire du cobol qui n'est pas très intéressant, puisqu'il a pas de nouveautés, tu pouvais te vendre très très cher, mais en fait, trouve qu'il a pas de valeur ajoutée, il a pas de plus-value. C'est juste que tu capitalises sur un savoir qui n'est plus trop disponible et donc tu vas juste jouer sur un phénomène de rareté, mais tu ne plus rien. Et juste à titre d'exemple, c'est 95 % des transactions dans les dichets. 95 % des dichets, des distributeurs automatiques,
du cobol. Donc vous pouvez imaginer l'impact que ça a de pouvoir migrer du code cobol en Python. Et Python, aujourd'hui, c'est presque le langage à savoir faire. Oui oui tu peux faire autre mais...
Pierre Vannier (11:28)
ou autre,
parce que tu vois, j'ai du mal à imaginer que les banques migrent vers du piton, je le vois plutôt vers, tu sais, peut-être du Java, parce que tu vois le saut cobble-piton. Après, ça pose quand même des questions derrière parce que je ne remets pas en question la puissance des LLM, mais migrer le cœur de systèmes financiers.
au niveau business, niveau tech, de cobol vers un autre langage, etc. En fait, on n'a pas attendu les LLM pour le faire, c'est-à-dire qu'on a des systèmes formels qui sont capables de migrer ces choses-là aussi. fait, c'est une question de volonté à un moment donné aussi. Je... En fait, si tu veux cette annonce, je ne pas si demain matin, toutes les grandes banques françaises vont se dire « tiens, c'est le moment de faire nos migrations, les gars. Ouvre on cloud, vibe Codon et remettons un nouveau système ».
Donc je pense que c'est un déclencheur d'un changement mais je pense qu'il va mettre longtemps à arriver. Il y a plein aussi de vieux systèmes de réservation hôtelières ou de vacances etc. qui ont des gros systèmes en cobol sur des IBM AS400 qu'ils n'ont pas rebooté depuis 25 ans. Et je ne vois pas la transphose passer demain matin en un clic. Ce n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît quand même, je pense.
Thomas (12:55)
Non, je pense que ça fait partie d'une transformation, je ne pas si a du sens de dire transformation numérique, on utilisera peut-être un autre terme pour ce cas-là, mais ça fait partie des transformations et des mises à jour, processus, je vais dire intelligence artificielle, mais ce n'est pas vrai, je pense pas que c'est ça ce qu'il y derrière, où tu devras choisir une entreprise comme Anthropy, OpenAI, Mistral ou quoi que ce soit, et parmi, à un moment tu l'as dit, bouclet de toutes les possibilités qu'offre cette entreprise, tu migres et c'est un vrai avantage comparatif par rapport aux autres, même si je
que OpenAI ou Mistral sont capables de le faire en tant que tel mais bon moi j'y vois du vrai positif et ça fait plaisir de voir que l'intelligence artificielle puisque ça c'est un des points positifs permet de casser des barrières à l'entrée puisque c'est une forme de barrière à l'entrée pour faire évoluer ces softwares que d'avoir quelqu'un qui s'est codé en cobol ou ce genre de choses
Pierre Vannier (13:48)
Oui, tout à fait.
Thomas (13:50)
Mais bon après, qui est quand important, c'est de voir que le point de départ, c'est pas... toi tu parles de blog et ce genre de choses, mais en fait tout ça, c'est encore une fois parti d'un tweet et c'est vrai qu'on peut partir un tout petit peu sur les sujets financiers, mais d'un simple tweet, tu te rends compte de l'impact que ça a et surtout tu sais pas l'impact s'il est positif ou négatif. Je peux donner un exemple concret. Ce mois-ci, il encore eu des résultats de la part de Microsoft, de Google, de Amazon. Et en fait, par exemple, Amazon,
qui a encore une fois pas plongé en bourse mais qui a eu des chutes boursières puisqu'ils ont dit qu'ils allaient investir encore un énorme montant. suis incapable de me rappeler si on parle de millions de milliards à chaque fois, ça va dans tous les sens. Amazon annonce qu'ils vont continuer à investir dans l'intelligence artificielle, fait des layoffs. On parle de layoffs à plus de... Si je dis plus de 20 000 personnes, je me trompe ou pas Pierre ? Non tu sais pas. 6-16 000 postes, 30 000 salariés.
Pierre Vannier (14:43)
Oui, c'est ça. Le
dernier lay-off c'était 16 000, donc ça fait 30 000 en trois mois chez Amazon. Donc c'est quand même pas négligeable. Et il n'y a pas qu'Amazon en plus.
Thomas (14:58)
Non c'est ça et
en fait si tu veux Amazon ils font plus 21 milliards de bénéfices donc c'est positif ça qu'ils baissent leur workforce ils augmentent leurs bénéfices mais ils indiquent qu'ils vont investir dans l'intelligence artificielle c'est pas accepté pour Amazon par contre de l'autre côté t'as
Google lui qui fait donc ses fameux plus de 30 milliards de dettes qui sont en train de créer actuellement pour l'investissement de l'intelligence artificielle avec les fa... on en a parlé avec Fabien Antoine du dernier épisode, une fameuse obligation de 1 milliard de pounds puisque c'est une valeur beaucoup plus stable pendant 100 ans.
Pour Google, ça passe un peu mieux. C'est pas positif, ça met en lumière des doutes, mais ça passe mieux. Et Microsoft qui a encore eu des bons résultats, même si ça s'est un peu réduit, ça n'a pas été accepté par les marchés financiers. Donc c'est quand même assez spécial et avant-hier tu as eu Nvidia qui a encore passé pour les bilans trimestriels. Ils ont encore une fois tout explosé et à titre d'exemple sur le mois de février, ils sont passés à 5 trillions de capitalisation. Et la dernière fois, il a pense 4 mois, on parlait de 4 trillions.
Pierre Vannier (16:03)
c'était 3
ou 4, c'est ça, c'est encore augmenté.
Thomas (16:05)
C'était 4 déjà, mais
passer de 1 trillion supplémentaires c'est vraiment énorme. On parle de 1000 milliards et je pense que c'est même pas... J'allais dire modélisable. C'est difficile à imaginer pour un humain. Je te sais, 1000 milliards. Est-ce qu'on peut en faire ? Et...
Pierre Vannier (16:10)
On parle de mille milliards en fait.
Faut peut-être demander à Elon
Musk parce que je crois que c'est ce qu'il voulait en rémunération. On peut peut-être lui demander s'il reste quelque chose à la fin du mois. Parce qu'on sait jamais, avec mille milliards, tu sais, ça part vite.
Thomas (16:33)
Il y a toujours une façon de consommer son argent, ça il n'y pas de doute, a assez d'études économiques là-dessus. Mais en tout cas non, il y a des vrais effets et surtout on est arrivé dans un mois où avec ces bilans financiers, enfin ces bilans pardon, ces revues trimestriels, des véritables doutes concernant l'intelligence artificielle, c'est-à-dire qu'aujourd'hui on a bel et bien des investisseurs qui arrivent à faire la différence entre on nous promet des choses, on investit dans des data centers, mais le gain à court terme on le voit pas, mais là on n'a pas.
Pierre Vannier (16:59)
Ouais, je suis d'accord avec toi.
Thomas (17:01)
Mais
par contre, vois, on en parlait juste avant l'épisode, il a Block, une entreprise à San Francisco pour les paiements en ligne, par exemple.
Pierre Vannier (17:09)
qui avait été
fondé par l'ex fondateur Jack Dorsey de Twitter. C'est le fondateur de Twitter, Jack Dorsey. Donc lui il est aussi multimilliardaire et il a créé... et là donc tu disais, je t'ai coupé, mais il a fait un gros lay-off.
Thomas (17:15)
Mais tu connais tout.
Il vient d'annoncer un lay-off pour moi ce matin en Amérique du Nord, surtout hier soir, mais vous ça était peut-être un peu plus tôt sur le décalage horaire, mais en gros 4000 lay-offs, donc ça représente 40 % de sa force de travail en tant que tel et d'après les prévisions des actions, il y aurait une amélioration, enfin une augmentation de 25 % de l'action de Blocks.
Donc c'est quand même assez... Enfin je trouve qu'on est dans un moment assez fou, c'est littéralement impossible de savoir l'impact puisque techniquement si on fait des layoffs de 4000 personnes et le titre augmente que ça soit de 5, 10, 15, 20 ou 25 %
on se place déjà à demain, donc quand je dis demain c'est à un an ou deux ans, dit ça, le fait de réduire ça et d'utiliser l'intelligence artificielle, puisqu'il le mentionne clairement, j'utilise l'intelligence artificielle, ça a des gains de productivité et ça je pense que c'est vraiment dangereux pour l'économie dans laquelle on est actuellement et dans la situation économie dans laquelle on est actuellement.
Pierre Vannier (18:24)
Oui parce qu'en
fait de l'autre côté les rapports concernant les réels gains de productivité de l'IA dans les entreprises, y en a plusieurs, y avait HB, Harvard Business Review, il y a eu plusieurs rapports ces derniers mois par rapport à des des gains de productivité qui n'étaient pas forcément là, il a eu un rapport de plusieurs milliers de chefs d'entreprise aussi assez long et...
Du coup, on a quand même l'impression que le marché réagit là pour la question de blocs, là où ils font plus 20 ou 25 % en bourse alors qu'ils virent 40 % de leur masse salariale. On est quand même encore dans... Ouais tu disais à demain finalement dans de l'utopie ou dans du fantasme. C'est à dire qu'en fait ils se disent qu'ils vont... Après en fait t'as des gains de... Ouais mais t'as des gains de productivité qui sont...
Thomas (19:16)
C'est même pas eux, c'est le marché !
Pierre Vannier (19:21)
probablement immédiat dans la mesure où tu vires 40 % des personnes. Donc la rentabilité est meilleure, l'ébite d'aille est meilleure.
Thomas (19:26)
Et c'est tout le pro... Mais c'est ça ?
Mais c'est ça mon problème. c'est ça moi, titre commence vraiment à m'inquiéter. Si vous voulez, d'un point de vue entreprise, c'est très simple. Soit la façon de créer de la valeur, en tant que tel, dans le monde actuel, c'est tu vires les jambes parce que tu fais des savings ou tu gagnes en productivité. Le problème actuellement, c'est que le marché est rémunère et ça c'est mon avis personnel, mon étude personnelle peut-être. Le marché est rémunère, la croissance à court terme. C'est à dire qu'aujourd'hui quand tu vas aller sur les marchés financiers, tu vas investir sur ce titre en espérant faire des gains un an, deux ans, trois ans.
Pierre Vannier (19:38)
Bah tu vires les gens !
Mmh mmh.
Thomas (19:58)
La réalité c'est pas ça, normalement t'investis sur le long terme. c'est ça, c'est que par exemple, je prends l'exemple de Blocks car il est vraiment facile, tu réduis de 40 % et mécaniquement tu as une sorte d'effet de levier où tu vas améliorer de 20 % ton action. Ça suppose que dès aujourd'hui tu vas voir les bénéfices de productivité. Sauf que de l'autre côté, tu l'as bien mentionné, la Harvard Business Review elle est en train de faire une étude sur le fait qu'on est... difficile, enfin c'est pas ça l'objectif de cette étude mais...
Pierre Vannier (20:24)
les gains de productivité
sont pas si évidents que ça, fait.
Thomas (20:27)
Déjà, ne pas évidents. en plus de ça, là, je pars sur un tout petit autre sujet, tu toutes les entreprises telles, puisqu'il faut bien comprendre qu'une entreprise telle ne fonctionne pas comme les autres entreprises, une entreprise telle est par nature toujours connectée. Elle base son business model sur la donnée en tant que telle ou sur un software, donc une donnée qui est toujours disponible. Et donc, tu as peut être plus cette notion d'être capable de traquer les gens. Je ne le dis pas d'un point de vue positif ou négatif, mais tu peux plus monitorer. Alors, monitorer, c'est plus... Mesurer.
Pierre Vannier (20:54)
Mesurer. J'ai trouvé que traquer était
un peu violent. Mesurer, monitorer, évaluer.
Thomas (20:58)
Ouais, on va dire.
On va dire mesurer, c'est vraiment un bon point puisque actuellement, il y a beaucoup d'entreprises qui cherchent à mesurer l'impact de l'intelligence artificielle au niveau de la productivité. Ça passe par deux canaux. Le premier, c'est les évaluations de fin d'année qui de plus en plus, on se fait demander l'utilisation de l'intelligence artificielle. C'est une façon douce de dire il faut utiliser l'intelligence artificielle et de l'autre, c'est complètement mentionné noir sur blanc, il faut utiliser les outils d'intelligence artificielle. L'exemple concret, quand Shopify dit que ça soit positif,
Pierre Vannier (21:15)
Intègre l'IA.
Thomas (21:31)
négatif, il faut voir si l'intelligence artificielle est capable de faire l'action et sinon il faut être capable d'expliquer pourquoi l'intelligence artificielle ne peut pas et donc on doit faire un recrutement. C'est une façon non pas dédisée mais très claire de dire on ne passe à l'intelligence artificielle sauf que de l'autre côté ils sont en train de faire des études pour être sûrs.
il y a des véritables gains de productivité et c'est là où l'étude que tu venais de l'artware business revient, c'est que à ce moment là ils sont en train de se rendre compte que effectivement l'intelligence artificielle il a des gains
mais à quel prix ? Et le prix c'est, il y en a deux aussi, celui d'avoir des plages horaires beaucoup plus étendues puisque je pense que n'importe quel auditeur est capable de le comprendre, on fait des promptes n'importe quand et donc ça va un peu après son travail, vous fermez votre ordinateur de travail, vous allez sur votre application, sa vie, sa réside, ses latents dans l'espace, on travaille tout le temps sur nos sujets maintenant et de l'autre côté, il se rend compte aussi que ce n'est pas spécialement des gains de productivité, c'est à dire que je vous dis une bêtise, je suis data scientist, le fait d'utiliser
l'intelligence artificielle je fais le travail de deux data scientists. Non, ce que ça veut dire c'est avec l'intelligence artificielle je fais le travail d'un data scientist, d'un data analyst et d'un data engineer et ça c'est assez dangereux d'un point de vue mental et ça me permet de revenir, je suis désolé sur la partie bleue, ouais.
Pierre Vannier (22:54)
rebondir sur la deuxième étude
de Harvard Business Review où il titre « AI doesn't reduce work, it intensifies it » avec l'accent qui date du 9 février. ne réduit pas le travail, il l'intensifie et ça vient corroborer ce que tu dis là, c'est à dire que les premières études qu'on voit, en fait, il n'y a pas de délégation totale à l'IA ou à des agents.
mais en fait tu viens charger de manière supplémentaire l'humain avec d'autres outils, d'autres périmètres, d'autres scopes et finalement en fait tu viens charger la mule de ceux qui acceptent de travailler avec l'IA aussi parce que finalement ce petit gimmick qu'on dit tout le temps c'est pas l'IA qui va te remplacer c'est quelqu'un qui travaille avec l'IA ça veut aussi dire l'air de rien
Thomas (23:37)
Exact, très bon terme.
pas d'accord.
Pierre Vannier (23:49)
En fait, tu ne pas à l'IA, c'est ton collègue qui va passer avec l'IA, qui va se trouver surchargé avec une charge mentale et cognitive qui va être énorme, mais lui il va rester. Parce qu'on l'aura chargé. Toi tu partiras.
Thomas (24:02)
Tu vois moi
je suis pas d'accord, tu n'as pas le choix d'accepter. A mes yeux, est dans une situation où il a des entreprises où tu n'as plus le choix d'accepter et tu dois même expliquer pourquoi tu ne t'en sers pas. Donc c'est un peu rentrer dans le glosier d'une certaine façon.
Pierre Vannier (24:13)
Ouais
mais d'un autre côté, fait tu as quand même toujours le choix. qu'il faut quand même se dire c'est que...
Thomas (24:22)
Non mais à quel
prix Pierre ? Ça veut dire qu'aujourd'hui tu me dis que le choix mais quand tu vois tous les licenciements qu'il y a, enfin là je parle vraiment d'un point de vue, moi je plus économique, tu te places d'un point vue d'un employé. On est dans une situation économique qui fait relativement peur, ça vaut ce que ça vaut mais...
Pierre Vannier (24:36)
Donc en fait ça veut dire
qu'on va se retrouver avec très probablement des symptômes, plus de souffrances au travail, plus de maladies mentales, on va le payer de l'autre côté. C'est à qu'on va le payer en soins, etc.
Thomas (24:49)
C'est ça que je voulais dire avec Bloq, c'est pas directement Bloq, mais c'était ça ce truc de réduire la masse salariale de 40 % et donc implicitement ça augmente les stocks, les actions, le prix des actions, excusez-moi, de l'entreprise. Ça suppose qu'à court terme, effectivement, tu vas avoir 40 % de masse salariale pour un chiffre d'affaires équivalent, avec des consommations équivalentes, effectivement, il a plus de bénéfices. Par contre, aujourd'hui, personne ne prend en compte
J'aimerais bien avoir des études par exemple dans 5 ans sur le burn out au travail. Ça ouais, ça ouais et surtout les burn out. Je suis convaincu qu'aujourd'hui tu as des personnes... Puisque il y a ce point là un peu spécial c'est de dire qu'aujourd'hui on est tous un peu amoureux de l'intelligence artificielle. Il y a un vrai aspect positif, pas exotique mais positif. On se sent fort d'utiliser l'intelligence artificielle aujourd'hui puisque la réalité c'est pas tout le monde utilise l'intelligence artificielle. Déjà il y a une minorité encore mais surtout...
Pierre Vannier (25:22)
la pénibilité du travail, le bien-être au travail... Bien sûr.
Thomas (25:49)
à un moment ça va être normal, normal de s'en servir et à ce moment là, on réduira pas la charge de travail des personnes et ça sera toujours plus plus plus plus et on a déjà assez de problèmes de burn out, je dis ça un peu sans le connaître en réalité, mais on a déjà assez de problèmes de burn out dans le monde du travail actuellement, surtout dans le milieu tertiaire, après les autres domaines j'éclone un peu moins, mais surtout dans le modèle tertiaire, parce qu'on donne trop de charges de travail ou d'implications mentales, morales dans son travail, je peux pas croire
Pierre Vannier (26:10)
Bien sûr.
Thomas (26:19)
augmenter la productivité via l'intelligence artificielle ne se fasse pas sans un prix à payer en face.
Pierre Vannier (26:26)
humain, éco-nitif ou humain,
Thomas (26:29)
Là, je laisse le futur parler pour moi, mais je suis dans cette situation et je...
Pierre Vannier (26:32)
Moi je suis
assez d'accord avec toi parce que moi ce que je vois en tout cas en France avec nos contacts avec des grosses entreprises, des moyennes, des responsables de départements, des CTO, des DSI, toutes les gens avec lesquels j'ai des interactions professionnelles, ressens quand même une grosse anxiété généralisée. Bon ça c'est le premier truc mais comme tu l'as dit tout le monde a peur de tout.
mais une grosse charge déjà mentale, charge de travail, charge cognitive etc. qui est déjà genre au max et je me dis en fait si on charge la mule en fait juste au bout d'un moment les humains au bout d'un moment ils craquent quoi, ils peuvent et ça c'est
ça c'est compliqué alors est-ce que finalement c'est pas un effet de bord qui va permettre à ces gens qui maîtrisent et qui veulent diffuser l'IA de se dire vous avez vu finalement les humains ils ont une
ils ont une limite au delà de laquelle ils peuvent plus fonctionner. Tu sais c'est un peu comme quand tu regardes à la fin de ton téléphone ils te disent entre quelles températures et quelles températures il peut fonctionner. Là ça serait pareil pour l'être humain là on risque de passer à quelque chose qui sera trop difficile à tenir au niveau cognitif, au niveau stress, etc. Donc c'est quand même une vraie question et ça rejoint aussi le fait que dans les entreprises
quand tu discutes avec les gens, c'est quand même une interrogation. Ils voient apparaître dans les news en permanence des lay-offs, des entreprises qui pour des bonnes ou des moins bonnes raisons ont l'alibi ou le motif de « passe à l'IA, donc on fait des lay-offs ». Donc du coup les gens sont ultra angoissés et il a des frictions aussi pour passer à l'IA dans les entreprises de la part des salariés. Qui pour l'instant ?
une entreprise est encore faite de salariés. Peut-être qu'on se dirigera comme les dark factories en Chine où t'as plus que des robots. C'est assez questionnant.
Thomas (28:55)
Après tu vois,
là on dépeint un truc plutôt négatif depuis cinq minutes, j'en ai bien conscience, mais il a quand même un bon terreau fertile. Il y a aussi du positif aujourd'hui. Quand on parle par exemple de ces sujets là, je me place vraiment d'un point de vue d'un salarié. Et ça je pense que c'est un point qui est important. D'un point de vue salarié, je pense qu'on atteint quelques limites avec l'intelligence artificielle et si on ne rend pas compte à court terme, on s'en rendra compte à moyen terme. Pas besoin d'attendre du long terme. Moins de cinq ans, on a des études et des résultats probants.
De l'autre côté, pense qu'il a aussi de véritables avantages aujourd'hui. Moi, si je pense à moi tout seul, l'utilisation d'intelligence artificielle, ça a des vraies vertus, ça me permet d'être beaucoup plus proactif d'un point de vue, je vais dire créatif, et non peut-être pas création de valeur, mais à proposer de nouvelles choses.
Je voulais même nuancer tout ça en disant bon d'un point de vue salarié il y quand même des inconvénients, ça a des impacts sur les actions, faut les considérer, mais aussi du bon, du très bon et à plus forte mesure je pense que l'indépendance, mais quand je dis l'indépendance c'est le travail indépendant est vraiment tiré vers le haut grâce à l'intelligence artificielle. Le problème, j'essaie de rejoindre les deux maintenant, c'est de dire que
Dans un monde idéal, les personnes qui sont en lay-off, enfin qui sont renvoyées ou qui doivent quitter leur emploi puisque ça ne leur correspond plus ou qu'elles se font virer à cause de l'intelligence artificielle, elles peuvent monter quelque chose toute seule mais tout le monde n'a pas la mentalité et l'envie de faire ça. Et ça aussi tu vois c'est un point qui...
Pierre Vannier (30:24)
Alors ça je
l'ai beaucoup entendu, c'est un espèce de truc à l'américaine ou à l'Amérique du Nord en mode une entreprise qui vire 40 personnes finalement elle vient de créer 40 concurrents. Alors honnêtement, j'y crois pas, les Etats-Unis ils sont en
Thomas (30:38)
Oui non. Oui non.
Pierre Vannier (30:45)
l'Europe elle est en berne donc déjà les gens pour créer en fait le coût marginal de création de software tend vers zéro la création de logiciels va tendre vers zéro aujourd'hui un bon prompt on peut one-shotter c'est à dire on peut faire des applications avec un seul prompt si on sait vraiment bien compter et faire du compte du bon contexte engineering oui il aura des trous de sécurité oui ça sera pas production ready etc mais le
la barrière à l'entrée de créer du software baisse un maximum, le temps durant lequel les agents IA peuvent rester semi-autonomes ou autonomes s'agrandit pour faire des tâches de plus en plus longues et de plus en plus complexes.
Et on voit déjà maintenant dans certaines boîtes, je prends l'exemple de Spotify, où ils ont des chaînes de création de logiciels dès le début, dès la feature, dès la fonctionnalité qui est designée, est pensée au niveau métier fonctionnel, jusqu'à la livraison et la mise en production sur les sites de Spotify, peut y avoir zéro humain et juste des agents.
qui travaillent, qui vont proposer quatre alternatives différentes et puis à la fin ils vont les challenger ces alternatives techniques et ça va se mettre en prod, ça faire tous les tests, etc. Donc aujourd'hui, t'y arrives.
Thomas (32:09)
parle de Shopify ou Spotify
Pierre Vannier (32:11)
Je pense que c'est Spotify. Ouais.
Thomas (32:12)
possible ? Non c'est possible.
OK.
Pierre Vannier (32:14)
Aujourd'hui, c'est ça pour ces très grosses entreprises super modernes de la Silicon Valley, c'est automatiser un maximum de choses, avoir du développement agentique augmenté à l'IA pour les devs et fatalement, dans toutes celles qui se transforment avec l'IA, c'est réduire.
Mais finalement, il avait lancé y 3-4 ans, 5 ans, quand il a racheté Twitter, avait réchauffé 75 % des gens.
Thomas (32:52)
mais il n'y avait pas cette notion d'intelligence artificielle c'est juste de dire oui et oui c'est vrai ta raison c'est un très bon point c'est de dire on tient la productivité on tient la productivité et mais je pense que tu vois actuelle mais c'est un bon point tu vois tu dis là juste à ce moment là et l'homme est il a dit vous partez ou vous restez vous restez vous connaissez les conditions vous partez vous savez pourquoi très bien
Pierre Vannier (32:58)
Ça a marché encore, tu vois ? Ouais.
Et les conditions,
c'était rester 6 ou 7 jours sur site. Ouais !
Thomas (33:16)
ramener son matelas.
son matelas, c'était ramener son matelas au bureau. Par contre, et c'est ça...
Pierre Vannier (33:21)
Moi après je sais pas, j'ai
toujours un matelas au bureau, on sait jamais.
Thomas (33:25)
Pareil, pareil.
Mais ça je pense que c'est un point qui est hyper important, c'est aujourd'hui on peut lui dire ce qu'on veut sur cette histoire et puis il a aussi un côté marketing bien sûr, mais c'est de dire, je vous le dis, vous savez où vous mettez les pieds, si vous partez, vous savez pourquoi vous partez et vous pouvez partir la tête haute ou rester la tête haute puisque vous connaissez les conditions du jeu. Ce qui se passe actuellement avec l'intelligence artificielle, et je suis un grand fan, il n'y a pas de sujet, c'est l'épisode de podcast qui veut ça, mais c'est de dire aujourd'hui.
et personne ne me contrer là-dessus. L'intelligence artificielle s'est vendue comme un outil de productivité. Sauf que, actuellement, d'un point de vue philosophique, si tu plus productif au travail, on est dans une situation équidomique où tu n'as pas envie de travailler plus. En fait, moi c'est ça que vais aller tirer, c'est ça moi qui me pose problème actuellement.
Pierre Vannier (34:13)
En fait je pense
que Tomax est vendu comme un outil de ça ne l'est
Thomas (34:20)
ça l'est
En fait, ce que je veux dire par là, c'est que si c'était un vrai outil de productivité, je vais prendre des chiffres pas du tout fancy, pas du tout. C'est des trucs vraiment simples. Si c'était un véritable outil de productivité et que ça faisait d'ores et déjà ses preuves, ça serait de dire, on a 100 employés, vous travaillez 5 jours sur 5 actuellement, on va envirer 10.
Je vais pousser un peu le truc à fond. On va en virer 10. On va mettre en place de l'intelligence artificielle. On va regagner 10%. Donc je dis pas fois 2, fois 3, je dis fois 1.1. 10 % en plus. En contrepartie, vous ne travaillez plus le vendredi après-midi. Vous passez à 90. Vous ne travaillez plus le vendredi après-midi. Ou, à plus forte mesure, vous êtes 95. Je pousse un peu le truc à fond. Vous êtes 95. On en a l'F5. On gagne ce fameux 1.1.
dépassent la productivité initiale et vous avez votre vendredi après midi. Là les gens vont se dire ouais bon bah il a un trade off pas cool, pas cool c'est un point de vue social je rentre pas là dedans pas cool mais il a un gain. Là c'est juste de dire on va réduire les effectifs de 10 personnes et vous allez produire x2 donc en fait vous allez plus produire 100 vous allez produire 180 à 90 grâce à l'intelligence artificielle mais personne ne peut le prouver encore. Voilà ça.
Pierre Vannier (35:37)
Il
y a un deuxième point qui est, moi, mon sens, important. Les différentes révolutions industrielles, elles déplacent une partie de l'expertise et de la connaissance du salarié, de l'expert humain, pour la déplacer vers la machine. Ça s'est passé avec les machines-outils. Donc, en fait, tu une perte d'expertise. C'est-à-dire qu'en fait, tu as presque une substitution et là, on le voit bien avec l'IA,
entrepique open a et mistral prennent les services de très très gros cabinets de conseil dont on connaît tous les noms qui sont des énormes qui par ailleurs virent énormément de gens pour lia qui par ailleurs délocalise etc mais ils se font accompagner de énormes cabinets de conseil pour venir aider les entreprises à passer
à l'âge antique, etc. Grosso modo, si on veut...
Thomas (36:38)
vraisemblablement mais
vraisemblablement pour relire. Ils virent vraisemblablement pour l'intelligence artificielle. C'est ça la vraie raison.
Pierre Vannier (36:45)
Ce que je pense c'est qu'ils vont mettre à un moment donné des gars qui sont business analyst, business process analyst, expert fonctionnel, expert agent IA, etc. Ils vont s'asseoir à côté des salariés clés et tu vas avoir des ingénieurs qui vont refaire les workflows métier, les expertises des salariés pour pouvoir donner la compétence à ces agents IA.
Une fois que la compétence est empacadgée, empactée, encapsulée dans les agents IA et dans les workflows en prod qui marchent, en POC, ils peuvent se séparer des humains. Donc en fait finalement l'IA ce n'est pas un outil pour des gains de productivité. L'IA est un outil pour saisir l'expertise des humains et la substituer par une expertise d'agent IA pour pouvoir évidemment
supprimer probablement tout le monde. Je rappelle quand même que le rêve des gens de la Silicon Valley, c'est d'avoir des entreprises et des startups qui valent un milliard de dollars avec une personne. Mais le vrai rêve en fait, c'est juste qu'il personne dans la boîte. y a des robots, a éventuellement du consommable parce que les robots ça prend de l'huile, de l'électricité et c'est tout. Et que ça soit géré par une armée d'agents, IA, etc.
et vu la vitesse à laquelle ça se propage pour le développement, est vraiment probable que beaucoup de cols blancs se retrouvent dehors à trouver autre chose, à devoir peut-être se reconvertir, etc. Donc c'est un vrai sujet qui reste d'actualité, je pense.
Thomas (38:36)
Franchement, j'ai hâte de voir, cinq ans plus tard, ce qu'on pensera de cette période-là, puisqu'il a aussi un truc où après on peut passer sur l'autre sujet, on est aussi 56 ans après la période Covid. En fait, je pense que ça fait un énorme amalgame de choses où à partir du moment où le premier lay-off a été lancé pour l'intelligence artificielle, ceux
qui ont beaucoup trop augmenté leur masse salariale ou peu importe ce qu'ils ont fait durant la période Covid et qui ont réussi à résister à cette période après les 2-3 ans. a eu beaucoup de fermetures d'entreprises 2-3 ans après. Il en a qui ont tenu sous certaines conditions à un certain prix et aujourd'hui l'intelligence artificielle permet juste de mettre dans un énorme... là j'utilise le terme radmarie de dire oui oui on fait des layoffs là on fait des layoffs pour Célia. Et ça trouve en fait c'est même pas juste une question
c'est juste une question de... il avait trop de personnes, aujourd'hui ce qui a la mode pour faire de la croissance c'est l'IA mais ça se trouve il a rien de plus en fait.
Pierre Vannier (39:37)
Il y a eu une sortie d'un rapport cette semaine, c'est le 22 février, d'une boîte qui s'appelle Citrini Research. ne pas si tu l'as vu passer. Ils ont fait un long rapport sur Substack. fait, c'est un rapport Michel Lévi-Provençal, je serais content, c'est une sorte de prospectif, c'est un espèce de scénario catastrophe qui s'appelle The 2028 Global Intelligence Crisis où en fait ils expliquent un scénario
Thomas (39:48)
Oui.
Pierre Vannier (40:06)
complètement noir mais qui ressemble beaucoup d'ailleurs au scénario qu'avait dépeint Jeremy Rifkin dans son bouquin La fin du travail et où en fait ils disent que d'ici 2028-2030 tu peux te retrouver avec des armées de lay-off de partout dans tous les sens. je le mettrai peut-être en lien, c'est sur le blog Substack Citrini Research. Le papier est assez long mais il a fait un effet
énorme au niveau des marchés où tout le monde s'est emballé en disant, parce que ce qui se passe c'est que si ces gens qui poussent à l'usage de l'IA créent de l'autre côté un espèce de rat de marée sociale cognitif mental sur
les gens sur lesquels, finalement les employés sur lesquels, la productivité, le capitalisme, l'économie fonctionnait, on peut se retrouver avec un problème qui est, on a scié la branche sur laquelle on était assis et donc toutes les espèces de projections qu'ils est possible qu'elles n'y arrivent pas. C'est à qu'on se crée un espèce de scénario cauchemardesque
sur lesquelles qui ne permettent plus une croissance ou qui ne permettent plus de donner réalité à cette espèce de fantasme ou d'utopie dans laquelle ces gens sont partis. C'est ça que je me dis.
Thomas (41:30)
dans quel monde on vit ? vérité c'est plutôt intéressant et oui, mais en fait je trouve que ce qui se passe actuellement avec l'intelligence artificielle, met vraiment en exergue des vrais processus économiques, c'est à dire qu'aujourd'hui, à trop vouloir du court terme...
uniquement au capital, puisque la termes de capital humain et le physique en tant que tel, à trop penser au court terme donc avec des savings, avec des volontés hypothétiques d'os de productivité, on détruit complètement le long terme. C'est un peu ce qu'on retrouve dans plein de
Pierre Vannier (42:01)
D'ailleurs je vais même te dire,
moi je suis assez d'accord avec toi Thomas et d'ailleurs en fait ce que ça m'évoque plus j'y plus... non en fait à cette espèce de vision court-termiste dont tu parles qui semble finalement, toutes ces grosses boîtes et les marchés semblent vraiment acheter cette vision très très court-termiste. Et du coup...
Thomas (42:07)
Martz.
Alors ?
Mais ça a toujours
été le cas, mais ça a toujours été le cas, c'est à dire que même dans les états, aujourd'hui, je te pousse vraiment le truc à fond, mais les états... Oui.
Pierre Vannier (42:27)
Non, ça a toujours été le cas, tu veux dire ? Parce que
la du marché, de la société, etc. sur les salariés, pas sur les entreprises, mais par effet de bord sur les salariés, pour acheter l'IA.
pour se surcharger, pour y aller, pour devenir de plus en plus agentique, Mais ce que je veux dire, c'est que je comprends pas l'état d'esprit de ces gens-là qui est si courtermis si n'est qu'ils avaient en vue potentiellement un énorme crack et qu'en fait ils veulent récupérer un max le plus rapidement possible. Tu sais, en mode le bâtiment va s'écrouler
Thomas (42:48)
Je vous remercie.
Pierre Vannier (43:11)
Donc je vais tout emporter, je vais pousser jusqu'au bout pour qu'en fait, précipiter sa chute plus rapidement. Tu vois ce que je veux dire ?
Thomas (43:19)
Ouais je comprends et franchement pour moi on est dans la phase 2 du phénomène actuellement c'est à qu'aujourd'hui il y eu un... Comment expliquer ça ?
Aujourd'hui depuis 2 ans, 3 ans, on utilise CiaoGPT. J'utilise le terme CiaoGPT encore une fois pour grossir le trait mais aujourd'hui les outils existent, on s'en sert et tout le monde s'en sert. Maintenant on est dans une phase 2 de consolidation où il a vraiment une forte concurrence où quand une fonctionnalité sort pour A, a une fonctionnalité soit A qui sort chez B soit une fonctionnalité qui est concurrente en tant que tel.
Pour moi, on ne rien en dire actuellement, à dire qu'on se rend compte qu'il des impacts positifs, négatifs. Moi, je me base sur les austérités budgétaires qu'on peut retrouver chez les États. Réduire à court terme les dépenses, ça n'a jamais été positif pour la croissance à long terme. On l'a vu en France aussi. Et après, pense qu'on va rentrer dans une phase 3. Ça, c'est mon avis très, très authentique de, à partir du moment où OpenAI ou Anthropic vont rentrer en bourse, l'un des deux, le deuxième va rentrer en bourse et là, il y aura d'autres impacts.
Et là, sera encore une autre étape puisque tu vas voir qu'il va y avoir une super euphorie. D'un côté, les gens qui sont très bien payés dans ces entreprises là, vont vouloir sortir cash out, cash out, l'utilisation comme action. T'as les personnes dans les marchés financiers qui vont vouloir acheter les actions. Et en fait, tout va se diluer dans l'économie en tant que tel. À ce niveau là. Et en fait, tu vas voir que les intérêts vont être complètement...
Pierre Vannier (44:30)
Oui c'est ça.
Thomas (44:43)
différent puisqu'entre le moment où tu es en train de capitaliser pour ton entreprise la faire grossir et le moment où tu vas la faire rendre sur un marché financier dans la situation actuelle, dans la situation actuelle, c'est à dire que Sam Altman il a tout misé là dessus tu vois je te donne un exemple il a tout misé là dessus bah je sais pas comment ça va se passer à ce moment là je pense que ça va juste être la zizanie à ce moment là et on verra ce qui se passera une fois que ces entreprises seront cotées en bourse
et je ne les compare pas à Google ou Microsoft qui font d'autres choses, Microsoft et Google. Anthropic et OpenAI ne font que ça. Le jour où rentrent sur les marchés financiers, je donne un an ou deux ans pour qu'il ait vraiment des rangs de marée très forts, plus que juste au niveau entreprise.
Pierre Vannier (45:27)
Après moi
m'étonne toujours c'est que ça fait 3 ans, 4 ans bientôt que cette révolution a la lieu au final...
Est-ce que la classe des gens « normaux » y voit la couleur de ces milliards, milliers de milliards de cette économie, etc. On est dans un momentum où fait, tu 99,9,9 % des gens qui regardent ce délire et 0,00001 %
qui joue avec ses milliards, qui joue avec l'avenir à court terme et qui joue un peu au poker en mettant all-in, all-in sur le plan environnemental, all-in sur le plan cognitif, social, salarial, économique, organisationnel, anthropologique, all-in sur tous ces champs-là, en se disant, ben voilà, ça passe ou ça casse quoi.
sans capacité de recul, sans principe de précaution, etc. Donc moi je de plus en plus circonspect, je remarque que le ballon continue à se gonfler de cette bulle et pour l'instant toujours pareil.
Il n'y a pas de killer app, n'y a pas de gain de productivité phénoménal, on laisse pas des agents qui codent pour nous à longueur de journée et ça se complexifie pour ces grosses boîtes-là pour avoir un retour sur leurs investissements qui sont démesurés, qui sont délirants.
Thomas (47:02)
Au niveau des entreprises, sais qu'on arrive tranquillement sur la fin mais par exemple on avait rapidement parlé. Non, pas du tout. Mais tu vois par exemple en tropie...
Pierre Vannier (47:08)
On n'a pas traité assez de nos sujets. En fait, on en met 19,
à chaque fois on en traite 2,5.
Thomas (47:17)
Bah ouais, c'est toujours pareil, faut faire un épisode par semaine. Mais tu vois le fait qu'Enthropy, qu'il ait son contrat avec le gouvernement américain et la sécurité en tant que tel, si c'est passé cette semaine, donc juste pour l'affaire très simple. Oui.
Pierre Vannier (47:26)
et qu'ils vont peut-être le perdre, parce que
le ministre de la Défense n'est pas du tout content qu'Anthropiq n'accepte pas d'assouplir. C'est ça, vas-y.
Thomas (47:36)
d'assouplir ces règles pour en dans l'information mais... et c'est ça.
Pierre Vannier (47:39)
Pour les armes autonomes, les drones et les
armes autonomes. C'est à qu'en fait le Pentagone a fait pression sur Anthropiq pour qu'ils acceptent que leur modèle soit utilisé potentiellement sur des cas d'armes autonomes, IA, drones etc. Ce à quoi Dario Hamodey a refusé. vas-y !
Thomas (47:55)
C'est pas tout à fait
La réalité c'est que Hamodey a refusé puisqu'il a dit je ne veux pas d'arme autonome sans l'humain dans la boucle. Je pense que ça c'est des détails peut-être pour certains mais ça son importance.
Pierre Vannier (48:15)
non mais c'est super super
super important. C'est même... Ouais. Ça veut dire qu'on leur a fait de la demande. Ouais bien sûr. Bien sûr. totalement autonome, 100 % autonome. C'est à que c'est l'agent qui décide de tuer ou pas.
Thomas (48:18)
ça veut dire que ça existe, ça veut dire que ça existe déjà, mais il a toujours quelqu'un qui valide. C'est ça le point, puisque l'arme autonome
Et en fait le truc de Anthropy, c'est qu'initialement ils se sont vendus comme quelque chose de beaucoup plus tourné vers, je vais dire, social, mais peut-être ça n'a pas de valeur, oui, beaucoup plus dans... Oui, disons ça. Ou ils considèrent même que Claude est une certaine entité, il a un truc autour de tout ça, y a quelque chose, tu vois. Ils font des études économiques, qui sont censées servir, j'ai toujours dit qu'elles étaient très intéressantes et tout ça, toujours étudient qu'ils travaillent pour l'armée. Maintenant, ils refusent.
Pierre Vannier (48:38)
humain... humanisme bien sûr.
Ils pourront lancer un modèle
qui s'appelait Claudinator, tu sais comme Terminator, mais qui tue tout le monde.
Thomas (49:01)
On donne des idées, c'est très bien. Continuez à donner des En tout cas, on parle d'un deal à 200 millions, vois, en l'occurrence. Et c'est vraiment beaucoup d'argent, 200 millions.
Pierre Vannier (49:09)
200 millions
par an ou triennal ? Je crois que c'est par an et je crois que Google, Google OpenAI, ont les mêmes types de En fait, c'est quoi ? C'est l'auto accepte. C'est-à-dire que quand tu quelqu'un qu'on propose de tuer, faut que tu puisses avoir une petite case à cocher, j'accepte tout le temps les choix qu'on me propose dans la kill list. Ça, c'est plus...
Thomas (49:13)
Je crois que c'est parents en fait. Je sais pas, ça j'avoue.
Pierre Vannier (49:32)
ça serait plus facile. Il a refusé Dario. Il est attillant sur certains petits points qui, moi, me semblent quand même des détails, quelque part, non ? Non, je plaisante, évidemment, c'est du cynisme.
Thomas (49:35)
Il a refusé puis surtout...
Non mais après tu vois,
serait un vrai sujet, c'est dans une certaine... Mais je crois qu'on a déjà parlé dans certains épisodes, c'est... Si même tu acceptes ça, hypothétiquement tu acceptes ça, il se passe une action, une balle part, je pousse le truc à fond, il une balle qui part. C'est qui alors ? C'est qui qui fait ça ?
Pierre Vannier (49:59)
mais alors justement en fait, l'IA elle est placée en tant que média dans le côté médiatisation, c'est à dire entre deux choses. L'IA elle est placée en média entre l'opérateur des drones, encore humain, et les gens qu'il faut tuer ou la mission. Et en fait ils ont une fenêtre où il va y avoir validé, refusé, validé, refusé. Et en fait ce qui se passe c'est que l'IA en tant que média entre l'humain et l'acte de tuer
Thomas (50:01)
Il est ce.
Pierre Vannier (50:27)
permet de défausser la responsabilité sur l'IA. C'est-à-dire que si jamais il se passe quelque chose de pas bien, ce pas l'humain, c'est l'IA qui sera responsable. Donc as ce côté un petit peu, en fait, on se cache derrière la boîte noire qui elle-même décide de qui on va tuer ou pas en position de guerre. Mais c'est les guerres modernes des terrains de guerre moderne qu'on voit actuellement et c'est les guerres qu'on va avoir prochainement.
C'est à des guerres semi-autonomes ou quasi-autonomes avec des drones, avec des robots, etc. Donc c'est un peu la préparation de ça.
C'est gay ça, c'est bien.
Thomas (51:02)
Il faudrait vraiment qu'on trouve des sujets pour mieux terminer les épisodes en tout cas.
Pierre Vannier (51:05)
On pourra aussi avoir des robots
qui te font du petit salé aux lentilles ou des cassoulet par exemple. Un robot cuistot, ça c'est plus cool déjà.
Thomas (51:10)
termine à l'école.
Mais c'est... Bah ça c'est ce qu'on veut par exemple.
cas, dire qu'effectivement, il rentre quand de l'argent, y a quand même des avantages financiers et potentiellement des avantages d'utiliser. vois, en fait, à partir du moment où tu tites la productivité, tu trouves des intérêts. le problème, c'est que l'intelligence artificielle est placée comme vecteur de productivité. fait, je pense que c'est ça l'élément de conclusion ici, c'est que dans les entreprises, tu as deux choses qui comptent. La productivité, je pousse vraiment dans des théories, productivité, salariale. Est-ce que ta masse salariale est assez productivité
pour se rembourser et créer du capital en plus. Et actuellement c'est ça qui est vendu.
Pierre Vannier (51:51)
Mais moi ce je pense
qui est vraiment débile, trouve, que pense que les gens qui sont capitalistes à l'extrême sont limités intellectuellement. Je le répète vraiment, ça c'est ma conviction la plus intime mais...
Il s'aurait été un moyen formidable d'essayer de se reposer la question du travail, de son sens, de pourquoi on le fait, de se reposer des questions de nos organisations, de pourquoi on a des meetings des fois qui servent à rien, de pourquoi on n'arrive pas bien à communiquer, de pourquoi on ne pas prendre le feedback, de pourquoi on a des évaluations internes qui sont pourries, poser la question de pourquoi il a plein de trucs qui sont devenus pourris dans nos organisations.
Et là, il avait un levier pour trouver de la productivité qui était un peu plus tangible, un peu plus réaliste qu'aller mettre des pseudo-agents, ligne de commande derrière son clavier, qui vont essayer encore une fois de faire du mimétisme et de la simulation d'humain pour aller essayer de combler un espèce de délire fantasmagorique de la Silicon Valley. En fait...
On avait même le moyen, même en Europe avec nos valeurs humanistes, de se reposer les vraies questions. Parce que ce qui se passe, c'est que si on fait comme les Américains, en France et en Europe, qu'on charge la mule, on va se retrouver avec des arrêts de travail, on va se retrouver avec des burn-out, on va se retrouver avec des gens qui vont suicider parce qu'ils ont trop de charges cognitives. Et ça, on a un moyen dans nos pays plutôt humanistes, plutôt d'essayer de...
de redonner un peu un sens aux humains dans leur organisation et de retrouver de la productivité mais comme un groupe et une organisation. Et là en fait on se retrouve avec l'IA qui se retrouve comme l'arme d'une lutte des classes moderne, finalement.
Amen. Marx. Hegel.
Thomas (53:38)
De toute façon, on arrive sur la fin de l'épisode. On voulait parler de CodeCore, on voulait parler des études de Microsoft sur CodePilot, ISP...
Pierre Vannier (53:45)
On les collera dans YouTube en commentaire
comme ça au moins on pourra en parler Claude, Cowork, Remote, etc etc. y a tellement de sujets, y a trop de sujets, il trop de sujets. Il qu'on en fasse... Ouais, OpenClaw, ouais. Bah la prochaine fois, la prochaine fois.
Thomas (53:57)
voulais parler de Moldbot, enfin... OpenClaw maintenant, pardon.
mais la prochaine fois, ça sera quoi après ? La prochaine fois, sera encore de nouveaux
Pierre Vannier (54:06)
on a qu'à en
Thomas (54:07)
Bon.
Pierre Vannier (54:07)
Merci
à tous qui nous écoutez. Ce mois-ci, est très très fiers parce qu'en fait, on a battu tout notre record de quasi 50%. Donc on continue, je crois que le vrai investissement sur le long terme, sans agent, sans IA, sans agent, on fait tout à la main, dans la barate, comme le beurre à l'ancienne, etc. Donc on est vraiment appellation d'origine humaine contrôlée. Non, non, mais je plaisante, mais ça nous fait plaisir.
Thomas (54:19)
Certifié sans agent. Certifié sans agent là.
Pierre Vannier (54:36)
et on a de plus en plus d'écoute donc si vous voulez vraiment investir sur le long terme la meilleure façon c'est d'écouter, pas que la data, Thomas et Pierre au moins c'est du tangible, c'est du réel, c'est de l'humain bientôt on va sortir notre verre de rouge à 16h pour... non toi tu peux pas parce que c'est le matin pour toi donc ça marche pas quand merci à tous qui nous merci à bientôt, ciao
Thomas (54:57)
Merci beaucoup Pierre, c'est toujours un plaisir.
Bye.