Reprendre le contrôle sur tout ce qui se dit autour de l’intelligence artificielle, voilà pourquoi nous avons créé ce podcast IA pas que la Data !
Tous les mois, nous aurons le plaisir d’accueillir des experts de l’IA, de la data et de la tech, qui nous partageront leur opinion et regard critique sur cette révolution.
Technophiles, ce podcast vous apportera un éclairage sur ce qui se cache derrière l’IA et vous permettra de prendre de la hauteur sur ce que l’on entend quotidiennement.
#IA #GenAI
Thomas (00:13)
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de IA de l'actu dans IA pas que la Data. là on va revenir sur le mois de juin 2026, c'est encore passé de très belles choses. Je suis Thomas Meimoun, manager chez BRP en IA et Data Science et je suis toujours accompagné de Pierre Vannier, CEO de Flint
Pierre (00:31)
Tout à fait, une ESN à Montpellier entre Montpellier et Paris. a des consultants en tech data IA mais on vient aussi de déployer une nouvelle offre autour de formation workshop pour les devs. On a aussi un meet-up très technique pour les développeurs qui permet de former une centaine de...
dev a arrêter la philosophie du token maxing c'est à dire d'utiliser l'IA un petit peu en mode YOLO et de faire n'importe quoi donc si ça vous intéresse ça s'appelle token maxing rehab parce que c'est une sorte de cure de désintoxication pour les softwares engineers. C'était le moment promo.
Thomas (01:10)
C'est très cool.
Ouais, t'as totalement raison et tu veux pouvoir une branche à Montréal ou au Québec ? Deflin ? Allez.
Pierre (01:16)
Pourquoi pas ? Parce que je t'assure qu'ici à Montpellier ça peut être intéressant d'aller vers chez toi vu les températures.
Thomas (01:23)
Bon on a pas mal de sujets issus de ce mois ci. Je pense qu'on va pas revenir sur tous les sujets du mois dernier où on parlait des IPO et tout ça. Peut-être un petit peu mais c'est peut-être pas ce qui nous intéresse pour ce mois ci. Moi j'avais envie de parler d'un sujet pour débuter, tu me diras c'était d'accord Pierre, sur les semi-conducteurs et en fait...
Pierre (01:43)
intéressant.
Thomas (01:44)
pour moi c'est un sujet qui est important c'est les semi-conducteurs on va parler un petit peu des data centers et surtout je trouve que c'est des coups d'épée dans l'eau un peu tout ce qui se passe avec l'intelligence artificielle en ce moment je voulais juste revenir sur quelques chiffres quand qui sont assez intéressants pour débuter le propos c'est que 6 des 15 entreprises mondiales qui valent plus de 1000 milliards de dollars donc un billion c'est des entreprises dans les semi-conducteurs donc 6 sur 15
valorisable plus d'un milliard sont dans les semi-conducteurs et je trouve que c'est un message qui est quand même assez fort puisque
Et après tu me dis que l'instant en pense bien mais déjà ces entreprises elles sont déjà cotées en bourse contrairement aux entreprises qui vendent des modèles d'intelligence artificielle donc tout ce qui est anthropique et open AI et en plus de ça, ça représente presque 50 % de ces entreprises mondiales qui sont extrêmement je vais faire un parallèle qui est très fort mais puissante puisque puissance égale à l'argent à mes yeux ça se trouve c'est complètement faux mais ça dénote de quelque chose justement je sais pas si c'est dangereux
ou positif ou si justement l'intelligence artificielle c'est pas un moyen juste de vendre ces outils là. Bon après je sais qu'il a la notion de pelle et pioche mais...
Pierre (02:58)
Tu voudrais dire que
l'IA serait en fait une justification pour vendre plus de puce ou de semi-conducteur ?
Thomas (03:06)
Ouais,
dans une certaine mesure oui, et puis après je vais pousser un peu le parallèle des data centers, parce que c'est quelque chose dont on a beaucoup parlé pendant les épisodes de podcast. C'est, en fait, on est en train de créer des puissances de calcul un peu partout. Mais pourquoi faire puisque le...
le coût de l'intelligence artificielle diminue en tant que tel, les modèles coûtent de moins en moins cher grâce au data center mais on paye de plus en plus cher donc je me pose vraiment beaucoup de questions en ce moment sur où est le véritable, alors je vais reprendre ce sujet là parce que c'est vraiment plus facile pour étayer le propos, où est le véritable gain économique puisque tu sais souvent et ça je sais que tu es friand de ça, on nous parle de l'intelligence artificielle comme
je sais pas comment dire comme quelque chose qui augmente la productivité mais encore une fois aujourd'hui on a vraiment du mal concrètement à prouver les gains, prouver les gains en productivité de ces outils là donc je vais dire le terme outils même si je parle de l'intelligence artificielle au sens large et pour autant et c'est peut-être ça le point on continue à construire et à produire des puces et des data centers peu importe les gains espérés de l'intelligence artificielle
Pierre (04:20)
les gains aujourd'hui.
Thomas (04:22)
Bah en fait on ouf. Déjà y'a pas de gars aujourd'hui ça il l'admet dans une cer...
Pierre (04:27)
Il y a très peu, voire pas de gains. crois que la seule entreprise qui était positive, je lui semble, c'était Anthropic. Mais en fonction des mois, peut-être ça peut changer. Mais je sais qu'OpenAI n'est pas rentable et tous les autres non plus. Au coût des tokens aujourd'hui, est mis en face des investissements totalement massifs sur lesquels ils sont aussi de l'autre côté.
Thomas (04:54)
Ouais, tout teuf.
Pierre (04:54)
Donc
l'équation économique, est pour l'instant perdante pour ces gens-là en fait.
Thomas (04:59)
C'est ça le point et en fait ce qui devient très intéressant, fait ma réflexion elle est... Je n'invente rien du tout. C'est l'envie d'opener à... Je ne pas si tu vu, ils Jalapenos, je ça va être... Je ne plus, l'entreprise faudrait que je retrouve, mais ils sont en train de créer leur microprocesseur, propre puce. Et puis il a Mistral qui a aussi énoncé l'idée de vouloir créer ses propres puces. Alors ce n'est pas le cas pour le moment. Mais je trouve que c'est des messages qui sont quand même...
Pierre (05:14)
leur propre puce.
Thomas (05:27)
Si on creuse un tout petit peu et qu'on essaie de connecter les choses ensemble, c'est pourquoi si on nous vend tellement les modèles, une entreprise qui crée des modèles, donc Openair Yammer Stranglouchance, aurait envie de créer des puces.
Donc soit on peut parler de souveraineté, d'avoir le contrôle et ce genre de choses, soit il y a un message qui est beaucoup plus fort derrière qui est, en fait les modèles c'est une chose, l'intelligence artificielle c'est une chose, mais en fait créer des puces c'est là où il a vraiment de la valeur pour une entreprise. Et donc finalement c'est pas le software qui a de la valeur, c'est plus le hardware en tant que tel.
Pierre (05:59)
Ouais, je suis assez d'accord avec toi. Moi, me semble assez... L'étape d'après est assez logique pour aller chercher encore de la valeur par ces entreprises, créateurs de modèles, donc OpenAI, Anthropic et tous les autres, de pouvoir maîtriser, tu parlais de souveraineté, mais aller chercher. Aujourd'hui, la marge, ils n'arrivent pas à la récupérer dans l'inférence.
Ils n'arrivent pas à trouver d'autres nouveaux services ou produits qui leur permettent de... Parce qu'il y a trois ans, deux ou trois ans, on en parlait déjà, en 2023, 2024, on parlait déjà que ces entreprises étaient dans une forme de chasse aux produits ou aux services qui allait devenir le prochain blockbuster, fait, le prochain service ou produit qui ferait un milliard d'utilisateurs. Et aujourd'hui, ces entreprises...
ont pas réussi à trouver cette formule magique. Dans les entreprises au niveau des usages B2B...
on voit que ça talonne pour différentes raisons. C'est à dire que tu as une sorte de refus inhérent aux agents qui sont aujourd'hui absolument pas autonomes pour les lancer le matin et les récupérer le soir et ils ont fait la journée d'un salarié. Ça ne marche pas ni pour les software engineers, ni pour personne. C'est pour ça qu'il a plein d'armées de consultants qui sont là pour extraire les logiques business des entreprises, les passer dans quelque chose qui est...
les agents teazeezés finalement, les transformer en de business process, de business logique ou de workflow vers des agents IA mais ça nécessite toujours la supervision d'utilisateurs et ça a des coûts énormes puisqu'en fait on s'est même rendu compte qu'il y avait certaines entreprises comme Uber par exemple qui avait passé tout leur software engineer sur de l'IA et au fur et mesure de
l'explosion de la programmation agentique par leurs ingénieurs, ils se sont rendus compte que certains agents coûtaient plus cher qu'un ingénieur informatique. Donc il y a aussi plein d'entreprises qui rétro-pédalent de leur gouvernance IA d'aller all-in sur l'IA pour leurs équipes techniques, etc. au vu des coûts des tokens qui est quand même particulièrement... Alors pas les coûts des tokens mais en fait la...
Les méthodologies qu'utilisent les software engineers dans le développement informatique sont mauvaises aujourd'hui, principalement assez mauvaises puisqu'il a une surutilisation des tokens, puisqu'en fait ça a été un peu, pardonne-moi l'expression, open bar depuis trois ans et surtout que la technologie est arrivée beaucoup trop vite et sans aucune formation des équipes, ce qui fait qu'en fait aujourd'hui beaucoup beaucoup
de software engineers ne savent pas bien utiliser correctement l'IA et de par le fait les factures des entreprises explosent en termes de budget, de consommation, IA et Token. Ça c'est un premier élément de refus. Il y a aussi un refus psychologique de la part de certains salariés qui ont toujours peur pour l'emploi par défaut de gouvernance de certaines entreprises qui n'ont pas pris le sujet suffisamment en bras le corps comme étant un sujet organisationnel et humain plus que technique.
Voilà, c'est à peu près ma conclusion pour dire qu'en fait aujourd'hui, ça ne pas aussi vite que ce qu'ils avaient prévu, mais surtout ça ne va pas aussi vite que ce que le marché aurait besoin que ça aille vite. Donc, ils vont chercher plus bas dans la couche pour effectivement ne plus être dépendant de X ou Y ou Z en termes de fondeurs, donc fondeurs qui font des puces.
Thomas (09:34)
Ça c'est vrai.
Pierre (09:47)
et Path Founders et du coup ils se lancent tous là dessus un peu à la poursuite de Google avec le TPU ou de GROK GROQ à l'époque avec aussi leur LPU, TPU, LPU je me souviens plus leur modèle de puce particulière mais je te laisse la main pour parler de tout ça justement des puces
Thomas (10:06)
Grotte qui n'est Non mais Grotte qui n'est pas Grotte
Pierre (10:10)
Non, qui le GROC,
Thomas (10:11)
de Elon Musk. Avec un Q.
Pierre (10:14)
est un moteur d'inférence et hosting d'inférence et de modèle.
Thomas (10:22)
Ouais mais en fait ça c'est... Mais Enfin je trouve qu'on pourrait vraiment en parler hyper longtemps. Il y a deux sujets à moi qui m'ont intéressé et qui m'ont interpellé ce mois-ci. Le premier c'est vraiment tout bête en fait c'est euh... Alors je veux pas rentrer dans les détails de ma vie mais euh... C'est quand on m'a parlé des agents. Alors c'est bête comme tout mais je... même si on fait ce podcast je pense qu'on est plein de biettes. Ouais moi puisque bah on nage dedans, on lit les news tous les jours et on suit à un minimum ce qui se passe en ce moment. Moi je pense que les agents sont arrivés beaucoup trop vite après les LLM tout seul.
je mets le split, je redonne un peu le contexte pour la différenciation que je fais. Un LLM pour moi c'est juste un prompt, on a un retour simple et un agent pour moi c'est le fait qu'il y a cette espèce de... je parle pas du fait d'utiliser des outils mais c'est le fait d'avoir une review, ouais une re... exactement une boucle et en fait cet aspect là pour moi il est ravageur, est ravageur puisque l'on perd le contrôle alors tu me diras peut-être et ça arrive là en ce moment tout le monde parle de Harness et pour moi je trouve que c'est surcôté et ça devrait l'exister depuis
le premier jour et pas besoin de un oiseau genre de choses mais avant que les gens soient capables de mettre en place des harness ou des arnées donc les arnées c'est juste je sais pas les chaînes qui vont aller contrôler je sais pas un modèle
Pierre (11:33)
En fait finalement
c'est la coquille...
par laquelle tu vas interroger ton LLM. ça peut être un cloud desktop, peut être un tchat GPT sur l'interface web, ça peut être un cloud code, un codex, un cursor. Tout ça c'est des harnesses puisqu'en fait ils permettent d'être une sorte de harnais ou de berceau pour l'utilisateur et d'être vraiment dans ce modèle de programmation agentique avec des modèles qui sont outillés, avec des outils, des boucles, des tool calls,
des espèces de connecteurs type MCP dont on parlera qui permettent d'étendre les possibilités des LLM et aujourd'hui ces outils c'est des harnais mais en fait finalement c'est des espèces de boîtes à outils par lesquelles aujourd'hui beaucoup de appelle un CLLM.
Thomas (12:23)
Exact, et je pense que de toute façon même peu importe l'outil qu'on utilise on devrait avoir nos propres harness, nous en tant que personne, pour avoir le contrôle puisque passé par un intermédiaire ou un alors le terme est peut-être pas bon mais quand on passe par Cursor ou Claude peu importe la qualité de ce qu'il propose, c'est pas nous, voilà, c'est pas nous qui sommes en contrôle. Et l'autre
Pierre (12:39)
Il y a plein de choses qu'on ne pas. ⁓
voulais dire qu'en terme de Harness, il y en un qui est très très bien que ma conseillée Manuel Odandal
avec lequel on fait les workshops et les meet-up, qui est un excellent AI engineer, qui s'appelle py.dev, P-I-P-D-E-V. Et en fait, c'est un harness qui est extrêmement simpliste, puisque dans les prompts-systèmes, tu es un développeur, tu as des outils, tu es un agent et grosso modo, tu fais ça. Et les prompts-systèmes qui sont utilisés par Py.dev, tu peux mettre tes clés d'API et utiliser n'importe quel modèle disponible sur n'importe quelle plateforme,
local chez toi, les providers OpenAI etc. et les prompts système sont extrêmement simples mais aussi tu peux utiliser d'autres modèles, des modèles chinois par exemple comme GLM 5.1, 5.2 et ça c'est intéressant parce que tu as beaucoup moins de choses qui sont cachées tu sais un peu sous le capot que d'habitude tu n'as pas le loisir d'étudier ou de regarder avec d'autres types de harness comme Cursor ou autres par exemple.
Thomas (13:47)
Le fait de choisir son modèle, c'est message fort. Si l'entreprise ou le software s'assure de mettre un minimum à jour, c'est quand des nouveaux acteurs rentrent, même des points ouverts, d'avoir la possibilité de s'en servir.
Pierre (13:53)
assez super important.
Thomas (14:17)
de bon avancée technologique et de pouvoir faire les bons choix. Et l'autre point en fait, puisque je disais qu'il y avait deux sujets moi qui m'intéressent, c'est que moi je pensais qu'avec tout ce qui se passe autour de l'intelligence artificielle, ce qui comptait c'était les modèles. Je suis data scientist, j'ai tous mes défauts qui vont avec et toutes mes qualités aussi. C'était les modèles qui comptaient et en fait je me rends compte que la génération, alors quand je dis génération je m'entends mais ceux qui ont 20 ans,
Quand je discute avec eux, fait c'est tout aussi intéressant d'aller travailler pour des entreprises qui font des modèles grâce au salaire et ce genre de choses, OpenAI, Meta ça marche encore en fait, Google bien sûr, mais en fait il a aussi ce sujet de travailler directement chez les fabricants de puces. Et ça, et ça pour moi c'était une révélation, c'est à dire... Ouais en fait c'est le truc de...
Pierre (15:01)
Ok.
le silicone redevient sexy. Dans les puces, hein, je
m'entends.
Thomas (15:09)
Et en fait c'est super intéressant puisque j'ai jamais fait le parallèle mais il a le sujet de Samsung qui a apparu le mois dernier où je pense il a deux mois avec leur bonus puisqu'ils ont fait la grève donc je sais pas si vous avez vu mais Samsung les employés auraient reçu une énorme prime puisqu'ils ont fait la grève qu'ils voulaient bénéficier des gains associés au domaine de l'IA et du hardware dans l'IA.
Nvidia paye très bien et on a aussi notre entreprise Processor Berus, je me rappelle plus du nom, désolé, qui s'est lancé dans Bourse le mois dernier ou il a deux mois maintenant et qui a complètement explosé. puis j'ai aussi des chiffres sous les yeux pour pas dire trop de bêtises, les trois géants de la mémoire, c'est à dire Samsung, SK, Inits ou Inits, je ne pas comment on prononce, et Micron, ils pèsent aujourd'hui 4,1 milliards.
Pierre (15:38)
C'est les bras.
Thomas (16:02)
c'est un peu près égal au PIB.
Pierre (16:07)
4,1 trillions
de dollars en fait pour ces trois entreprises, c'est ça ?
Thomas (16:12)
C'est ça, ce qui est étypant à peu près au PIB du Japon et en fait ce qui est rigolo c'est quand on le compare à ce que ça valait il y 10 ans, donc ces entreprises existaient déjà il 10 ans, ben elles valaient 254 milliards, donc 20 fois moins, 20 fois moins. C'est stratosphérique, c'est à dire que si vous regardez une courbe, ça fait, je vais pas dire ça double tous les ans, ça ne fonctionne pas comme ça parce que les intérêts composés, mais c'est c'est gigantesque et puis
Pierre (16:19)
pense qu'elle valait 100 fois moins probablement, peut-être même moins encore.
Ouais.
Thomas (16:40)
Je ne sais pas dans quelle mesure ça peut être dangereux.
Pierre (16:45)
Moi je pense que j'ai quand même l'impression, et il y a eu une note de deux gros fonds d'investissement chinois qui datent d'il a deux jours, qui disent qu'aujourd'hui l'état de spéculation de la bulle financière autour de l'IA est juste intenable. On se retrouve avec un marché qui achète de l'espérance de gains puisqu'aujourd'hui...
Il y a des gains évidemment autour de l'IA pour ces entreprises et pour toutes les entreprises satellites, fournisseurs, partenaires etc. Mais largement en dessous des investissements qui sont faits. C'est à dire qu'aujourd'hui on est sur un différentiel entre un espoir énormissime d'Ityre-en-Bic géant par rapport aux revenus réels. La simple question c'est
l'espoir c'est bien sauf quand il est fou ou irréalisable. Et aujourd'hui ce sont vraiment des questions. Et moi je vois un vrai clivage qui devient de plus en plus important entre
Les gens qui sont toujours, soit qui ont effectivement des billes ou des intérêts dans tout cet écosystème et toute cette bulle financière, évidemment ils sont pour et ils sont pro-IA. Mais je vois aussi tout un mouvement au niveau de la société civile, au niveau des entreprises et même à certains niveaux politiques, puisqu'on arrive à avoir un clivage aujourd'hui gauche-droite entre les anti et les pro. Et on arrive à un clivage sociétal complet où on a un petit peu le pyramideon des gens qui ont le pouvoir
et les technocapitalistes notamment américains qui font ce qui sont all-in et sur lesquels il faut transformer les trois quarts des Etats-Unis en un énorme parking avec un data center et de l'autre côté les gens, toi, moi, tous les gens qui ne pas dans cette espèce de ploie de ton de tête qui est vraiment très petit et qui sont quand même anxieux de tout un tas d'autres...
externalités liées à cette espèce de progression et de développement extrêmement fort. Dedans, il a les questions environnementales, il a les questions sociétales, il a les questions d'inégalités, il y a les questions, on pourra le voir aussi, mais il y les questions de est-ce qu'on met de l'IA dans tel ou tel système, dans telle ou telle industrie, on y reviendra mais les IACT ont encore repoussé.
ses législations etc. due aussi à beaucoup de lobbying de ces entreprises d'IA. Donc tu as vraiment un gros clivage entre les anti et les pro. Le dernier article qui fait plein de pages du monde diplomatique s'intitule quand même « Personne n'en veut l'IA », avec une étude qui est quand même assez approfondie justement sur les zones de... Il y a plein d'endroits dans ce développement économique et dans ce...
progrès, puisque les gens l'appellent le progrès aujourd'hui, qui sont des gros problèmes, qui sont des grosses problématiques complexes, compliquées et aujourd'hui personne n'a eu le temps de s'y attaquer et pourtant les chevaux de tête continuent à courir de plus en plus vite, à investir de plus en plus massivement.
sur une planète qui brûle et des gens qui majoritairement sont soit prudents, soit complètement apeurés et personne n'est là pour les rassurer. je pense que quand ça ira, quand ils auront à un moment donné compris qu'ils auront quand même besoin de la société pour transformer leur espoir et leur espérance folle en billets verts, peut-être qu'en fait ils freineront un petit peu.
Thomas (20:31)
Je suis complètement d'accord avec toi et je ne pas que tout ce qu'on est en train de vivre c'est mal par contre. pense que non plus. Ce que je veux dire c'est qu'il a rien d'organique à ce qui est en train de se passer. encore on pouvait s'en rendre compte auparavant. Là ça devient vraiment dramatique je pense puisque pour moi on est juste des ois.
Pierre (20:38)
Moi non plus, non non non non, moi non plus.
Thomas (20:52)
On est juste des ouas qui sont actuellement gavés et qui doivent consommer de l'intelligence artificielle un peu.
Pierre (20:59)
On est contre un forcée, c'est
une marche à rythme forcé. Tu sais, l'humain, y a quelque chose depuis qu'il est tout petit, essaye de dire à un gamin ne fais pas ça en C'est la première chose qu'il va vouloir essayer de faire. Essaye de faire ça, il faut que tu le fasses bien. Là tu parlais de cette idée, mais fait j'ai l'impression qu'on a à peine appris à faire du vélo sans les petits trous. Qu'en fait ils veulent nous mettre sur un espèce de circuit de championnats du monde de courses en vélo.
Thomas (21:04)
Et...
Pierre (21:28)
ça ne pas. Les humains et la société ont eu besoin de temps pour toutes les autres évolutions industrielles. Le problème c'est que si...
Alors, parle déjà en tropique d'Ariou Hamodei, déjà fait récemment un article là-dessus. Ils sont assez forts ces entreprises autour de liens. Aujourd'hui, il crie que les gouvernements et les législateurs et les leaders des sociétés ne vont pas assez vite pour légiférer ou pour encadrer ou réguler, etc. En fait, ils vont à la vitesse qui peut aller. C'est des organisations. Et c'est bien qu'elles aillent au rythme où...
Elle doit valer en fait quelque part.
Thomas (22:11)
je suis totalement d'accord avec toi et je sais plus si je l'avais noté ou si je l'avais partagé mais il a celui qui a créé le WWW enfin le World Wide Web qui est
Pierre (22:21)
oui, le World Wide
Thomas (22:25)
Exactement, c'est un autre sujet mais je trouve que c'est quand même assez important, c'est qu'il a fait une interview à Londres le 4 juin 2026 et donc en français le texte c'est à peu près un constat qui dit que les IAL profite du fait que le web contient tellement de données pour s'entraîner avec un accès illimité aux données, que ça bénéficie aux acteurs de l'intelligence artificielle, tu parlais de Darius Amodé, c'est pour ça que je me permets d'en parler et en fait eux, bah en fait ils prennent le...
leur part du lion, prennent toute leur part du gâteau, c'est à dire qu'ils bénéficient d'internet, ils ont bénéficié de... je sais même pas si ça fait le même temps internet est créé... 40 ans ? 50 ans ?
Pierre (23:02)
Non, c'est 95 vraiment la sortie et Berners-Lee aux Etats-Unis c'était encore un petit peu avant, toute fin des années 80 puisqu'il était au CERN, au laboratoire de recherche en Suisse. Et effectivement ces entreprises qui ont laboré et moissonnés toute internet, issues de toutes les data que les humains ont produit depuis 40 ans.
Thomas (23:04)
Ok.
Pierre (23:30)
ces entreprises n'ont absolument payé aucun...
rien du tout à personne aujourd'hui. Et tous les services qu'ils nous fournissent sont issus dans l'entraînement sur le Training Corpus, plus d'autres choses qu'ils ont mis par dessus. Mais sans ces data de base, sans moi, Pierre Vanier, peut-être 14 ou 17 ans en train de poster un truc débile sur le journal du net ou jeuxvideo.com, Toutes ces infos, en fait, ils ont toutes ces infos de tous les utilisateurs depuis 40 ans.
sans aucune contrepartie.
Thomas (24:06)
Et surtout que la mise en place de Internet est moi une des plus belles inventions du monde. bon, ça c'est un autre sujet. Normalement, il a des règles à suivre, il y a beaucoup de contrôle.
Pierre (24:18)
Oui, mais quand l'internet s'est lancé, y a eu tout un idéologique assez intéressant, notamment par les chercheurs.
qui était un mouvement d'un espèce de commun numérique, c'est-à-dire que tu créais quelque chose pour l'humanité, tu avais des valeurs universalistes et humanistes dans la création de ces choses-là, même si derrière ça a été quand même financé par les Américains et la recherche américaine pour le militaire, la DARPA. Mais il n'empêche qu'il y avait quand même cette volonté de créer quelque chose et un réseau, c'est la rare chose qui est finalement visible depuis l'espace à part éventuellement la muraille de Chine, c'est quand même une construction
à l'échelle de la planète.
Thomas (25:00)
l'humanité.
Pierre (25:02)
et il voulait un peu créer une espèce de zone de droit universel, petit peu un commun où ça serait protégé par les gouvernements, par les sociétés comme quelque chose qui appartient à l'humanité. Et aujourd'hui ce commun ça fait très longtemps qu'il n'existe plus puisqu'en fait depuis l'avènement des réseaux sociaux il a été vampirisé par ces sociétés quelque part.
Thomas (25:28)
Mais en tout cas je trouve que c'est toujours très intéressant parce que j'ai retrouvé dans son propos à ce monsieur qui a en partie participé à la création du World Wide Web, je retrouve des propos que tu tiens et que tu tenais, enfin que tu tenais, que tu as toujours tenu sur pourquoi tu as commencé ton métier en tant que développeur, qui à mes yeux, 20 ans plus tard n'est plus du tout une raison valable. mes yeux c'est pas... veux pas... Quand tu voulu, enfin quand tu développes pour moi t'es pas là pour changer le monde, peut-être certains et je m'avance pas pour tout le monde, mais c'est fou comment je pense qu'il y un shift de mentalité à travers le temps et je pense que
Pierre (25:36)
du web.
Ça fait.
Thomas (25:59)
Je pense que l'intelligence artificielle avec ce qu'il aujourd'hui c'est complètement autre chose. Aujourd'hui, et je le sais parce que j'ai débuté ma vie en finance, t'allais chez Goldman Sachs, ils eu une grosse banque, c'était là où tu pouvais avoir les meilleurs salaires et tout ça. Aujourd'hui, Open AI permet d'avoir des meilleurs salaires que dans certaines banques d'affaires. Et je trouve que ça change complètement le paradis, mais c'est hyper intéressant. Je voulais juste conclure sur un point et sinon, si tu veux, on va rester dessus, on ira ailleurs. On disait souvent qu'on se fait la gaver comme des oies et je parlais de semi-conducteurs et tout ça. Ma finalité, ma conclure,
Pierre (26:13)
Bien sûr, bien sûr.
Thomas (26:28)
c'est que j'ai hâte de voir ce qui va se passer puisque c'est peut-être bête comme tous ce que je vais dire mais Apple a annoncé une fois de plus une augmentation des prix pour ces hardware. Oui et moi c'est...
Pierre (26:38)
répercuter le coup des puces, c'est
ce qu'ils mettent en avant.
Thomas (26:43)
Exactement
et moi ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est, alors je sais pas si vous êtes au courant mais Apple c'est une des entreprises les plus rentables au mètre carré. Plus rentable au mètre carré c'est à dire que par rapport aux superficies qu'il a là dans le monde, chaque mètre carré c'est celui qui rapporte le plus par rapport à d'autres entreprises, du moins c'était le cas. Aujourd'hui le fait qu'il demande entre 100, 200 voire 300 dollars à certains de ses produits ça veut dire que ça se répercute directement sur le consommateur final. Et quand je parle du consommateur final c'est vraiment désolé du terme mais des lambdas. C'est à dire que quand on
acheter un Mac, y a effectivement ceux qui veulent utiliser OpenClaw, utiliser des modèles de Dia et t'as des personnes qui veulent juste utiliser un Mac pour aller à l'université ou pour travailler juste en marketing, alors j'extrapole un peu, mais ceux-là vont aussi subir maintenant la hausse des prix et j'ai hâte de voir, exactement, mais ils vont devoir l'utiliser puisque maintenant t'as Siri intelligent, t'as tous ces trucs là, mais j'ai hâte de voir des gens qui n'ont jamais voulu
Pierre (27:30)
Bien sûr, qu'ils utilisent ou qu'ils n'utilisent pas l'IA en fait. Tout à fait.
Thomas (27:40)
consommer de l'intelligence artificielle. mots sont un peu pas parfaits mais je trouve que le propos est intéressant. ne veulent pas d'utiliser de l'intelligence artificielle vont devoir le consommer à travers leur achat. C'est à que le lâcher...
Pierre (27:52)
ils ne prendront
sûrement pas Apple. Il a aussi peut-être des chances pour qu'ils tournent sur des machines Linux ou d'autres choses.
Thomas (27:56)
Mais si !
C'était Pro Apple.
Oui
mais toi tu me parles aujourd'hui des ordinateurs mais moi je pousse le truc juste au téléphone, tout consomme de la RAM, tout consomme une puce. Et à partir de là, déjà je ne pas qu'un étudiant à la fac en histoire va prendre un carnet de Linux, désolé Pierre, mais il prendra peut-être un Mac ou un Windows et je trouve que c'est hyper intéressant puisque aujourd'hui...
Pierre (28:08)
oui, non mais ça...
Tout
le monde va payer en fait pour ça. Il faut imaginer que aujourd'hui tous les tarifs de tous les services ou produits technologiques vont à un moment donné intégrer dans leur...
je ne pas, dans leur composition et dans leur assiette, dans leurs composants, dans leurs coûts finalement, qu'ils vont retranscrire à l'utilisateur final, ils vont tous intégrer une ligne IA en fait. C'est un peu comme si on avait une espèce de TVA globale, là c'est la taxe sur la valeur EI, TVAI. Tout le monde, tout le monde perdra le coût et en plus je vais te dire aussi quelque chose, c'est que tout le monde perdra coût
Thomas (28:44)
Ouais. Alors, composant
...
C'est beau ça !
Mais ouais.
Pierre (29:10)
de manière beaucoup plus chère que ça parce que t'as le coût financier. Mais aujourd'hui, y a toute l'Europe qui en train de crever de chaud avec une canicule phénoménale. Et en fait, ce qui se passe, c'est que là, on crève de chaud aujourd'hui, en ce moment, sur des émissions carbone qui se sont faites depuis les 30, 40 dernières années. C'est à dire qu'en fait, on n'est même pas encore rentré
Thomas (29:20)
J'ai entendu ça.
Pierre (29:35)
parce que tous les data centers ne pas fonctionnels, ne pas tous sur Homme, ils ne sont pas tous à pleine puissance et les projets ne sont pas encore tous sortis de terre pour tout un tas de raisons parce qu'encore là aussi ils vont plus vite, ils mettent la charrue avant les bœufs. Avant ils n'avaient plus de transformateurs, ils n'avaient plus d'électricité, ils n'avaient plus de matières premières, maintenant ils n'ont tout simplement plus d'ouvriers pour construire les data centers.
Mais en fait on va avoir ce paiement de cette DIME ou de cette TVA par rapport à l'IA d'une manière beaucoup plus violente qui va être une manière qui va être un droit de vie ou de mort sur les gens puisqu'en il est impossible de dire que le développement et l'accélération phénoménale de la construction de ces data centers puissent
n'avoir aucune incidence sur notre planète, son environnement et le climat dans les 18, 24, 36 prochains mois et 5, 10 prochaines Donc même sur le simplement de viabilité de notre planète, je pense qu'on est déjà sur quelque chose qui est une équation probablement impossible à tenir.
Thomas (30:46)
C'est fait.
Je suis 100 % d'accord avec toi et juste pour revenir sur Apple, Microsoft a annoncé avec NVIDIA qu'ils faisaient des puces spéciales pour IA, donc en fait à la fin c'est le même problème. faudra que... Et t'as vraiment raison sur ce point mais ce qui va être très vite fatigant c'est que tu sais à un moment on a eu sur internet peut-être maintenant il a un an quand... Peut-être deux, je me rappelle plus, je suis perdu dans le temps quand ChadGPT ou OpenAI proposait de faire des images et on nous disait en fait ça consomme beaucoup d'eau.
Pierre (30:56)
Tout le monde en fera.
Thomas (31:16)
Et en fait le problème c'est qu'on risque de remettre la faute sur les consommateurs finaux comme quoi en fait ils surconsomment alors que le problème vient d'ailleurs qui sont encore une fois les puces mais c'est pas vraiment le grand sujet ici c'est les data centers et c'est la mise en place de ces modèles d'intelligence artificielle dont on ne viendra jamais la couleur puisque justement en fait ils sont pas consommés ces modèles d'intelligence artificielle ils sont entraînés mais sont mis de côté
Pierre (31:39)
Après il y a des choses intéressantes qui se passent parce que comme Donald Trump est en train aux Etats-Unis de filtrer l'accessibilité de certains modèles extrêmement puissants et de le réserver à des utilisateurs américains, ce qui risque de se passer c'est que certaines boîtes
ailleurs qu'aux Etats-Unis vont sentir le risque et se tourner de plus en plus vers des modèles open source et vers, pour boucler sur ce que tu disais, un usage... Tu n'es pas obligé d'avoir un GPT 5.5 ou 5.6 avec un maximum d'efforts de thinking pour faire 99,9 % des tâches. Et aujourd'hui, la...
Le meilleur usage ou l'usage en plus de conscience, de responsabilité et de pilotage de ces usages d'IA, c'est aussi choisir des modèles qui correspondent au niveau de difficulté de la problématique sur laquelle tu es. Et aujourd'hui, il a des modèles chinois qui poussent très très fort et qui arrivent à des niveaux proches de GPT 5.1 pour GLM 5.2 par exemple, voire même peut-être plus fort et c'est des modèles qui valent 10 fois ou 20 fois moins cher.
Thomas (32:36)
suis tout à fait d'accord.
Pierre (32:51)
que les Opus 4.8 et les GPT 5.5. ça, peut être aussi important et ça, va aussi venir les concurrencer et être en direct concurrence par rapport à ces gros américains qui continuent à investir massivement, etc.
Thomas (33:09)
Je suis 100 % d'accord avec toi et puis je trouve que c'est... Mais après la difficulté c'est comment les intégrer dans les entreprises, c'est beaucoup plus facile d'appeler NAPI que de construire son...
Pierre (33:20)
oui c'est compliqué, aujourd'hui c'est beaucoup
plus compliqué, tout à fait.
Thomas (33:23)
mettre en place un modèle dans ce qu'on fait chez nous en perso, quand on est un ou deux utilisateurs, les occurrences ça fonctionne mais quand tu passes au niveau entreprise tu as plein d'enjeux qui sont très importants et je pense que malheureusement le marketing on va dire international autour de l'intelligence artificielle fait que on est biberonné au fait qu'un modèle très puissant est le choix par défaut mais en fait
Pierre (33:43)
Bien sûr.
Parce qu'il est directement
accessible sur l'étagère, est facile à accéder, il pas d'infrastructure à mettre en place. Tu vois, il est sur l'étagère, il attend que tu le prennes. Même si c'est un modèle ultra puissant et que tu vas lui demander quel temps il fait dans ton prochain lieu de vacances. Alors qu'en fait, ça n'a pas de sens. juste parce que nous, les humains, est feignants, notre cerveau est feignant. Donc on prend ce qui est directement utilisable et assez facilement utilisable. Mais aujourd'hui, tu as quand
Thomas (33:51)
Aide-vous !
de fait.
A prochaine
Pierre (34:18)
des solutions qui existent avec des proxies, avec l'ITL LM, avec tout un tas de systèmes qui te permettent justement d'installer des sortes de passe-plats qui te permettent en fait d'appeler différents modèles et d'être plus souple que d'avoir tout le temps les mêmes providers. Change de sujet peut-être ?
Thomas (34:22)
100%.
On va changer sur deux sujets qui est aussi hyper intéressant, puisqu'on va encore parler des agents en tant que tel, dans un domaine moi qui je pense que tout monde le sait maintenant et qui m'intéresse, c'est Robinhood. Robinhood, c'est une plateforme de de trading, merci beaucoup, qui est assez connue, surtout en Amérique du Nord, mais qui existe aussi en Europe. Moi, il un sujet qui m'intéresse énormément en tant que tel, puisque là, vous ne le savez peut pas, mais j'ai débuté ma vie dans l'économie et les statistiques, c'est ce qui m'intéresse profondément.
et l'économie des portefeuilles dans les marchés financiers ça m'a toujours beaucoup plu et aujourd'hui il propose et ça a fait exploser le titre en bourse de façon très positive il propose de se connecter avec son compte Robinhood de connecter un LLM de son choix dans la mesure du raisonnable puisqu'on ne pas tout utiliser
Pierre (35:29)
Donc
sur son compte de trading, c'est ça, plutôt à destination des particuliers, des petits porteurs en fait j'imagine.
Thomas (35:37)
Exact.
Je voudrais quand même mettre un disclaimer tout de suite dans la discussion. Actuellement c'est en bêta. C'est quand même avec une poche bien sécurisée, c'est à dire qu'on crée une poche avec l'intelligence artificielle. C'est pas l'ensemble de son portefeuille ou de son argent qui est directement accessible. Là j'aimerais vraiment qu'on se concentre sur la philosophie qu'il derrière.
Pierre (35:48)
Allez !
Tu crées une sandbox, une bac
à sable où l'IA peut jouer mais elle ne pas sortir de cette zone un peu confinée. Par sécurité.
Thomas (36:04)
Normalement non.
Voilà, j'insiste, c'est encore en bêta et puis il a une autre entreprise, eToro, qui est aussi en train de lancer cette partie-là avec le trading avec de l'IA depuis deux mois. C'est hyper intéressant, mais moi, ce qui m'intéresse dans le cadre du podcast, c'est tout ce que ça implique derrière et les risques que ça peut avoir, puisque je trouve que c'est un point qui est extrêmement intéressant, surtout quand on est sorti d'une crise financière en 2008, qui a été ravageuse, où on a cru Mortibus,
Pierre (36:08)
Normalement non.
Thomas (36:35)
qu'il fallait acheter des titres dans tous les sens et qui étaient toxiques en tant que tel et aujourd'hui on arrive dans une époque où on est 20 ans plus tard bien sûr on arrive dans une époque où on commence et il a pas que en finance on oublie ce qui s'est il y a 20 ans 40 ans 60 ans et aussi 100 ans pour certains on oublie extrêmement vite et certains ont tendance à ne pas le considérer mais on oublie ce qui s'est passé dans le passé pour mieux produire un
Pierre (36:53)
On oublie
Thomas (37:03)
avoir un meilleur futur. Et donc là on est en train de mettre en place des intelligences artificielles qui pourront faire des choix à notre place. Donc l'objectif c'est bien sûr d'être beaucoup plus efficace sur le papier, de faire des choix plus éclairés avec plus de documentation en tant que telle. Mais je voudrais juste revenir sur, et faudrait que je la retrouve puisque je me rappelle dans mes études, je l'avais vu plein de fois, a John Maynard Keynes qui est un économiste qui était très connu encore aujourd'hui.
Pierre (37:26)
Oui, oui, les Canadiens, c'est la plupart des grands concepts
aujourd'hui.
Thomas (37:31)
et
qui disait cette phrase, il vaut mieux avoir tort avec la foule que raison contre elle. Mais je trouve que la phrase, elle est hyper forte puisqu'elle résume beaucoup de choses qu'on dit dans ce podcast depuis un long moment, mais aussi qui résume extrêmement bien le risque qu'on peut avoir pour la faire simple, c'est le phénomène moutonnier. Le phénomène moutonnier, c'est de dire, c'est pas le fait d'avoir raison ou tort qui compte, c'est le fait de suivre une tendance.
que ce soit bon ou mauvais, on suit la tendance. C'est ce qu'on voit aujourd'hui en intelligence artificielle en partie. Mais c'est aussi ce qu'on risque de voir avec ce genre d'outils qui te permettent de directement de mettre ton cerveau de côté, c'est-à-dire que tu ne regardes même plus le trac record, donc le prix, ou tu regardes même plus la documentation, ce que tu as appris. Tu vas te baser sur une intelligence artificielle qui elle-même a été entraînée avec des données du passé. Mais comme c'est des agents, va utiliser des outils actualisés et je peur que ça crée des risques. Pourquoi je dis ça ?
Je termine mon propos, c'est que moi qui ne vais pas utiliser cet outil là puisque j'aime gérer, c'est mon petit plaisir à moi, je vais rentrer dans un marché et quand je dis un marché, c'est un marché financier avec ces outils là.
Je fais encore un disclaimer supplémentaire, je pense que ces outils existent depuis un long moment chez des grandes banques avec des traders qui les accompagnent, mais aujourd'hui on propose aux petits porteurs, c'est à dire aux personnes comme toi et moi Pierre, d'utiliser ce genre d'outils et de rentrer dans un marché liquide avec nous. Je sais pas si tu vois les risques. Ok. Je t'en prie.
Pierre (38:57)
Moi
je pense que les petits porteurs sont des gogos sur lesquels on vient tomber de la laine et qu'il a aucun espoir en tant que petit porteur à gagner un petit peu d'argent et les risques sont beaucoup trop importants et je pense que mettre de l'agentique là dedans
et une autre manière d'enrober pour mettre des nouveaux services, pour faire que ces entreprises soient un peu qui coulol, elles font de l'IA, c'est top. En fait juste ça marchera pas et vous allez perdre beaucoup d'argent. Juste c'est simple, ça ne marchera pas, vous allez perdre beaucoup d'argent. Donc allez-y si vous voulez parce que nous on l'a fait avec les agents de coding, ça ne marche pas et vous perdez beaucoup de tokens. Donc tu vois c'est à peu près la même chose, c'est du non déterministe.
ça s'est toujours basé sur les patterns et les data du passé. Et croyez bien que si des agents IA de trading fonctionnaient bien, vous ne les aurez pas entre les mains. D'autres les auront.
mais ils les donneront pas comme les fonds Renaissance et tous les fonds de trading algorithmique qui existent et qui sont devenus multibillionnaires etc. Donc je crois que tout ça en fait ça reste complètement marketing. Ça sent, excuse-moi la bullshit, mais à très très très loin et ça va peut-être...
séduire Jean-Michel Petit-Porter avec son petit portefeuille qui a envie d'acheter un peu d'IA et qui se dit j'ai des agents qui trade pour moi dans mon sandbox sur mon bac à sable. moi, finance en fait, les petits porteurs sont les boutons sur lesquels on tombe. La vraie finance, elle est fait en trading algorithmique à haute fréquence.
notamment avec qui il a mes désirs beaucoup plus puissantes et qui n'ont rien à voir avec les pauvres petits agents qui vont vous mettre. voilà, pour moi c'est un peu de la poudre de Perlin Pimpin et je m'arrête pas trop sur ces sujets parce que je...
C'est comme si mon nouveau forfait me disait, ou Orange me disait, maintenant vous avez un agent ultra puissant qui va filtrer vos appels avant que vous les receviez. En fait ça ne vend plus du rêve, je sais ce qu'il derrière, majoritairement c'est de la bullshit.
Thomas (41:19)
Mais tu vois, moi c'est ça qui m'intéresse, peut-être pas tant. trouve ça, sans dire que c'est pertinent, trouve ça cohérent, que chaque entreprise essaye de mettre des agents. dis pas que c'est bien ou c'est mal, je dis que c'est cohérent. Dans le monde actuel, ça serait une bêtise. Et c'est bizarre, j'ai l'impression de dire une bêtise en disant ça. Ça serait une bêtise de ne pas le faire. Ce qui m'intéresse, moi, derrière tout ça, c'est le fait, je pense, qu'il a un vide réglementaire dans un premier temps. C'est que, en fait, tu...
Pierre (41:42)
Mais ça c'est certain.
Thomas (41:45)
ou effectivement les hedge funds. là, toi tu parles de hedge funds, c'est vraiment des cas bien spécifiques. Il faut bien savoir que leurs gains sont sur des micro-gains multipliés par la quantité, mais surtout des entreprises comme Robinhood ou même, et ça je pense que c'est un point qui est important, même si ce pas le propos du podcast, c'est que des entreprises comme Robinhood ou comme eToro qui sont plus dans le trading, bien plus que vos banques traditionnelles et ce genre de choses qui prennent des frais qui sont affreux.
ces entreprises là gagnent de l'argent sur les transactions et donc c'est la friction c'est à dire que quand on a un marché qui est très volatile comme c'est le cas en ce moment ces entreprises gagnent énormément d'argent c'est la friction dans les marchés, la volatilité dans les marchés donc les mouvements qui créent de la vente et de l'achat et même quand vous vendez à 1 centime ouais c'est ça
Pierre (42:25)
Bien sûr.
C'est pour ça que quand ils vendent finalement ces intermédiaires
en fait c'est un peu comme les providers d'IA de l'autre côté. Dès que le provider d'IA avec ses tokens, ils vendent du token. Eux ils sont contents parce qu'ils vendent du short ou du buy, du sell et de la position qui change. C'est ça la volatilité. C'est beaucoup d'échanges en fait.
Thomas (42:49)
Et moi ce que je vois derrière tout ça c'est qu'en fait on est rentré, je trouve, et c'est ça qui a plu mon propos, je trouve qu'avec l'intelligence artificielle on rentre dans des conflits d'intérêts qui sont hyper dangereux. Je vais essayer d'expliquer assez rapidement mais imaginons qu'on ait OpenAI, je vais encore prendre cela, OpenAI et qu'on a, donc on va prendre Robinhood dans ce cas là. Mettre un agent
en bout de fil, donc à la fin du processus, c'est un humain qui va dire, bah super cette feature, je vais la prendre et je vais mettre un agent qui va m'aider, comme tu l'as annoncé, à m'aider. Je vais utiliser le terme aider dans un premier temps, sauf que cet agent là, va pouvoir prendre des actions. Que ce soit des actions qu'il les fasse réellement, c'est à dire acheter ou vendre, ou vous conseiller en vous envoyant un pop-up sur votre téléphone, en disant, bah c'est peut-être le moment d'acheter ou de vendre ce titre là, puisque l'issue de cette documentation ou de ce propos, bah c'est bien de vendre. En fait...
vous allez payer à la fin, peut-être pas aujourd'hui mais à la fin vous allez payer pour cette API, vous allez consommer des tokens qu'il faudra payer Robinhood va sûrement vous les payer au début mais pas à la fin. Ensuite Robinhood va gagner de l'argent sur la friction et je suis sûr qu'aujourd'hui Robinhood soit à des... Comment dire ? Des contrats ou des accords avec les modèles provider pour payer moins cher déjà, pour payer moins cher. Exact ? Pour payer en gros et surtout mettre en avant.
Pierre (44:02)
Bien sûr, pour acheter en gros leurs tokens. Ils ont des trucs
qui compressent aussi, comme on avait vu avec Edgey, etc. Ils ont tout un tas de systèmes de l'autre côté, mais ils récupèrent un maximum de user base avec leurs features et ça leur fait des avantages concurrentiels aussi. Je t'ai coupé par rapport à ça.
Thomas (44:10)
Ouais.
A
Non mais c'est
c'est exactement ça, c'est là où je voulais aller, c'est qu'aujourd'hui, on le dit dans les pas mal d'épisodes, c'est le coût de l'intelligence artificielle diminue mais on paye de plus en plus cher et ça passe aussi par là puisque vous, allez peut-être payer le même prix vos tokens ou plus cher puisque vous voulez le modèle le plus intelligent qui, sachez-le, le modèle est entraîné sur les données financières aussi. Donc en fait, vous utilisez doublement l'information et en plus de ça, eux, donc Robinhood ici, va payer moins cher son token, qui pour moi est à risque dans le sens du conflit d'intéresse.
c'est à dire qu'on ne plus trop qui croire.
Et encore une fois je pense que c'est l'objectif du podcast c'est quand on a conscience des choses on peut s'en servir mais je pense que les gens n'ont pas conscience dans quoi ils mettent les pieds puisque actuellement c'est hyper dangereux ce genre de choses même si c'est une bêta même si c'est intéressant certains sont ex-savvy et ont envie de savoir ce que c'est je trouve que c'est hyper dangereux et moi petit porteur qui n'utiliserai pas l'intelligence artificielle indirectement et ça aussi ça rentre dans le conflit d'intérêt je vais consommer de l'intelligence artificielle puisque
reprend le propos de Keynes, si je sais qu'il a des agents intelligents, des agents IA qui traitent sur les marchés financiers au delà des boîtes algorithmiques, des entreprises algorithmiques, mon jugement va être changé puisque je sais qu'il y a des IA qui vont faire des choix et donc moi je vais devoir faire mes choix en fonction de ces choix là. Bon ça fait un peu une Martin-Jane un peu folle et tout ça je te suis en train de dire mais...
Pierre (45:46)
Non mais tu as raison,
mais de toute façon les petits porteurs ont toujours été sur le même marché financier sur lequel il a aussi les gros et le trading haute fréquence et les trading par IA, etc. Donc ça a toujours existé, là aujourd'hui ils le mettent en avant et puis ensuite tu le disais aussi mais c'est non déterministe, c'est IA. Comment ils vont aller chercher l'info ? Comment ils la traitent ? Comment ils décident si une info est pertinente ou pas ? Comment ils la source ?
comment c'est attaquable aussi au niveau sécurité, c'est-à-dire comment tu pourrais potentiellement manipuler un marché.
Thomas (46:16)
Ouais. Merci.
Pierre (46:18)
en mettant effectivement une news, tiens je décide d'aller pirater le site boursorama.com au hasard, ce n'est pas eux, je m'en fous, et on arrive à faire du cross-site scripting et à intégrer dans une de leurs news un prompt caché, etc. Si les agents prennent ces infos, on peut se retrouver avec des attaques par prompt injection ou des choses comme ça. Donc c'est aussi...
Thomas (46:27)
C'est Bourse aux banques.
Mais c'est même plus facile,
c'est si tu sais, je te pousse le truc, le vise vraiment à fond et je parle de vise, écoute bien, tu as des entreprises d'IA qui connaissent le système. OpenAI connaît ces systèmes d'IA. Il sait qu'il y a Robinhood, par exemple, qui propose des agents d'IA. Demain, OpenAI rentre sur les marchés financiers. C'est pour ça qu'il faut de la régulation. Rentre sur les marchés financiers. Il n'y a pas que le bilan qui compte. Il y a le propos.
Pierre (47:08)
mais c'est un conflit d'intérêts
gigantesque !
Thomas (47:10)
Non mais attends, ça veut dire qu'il
a même le propos, c'est à qu'aujourd'hui aux Etats-Unis, toutes les trois mois, tu dois présenter ton bilan et faire des présentations. Si OpenAI qui fait ces modèles connaît comment fonctionnent ces modèles et que Robinhood se sert de ses agents, de ses IA pour trader, il peut changer le contenu de son texte, changer le contenu de propos. Exactement.
Pierre (47:30)
La news devient imprompte, l'actualité devient quasiment imprompte parce qu'elle sera utilisée
par d'autres et finalement la façon dont tu rédiges ta news ou ton actualité peut avoir une influence sur le trading des agents que Jean-Michel Hitoro va pouvoir utiliser.
Thomas (47:45)
Et ça
je vous assure, ça je peux le jurer que c'est vrai puisque quand j'ai commencé mon finance, c'était quelque chose qu'on faisait. Déjà, c'est à dire qu'on faisait du machine learning sur les propos à l'époque de... Alors c'était Yannett... Yannett Yannett... Nan !
Pierre (47:57)
tu changes telle formule par une autre,
tu mets au début, tu le mets à la fin, etc.
Thomas (48:01)
Oui c'est ça
et en fait déjà les banques centrales à l'époque, donc celles qui gèrent les taux directeurs et tout ça, font déjà cet exercice de regarder la virgule près et de faire attention au rictus du gouverneur, donc le gouverneur c'est celui qui gère la banque centrale, puisque quand il tient ses propos... Donc là je parle vraiment de la sphère publique. Une banque centrale c'est publique donc ça a des intérêts, ça n'a pas d'intérêt.
Pierre (48:06)
la BCE et ouais d'accord.
Bien sûr. La moindre virgule,
la moindre pause, le moindre silence, un point, un endroit, ça a un impact. Et comme les LLM c'est hautement volatile par rapport au langage, tu prends un prompt, tu changes un mot, tu prends un autre prompt, tu as deux résultats différents, on peut se retrouver avec une volatilité de marché sur une volatilité sémantique des LLM et donc des agents.
Thomas (48:24)
ça impacte les marchés. Ça impacte les marchés aujourd'hui plus que jamais.
et de z'être de moins.
Et c'est pour moi à risque, ça vient, et ça je ne t'avais pas prévenu dans la trame possible, on en arrive à un moment où je trouve que la finance, puisque pourquoi moi la finance m'intéresse dans l'intelligence artificielle, c'est que depuis toujours la finance avait des méda données, avait du bit data, les Bloomberg, Reuters, ce genre de choses, où la donnée a toujours été disponible à la seconde, ce qu'on appelle des tics. exactement, c'est des tics depuis toujours, c'est instantané, on a toujours les prix à chaque instant.
Pierre (49:06)
Même micro secondes maintenant.
Thomas (49:13)
Et je trouve que aujourd'hui, le fait de mettre de l'intelligence artificielle alors que la finance nécessite de lire assez dûment, je m'avance un peu de la documentation et de croiser les données, l'intelligence artificielle elle-même croise les données et crée de plus en plus de contenus qui sont ingérables. Et je vais t'emmener dans un autre sujet si tu veux.
Pierre (49:34)
Oui, bien sûr. Je comprends ce que tu veux dire. En fait, on crée
du bruit et on crée... En fait, la finance est un endroit où tu as besoin de beaucoup de rigueur, de méthode et de cartésianisme et de précision quelque part, normalement. Mais là, fait, on se retrouve à mettre... C'est comme si tu faisais entrer un gamin complètement excité dans un magasin de porcelaine, tu vois.
Thomas (49:48)
Normalement oui. Normalement.
A la prochaine
Pierre (50:03)
C'est chaud quoi, c'est vraiment risqué. Moi je ne pas mettre un LLM par exemple aux commandes d'un Boeing 747, d'un avion ou d'un...
Thomas (50:12)
Il a ça
et en fait les marchés financiers gèrent le monde entier. C'est à dire qu'aujourd'hui si des agents imaginent un crack, oui !
Pierre (50:19)
dont l'argent de l'IA pour les data centers,
etc.
Thomas (50:23)
dont
l'argent de l'IA et dont l'argent du monde entier. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, c'est hyper facile. Et tu vas voir comment je vais conclure ce point-là. Il y a deux sujets pour moi qui m'inquiètent. C'est déjà l'intelligence artificielle crée trop de contenu. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, je peux te garantir qu'au plus personne ne lit le contenu qu'il produit. Il y a trop de contenu. On ne plus consommer tout le contenu. Un livre de 300 pages, normalement, tu le consommes entre une semaine et deux mois, selon les gens. Une IA, peut consommer un livre de 300 pages instantanément. Donc il y a...
on ne plus ce qu'on dit des pommes avec des pommes, à que nous on ne plus gérer la lecture et la consommation du contenu qui est disponible. Aujourd'hui avec l'intelligence artificielle qui va rentrer dans les marchés financiers, même si ça existe aujourd'hui c'est rendu public.
c'est un autre sujet, il n'y a pas de réglementation et surtout le risque c'est qu'on arrive à un moment où elle va elle-même gérer du contenu. C'est à dire qu'aujourd'hui si tu l'as fait consommer des marchés, elle va générer du contenu de marché. Donc aujourd'hui tu vas avoir des rapports issus d'intelligence artificielle. Pour l'intelligence artificielle...
Pierre (51:23)
et qui seront
très probablement faux ou avec un degré d'hallucination évident etc.
Thomas (51:26)
et pas fait pour les humains.
mais pas fait pour les humains et j'en arrive à ce point là. C'est
que l'IA fait du contenu pour de l'IA, ne fait plus de l'IA pour les humains puisque aujourd'hui il a trop de contenu, il trop de pages consommées, il trop de choses, ça sert plus à rien. Et nous même des fois on consomme des choses qui sont faites par les IA et qu'on consomme à moitié. Et la finalité elle est la suivante. Je pense que tu vas adorer cette partie là. Si l'intelligence artificielle rentre dans les marchés financiers, si les marchés financiers sont le vecteur de la...
de la droiture économique du monde. Je ne pas comment je vais continuer ce propos-là, mais si on met un homme humain dans ces sujets-là, ça veut dire que le risque n'appartient plus à personne. Je te donne l'exemple concret, Kerviel. Le sujet Kerviel, si tu as de l'intelligence artificielle, c'est personne. En fait, on mettra la faute à personne. Au pire, on la mettra...
Pierre (52:13)
Oui, tout à fait. Mais, mais... ouais.
Oui mais en fait,
Thomas, la faute n'est jamais sur personne. En 2008, la faute a été sur qui ? Personne. Tout le monde a été rattrapé. Il a personne. Et la bulle, et tu verras ce qui se passe, si jamais cette bulle éclate de l'IA, il aura aucun responsable. Je pense.
Thomas (52:31)
Oui mais les banques
Alors
ouais ça veut dire que pour toi il n'y aura pas de responsables physiques, c'est à dire qu'on mettra de noms sur... Puisqu'il y a eu des banques qui ont été mis en avant, tu connais les Man Brothers, c'était une... Bien sûr.
Pierre (52:52)
Ouais mais bon, y'en a toujours un qui prend un petit peu plus cher que l'autre
parce que y'a une espèce de... Toi tu vas être le fusible et tu vas prendre pour tout le monde mais d'une manière générale...
Thomas (53:00)
Mais Thierry Vielle
? T'en penses quoi Thierry ? T'sais je trouve que Thier...
Pierre (53:02)
Mais
Carviel c'est un rigolo le pauvre, il a pris parce qu'il fallait qu'il en ait un qui prenne. c'est ridicule. Ne pense pas qu'il ait un quelconque acteur de l'IA qui soit inquiété. Et c'est ça qui est plus grave. C'est ça qui est plus grave. C'est qu'il a aucune impunité. Ils sont dans un univers supra légal.
Thomas (53:13)
Il était dans le endroit au mauvais moment.
Non mais c'est pas la... Ouais !
Pierre (53:31)
suprinternationales, sont au dessus des lois, sont au dessus de la population et de la société, ils sont même probablement au dessus de l'humanité. tu regardes certains, je prends l'exemple de Musk, qui a une fortune où tu ne sais même plus dire en fait, il même plus de chiffre qui existe pour une seule personne, ça n'a pas vraiment de sens si tu regardes la société, l'humanité, la planète et là où on en est. Non seulement ça n'a plus de sens, mais c'est relativement normal que ça révolte les gens quelque part. Et quand ces gens rajoutent
Thomas (53:51)
Mmh.
Pierre (54:01)
rajoute de l'huile sur le feu, rajoute de la puissance là où les gens freinent, rajoute de l'argent là où beaucoup de gens en ont déjà besoin et beaucoup d'autres sujets en auraient beaucoup plus prioritairement besoin, en fait ces gens là continuent, continuent, continuent, continuent et sont inarrêtables. Ils sont aujourd'hui inarrêtables. Donc ils sont plus puissants que les gouvernements.
Ils sont plus puissants que les pauvres organisations mondiales type ONU, organisation du commerce, organisation mondiale de la santé etc. Tous ces organismes aujourd'hui sont des espèces de foires et des espèces de théâtres. Mais la vérité c'est qu'aujourd'hui plus personne n'est aux commandes du monde. Chacun et le monde est complètement multipolarisé avec des espèces de dilots de croissance qui sont de plus en plus rares.
qui sont les uns contre les autres, la Chine, les Etats-Unis, l'Europe au milieu qui se fait prendre comme un Big Mac. Aujourd'hui c'est ça la réalité. Je pense qu'il aura pas de responsable. Il aura pas de responsable. Ça gênera personne.
Thomas (55:02)
Même, franchement j'ai hâte de voir, j'ai hâte de voir. On trouve toujours un responsable en finance.
Pierre (55:07)
Mais je pense que la crise elle
ne viendra pas de toi Thomas Memoun qui lance un agent qui s'échappe de sa sandbox et qui se fait... et qui génère un crack quelconque. Mais tu vois par exemple les...
Thomas (55:25)
Non mais c'est la somme des Thomas, c'est la somme des Thomas
par contre.
Pierre (55:28)
En
fait c'est plutôt les usages par des agents cette fois humains ou institutionnels plus dark. Tu sais que dans le monde de la crypto, il y avait ces systèmes de pump and dump où en fait il y avait des shitcoins donc vraiment des espèces de crypto assets complètement adossés à aucune valeur qui étaient juste mises là pour essayer de tirer profit de touristes qui passaient là et qui se font avoir en imaginant
un gain très rapide et un leverage de fou alors qu'en fait les gens juste après ils faisaient monter le prix ils se mettaient tous sur des réseaux sociaux du télégram et des choses comme ça ils faisaient gonfler le prix artificiellement pour juste en dessous tout retirer et puis il plus personne il y a des centaines des milliers de gens qui ont perdu toutes leurs économies donc on pourra se retrouver avec des systèmes comme ça à plus grande échelle avec l'IGA
je pense que tu pourras faire de la désinformation de manière beaucoup beaucoup plus rapide avec la création de contenu. Et c'est déjà arrivé parce qu'avec le trading algorithmique, il suffit qu'il y ait une news.
Thomas (56:30)
C'est Oui.
Pierre (56:36)
qui soit mal écrite, mal pensée ou pas assez sourcée au niveau de la véracité et tu as en fait tous les moteurs de trading algorithmiques qui se mettent dessus et il y avait eu des mini-cracks comme ça avec des annonces ou avec un leader qui fourche sur un mot ou qui dit quelque chose et d'un coup tout le marché se casse la figure ou au contraire monte au ciel ça va s'augmenter de plus en plus avec les agents viages je pense.
Thomas (57:00)
J'ai hâte de voir, en tout cas c'est un peu le risque et effectivement les entreprises, les fonds algorithmiques c'était sur ça que la gagne de l'argent c'est les micro frictions d'informations mais aujourd'hui si tout le monde consomme la même chose bah pour moi c'est à risque et quand ça permettait créer des liens pour certains d'entre eux si tout le monde le fait ça va juste créer des phénomènes
Pierre (57:27)
de moutons,
de...
Thomas (57:27)
Même pas mouton puisque en fait
les Hedge Fund ils gagnent des milliards, disons des millions par facilité des millions. Mais en contrepartie ils payent extrêmement cher leur connexion internet. C'est bête comme tout ce que je dis. Ils payent extrêmement cher pour avoir le moins de retard. voyez quand META disait... Ouais en fait c'est à la nanoseconde. C'est la nanoseconde puisque 6 fois ça va être le premier. Puissance moins 9 ? 10 puissance moins 9 ? Je sais pas.
Pierre (57:38)
Bien sûr.
De latence bien sûr. Mais même maintenant c'est la nanosecond, c'est de la nanosecond. Donc c'est du millionième de seconde je crois à nano, c'est même milliardième de seconde en fait. C'est moins 9. Ouais
c'est ça.
Thomas (57:58)
C'est vraiment énorme, en fait il paye très cher et il gagne beaucoup. Sauf que nous les Lambdas, j'ai une connexion...
On est à des connexions au kilobit des fois encore, même pas au méga. Donc ce retard là va créer des effets en chaîne qui sera peut-être positif pour certains et catastrophique pour d'autres. Mais en tout cas, à la fin, c'est des grosses entreprises aujourd'hui. Quand tu parles des cryptos, bien sûr, c'est un sujet qui est intéressant, mais il n'y pas de l'économie. L'économie n'était pas basée sur les cryptos aujourd'hui. Si on effondre une entreprise puisque on a lu un mauvais document qui a été généré par l'intelligence artificielle, ça va être dramatique.
Pierre (58:33)
Tu vas avoir
des documents générés par l'intelligence artificielle qui peuvent comporter des erreurs, des agents qui vont se baser sur ces documents qui eux-mêmes peuvent mettre des erreurs. Donc à chaque fois que tu mets des LLM, des agents ou de l'IA non déterministes dans un workflow quelconque, où normalement c'était un humain, tu rajoutes 20 % de risque d'hallucination ou que ça parte complètement en...
tourbillon et que ça soit irrécuperable. Donc aujourd'hui, je pense que le vrai conseil c'est pour les choses très importantes
il faut garder l'humain dans la boucle, faut garder l'humain souverain par rapport à sa cognition, son raisonnement, sa logique, son intelligence. Parce que même s'il est beaucoup plus crétin que l'IA d'une manière générale, il sait s'arrêter quand il part complètement en vrille, il sait queuter lui-même, il sait sortir de sa boucle l'humain, pas l'agent. Et de l'autre côté,
Les IA hallucinent à 20 % en un général et aujourd'hui des très bons spécialistes en marché financier etc. je pense ont des meilleures stats. Donc je pense qu'il faut vraiment faire attention à ces sujets là.
On ne pas des LLM et des IA génératifs dans des systèmes de santé ultra critiques, ni dans des avions, ni dans des trains. Si pour vous le trading c'est ultra critique, de toute façon quand on fait du trading il faut accepter que l'argent qu'on y met, on peut le perdre du jour au lendemain. Donc il faut accepter qu'on puisse le perdre et qu'il est peut-être déjà perdu. Mais si vous acceptez pas de le perdre, ne mettez surtout pas un agent IA à gérer votre portefeuille. Et en tout cas, tout ce qu'on dit ne sont absolument pas des conseils
financier.
Thomas (1:00:33)
Ce n'est
pas des conseils financiers, pense qu'en fait le propos d'Air2Sat, nous ça nous anime de parler de ça mais c'est surtout il faut être informé. En fait le risque c'est de rentrer dans une situation où on fait face à de l'intelligence artificielle et on ne pas comment elle fonctionne, on ne pas ce dont on est en face, enfin si on est en face d'une intelligence artificielle, c'est ça.
Pierre (1:00:50)
C'est pas le même jeu en fait, on rentre dans une
espèce de game mais en fait on ne pas quelles sont les règles et qui jouent contre nous. Mais en fait les gens qui jouent contre nous c'est des classes internationales avec des bandes passantes et un internet que vous n'aurez jamais, à moins de payer 5 millions par mois et ces gens là ont une puissance de frappe et vous pourrez jamais rentrer en compétition avec ces gens là.
Thomas (1:00:56)
...
Écoute, est-ce que on n'est pas sur presque les propos, les mots de la fin, ça fait une heure qu'on parle, mais il y avait tellement de sujets, même pas...
Pierre (1:01:20)
ça nous permettra
d'en faire un autre parce que celui-là c'est le dernier de la saison.
Thomas (1:01:26)
et puis on avait plein de sujets pour vous sur les réseaux sur on n'a même pas parlé de fable 5 et mythos enfin bon pour nous c'est peut-être des sujets qui nous intéressent moins en ce moment puisque tout le monde en parle et les gens leur a laissé d'en parler on préfère les sujets de fond et qui ouvre la réflexion donc on se re...
Pierre (1:01:26)
Ouais.
Ouais.
Une chose qui est
intéressante c'est la remise quand même Thomas à 2027 de l'introduction en bourse d'OpenAI. C'est OpenAI qui en a parlé. Pour soi-disant un contexte un peu compliqué. Moi j'avais quand même dit un deuxième semestre ça va être ultra risqué donc Anthropic, SpaceX, AIA ils l'ont fait, Anthropic ils veulent toujours au deuxième semestre mais OpenAI a déjà retardé. Est-ce qu'il faut y voir un signe ? Je ne sais pas.
Thomas (1:02:14)
Pour moi c'est le seul moyen, il y avait un propos que je tenais il a longtemps disant que PENHAI ne gagnera pas la guerre de l'intelligence artificielle, je pense que c'est les pionniers puisque ils subissent en fait c'est les bêta testeurs, ce coup là je pense que ça leur permettrait de remonter la pente. C'est un propos un peu fort mais je pense pas qu'il besoin de faire une IPO en tant que tel, c'est vraiment de la folie, une hérésie. Et puis il un propos qui avait été tenu qu'ils étaient prêts à baisser les prix pour concurrencer Anthropy donc ils savent que Anthropy
Pierre (1:02:21)
Parce que c'est les pionniers.
Thomas (1:02:44)
véritable concurrent pour le moment maintenant une IPO ça vient avec son lot de... c'est pas que de la liquidité ça vient avec son lot désadrément et je pense que le premier qui se lance est vachement risqué et je parle pas d'Elon Musk puisque HCI rentre dans SpaceX qui n'a pas la même valeur c'est comme si on parlait d'intelligence artificielle avec Google c'est pas là où on l'attend en tant que tel ce n'est que du bonus donc pour moi c'est un très bon choix
Pierre (1:02:58)
Et là c'est encore...
Et d'ailleurs,
je me demande si en fait le merging entre XAEI et SpaceX...
qui a été vraiment préalable de quelques mois à l'IPO, je me demande si c'est pas pour habiller la mariée. C'est à dire qu'en fait, on met un XCI dans SpaceX, SpaceX paraît plus gros, mais ça dérisque le fait que potentiellement ils veuillent plus tard faire une IPO sur XCI tout seul. Donc en fait, je pense que c'est assez malin parce qu'il gonfle son SpaceX avec du XCI. C'est le premier à faire l'IPO. On a vu qu'il a fait une belle IPO même si les prix sont redescendus et les deux autres derrière qui se retrouvent
Thomas (1:03:46)
C'est normal.
Pierre (1:03:47)
avec du mono produit, mono service, parce qu'ils sont provider de modèles et c'est tout. Peut-être des puces plus tard, mais ça on verra, on en a parlé au début, les autres ça va être quand même plus compliqué parce que même géopolitiquement, économiquement, les données macroéconomiques, etc., c'est de plus en plus compliqué pour celui qui veut s'instruire en bourse, je pense, sur l'IA.
Thomas (1:04:09)
100 % et puis on ne fait pas un seul produit dans une situation aussi nouvelle et Elon Musk peut avoir tous les défauts qu'on peut lui donner, lui trouver. pense que c'est une personne qui est très stratège et il faut pas oublier qu'il y a deux entreprises qui sont de côté en bourse, aussi Tesla et Tesla j'étais à New York avec des pubs sur intelligence artificielle. Ils font les robots aussi quand vous rentrez dans un Tesla, a un robot, a des robots qui sont mis en avant. C'est pas la robotique qui est mise en avant, c'est un nouveau produit et en fait ça, ça racole
bien avec XCI sous SpaceX. en fait il a deux entreprises slotées sous la même personne qui ont des synergies entre elles. en fait ils construisent un écosystème et aujourd'hui tu te rends bien compte que les modèles c'est ce qui est sexy au vieux du monde, l'intelligence artificielle, le terme intelligence artificielle est sexy. oui il faudra toujours et je pense que ça boucle très bien de tout premier propos, je pense que s'il n'y a pas de hardware en face
Pierre (1:04:46)
Oui. Il construit un écosystème, fait, je pense.
En fait ça rapporte rien. En fait les modèles rapportent rien. ⁓
Thomas (1:05:06)
ça sert à rien et je pense qu'à un certain point on parle de software mais je pense qu'il distinguer le software du modèle maintenant complètement c'est plus la même chose je pense qu'un modèle d'intelligence artificielle qui fait partie d'un sous-jacent du software doit rentrer dans un hardware sinon il n'y a pas de ça ouais et je trouve que je trouve mais c'est bon
Pierre (1:05:21)
Et d'ailleurs, t'as le rachat de Cursor par XCI, qui était très intéressant d'ailleurs, en terme de... Je sais pas ce que
t'en penses, on en parlera peut-être plus tard mais...
Thomas (1:05:30)
Bah
ouais, je pense qu'on en parlera plus tard et tout ça, mais je trouve que c'est très intéressant, trouve que c'est très pertinent, je trouve que... Et en fait, on a besoin de consolider le marché, puisse-le. C'est merveilleux pour eux. En vrai, c'est merveilleux pour eux.
Pierre (1:05:39)
60 milliards.
Il
a payé Cursor presque le montant de l'argent qu'il a levé avec l'IPO qui était 75 milliards.
Thomas (1:05:51)
Mais l'argent n'a pas de valeur
pour lui. En fait, y a que des gens avec cette puissance... Mon propos peut être très sorti de son contexte, mais il a que des gens avec cette puissance-là dans le privé qui pourront avoir des impacts. Puisque si les gouvernements avec l'argent public ne sont pas capables de faire des choix et qu'ils semblent pas comprendre ce qui se passe actuellement, même s'ils ont des ministres du numérique et ce genre de choses...
Malheureusement, a en face de nous, et là je parle en tant que français et même en tant que personnal au Canada, on a les Etats-Unis qui ont un gouvernement qui est extrêmement riche dans une certaine mesure, qui gère la monnaie, et on a des entreprises privées qui ont la puissance, et ça tu l'as mentionné, la puissance de frappe économique et aussi en fait de soft power dans une certaine mesure, puisque les Tesla sont partout, de certains pays, de certains pays en fait, bah 75...
Pierre (1:06:32)
Deux pays, deux pays ou deux continents, bien sûr.
Ce qui est affolant parce
qu'avoir ces responsabilités, ce pouvoir dans les mains de personnes qui n'ont pas été élues par personne, parce que si les sociétés, les gouvernements vont moins vite aussi, qu'il a des systèmes censés être démocratiques pour pouvoir justement élire et avoir une sorte d'égalité, d'équité, de démocratie. Ces gens-là n'ont pas été élues et le pouvoir qu'ils amassent aujourd'hui, c'est un peu comme des empereurs ou des...
On cherchera si on veut Gengis Khan ou les tyrans, etc.
Thomas (1:07:10)
Mais ils ont été élus.
En vrai ils ont été élus puisque ces gens là sont partis de... Enfin franchement là on va se concentrer sur Elon Musk en l'occurrence et encore une fois je m'entends, je dis pas que c'est bien ou c'est mal mais ce gars là il a créé PayPal, il a gagné de l'argent, il a tout réinvesti, a créé ce qu'il a voulu créer, aujourd'hui il en est là.
Peu importe ce qu'on dit sur lui, a des entreprises et des gens qui travaillent pour lui. C'est dire que soit tout le monde a un prix, soit vraiment tout le monde a un prix, soit la personne a créé des mastodontes et donc des entreprises visionnaires où des gens sont prêts à travailler pour cette entreprise et donc l'entreprise est le catalyseur de la personne en tant que telle. Mais aujourd'hui, c'est sa troisième entreprise clôtée, je crois que PayPal est en bourse aussi, même s'il n'est plus dedans.
aujourd'hui peut accompagner des gouvernements et aujourd'hui en plus ce qui hyper intéressant c'est Trump et Musk sont en désaccord ça c'est quand même un point je trouve qui est intéressant c'est dire que tu as deux personnes d'une puissance folle qui sont plus en accord et en fait lui peut prendre le chemin qu'il veut et il fait des choix gouvernementaux
Pierre (1:08:14)
Moi je pense que le gros risque, n'est pas là où on regarde. Le gros risque, est que sur les six prochains mois, les modèles de fondation chinois dépassent ou accèdent à la puissance des Américains. Et je pense qu'on sera non plus sur une problématique de bulles, mais sur une problématique de guerre. Parce qu'en fait, aujourd'hui, les modèles de fondation deviennent au moins aussi importants que des armes stratégiques, type nucléaire, etc.
Thomas (1:08:40)
Salut !
Pierre (1:08:44)
On le voit, qu'en fait Trump commence déjà à refuser certains modèles pour certains pays ou certaines zones de la planète. Et ça c'est un signe qui trompe pas. Et de l'autre côté, la Chine qui avance tranquillement mais sûrement.
peut très bien passer la tête devant ce peloton là, courant 2027. Il y a eu une discussion entre un très très grand, je ne plus de quel labo de frontières modèles chinois et Elon Musk sur SpaceX, sur X pardon, et où Musk disait, les modèles chinois, je vois bien les modèles chinois commençaient à vraiment être presque coup d'à coup de voir même niveau que les américains d'ici le premier ou second trimestre 2020.
Thomas (1:09:13)
Allez, bye-bye
Pierre (1:09:32)
et est un des très très grands sûrement d'Ali Baba qui lui dit non non ça va arriver plus vite que ça en fait. Qu'est qui est de l'ordre du bluff ? Qu'est ce qui est de l'ordre du coup de poker ? Qu'est ce qui va vraiment se passer dans la réalité ? On ne pas trop. ⁓
Thomas (1:09:44)
Je suis d'accord. Il a un sujet
avec Darius Amodé sur Anthropy, je crois que c'est Ali Baba, mais peut-être que je me trompe et je ne voulais pas en parler aujourd'hui parce qu'on n'avait pas assez d'infos.
Pierre (1:09:54)
⁓ oui, qui ont fait
de la distillation. 28 millions de requêtes de Alibaba. Ouais, c'est ça.
Thomas (1:09:59)
Oui en fait
c'est Anthropy qui dit qu'Alibaba a fait de la distillation en créant des millions de comptes mais ça en est devenu un truc où je s'arrive pas à comprendre pour le moment c'est un running gag ou si il y a une blague derrière où ils sont en train de trouver un accord entre eux et donc je sais pas si là c'est une blague sur prouvez-nous
Pierre (1:10:11)
Des monty pitons.
Thomas (1:10:18)
qu'on a vraiment distillé votre modèle et en fait ça fait le problème c'est qu'avec une IPO qui est en train d'arriver tout est propice au marketing tu peux pas bloquer Fablo 5 tu peux pas avoir le sujet des chinois avec la chine pardon tu peux pas avoir le sujet avec Mythos tu peux pas avoir les sujets avec OpenAI tu peux pas avoir le sujet avec le gouvernement la sécurité américaine sans contrepartie derrière donc même si tout ça est vrai les propos que tu dis sont complètement vrais et tout je peux pas croire que ça soit 100 % du bien fondé ou ça soit pour 100 %
Pierre (1:10:20)
Ouais.
Mythos aussi.
Thomas (1:10:48)
réel
Pierre (1:10:49)
Non mais ils sont très très
forts en communication. pense qu'Anthropic est probablement la boîte la plus forte en termes de communication. soufflent chaud, ils soufflent froid, ils annoncent des modèles, ils les retirent, ils mettent une constitution pour les LLM, ils se dishumanisent d'un côté, mais de l'autre côté ils soufflent chaud et le froid. Pour moi, c'est des orfèvres de la communication externe. Pour moi, ils sont très très forts. Je n'en sais rien. Je ne pas médecin psychiatre, Dario, si tu veux venir t'asseoir.
Thomas (1:11:11)
ou des pervers narcissiques, c'est ça que me dis ? Je la je la jure.
Pierre (1:11:19)
à mon divan, bien sûr tu es invité mais non, je pense que je pense qu'ils sont vraiment très très forts, sont très très forts là-dessus.
Thomas (1:11:28)
C'est un sujet qu'on aura l'occasion de voir, je pense, en septembre. Merci beaucoup Pierre.
Pierre (1:11:31)
Carrément.
Merci à tous qui nous écoutez, qui nous suivez. Un petit like, un petit pouce, un petit repartage, peut nous aider. Même un petit DM à Thomas pour lui dire que vous adorez son timbre de voix et surtout le matin quand il se réveille. Ça nous fait toujours plaisir. Merci beaucoup à vous qui nous écoutez. Vous l'aurez compris, on est ni pour ni contre, mais on essaie de se placer un peu au-dessus, un peu à côté. On essaie avec nos histoires respectives à Thomas et à moi d'apporter un peu de recul, un peu d'éléments
différenciant en termes de gris de lecture tout en en essayant de rester honnête, intellectuellement par rapport à vous ce qui s'y passe. on n'a aucune action chez telle ou telle cr?merie, donc on est effectivement assez indépendant. Vous l'aurez au ton de notre podcast. Merci beaucoup à tous, bon été, prenez soin vous, merci Thomas. Ciao.
Thomas (1:12:25)
Bisous Pierre.