Jamais Assez

Est-ce qu'on peut gagner une course quand on n'a pas les jambes?

Le père d'Éric Van Den Eynde cherchait des sorties familiales gratuites. Il y en avait deux à Montréal : regarder décoller les avions à Dorval, et regarder les départs de courses cyclistes.

Cinquante ans plus tard, son fils a dirigé une centaine d'athlètes, du vélodrome olympique jusqu'aux Jeux de Rio. Il dit qu'il a été « un musicien par oreille » avant de retourner à l'école apprendre les notes, parce qu'un entraîneur qui ne connaît qu'un seul profil d'athlète finit par coacher son propre miroir…

L'épisode d'aujourd'hui se penche sur ce que veut vraiment dire entraîner quelqu'un, et sur ce qui reste quand le talent ne suffit pas. Une conversation à écouter pour toutes les personnes qui s'intéressent au cyclisme de haut niveau :

- Pourquoi tout le monde a une heure de super et six à huit heures de diesel dans le réservoir
- On fait deux fois ce que tu n'aimes pas, une fois ce que tu aimes
- Pourquoi il est devenu entraîneur après avoir vu trop de coachs démolir leurs athlètes
- Les athlètes paralympiques qui l'ont forcé à changer sa façon de regarder les gens
- Le vélo comme un jeu d'échecs et non comme un jeu de dames
- La porte du Canadian Tire, et comment il savait d'avance où partirait l'échappée gagnante!

Cet épisode est présenté par EDIKA ☕️

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Kilomètre Zéro est coproduit avec la Fédération québécoise des sports cyclistes et coanimé par Louis Barbeau.

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What is Jamais Assez?

Le podcast JAMAIS ASSEZ est le projet de la Clinique Physiovélo.

Qu’il soit question de vélo, de triathlon, d’ultra-distance ou de remise en forme, on se pose la question: Pourquoi on fait ça? Pourquoi on continue de se donner des défis sportifs de fou? Pourquoi on n’en a JAMAIS ASSEZ?

Chers auditrices, chers auditeurs, bienvenue dans ce 3e épisode de notre série de balado documentaire sur l'histoire du vélo au Québec. Dans la série Kilomè Z0, comme vous le savez peut-être, on s'attarde à l'histoire du vélo au Québec à travers des entrevues inédites. On reçoit des gens tels que Jean-François Nadu, historien, Caroline Canuel, cycliste professionnel et championne du monde en contre la monte par équipe en 2014. On reçoit Sébastien Arsenau, directeur général des Grands prix cyclistes et organisateur des mondiaux 2026. On reçoit Jean Lessard, cycliste et fondateur du tour de Bos. On reçoit aussi Gerveru cycliste et fondateur de la compagnie Argon 18. L'épisode que je vous présente aujourd'hui, c'est un épisode avec Eric Vanenide. Pour ceux qui connaissent le cyclisme au Québec, vous savez que c'est l'un des entraîneurs les plus connus au Québec. Il a contribué à la carrière de dizaines et dizaines d'athlètes en prolongeant leur carrière, en donnant plus de sens à leur carrière, en impliquant l'athlète derrière la performance. Vous allez voir aussi que les histoires entre mes passionnés sont interreliées. La raison pour laquelle Caroline Canuel a pu atteindre le plus haut niveau et devenir championne du monde, c'est aussi grâce à Éric Vanen. Dans cette entrevue, Éric nous partage avec beaucoup de générosité plein de gros bon sens, plein de trucs de coach qui sont intemporels. Il nous partage des histoires mémorables avec la fameuse porte du Canadien Tire. Si je peux vous donner un conseil, rendez-vous jusque là dans l'épisode parce que l'histoire de la porte du Canadian Tire, ça a été pour moi un moment extrêmement fort de cette entrevue. Je vous en dis pas plus parce que ce que vous avez dans ce contenu, dans cette entrevue qui a été généreusement offerte à Louis Barbau et moi par Eric Vanite, c'était vraiment une classe de maître pour n'importe qui qui veut faire du sport et n'importe qui qui aspire à devenir un meilleur entraîneur. Merci pour cette entrevue. Sur ce, bonne écoute. Puis si je bas de l'aile, c'est parce c'est la question je l'aime pas. C'est correct. Nerveux en pass à la suivante. Puis quand d'habitude j'ai un couteau dans la main puis c'est quand je vais manger chez Louis, c'est le gars qu'on veut pas à côté. Il y avait le gars de Kennedy Cyclist Rob Jones qui était à côté le manc était Chris il va l'embrocher Éric bienvenue Louis merci d'être là bienvenue. La première question que j'ai pour vous c'est depuis combien de temps vous vous connaissez ? Depuis la première journée que Louis a commencé à travailler la deuxème journée j'étais rencontré à son bureau. Ouais ça fait 40 ans, je crois. Ça va faire 40 ans le 1er décembre. 40 ans le 1er décembre. Ouais, il un petit part de prévu. On est très calme. Vous êtes très calme làdessus. Mais c'est drôle parce que la première, tu sais, les deux autres candidats en entrevue quand j'ai obtenu le poste à la Fédération, cit des gens qui étaient connus dans le milieu du vélo. Moi, je l'étais pas. Fait, tu sais, fait que c'est sûr qu'à ce moment-là, tu te demandes ça va être quoi la l'accueil, la réception. Puis tu sais, avec Eric, ça ça tout de suite bien connecté mais je dirais que ça a surtout connecté. à au championnat canadien qui ont eu lieu à Saint-Jean au niveau Brunswick euh au mois de septembre suivant 87 parce qu'on avait une épreuve contre la monte par équipe puis Éric suivait les coureurs puis c'est une épreuve de 100 km j'étais dehors dans la pluie à donner les temps de passage puis Eric m'avait dit tu vois il dit je pense que finalement tu étais bon tu étais le bon choix tu étais la bonne personne. fait que puis j'avais j'avais dit écoute je peux prendre des journées comme ça à pluie n'importe quand avant de prendre des journées à - 20- 25 sur le bord d'une piste à ce qu'ils font en train de donner des temps de passage mais on a toujours un bon lien mais c'est ça ça va faire 40 ans bientôt euh dans cette époque-là au moment où ce que vous êtes rencontré euh ça ressemblait à quoi ce qu'on avait au Québec ? Je vous cacherai pas que c'est très proche de mon année de naissance fait que j'ai besoin d'avoir un peu de contexte sur ça ressemblait à quoi à ce moment-là. L'équipe du Québec c'était une équipe qui était très très compacte, très soudée. OK. Parce que il y avait pas ce phénomène d'entraîneur personnel. C'est que c'était beaucoup un entraîneur qui était moi dans ces circonstances là à l'équipe du Québec puis qui s'entraînait en groupe en tant qu'équipe du Québec. roulait tr fois par semaine ensemble. OK. C'est quand il y avait une crevaison, tout le monde savait ce qu'il avait à faire parce que j'arrêtais pas pour les crevaisons. J'avais des escades, descendais, il ramenait. C'est quand ils arrivaient en course, ils étaient tous tout le monde travaillait en équipe. Il savait comment ça allait se passer. Tu parles de coaching personnalisé, ça va faire partie des choses qu'on va discuter parce que je pense que c'est le à cette époque-là justement les coachs personnalisé qui gagnent leur vie temps plein à faire ça, ça n'existait tout simplement tout simplement pas. Très pas peut-être moi. Vous étiez l'un des premiers. Euh mais avant d'être coach, on peut peut-être aller un petit peu dans l'histoire, votre histoire par rapport à ce que vous vous avez vécu dans les débuts. Qu'est-ce qui vous a amené vers le vélo pour ceux qui vous connaissent pas là ? Je veux dire, moi je suis le fils d'un immigrant qui est venu au Canada dans le but d'avoir une meilleure vie. Puis ça allait pas tout à fait comme il pensait que ça serait. Donc il essayait d'avoir des activités familiales, c'était d'aller voir les avions décollés à Dorval. Ouais. Et le départ des courses de vélo étant belge, c'est que on s'est associé à ce sport là. Euh c'était gratuit. C'est quoi les premières courses que vous êtes à aller voir ? Le tour du Saint-Laurent 64. Pour ceux qui connaissent Québec Montréal que c'est l'omnium Cornellie qui est un alors les les les plus grand classique ceux que qu'ils étaient annoncés dans le journal. Je vous cacherai pas que moi c'est ça fait partie du travail de recherche que j'ai fait avant de vous rencontrer. J'ai découvert toute cette cette quiment une mythologie là autour de des grandes courses d'endurance qui étaient comme la la marque signature au Québec. Euh cette époque-là c'est ça regroupait quel genre de cycliste ? Est-ce que c'était très ce que vous le voyez dans le journal ? Donc est-ce que c'était très exclusif ou c'était vraiment quelque chose qui attirait les foules à ce moment-là ? C'était ça attirait beaucoup plus les foules que maintenant. C'était très euh européen. Il y avait des classiques générés par des gens d'origine italienne. C'est que la Madonna des Payé, l'omium Gali, Saint-Léonard, Grand Prix Saint-Léonard. c'est qu'il y avait beaucoup d'implications européennes. C'est que ça faisait ça amenait une clientèle internationale. Internationale. À ce moment-là, je veux dire, les gens qui devaient voyager, c'était tout un un mandat de de venir au Québec ou c'était comme une destination exotique comme celle-là encore aujourd'hui pour certains Européens ? Mais je veux dire, les Européens, je connais pas leur leur histoire, pourquoi ils sont venus au Canada, mais je veux dire, il s'impliquaient plus dans le sport dans ces années-là que maintenant. des gens des gens d'origine européenne, des gens qui vivaient au Québec mais communauté italienne particulièrement étaient très engagé là surtout à Montréal. Exact. Puis vos débuts dans le vélo, est-ce que vous avez été un athlète avant d'être un entraîneur ? Euh oui, mais j'ai moi j'ai un frère qui é un petit peu plus âgé que moi, 2 ans 5 jours, puis c'est lui qui était passionné pour la course. Moi ce que je voyais dans le vélo, c'était la liberté. fait que les premiers deux vélos qu'on a eu, mon père a acheté ça pour 25 dollars, il a donné 10 dollars puis après pas capable de payer le reste. Ah ouais, c'est qu' on a été les reporter et puis c'est que ça a pris un petit peu de temps et puis mon frère a demandé à mon père pour avoir un vélo, mais mon père lui a demandé une épreuve, avoir des bonnes notes à l'école. Ce qui Robert avait pas exceptionnel, c'est que mais il se doutait pas que Robert pouvait être aussi euh désireux de vouloir faire de vélo. et que il s'est forcé à l'école puis il a comme réussi puis acheté le premier vélo puis la première course qu'il a fait l' dominé puis ça cheminé puis moi j'étais seul on a perdu ma mère comme moi ma mère m'a jamais vu courir elle est décédée en allant à une course et puis elle a vu mon frère courir une fois et puis là la vie est devenue autour de ça c'est qu'il me laissait à la maison quand ils allaient courir c'estit que là je commençais à avoir peur d'être seul que là j'ai dit je vais courir moi aussi on va régler C'est là que j'ai commencé à courir tantôt. Vous avez mentionné le fait que le le deal entre guillemets c'est d'avoir des bonnes notes à l'école pour votre frère. J'ai écouté plusieurs entrevues que vous avez fait dans le passé puis ça ça transcendait pour moi un peu les valeurs que vous vouliez promouvoir à travers le votre rôle d'entraîneur plus tard dans votre carrière par rapport au fait que pour un athlète en développement qu'on prend dès le plus jeune âge, ça avait toujours été une partie centrale de des préoccupations de de pouvoir avoir du succès dans son éducation à l'école. Ben je veux dire c'est parce que le vélo c'est un sport, la vraie vie c'est autre chose. Mais le sport peut t'aider dans la vraie vie. Puis on a des exemples, Louis et moi, on a plein de jeunes qui sont chefs d'entreprise, qui sont médecins, qui sont toujours trouvé ça important d'avoir une porte de sortie. Les études étaient sur plus long terme, mais je m'assurais. Puis c'est une des questions que je pose, comment ça va à l'école ? Euh, tu v à l'école ? oublie pas c'est important à l'école j'ai fait le tour de la BTB puis j'ai j'ai eu ce cours là avec les jeunes mais ça le tour d'abbi vous l'avez couru vous-même aussi oui fait dans cette époque là vous est-ce que vous aviez reçu du coaching est-ce quoi l'écosystème dans lequel vous évoz l'écosystème c'est c'était c'était je veux dire beaucoup plus euh des bonnes personnes. que après la course c'était ouf ça va l'air dur hein oui c'était dur et tu roulais aujourd'hui ouais ça allait bien cit plus genre commenter ce qui se passait comme un certain moment donné dans le tour de BTB la première fois que j'ai gagné euh j'étais j'avais l'âge cadit j'étais surclassé puis ils ouvraient les juniors et seor 3 dans ces années-là puis ils avaient ils s'étaient servis de moi pour abaisser les juniors 2e année puis les seigneurs à 1 2 et puis l'année d'après, ces gens-là leur objectif c'est que je gagne pas. Et puis il y a une une épreuve où la première étape ça a bien été, je finis deux. 2e étape, je la gagne. La 3e étape, j'ai fait une défaillance et puis euh j'ai perdu 5 7 minutes. Il faudrait que je regarde. J'ai pensé à ça cette semaine d'aller voir combien j'avais perdu parce que je voulais m'en servir pour souvent les jeunes sont à une minute ou 40 secondes du maillot brun puis pensent déjà à l'année prochaine. Mais l'action, elle est là là. Il reste encore quatre courses pour faire le changement. Et puis moi, mon entraîneur, il avait vu l'article qu'ils avaient écrit sur moi, comme quoi j'étais une déception et puis il trouvait ça difficile pour un enfant de 16 ans qui avait été au bout de ses forces de recevoir ce commentaire là, ce genre de commentaire là. Puis là, il m'avait dit "L'année prochaine, tu vas avoir 17 ans, tu vas avoir l'âge pour le faire." J'ai dit Pierre, j'ai dit "Pourquoi tu dis l'année prochaine ?" L'année prochaine, j'ai dit "C'est pas huit étapes à faire là ?" Puis si moi je comprends bien puis je compte bien, on en a quatre de fait. C'est que moi je dire demain je gagne le tour, je perds 1 heure. Puis le lendemain, je suis parti d'IGO puis j'ai repris le maillot puis au compte la monde, j'étais maillot puis j'ai regagné pour la 2e année. C'est que l'article était pas tout à fait de la même saveur que le premier. cette cette ce cette autodétermination là puis cette capacité-là à avoir ce narratif là intérieur là de de où ça vous vient ça ça a émergé comment mon frère quand il s'entraînait avec moi, il me disait allez écl puis là il m'attaquait puis je fais bye bye bye bye c'est qu'il faisait il faisait monter ma pression c'est que donc il m'a appris être tough puis réagir plus tf puis ça Comment ça l' ça l' teinté votre votre manière par la suite quand vous avez passé du rôle de de coureur à à rôle d'entraîneur ? Mais je veux dire quand tu passes de coureur entraîneur, la seule personne que tu connais vraiment à l'entraînement c'est toi. Et puis l'entraînement chez nous c'était faire une copicolé de ce qui se passait en course. C'est que si mettons ça roulait à 60 km/h, on savait qu'il fallait qu'il y ait des entraînements qui avent 60. c'est qu'on on pratiquait des passions de course, ce qui nous amenait à être compétitif. Euh ça fait donc c'est un peu c'est un peu ça le modèle qu'on avait. Mais quand je suis devenu entraîneur, la seule personne que je connaissais bien c'était moi. Et puis je pouvais avoir du succès avec une un type de coureur, le type de coureur qui avait un peu mon profil et puis il y a d'autres coureurs qui étaient plus en difficulté. Je l'ai trouvé un petit peu moins déterminé, moins agressif mais dans le fond c'est que j'étais pas capable de communiquer avec eux. Je connaissais seulement que moi. Fait que là ce que j'ai fait, j'étais à l'école pour ce que je quand je l'explique pour que ça soit simple, j'étais un musicien par oreille et puis dans l'équipe, il y avait des jeunes qui connaissaient les notes mais moi je connaissais pas les notes. C'est que je pouvais pas être aussi bon que ceux qui avaient des bonnes oreilles. avec don quand j'étais à l'école, j'ai appris un tout petit peu à la musique, ce qui m'a permis de pouvoir aider ces jeunes là au même niveau que les autres. C'est que c'est plus là que je suis devenu un bon un bon entraîneur. À ce moment-là, quand vous avez fait la la transition faire le fait de devenir entraîneur, euh est-ce que est-ce que dans votre tête c'était c'était un métier ? Euh c'était c'était quelque chose que je voulais faire. parce que j'avais une raison. Il y a il y a beaucoup d'entraîneurs qui maltraitent leurs athlètes qui qui les démoliss. Puis j'avais été un tout petit peu euh j'avais vu se dérouler ce genre d'approche là puis je voulais m'assurer que ça soit pas de cette approche là puis je voyais ça complètement différemment. C'est vrai que donc euh l'entraînement est venu par rapport à ce que j'ai vu. Hm hm. Et aussi l'encouragement. Pierrebau qui était impliqué à tous les niveaux a toujours été une personne qui avait confiance en moi et puis il a été là pour m'encourager. Ça un de vos mentors euh ça a été un des mentors que j'avais au niveau de la confiance. Il me donnait les clés du camion. J'avais 18 ans. Il y avait des gars de 28 ans dans le camion mais il me disait je comprenais pas. C'est toi de loin le plus mature de de tout ce qu'il y a dans le camion aujourd'hui. Quand Louis quand Éric il raconte ça, euh est-ce que c'est des histoires que que vous voyez encore aujourd'hui avec des entraîneurs de de sélectionner des plus jeunes qui vont qui vont prendre le flambeau comme ça ? Euh ben on voit toujours dans les compétitions notamment autour de la BTB, tu as des jeunes qui arrivent euh il y en a qui ont de gros égos, il y en a d'autres qui sont là pour apprendre fait comme entraîneur de d'arriver à faire ressortir le meilleur de tous les de chacun d'avoir une approche qui est personnalisée. Ça c'est probablement, je dirais une des caractéristiques qui qui ont fait le succès d'Éric comme entraîneur durant sa carrière à travailler avec des dizaines voir même des centaines d'athlètes. des athlètes qui ont eu des très très grands résultats, des athlètes qui avaient des potentiels moyens euh mais il a toujours traité les athlètes avec le même niveau de considération puis c'est d'amener les athlètes à bah c'est ça exploiter leur leur plein potentiel et toujours en ayant du plaisir. Cette série de balado documentaires sur l'histoire du vélo au Québec est rendue possible grâce à notre partenaire Edica. Dicas, c'est notre partenaire café à la clinique physiélo depuis longtemps. Vous le savez, si vous êtes venu à la clinique, on est extrêmement enthousiaste, peut-être parfois trop, à l'idée de vous offrir un excellent café, de faire un beau latéart et de vous offrir ça comme accueil à la clinique. Avec notre machine l'élite et le café touché, on adore faire des extractions parfaites, un peu comme quand on fait des bike fit à la clinique. On peut pas s'empêcher de vouloir atteindre la perfection. Alors, merci à Edica de pouvoir rendre possible cette passation là d'un passionné à l'autre de l'histoire du vélo au Québec. Parce que tout comme le café, le vélo c'est l'histoire d'un passionné à l'autre. Vous allez vous en rendre compte dans la série Kilomè 0. Si on est ici aujourd'hui, c'est grâce au travail des dizaines de bâtisseurs qui ont bâti l'histoire du vélo au Québec. Alors merci Edica de rendre cette série possible et de continuer la passation de cette passion pour le café et le vélo. dans ce dans ce contexte là de vouloir exploiter le plein potentiel des athlètes que vous avez que que vous coachez puis que vous avez coaché, c'était quoi les vous avez parlé de Pierre Utsebot, c'était quoi les autres modèles qui pouvaient vous inspirer à justement inventer ce coaching là que vous que vous vouliez développer comme étant on va dire empathique, bienveillant ? Ou mais quand j'ai commencé, j'étais comme un des premiers parce qu'il y avait pas beaucoup d'entraîneurs avant. Ben c'est ça hein. Vous avez les entraîneurs, c'éit des gens qui donnaient un conseil, tu vas les faire tant d'heure. Ouais. Ou mais il y avait pas de d'intervalle de spécialisation. Euh tu sais au niveau de l'entraînement, j'ai toujours une façon de le voir mais surtout de le décrire. Comme à mettant souvent les gens vont me demander euh qu'est-ce que je devrais faire pour être bon. tu fais deux fois ce que tu aimes pas puis une fois ce que tu aimes parce que les gens qui sont bons, ils font ils répètent seulement ce qu'ils aiment fait qu'ils peuvent pas s'améliorer autant fait travailler ce que tu aimes pas. Un conseil qui tient toujours la route aujourd'hui. Ouais. Oui, une des une des choses que dont les gens se rappellent beaucoup avec Éric Éric évidemment avec son passé en mesure de à travers des anecdotes puis à travers des des expériences en mesure de de faire en sorte de trouver quelque chose auquel les athlètes vont se reconnaître. Et Éric a également une approche très imagée quand vient le temps d'expliquer des choses qui peuvent peut-être paraître compliqué. Donc ce soit en utilisant la boxe, en utilisant les automobiles fait je pourrais pas reprendre ces expressions. Mais mais tout ça fait en sorte que ces ces ces conseils là qui prodiguent auprès des jeunes, on dirait qu' ils les retiennent davantage. Est-ce que est-ce qu'on a le droit à une une expression automobile ou de la boxe ? Oui, quand j'ai commencé la boxe, je vais donner je vais donner quelque chose qui est la logique. OK. Et puis quand j'ai commencé après 2016 après les jeux de Ro, je suis venu travailler avec la Fédération puis Pascal Chaquet puis on avait un camp d'entraînement en Californie puis Pascal avait choisi une route facile pour une journée de volume mais pas trop d'intensité. C'est que c'était au niveau de tout le monde. C'est qu'au bout de 100 km, on sort du camion, on arrête, on donne de l'eau, on donne de la nourriture pour pas aller dans les réserves. Puis il y a un petit groupe qui me dit "On va monter dans le camion." C'est que j'ai dit "C'est parfait." C'est pour ça que Pascal même le camion puis on est d'esp de la nourriture. Mais j'ai dit, je peux-tu vous poser une question ? Ils me connaissent pas là. Je suis nouveau mécano. Nouveau et puis ça fait que là il répondent oui. J'ai dit ça fait combien de temps que tu es fatigué ? Mais je commence c'est que j'ai dit regarde ce que tu viens de faire jusqu'ici c'est ce que tu vux. D'ici à là-bas, c'est ce que tu veux devenir. Mais si tu veux monter dans le camion, il y a pas de problème. On va on va y aller en vélo. C'est ce que j'essaie de faire, c'est que je suggère des choses mais la décision finale, je la donne à l'athlète. J'ai pas dit il faut que tu roules. Je lui ai expliqué pourquoi je crois qu'il devrait rouler. Mais c'est lui qui a fait le le choix. Puis au moment où est-ce que vous avez commencé à à avoir cette pratique là auprès des athlètes de d'engager un peu plus le sentiment d'autodétermination, est-ce que c'était complètement nouveau de faire ce genre de de psychologie là entre guillemets là avec les athlètes ? C'est difficile de dire que c'est nouveau parce que je veux dire mais c'était c'était pas très employé. C'est ça dans la communauté dans laquelle je gravitais. Puis par rapport à votre tantôt j'ai pensé euh au parallèle entre tu sais le bagage européen et la culture cycliste très très forte très passionnante en Belgique, en France et cetera, c'est à quelle proportion vous avez comme amené la cette cultureelà belge puis la la culture québécoise qui a été créée ? sais, j'avais comme un un un un questionnement par rapport à qu'est-ce que vous avez gardé, qu'est-ce que vous avez innové, qu'est-ce que cette culture là européenne vous a apporté qui vous a permis de faire une une recette une recette qui est là ? J'ai j'ai jamais mélangé les cultures parce que la Belgique c'est ce que je connaissais le moins. Moi j'étais un canadien qui est venu au monde en Belgique mais qui a vécu et a pris sa vie au Canada. c'est que j'ai toujours été ce que je suis. J'ai jamais été j'ai jamais essayé d'être ce que j'étais pas. Hm. Et puis ça fait que donc j'ai je me suis servi de ma de ma compréhension quand on était autour d'une table. Il y en a qui parlaient, il il conit des histoires. C'est donc ça me donnait du bagage et de l'expérience. cette cette comment qu'on comment qu'on la décrirait cette culture là du cyclisme au Québec, cette histoire là au Québec, comment qu'on comment vous la décrireriez en date d'aujourd'hui après toutes les les décennies d'expérience que vous avez ? Mais je veux dire, les gens apprennent toujours, ils sont prêts à apprendre mais avec une approche différente. C'est mon approche d'impliquer les jeunes sont est supérieur à l'imposition. J'impose jamais rien. Je discute, j'explique. Ce qui était le plus difficile pour moi quand j'étais entraîneur, c'était de dire un jeune qui serait pas sélectionné parce qu'il avait fait le même effort que tout le monde. Puis là, je lui disais, je sais que présentement dans ta tête, j'éis une mauvaise personne. Puis c'est logique. Mais si tu veux, je vais t'expliquer pourquoi tu es pas choisi. Puis si tu fais tout ce que je te dis, l'année prochaine, on aura même pas le choix. tu vas être déjà sélectionné. Fait que c'est un peu essayer d'expliquer puis d'impliquer. Puis les jeunes aujourd'hui, j'ai justement j'ai dernière fois que j'ai coaché des jeunes, c'est hier et puis ils sont beaucoup plus pr euh beaucoup plus dans leur ligne de pensée. C'est qu'il faut que tu ailles faut que tu amènes des nouveaux éléments par sinon c'est confrontation. Il faut continuer de challenger l'esprit. Faut faut pas challenger, faut faut aider à analyser h parce que la vision tu l'as, tu vois ça et puis c'est pas tout à fait ce que tu vois. C'est un peu différent. C'est comme apprendre à gérer son effort, apprendre à quantifier l'effort. Hm hm. Parce que je veux dire quand on fait du vélo euh on a une certaine réserve d'énergie. Si on la gaspie, il va nous la manquer au moment le plus crucial. Puis euh en fin de semaine, ce que j'avais vu, c'est qu'on avait six bons coureurs mais une équipe moyenne jusqu'àattant que ils comprennent le collectif h qu'ils étaient une puissance, ils étaient tous ensemble. Ça ils l'ont réalisé à quel moment ? L'ont réalisé une fois que on s'est assis pu on a parlé. Comment qu'on discute de ça cette mais je veux dire on parle un tout petit peu des forces et des faiblesses de chacun de comprendre que si mettons il y a un maillot à défendre faut regarder la façon qu'on peut le défendre si on se met en avant puis on le flingue tout on gaspie mais s'il y a six coureurs qui partent en échapper puis qui n'ont pas de point au classement on a pas besoin de chasser il y a un maillot brun certain moment donné faut que tu laisses un un leader virtuel pour que tu puisses faire travailler l'équipe du leader toi tu peux contrer eux ils étaient beaucoup plus sur la gâchette tirer dedans. Ce sont des bons coureurs donc beaucoup de gaz mais pas assez calculateur pour se rendre à la maison que l'Européen lui a beaucoup plus de pratique. Louis je te relance une question par rapport à ce que est-ce que vous étiez ensemble ce weekend pour la situation dont on parle ici ? Ben moi, j'étais dans un autre rôle mais ouais, j'ai j'étais présent sur cet événement-là dans cette euh dans la situation dont on parle, c'est je vois je vois beaucoup euh Éric comme un comme un pilier là quand même des dernières années au niveau du coaching. C'est quoi les choses les plus les plus importantes que vous essayez de continuer de de mettre de l'avant puis de garder comme des grandes priorités au niveau du coaching dans votre organisation ? Ben c'est je pense que les entraîneurs aujourd'hui arrivent avec des connaissances technique théorique avec dans certains cas un bagage expérience. Tu sais aujourd'hui les cyclistes avec les datas qu'ils ont avec leurs propres entraîneurs, un des défis quand tu arrivrive sur des projets que ça soit avec l'équipe du Québec ou l'équipe nationale c'est de composer avec tout ça avec des des jeunes qui qui en savent plus que en terme d'information qui ont beaucoup de données, qui ont des données en course qui ont leurs propres entraîneurs, qui ont aussi leurs parents derrière, c'est d'arriver à créer une cohésion puis une chimie pour faire en sorte que euh qu'ils acceptent de travailler ensemble et puis c'est la seule façon dont ils vont avoir du succès. Puis pour certains de ces athlètes là qui aspire éventuellement à joindre des rangs professionnels puis à à courir peut-être dans une équipe en Europe, bah des coureurs comme eux là, il y en a plein. La différence souvent c'est ça cette capacité d'intégrer une équipe de comprendre que ben c'est en travaillant ensemble. fait que c'est un petit peu ce que l'expérience que des entraîneurs comme Éric ont puis d'arriver à faire en sorte que les jeunes soient assez réceptifs pour comprendre que quand tu as la chance d'avoir des gens qui ont beaucoup d'expérience sur une compétition, bah c'est juste de faire preuve d'ouverture d'esprit par rapport à ce qu'on ce qu'on vient de dire Éric, je me demande si de votre côté il y a j'imagine qu'il y a des jeunes qui vous demandent Comment on fait pour calculer ce qui nous reste comme énergie quand on a si on a si on ne pouvait pas utiliser les données qui sont présentes aujourd'hui ? J'ai j'ai une façon de l'expliquer qui est qui est simpliste. Tout le monde a une heure de et 6 à 8h de diesel. Si ton diesel, si ton spre est gaspé, tu as que du diesel, tu vas te faire lâcher. C'est que c'est une question de gérer la qualité que tu prends. Mais tout le monde à peu près une heure. C'est que tu vois comme tu voulais avoir un exemple, j'ai été avec au club de Nant il y a 2 ans avec un groupe de jeunes québécois et puis il roulait bien. comme des courses de 150 175 athlètes de toute nationalité puis c'était des coupes de France en même temps puis les garçons que j'avais il était éit toujours dans le 50e tu dis 50e mais c'est 50 sur 175 dans des rues hostiles avec un grandeur avec des coururs hostiles puis après une fois qu'on a fini l'étape demande à un puis comment ça a été il me dit oh il dit j'ai mal aux chambres aujourd'hui. J'ai dit c'est des choses qui arrivent. C'est je demande à l'autre, il me dit moi aussi j'avais pas des bonnes jambes. C'est que j'ai dit c'est bien. J'ai dit demain on a un nouvel objectif gagner des courses avec des mauvaises jambes parce que 80 % de votre vie vous allez faire avec des mauvaises gens. C'est vrai que donc tu te sers du narratif puis le lendemain il courait là les gens étaient correct. Ça fait tu aides les gens à prendre des décisions positives. Ça ça s'apprend à l'école parce que vous m'avez dit tantôt. Non non, je sais parce que vous m'avez dit ça puis je me disais que c'était à l'école de la vie. C'est ça j'allais dire. C'est un peu le parce que on peut se former comme entraîneur mais après ça de pouvoir avoir ce mentorat là par exemple que vous offre aux entraîneurs plus jeunes, c'est pas c'est pas en analysant les forces de puissance puis en faisant des micro cycles puis des macrocycles qu'on peut travailler. Oui c'est tout est une combinaison d'ensemble. Ouais. Tu sais je veux dire la force tu faut tuélimines pas les les bons côtés c'est que tu fortifies h les bons côtés. C'est quand tu as des connaissances, c'est un plus. C'est pas un problème. Non non non. C'est c'est le côté analyse. Ouais parce que tu sais un entraîneur ça donne pas de talent là. Tu sais j'aurais aimé il y en a que j'ai aimé plus que d'autres que j'auraimé qui fonctionne plus. Ouais mais un entraîneur c'est quelqu'un qui suggère des choses qui sont supposées faire grandir le talent que tu as. Mais des fois tu peux te tromper parce que tu as fait une mauvaise évation. Ça veut pas dire de toi que tu es un mauvais entraîneur. Fait que présentement sur la piste ou on peut voir les courses où il y a des jeunes entraîneurs puis l'implication qu'ils ont quand il un coureur qui ad mettons a de la difficulté le temps qu'ils vont aller passer là sil passe tout de suite au prochain c'est que moi je quantifie beaucoup plus de réaction humaine que son coureur a gagné tu sais. Ouais dans le puis on a des bons entraîneurs qui s'en viennent. Ouais, vous avez des bons entraîneurs qui s'en viennent. Ouais, on a on a des entraîneurs de gros clubs présentement qui ont mis des clubs en vie solidement et qui sont une approche du sport qui me plaît. C'était une des questions que j'avais par rapport à à la à la passation, à la transmission. Vous avez donc trouvé un contexte dans lequel vous pouviez transmettre ce que vous ce que vous trouviez comme étant un modèle épanouissant par exemple pour les athlètes. Mais je veux dire ce qui ce qui est important c'est comme mettons l'approche qu'on avait avec Pascal et moi. Pascal ça était un de mes athlètes. Donc il y avait une bonne idée de comment je fonctionnais et quand on arrivait sur la piste, ça commence à 8h du matin. Ça termine à 10h30 du soir. C'est Pascal lui il fait des départs tout le temps. Tel gars il va pousser c'est que tout est intense manque de temps. Puis moi je suis en bas comme dans le confessionnal qu' a un qui descend je lui explique qui je lu demande combien de sprint dans sa vie qui a gagné il dit j'en ai jamais gagné. J'ai dit tu penses-tu que ça va être ici aujourd'hui qu'on va le gagner ? C'est que j'ai dit à trois tours de la fin faut que tu faut que tu crées une situation. Donc moi, je fais des corrections puis j'aide les gens à monter sur le bord de piste avec un bagage différent, moins d'erreur, quelque chose de positif. L'effort que tu as fait pour boucher le tout, c'est capable de faire ça, tu es capable de partir à deux tours de temp gagner. Et puis à ce moment-là, quand on avait fini à 10h30, ben toutes les jeunes avaient été toutes repassés un et l'autre en fonction de leur force et leur faiblesse. Hm. dans Louis quelque chose achet non mais c'est ça tu je pense que Éric aujourd'hui dans dans les projet avec l'équipe du Québec euh son rôle est vraiment davantage un rôle de mentor auprès des entraîneurs puis de partager ses observations, ses conseils auprès des jeunes parce que il il est moins dans l'action, moins pris avec la gestion de l'équipe. C'est c'est une de ses grandes forces aussi. fait que pendant que l'entraîneur lui a géré l'équipe avec tout ce qui se passe, ben Éric euh est en mesure de pouvoir faire ce genre d'intervention, d'interaction là auprès des athlètes. C'est très très enrichissant. Chers auditrices, chers auditeurs, si vous appréciez l'entrevue que vous êtes en train d'écouter, peut-être que vous êtes pas au courant que la série de balado reportage sur l'histoire du vélo au Québec Kilomè Z0 regroupe six entrevues exceptionnelles. Les personnes qu'on reçoit dans ce balado nous offrent des entrevues inédites. On pense à Jean-François Nada, l'historien, Jean Lessor, organisateur, fondateur du tour de bosse, Eric Vanine, entraîneur, cycliste extrêmement connu au Québec. On pense à Caroline Canuel, athlète et championne du monde de contre la monte par équipe en 2014 et maintenant organisatrice du tour de Gatino. Sébastien Arsenau, directeur général des grands prix cyclistes et organisateur des mondiaux 2026 et finalement Gerveriu, cycliste et fondateur de la compagnie de vélo Argon 18. Les entrevues qui vous sont offertes dans KM0 sont inédites et passionnantes. Je ne saurais vous recommander assez d'aller écouter les autres entrevues pour vous plonger dans notre histoire. l'histoire du vélo au Québec. Ce que vous faites présentement, est-ce que vous pensiez que c'était Est-ce que c'était quelque chose que vous aviez envisagé de faire ? Ouais. Au moment ce que vous alliez devenir entraîneur, est-ce que vous pensiez pouvoir léguer ce genre de bagage là ? Mais je veux dire, c'est sûr que c'est flatteur quand les gens apprécient ce que tu as fait comme travail. C'est c'est tout le monde maigra, tu sais. Puis euh ça me dérangerait mais je veux dire que les gens apprécient que que ça soit vrai ou penser pour être gentil, c'est toujours plus plaisant que se faire insulter là. Après 40 ans, ça doit être proche de la vérité. Euh c'est 50 50 finalement 50 40 c'est Louis. C'est juste Louis. J'ai j'ai une question pour vous. J'aimerais ça savoir comment le comment le paracycliste parce que pour ceux qui savent pas, vous avez coaché dans ce domaine là aussi. Mais qu'est-ce que ça vous a apporté comme lumière, comme vision différente, comme comme regard sur la sur le votre métier d'entraîneur puis sur les athlètes que vous auriez peut-être pas découvert dans Mais je veux dire ça ça partit par un coureur qui s'appelait Patrice Bonau. Il était amputé d'un pied et puis il a été rencontré Louis à la Fédération avec un penflet sur les jeux de Barcelone parcy cycliste. Lui, il m'a appelé, il m'a dit "Éc, je vais on faisait du travail en salle dans ces années-là et puis il dit "Je vais t'envoyer un athlète qui handicapé avec un handicap si tu pourrais t'en occuper." Quand il est arrivé, il m'a pas tellement plu parce que je suis posé une question comme "Parle-moi de toi". Puis me parlait toujours de son pied qui est pas là. C'est que moi c'est tu es comme tout le monde où ou tu é exceptionnel mais je connais pas ça. C'est que là je lui ai dit de pas me parler de son pied. Et puis dans un des entraînements, on était tous sur les escaliers avec le le poids d'un athlète sur le dos pour faire point de talon point de talon point de talon. lui sa prothèse était euh pas aussi flexible que maintenant les nouvelles prothèses. Ouais. C'est que là je demande 50 lui en fait 30 une jambe parce que je pouvais pas faire avec la prothèse. C'est que là il dit pas pire pour un gars qui a rien qu'une jambe. J'ai dit je le sais pas moi j'en ai deux. C'est que j'ai dit si tu le dis tu dois le savoir. C'est que là j'ai dit 50 une jambe tout le monde. Là j'ai dit pas pire des gens qui l'ont deux. C'est que donc on a eu nos tyranes puis après ça c'est devenu un focus les bonnes raisons. Puis a gagné les jeux il a gagné les jeux à Barcelon. Oui gagné les jeux à Barcelone. C'est dans quelle épreuve il était lui c'est la route dans la catégorie c'était quoi cette catégorie là dans cou dans la nouvelle mouture. Ouais mais il y avait une autre détermination. quelqu'un qui avait une amputation en haut de la cheville là mais sous le genou puis que qui avait une prothèse. Quelqu'un qui courait Patrice Bonau il courait régulièrement dans les courses senior 3 puis moi j'avais bah c'est ça on avait fait des démarches auprès du comité paralympique canadien auprès de CIS Canada à l'époque puis ça lui a permis d'aller au jeux paralympiqu puis ça ça a été le premier contact qui a eu. Mais je dirais que le contact le plus important, c'est pour les jeux de 96. Il y a pas d'entraîneur national à l'époque au niveau du paracilisme. Puis je savais que on allait avoir deux tandemes avec des athlètes non voyants qui allaient participer au jeu. Il y avait Patrice qui qui allait de nouveau participer au jeu puis il y avait une coupe d'autres athlètes. Puis il y avait un athlète qui s'appelle Gary Longy qui lui avait de la paralyse cérébrale qui était un québécois. fait que moi j'avais soumis la candidature d'Éric parce je savais qu'Eric allait au jeu à Atlanta avec l'équipe canadienne au niveau de la piste. Puis finalement le comité paralympique canadien ont décidé de de confier à Éric puis bon il connaissait la part des athlètes. Il a commencé à entraîner Gary qui était déjà l'entraîneur de Patrice et j'ai l'impression que ça en tout cas pour moi le sentiment que j'ai c'est que cet événement là a été quand même très marquant parce que là tu étais responsable d'une équipe plusieurs athlètes puis l'équipe avait connu beaucoup de succès lors de ces jeux là puis c'est là que j'ai connu Gary Langy. Gary, il me faisait peur. C'est le fait que il avait des problèmes avec la salive. et puis que il bougeait pas normalement, il m'intimidait et puis je disais souvent Louis, je serais pas capable avec lui. Puis Louis me disait oui oui, il est correct sais il va falloir que tu t'en occupes. C'est toi qui va Ouais mais j'ai dit je suis pas capable avec lui. et que là un jour il m'a dit on va aller manger ensemble parce qu'on est aussi des amis de fait qu'on va je va manger puis il me dit au bureau tu sais tu repasses tu parles le bureau puis là c'est parce qu'il voulait me faire rencontrer Gary et puis là je suis rentré puis là j'étais pas content puis tu sais je voulais pas l'avoir dans mon angle visuel c'est que j'écoutais il parlait mais du moin j'écoutais pas mais il parlait faisait du bruit et Puis et ben Gary avait un gros problème d'élocution aussi fait que ça était difficile à comprendre fait fait Éric posait des questions mais en me regardant en attendant la réponse puis après ça tu sais Gary Gary me répondait mais tu sais fait j'étais obligé entre guillemets de traduire là mais Gary a pris par les pau il a tourné il a tourné là puis était être quand même assez raide et puis là il a dit là puis là ça sorti quand même assez clairement que tu fais là, ça m'insulte puis laisseon parler. Puis en tout cas, finalement euh Éric avait été s'entraîner, avait fait un entraînement avec lui à Saint-Brune puis euh bah écoute, je vais te laisser venir de raconter l'anecdote. Mais je veux dire, je voulais pas parler trop longtemps. J'ai pris ma chaise, je l'ai retourné devant lui, je dit regarde, tu veux faire du vélo ? Moi, je suis capable de t'aider à faire du vélo. Tu es-tu capable d'être à 9h du matin au je t'ai donk donut dans ces années-là ? qu'une donut à Sainte-Julie. Il dit oui là j'ai j'ai fait quelques kilomètres avec il y avait une position je veux dire catastrophique. Puis là tu te demandais si tu étais planifié parce qu'il y avait une limitation ou c'est tout simplement le manque de connaissance information. C'est le manque de connaissance des informations. C'est que là j'ai j'ai ajouté son vélo puis il roulait mieux que je pensais. mieux que je pensais mais il parlait tout le temps. Fait que là, j'ai dit on va rouler un peu plus vite, ça va peut-être le calmer. Puis là il était là, je roulais un peu plus vite. Puis un certain je dis waouh, il roule quand même assez vite, tu sais. Et puis je lui ai dit, tu pourrais-tu faire 5 minutes d'effort soutenu devant moi ? Là, il a fait son 5 minutes puis on roulait 33 34, ce qui était très bien pour cette catégorie d'athlète là. Puis là, on a tourné à gauche puis un petit faux plat qui monte avec le vent dans le visage qui était comme aujourd'hui. Au début, c le vent dans le dos, ça allait bien. Là, il a lâché un cri de mort. Là, je pensais qu' je pensais que je l'avais cassé et puis là, j'ai dit qu'est-ce qui se passe ? Il dit "J'ai mal aux jambes." J'ai mal aux jambes. J'ai dit "C'est un petit mal, tu jambes grosses même." J'ai dit "Tu es-tu content d'avoir un entraîneur ?" Il dit oui, j'ai dit parfait. L'entraîneur il dit il t'en reste deux. C'est que on retourne puis il a grandi puis a gagné des jeux. Ça c'est des jeux 96. Ouais, il a gagné médaille d'or au compte àamond puis médaille de bronze à l'épreuve sur route puis son entraîneur jusqu'à la fin de sa carrière. Il a fait les jeux à à à ciné en 2000. fait que ben c'est ça puis tu à travers ça ben évidemment il y a il y a plusieurs autres athlètes qui sont greffés au programme fait que il y a plein d'autres athlètes d'autres athlètes par la suite qui sont venus dans le programme dont des athlètes qui avaient déjà fait du vélo. Je pense notamment à Marc Breton qui avait qui éc avait déjà coaché dans les projets de l'équipe du Québec puis qui a eu un accident un accident de voiture puis qui a perdu un bras qui est revenu dans le parascis fait Éric a été ben c'est ça par la suite été entraîneur de l'équipe nationale de paraclisme là de 2008 2009 jusqu'à 2016 fait que mais tu sais comme à mettons quand tu fais réfléchir un coureur h euh je suis aux Jeux Olympique j'étais avec Brian Walton dans sa chambre Il me dit "Qu'est-ce que tu penses que je vais faire demain ?" J'ai dit "Ce que tu vas faire demain ou ce que tu es capable de faire demain." Ben là, il dit que la façon tu l'expliques, j'aimerais les deux. J'ai dit "Tu veux finir 5e ?" Il dit, "Pourquoi tu dis je vais finir 5e ?" Parce que j'ai dit "Il y a quatre coureurs supérieurs à toi. Ils ont des fusils à 6 balles. Il y a deux coureurs qui sont égals à toi. Vous avez les fusils à 5 balles." Mais j'ai dit, "Toi, quand tu cours, tu tires à blanc. Et puis quand c'est le temps de tirer juste, tu tires à côté. C'est que si tu es tu gardes ton énergie, tu fais que des actions pour précise, tu peux bien faire. Donc je crois que tu peux être médaillé. c'est que il est parti en fin de mais il a tiré que pour tuer. C'est que c'est un peu la décision je pas dit dans la course fais c fais ça. Je suis juste exposé deux façons de faire la course. Une qui va amener un succès extraordinaire puis l'autre qui va être une participation. quel genre de validation ou quel genre de retour les athlètes vous faisaient pour que justement vous puissiez comme euh un certain niveau prendre confiance que c'était la bonne la bonne sauce de faire réfléchir puis de questionner comme ça ça été rapide le fait que vous preniez confiance que c'était vraiment une manière qui était vraiment efficace positive ou mais si tu sais présentement tout monéalais qui aime le canadien de Morel aime l'entraîneur du Canadien de Montréal parce qu'il y a des c'est un anecdotique et puis moi j'étais comme lui mes 25 ans avant lui puis donc ça fonctionne toujours et puis quand tu les impliques comme à mettons il y a un super athlète dans mes années Gold God Freezer c'était un athlète extraordinaire mais un tempérament intense. quand la course allait pas comme il voulait, il des fois il disait plus vite ce qu'il avait pas eu le temps de réfléchir. Puis moi quand j'ai été le premier projet avec lui pu je l'ai vu comment il agissait, je lui ai demandé de venir de côté, je lui expliqué, j'ai dit Gor, tu es une personne extraordinaire que j'aime beaucoup mais quand tu arrives dans cette situation là, tu es pas le leader que j'aimerais que tu sois ou du moins que tu es. C'est que j'ai dit maintenant tu vas aller prendre ta douche, tu vas tourner sep fois la langue dans ta bouche puis tu vas venir avec quelque chose d'intelligent puis là il y a quand puis chaque fois qu'il peut dire il dit que j'étais j'étais le meilleur entraîneur qu'il a eu puis je un projet puis j'ai juste les je cadré c'est incroyable quand même mais c'était pas c j'ai pas dit tu dois faire plus de kilomètres ou j'ai juste cadré ouais c'est souvent quelque chose qui est qui est pourquoi on oublie ça maintenant dans le coaching parfois mais je veux dire on n'oublie pas on est ce qu'on est h on voit les choses comme on le voit tu sais on va regarder le vélodom ici puis on va s'interviewer en sortant puis ça va être surprenant ce que tu as vu mais ce que moi j'ai pas vu surprenant ce que moi j'ai vu que toi tu as pas vu. C'est que c'est un peu la même chose c'est il y a pas de de recette miracle il y a des ingrédients qui font une recette qui est la tienne. dans votre dans votre recette avec tout ce que vous essayez de bâtir au niveau de la Fédération des sports cyclistes et vous êtes plusieurs avec plusieurs visions différentes un peu comme tu le mentionnais Éric dans cette dans cette vision là maintenant comme on a parlé tantôt minimalement il y a toute l'ajout maintenant des des données puis de ces choseslà à quel point Éric tu trouves que les gens vont surpondérer par exemple la la l'importance justement de de l'utilisation des données, à quel point on est obligé de tomber dans un autre paradigme aussi où est-ce que le sport et l'équipement devient très dispendieux. Dans d'autres entrevues, on mentionnait que tu sais le tu mentionnais vous mentionnez que le sport devenait un sport qui coûtait très très cher. Donc comment on peut garder le cap pour avoir une recette qui est pas non plus hors de prix puis inaccessible pour le commun des mortels ? Ici c'est c'est difficile à dire parce que le commun des mortels aime ça. C'est on a juste à regarder les gens qui font du vélo le dimanche qui sont équipés. avec le capteur de puissance euh l'équipement ils sont faire des positions aérodynamiques à 300 dollars la copie puis se le font en trois étages fait 1000 dollars la copie c'est que c'est c'est une c'est un offre une demande. Ce que je trouve triste, c'est que ça brime des gens qui ont pas la capacité de le faire. Mais je veux dire, c'est c'est extraordinaire d'être capable de de savoir ce que la personne vaut gérer en fonction de d'un paramètre qui qui est plus sûr. H c'est que c'est pas quelque chose de mal, c'est quelque chose d'inaccessible pour certaines certaines personnes. Quand j'étais jeune, les gens ils demandaient quelle vitesse tu allait. Demand pas combien de lois que tu as. Ah exact. Quelle vitesse ? Puis moi je te disais je vais juste ça plus vite que toi. Mais peu importe ce que c'est c'est ça avec. Donc c'est un peu c'est un peu la même chose. Et maintenant quand on descend du vélo, combien de sais ? J'ai tenu 200 400 tu sais mais il parle pas beaucoup de la course comment ils ont ils sont revenus la chasse qu'ils ont fait c'est un peu puis tu vois j'ai été il y a 2 ans à quand j'ai parlé avec ceux qui avaient mal aux jambes là et ils me disent qu'est-ce que on devrait faire tu sais pour être si j'ai dit ce qui nous manque il nous manque de la vitesse mais surtout de la vitesse de récupération ah ouais c'est parce qu'on essaie toujours de monter l'absolu mais c'est rare qu'on augmente c'est que tu capacité de récupérer haut de vitesse est aussi importante que la vitesse tu peux aller h fait que j'ai dit si mettons je serais le leader ici on ferait 4 x 10 km contre monte par équipe pour pouvoir être capable d'aller chercher les wats qu'on a besoin récupérer au qu'on a besoin puis changer le le destin de la course s' a une échappé ou si on n'est pas dans l'échappé ou s'il y a une bordure qu'on puisse revenir collectivement avec beaucoup de puissant. C'est que là en a un qui me dit ben moi je vais le faire avec vous parce que j'ai pas parlé à mon entraîneur encore puis mais j'aime ça ce que l'autre il dit ben si toi tu le fais moi aussi je vais le faire c'est que les 6 étaient là c'est que là on a fait par équip on a fait un bloc de moto puis on était tous meilleurs dans l'approche plus en forme la forme c'est pas moi qui leur donné plus informé dans le type d'effort qu'on allait Puis il y a une bordure, on é en 3e, on est revenu jusqu'à première puis il y a un jeune garçon qui finit 11e de la finale de la coupe de France de notre équipe. Puis comme je lui avais dit avant qu'on parte, j'ai dit tu es 25e au classement général. J'ai dit comment tu veux qu'on t'aide ? Tu veux protéger ta 25e place ou tu essayes de vous courir pour gagner ? parce que j'ai dit la 25e place, il y a que tes parents qui vont t'avoir puis moi puis moi je vais l'oublier. Mais si tu essayes de gagner, c'est autre chose. Si tu vois, il a fini 11e au final. Peut-être qu'on a amélioré notre ça. Chers audit, chers auditeurs, si comme moi vous êtes passionné de vélo et passionné de café, vous savez que d'atteindre le somum, c'est l'extraction parfaite et le fameux dessin, le fameux laté art. À la clinique, on a la chance d'avoir une machine l'élite Bianca et du café touché grâce à notre partenaire Edica. Alors si comi vous êtes passionné de café et de vélo, je vous invite à vous plonger à fond dans votre passion et aller découvrir votre prochaine machine ou votre prochain café sur le site de Edica. J'ai le goût de de vous poser une question Éric en premier peut-être après ça Louis sur les gens qui vont nous écouter vont vont avoir compris que avec toute l'expérience que que vous avez, ils vont sûrement se demander en tout cas moi j'ai des jeunes enfants puis la question que plusieurs gens vont me poser aussi dans le milieu du vélo puis que j'aimerais vous poser, c'est comment on fait pour que quelqu'un aime son sport ? Là, on est dans le contexte du vélo, mais avec l'expérience que vous avez, comment on fait pour s'assurer que quelqu'un aime le sport ? La base, c'est d'avoir du plaisir. Souvent, on met ça trop intense. C'est gagner pour gagner, gagner, gagner. Puis tu peux apprendre à gagner tout en ayant du plaisir. Puis ça c'est une chose qui est importante. L'intensité, on regarde un petit peu les parents des fois sont plus intenses que leurs enfants. C'est que c'est plus difficile grandir à travers ça. Sais il faut pas avoir peur de perdre. Tu sais moi j'ai toujours dit que pour gagner si tu as peur de perdre, tu gagneras jamais parce qu'il faut que tu prennes un risque. Le risque peut te faire perdre. Mais ça fait que je trouve que c'est un beau sport parce que c'est un peu comme un jeu d'échec. C'est que si tu es juste un joueur de dame, tu fais juste manger la la dame qui est devant toi. Mais un joueur d'échec, il sait dans trois coups qu'est-ce qui va arriver. Quand tu cours comme un joueur d'échec, c'est là tu deviens bon et performant. Puis pourquoi des fois on a l'impression ou peut-être qu'est-ce qui peut nous amener à penser que le plaisir puis la performance c'est des choses qui sont aux antipodes ? C'est c'est aux antipodes, c'est beaucoup plus le résultat. Présentement, on regarde la mode est à l'Europe. Ça veut dire quoi ça ? La mode il y a beaucoup de jeunes qui vont en Europe, courir dans les clubs tout. Mais si on regarde un tout petit peu l'historique, si mettons pour faire une analyse, faut faut que tu regardes, il y a beaucoup qui vont en Europe. C'est que moi quand j'ai commencé à travailler avec la FQC puis Pascal, c'était en 2017. 2017, il y a un paquet de jeunes avec bourré de talent. Puis là, on est en 2026, il y en reste plus. Ah ouais, ils ont tous Il y a juste ma Mathias Guillet qui était plus jeune qui était pas là en 17 frère l'était. C'est que souvent les performances sont attachées. C'est quand tu vas en Europe euh c'est normal, c'est comme un club d'cky veulent que tu performes. Puis souvent on arrive avec un bagage qui est pas complètement acquis. On n pas tout à fait le milage. Puis on regarde une saison de cyclistes canadiens. En général, ça commence à la fin avril puis ça finit début de septembre. Puis souvent il y a pas il y a pas vraiment de grandes classiques des courses de 140 kg sur une base régulière. Là on a fait quelquesunes autour de la BB puis championnat canadien va voir le championnat du Québec bientôt mais on n pas beaucoup. C'est quand on arrive, on arrive avec moins d'outils. C'est quand mettons le système regarde, il y a le tiers des courses qu'un européen fait dans la même année, le tiers du milage par les conditions, c'est qu'il y a du rattrapage à faire, mais le rattrapage se fait trop vite. C'est que tu passes de ça à une augmentation de 90 %. C'est que la première année, ils vont bien. La deuxème année, il commence à avoir des petites difficultés. 3è année, ils arrêtent h parce qu'ils ont accumulé la fatigue au max. Mais les introduire en Europe, c'est excellent mais c'est à la sauce qui est comme à mettons l'équipe du Québec présentement travaille avec un club en France, c'est géré, les activités sont gérées par des entraîneurs canadiens. On a les facilités des Européens puis ça nous permet de monter des marches une à l'autre puis d'apprendre. Puis toutes les fois, on peut demander à Louis, toutes les fois qu'on a eu ce projetlà, on a eu du succès. H sauf qu'on vit tous ensemble, on a les mêmes habitude de vie. C'est que c'est un je trouve que c'est une belle introduction à plus après. Mais c'est surtout le fait aussi qu'on fait des cours séjours. Tu sais quand tu as 17 ans, 18 ans euh tu sors des rangs cadet là 17 tu t'en vas en Europe, tu vas passer 3 mois 4 mois consécutifs. C'est long, c'est beaucoup là. Sais fait si tu as un peu difficulté, tu t'ennuies, tu es pas chez toi, c'est une culture différente. Fait que nous ce qu'on quand on fait des ces projets comme ça, on en fait un à deux par année, c'est des projets de 3 semaines à 4 semaines maximum. ils reviennent au Québec par la suite puis ça leur ça leur donne une meilleure meilleure idée de ce que ça prend pour réussir au niveau internationale. Ça leur permet de continuer de grandir mais sans s'écurer. Tu tu demandais à c'est c'est quoi la le succès pour pouvoir continuer ? c'est d'avoir du plaisir. Puis tu es une une des choses qui est intéressante également du cycliste que tu retrouves pas dans plus beaucoup de sport d'endurance, c'est que l'athlète de l'athlète de milieu de ploton, il peut gagner des courses en vélo parce que c'est pas strictement une question de capacité athlétique dans ce qu'ils font là, si tu termines régulièrement entre la 15e puis la 20e place dans une course là, tu gagneras pas là. Et je veux dire, c'est strict, c'est comme un compte la montre. H euh à course à pied, ça ressemble aussi un peu à ça, tu sais. Mais en vélo, les circonstances de courses peuvent faire en sorte parce que c'est un sport d'équipe, il y a toutes sortes de scénarios qui jouent. Puis un peu comme Éric le disait, c'est un jeu d'échec, tu avec plusieurs joueurs. Si tu joues bien tes cartes, selon les circonstances de courses, tu tu peux avoir des succès, tu peux gagner. On a un coureur qui a gagné une course autour de la une étape autour de la BB année, c'est probablement la première course qui gagnait de sa vie. Puis il a quand même réussi à gagner parce qu'il a bien tiré son éping de jeu dans le cadre d'une étape. Ça je pense que c'est un des éléments intéressant du sport parce que tu dois avoir mé succès. sujets, ça veut pas dire que tu vas gagner, il faut par rapport à toi-même. Mais le fait de savoir que tu peux des fois te glisser dans la bonne échappée, peut-être faire un podium ou obtenir un bon résultat, ça je pense que c'est des éléments qui font en sorte que des gens ont peut-être le goût de poursuivre davantage leur carrière. Mais c'est un sport, c'est un sport qui est dur, c'est un sport qui est exigeant, c'est un sport qui demande beaucoup d'entraînement, beaucoup d'efforts. Mais c'est pour ça que c'est si fondamental que ça que les jeunes aient du plaisir. Sans ça, tu vas faire d'autres choses. Donner un exemple moment donné quand tu travailles avec l'équipe du Québec et que tu arrives autour de la BTV, l'équipe canadienne vient chercher tes meilleurs coureurs. C'est que souvent les gens vont voir ça d'un mauvais œil, ils tont plus ton équipe. Moi, j'ai toujours vu ça d'un bon œil. parce que s'il prennent les coureurs de ton équipe, c'est que tu as quel tu as fait quelque chose de bien. Et puis un certain moment donné, une fois Louis, il y avait 53 km contre la monde, 54 km contre la monde par équipe, une course là difficile. Puis notre équipe qu'ils avaient pris, elle était vraiment bonne. C'est que le Louis me dit "Qu'est-ce que tu penses qu'ils vont faire les autres ?" Sais j'ai dit "Je sais pas, mais si tu m'appelles à 10h ce soir, je vais te le dire." c'est que j'étais roulé avec eux. Ce qu'il faisait, c'est qu'il mettait trop d'intensité. Il comprenait pas l'effort soutenu, les le changement de rit, les relais. Puis euh ils ont je les ai laissé se casser les dents. Après ça, j'étais en vélo et dans ce senslà, je marchais assez là. Je l'ai tout le long, je disais moins vite, pas de coup régulier, moins vite, pas de coup régulier. Puis là, quand Louis me dit euh qu'est-ce que tu penses qu'ils vont faire ? J'ai dit gar on va surprendre tout le monde mais si on fait une erreur on est mort. Puis là il m'a dit l'équipe du Canada j'ai dit ils peuvent faire quatre erreurs mais s'ils font quatre erreur ils seront pas. Puis résultat c'est l'équipe canadienne qui gagne 4 secondes devant l'équipe du Québec qui a été parfaite. Ah ouais. qui a pas fait d'erreur. C'est que c'est un peu ça c'est le collectif de l'équipe qui était euh l'humeur euh c'était h parce que c'était des choses qui étaient pas prévues mais qui à cause de leur travail puis leur capacité, ils ont réussi à le produire. C'est comme un certain année dans une des courses même genre de circonstances mais un petit groupe il y a un jeune je faisais le parcours avec eux, je fais toujours le parcours à l'envers puis je leur montre le sprint. où il devrait se partir à peu près. Puis là, je lui dis pas avant la porte du canadien parce que j'ai dit on voit la côte de trop loin, les gens vont accélérer accélérer. Ça va être c'est c'est vraiment la porte du canal mais il faut qu'il soit dans les 6 premiers. Puis là, on continue avec le camion, on s'arrête. Là, je leur dis l'échappé gagnante, elle va partir ici. Là, tuas un paquet de jeunes qui te connaissent pas. Il pense tu un fair. C'est que là il dit monsieur il dit comment vous faites pour savoir ça ? Je dis c'est facile. J'ai dit c'est toi qui va attaquer. C'est j'ai dit toi tuattaques ici c'est le vent de côté tout le long tu restes dans les roues tu restes calme. Si ça marche pas c'est c'est à ton tour. Mais on va casser le ploton ici. Ça a marché il est parti. Puis là l'équipe canadienne qui était une partie de mon équipe, elle avait de la difficulté parce qu'ils arrivaient pas à mettre du travail collectif. C'est donnait des coups au lieu de prendre des relais constants. C'est que là le maillot brun je pouvais pas le sauver mais le maillot par équipe, je pouvais le sauver. fait que là, j'ai été voir mon coureur qui était plein de de saleté de la route craché ainsi de suite. Puis là, je suis écrit Jonathan. Là, il était comme il savait pas que je pouvais aller parler à côté. J'ai dit "Tu prends plus de relais. Tu prends plus de relais hein ?" J'ai dit "Tu prends plus de relais puis tu gagnes la course." Hein ? J'ai dit tu prends plus de relais, tu gagnes la course. Oublie pas la porte du Canadienur. C'est la première course qui a gagné dans sa vie. Waouh ! Waouh ! Et on a sauvé le l'équipe canadienne. Waouh ! dans quelques les les le championnats du monde 2026 revient à Montréal dans quelques quelques instants à peine ou eu après autant d'années avec maintenant les grands prix cyclistes de Montréal, les grands prix cyclistes de Québec qui sont quelque chose de de bien de bien de bien imbriqué là disons dans la culture cycliste québécoise. Euh qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on voit que ça l' changé toutes ces événements-là qui sont de de grande envergure qui sont récurrents dans le calendrier ? Est-ce que ça inspire plus les jeunes que vous coachez ? Est-ce que ça ça c'est vraiment un vecteur de justement de croissance de la popularité ? Mais c'est sûr que le fait que c'est des épreuves de très haut niveau, c'est les mêmes athlètes que tu revois dans le Tour de France quand tu regardes aujourd'hui. Ça intéresse parce que il y a toujours un un moment déclencheur le pourquoi. Nous on a parlé tantôt de quand je suis arrivé au Canada mais euh il y avait les au centre Paul Sauvé, il y avait les 6 jours de Montréal. Hm hm. Puis les 6 jours de Montréal, c'était des athlètes et puis tu t'identifiais. Moi j'étais aimé le Séverin. C'était le belge qui du numéro 12 qui gagnait puis quand il se mettait le nez sur la roue, il allait vite comme un lutteur là, tu sais comme qui qui devient en tran puis il se met donc c'est ça qui nous a motivé à courir. C'est ça. Exposé et voir c quel vélodrome ça ? C'était où le vélodrome ? C'était le centre pas sauvé. Puis c'était un vélodrome de 155 m. Oh pala. Ça tournait vite, ça tournait vite. Puis les sièges étaient fermés quand tu passais par de clôture. C'est que c'était ché là-dessus. J'ai roulé la première fois dans ma vie à 14 ans. Wouh ! Et puis ça fait que donc on s'identifie c'est qu' avoir ces grands prix là c'est on s'identifie. Mon frère a couru pendant plusieurs années puis il a ouvert un magasin de vélo. Il vendait beaucoup plus de vélo quand il y avait les courses était venu ou quand à mettons euh les championnats du monde de 74. Ça ça fait beaucoup au niveau publicité puis intérêt. Ouais. La seule chose qui est qui est difficile c'est le coût du sport et puis tes vedettes ont les mê équipement. tu veux le même équipement que autres, ça c'est un peu plus difficile mais je veux dire ça ça amène toujours beaucoup d'intérêt et puis des fois on a des jeunes qui réussissent à faire des choses extraordinaires puis là ça ça aide à rêver. Hm hm. C'est si lui était capable de faire ça avec un peu de travail, je peux aussi peut-être faire la même chose ou même peut-être un peu mieux. fait que c'est c'est les gens qui poussent les limites à travers une action sportive de très haut niveau. Ben écoute, merci beaucoup Éric, merci Louis, merci de la générosité. C'était vraiment incroyable de pouvoir recueillir tout ça puis de de en tout cas moi je me suis senti par toutes vos réponses puis toutes toutes les histoires. La part du Canadian Tire, je vais retenir ça. Mais ça prenait un exemple, c'est la distance que je voyais qu'il pouvait faire. Ouais. Wouh ! Merci Éric, bienvenue. Merci. Chers auditrices, chers auditeurs, merci de vous être replongé avec moi dans l'histoire du vélo au Québec. J'espère que ça l' su vous transporter, vous émerveiller et vous permettre de profiter encore plus des mondiaux 2026 qu'on a cette année à Montréal. Cette série de balado documentaires sur l'histoire du vélo au Québec a été rendue possible grâce à la collaboration de la FQFC du travail de Mathis Boyer et de Louis Barbau. Je tiens à les remercier parce que sans eux la coordination, la production et le travail de fond sur ces entrevues n'auraient pas été possible. Sur ce, on se dit à très bientôt et j'espère vous croiser sur les parcours des championnats du monde du 20 au 27 septembre 2026. h