IA pas que la Data - Reprendre le contrôle sur tout ce qui se dit autour de l’intelligence artificielle

Bienvenue dans ce nouvel épisode de IA de l'actu !
Pierre Vannier et Thomas Meimoun décortiquent les coulisses des actualités IA de ce mois de mai 2026. 

📌 Au cœur de cet épisode :

  • Le marché financier de l'IA : Nvidia enchaîne son 15e trimestre record avec un chiffre d'affaires de 80 milliards de dollars et lance un rachat d'actions massif.
  • La bulle des IPO logicielles : OpenAI prépare une introduction en bourse à un trillion (1 000 milliards) de dollars aux côtés de SpaceX, malgré des prévisions de rentabilité repoussées à 2030.
  • L'optimisation du Compute et l'"AI Slop" : Alors que le coût d'inférence brute baisse grâce aux data centers, le prix des tokens s'envole. 
  • La guerre du "Datamode" et les pièges du RAG : Alerte sur les vendeurs de solutions qui proposent des chatbots RAG "gratuits" en échange de vos données d'entreprise. 
  • Les restructurations "AI-Native" chez Meta : Analyse du plan de Meta (8 000 licenciements, réallocation du budget vers le CAPEX en infrastructure IA et transfert de 7 000 personnes vers 4 nouvelles équipes IA).
  • Le goulot de la validation et la surcharge cognitive : Pourquoi les chiffres de gains de productivité de +30% ou +40% (notamment avancés par IBM France) sont à relativiser. 
  • L'absurdité du "Token-Maxing" : Quand les directions d'entreprise mettent en place des KPI basés uniquement sur le volume de tokens IA consommés
Bonne écoute ! 

  • (00:00) - Introduction et revue de la santé économique des Big Tech
  • (01:42) - Infrastructures Hardware : La saturation des prévisions et l'alternative Cerebras
  • (06:58) - La bulle des IPO Logicielles : Le cas OpenAI et le mirage de la rentabilité
  • (21:14) - Optimisation du Compute et dégradation du savoir ("AI Slop")
  • (29:22) - Architecture Data : Le mirage des RAG managés et le "Datamode"
  • (35:59) - Restructurations "AI-Native" et stratégie d'infrastructure chez Meta
  • (45:06) - Robotique Industrielle vs Humain : Le cas d'usage Figure.ai
  • (47:25) - Le mirage du déterminisme et la surcharge cognitive des validateurs
  • (54:23) - Guerre des Talents et "Biberonnage" Technologique (Y Combinator vs OpenAI)
  • (01:02:18) - Dérives managériales : L'absurdité du Token-Maxing et du Prompt-Maxing

Creators and Guests

Host
Pierre Vannier
Fondateur et PDG Flint, Dev Backend / IA, agitateur Tech ✨
Host
Thomas Meimoun
Machine Learning Engineer / Data Scientist

What is IA pas que la Data - Reprendre le contrôle sur tout ce qui se dit autour de l’intelligence artificielle?

Reprendre le contrôle sur tout ce qui se dit autour de l’intelligence artificielle, voilà pourquoi nous avons créé ce podcast IA pas que la Data !

Tous les mois, nous aurons le plaisir d’accueillir des experts de l’IA, de la data et de la tech, qui nous partageront leur opinion et regard critique sur cette révolution.

Technophiles, ce podcast vous apportera un éclairage sur ce qui se cache derrière l’IA et vous permettra de prendre de la hauteur sur ce que l’on entend quotidiennement.

#IA #GenAI

Pierre Vannier (00:09)
Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode de "IA de l'actu" qui est notre volet actualité de IA pas que la Data. Je suis Pierre Vannier le fondateur et président de la société Flint et je suis accompagné de Thomas Meimoun. Salut Thomas !

Thomas (00:26)
Salut Pierre.

Pierre Vannier (00:27)
Lead Data Science chez BRP, toujours. Et aujourd'hui, on va s'attaquer au debunk et au sujet d'actualité qui se sont passés durant ce mois de mai 2026. Encore une fois, toujours beaucoup beaucoup de news.

on a trois parties et je te laisse la main Thomas.

Thomas (00:52)
On va reprendre des sujets qu'on aime bien comme d'habitude. Le premier on va parler un peu de finances, des sujets financiers, des sujets chauds, souvent avec les mêmes entreprises. Ensuite on va voir où sont un peu les résultats. Donc on va encore un petit peu parler de l'ay-off et de productivité. En fait c'est des sujets qui sont récurrents mais qui bougent beaucoup. Il y a beaucoup d'entreprises qui sont touchées par ça. Et ensuite on va finir par une partie la bataille des usages qui gagne vraiment. Je pense qu'on arrive à une situation où il a une distinction qui se fait surtout entre open air et entropique.

d'autres sujets, des hautes topics que ce serait que l'on peut s'arrêter. Il a pas mal de choses, mais moi je voulais d'abord débuter par la partie financière puisqu'on a eu encore... En fait, il a des résultats presque tous les trimestres pour les entreprises américaines, ce qui est beaucoup, il en a qui n'aiment pas ça, mais c'est aussi très intéressant puisque ça permet de se rendre compte de la santé économique des entreprises.

Pierre Vannier (01:42)
qu'on n'a

pas en France, je crois, on ne pas ces résultats trimestriels en France. Il n'y a aucune obligation.

Thomas (01:47)
et c'est devenu un problème. Aucune obligation, c'est annuel

et fait même aux Etats-Unis ça pose problème puisque t'es obligé de réfléchir encore à plus court terme. donc c'est intéressant parce que ça remplit avec la partie 2 sur les layoffs, c'est que un layoff le 1er janvier, il va avoir de l'impact dès l'annonce de la fin de ton cuit, de ton premier trimestre et donc ça a des impacts, c'est pour ça que les marchés américains, il n'y a pas que ça, bougent aussi vite par rapport à ceux de la France dans un premier temps.

Ce qui est va débuter tout de suite avec Nvidia. Nvidia, ils en sont à leur 15e trimestre où ils battent leurs prévisions. Donc ils ont un chiffre. Non, non, non, c'est un chiffre d'affaires de 80 milliards. Ça fait à peu près 85 % en plus, un bénéfice net de 211%.

Pierre Vannier (02:17)
continent

Oui et pas qu'un peu hein, je crois.

Plus de 111%, c'est

ça ?

Thomas (02:42)
Ouais ouais, un bénéficiant qui est de plus de 111%, il y a quand même un doute qui existe, c'est que la pérennité du rythme. qui est hyper ingrat je trouve après ça, c'est d'autres sujets philosophiques mais à un moment il faut bien que les choses s'essouffrent, on connaît l'adage, c'est quoi, c'est les arbres ne montent pas juste au ciel ? Ouais c'est ça. Et en fait ils ont fait un move pour essayer de rassurer, c'est le rachat d'actions pour 80 milliards. Alors les montants peuvent paraître ridicules puisqu'on parle de...

Pierre Vannier (02:59)
Ouais c'est ça, ouais c'est ça.

Comment ça fonctionne un

rachat d'action ? Tu nous expliques vite fait.

Thomas (03:13)
y plein de façons, après on en parlera sûrement avec OpenAI, mais c'est super simple pour une entreprise comme Nvidia.

Pierre Vannier (03:17)
C'est l'entreprise elle-même

qui décide de racheter ses actions sur le marché public à un certain prix, c'est ça ?

Thomas (03:23)
Oui,

mais en fait, il y a deux façons de faire. En général, tu les rachètes au prix du marché en tant que tel, soit sinon Nvidia annonce, en n'importe quelle entreprise, soit l'entreprise elle-même annonce le prix de rachat et donc ça fait gonfler artificiellement le prix d'une action. Donc en fait, normalement, le prix de ton action est censé refléter l'information à chaque instant. Et si tu veux booster tes actions, il y a pas mal de solutions. Les solutions, elles existent à partir du moment où tu de l'argent. Mais Nvidia a beaucoup d'argent.

Pierre Vannier (03:49)
Parce que là, tu parlais de 80 milliards. Quand

tu disais 80 milliards de chiffres d'affaires, sur le trimestre. A priori. C'est difficilement imaginable en fait, d'avoir des tels chiffres.

Thomas (03:57)
Ouais, ouais ouais.

Je ne sais pas, faudrait franchement faire une étude, mais je pense que c'est l'entreprise qui a le plus performé. Maintenant, je crois que c'est Jensen Wong, si je ne pas de bêtises sur la prononciation de son nom. C'est le dixième homme le plus riche du monde.

Pierre Vannier (04:20)
Ouais. Ouais.

Thomas (04:21)
Et en fait il faut se

rappeler qu'il a encore 5 ans, 6 ans les GPU c'était pour les jeux vidéo et quelques calculs de niche et aujourd'hui l'utilisation a complètement shifté et puis demain peut-être que l'utilisation va complètement shifté. Ce qui est je trouve, alors là on peut en parler pendant des heures hyper compliquées puisque aujourd'hui on parle de l'intelligence artificielle, on va revenir après dessus sur les impacts de la productivité, mais en tant que tel l'intelligence artificielle comme on la connaît avec les LLM, c'est pas que les LLM, enfin comment expliquer ça ?

demain il aura les robots. Il faudrait accepter de demain il les robots et en fait Nvidia aura aussi sa part de marché. Et ça c'est vraiment super important puisque... enfin je sais pas trop comment m'exprimer là-dessus.

Pierre Vannier (05:02)
tu parles

d'autres paradigmes et d'autres modèles, notamment on pense au modèle de monde par exemple de Lequin pour toute la partie robotique et collaboration robotique qu'il a.

Thomas (05:14)
...

Il y a Figur.ai, il Tesla,

aujourd'hui tu es en train aussi de des robots, tu as une entreprise qui est cotée aussi à Hong Kong, des robots. en fait, initialement, ils font des processeurs. Nvidia fait des processeurs comme ASMR et ce genre de choses.

mais maintenant on se rend compte de l'importance de ce genre de choses et je vais tout de suite rampler sur notre information, a SEREBRAS, je ne pas si tu en as entendu parler ce mois-ci, ils ont fait leur IPO, donc l'IPO c'est juste le fait d'arriver sur un marché financier, donc d'ouvrir les actions au monde entier dans une certaine mesure. Exactement, merci ça.

Pierre Vannier (05:47)
Oui, c'est ça, c'est ça.

Introduction en bourse, c'est ça ? C'est comme ça qu'on dit en français.

Thomas (06:00)
C'est comme ça et en fait l'objectif c'était une valorisation à 5,5 milliards de valorisation et à la fin en fait il valait 40 milliards donc une demande qui a été incroyable et ça montre bien l'appétit du marché pour tous qui touchent le hardware en intelligence artificielle.

Pierre Vannier (06:17)
Cerebras

font aussi des processeurs et des solutions spécifiques pour l'IA en hardware.

Thomas (06:25)
Alors si je me trompe pas, je l'ai pas marqué, mais je crois que c'est des anciens de Nvidia. C'est des anciens de Nvidia qui sont partis, donc en fait il a tout un sujet. Écoute, moi en vrai je n'ai pas d'avis sur la question. Effectivement 15 trimestres constitutifs à battre les prévisions c'est sidérant, mais franchement sidérant. Il a un moment ils n'arriveront plus, c'est normal, a une demande qui est finie, mais aussi il a la...

Pierre Vannier (06:49)
Finalement ça fait 4

ans et ça fait à peu près depuis le moment de chat de GPT, quasi en fait. C'est 15 trimestres.

Thomas (06:58)
en fait. Enfin,

en vrai, l'instrument, ça fait quatre ans, ça fait 2022.

Pierre Vannier (07:02)
Ça fait quatre ans et ça

fait pile ça. C'est pile ce moment. Et il y a une autre. Donc il a une introduction en bourse réussie avec Serebras, mais il aussi deux autres grosses introductions. on en a noté une déjà, mais il y en a quand même une deuxième. Il a OpenAI qui prépare son IPO. Tu vas nous en parler. Et de l'autre côté, il y a aussi je crois SpaceX, XCI qui veut aussi faire son introduction en bourse, je crois sur le deuxième semestre.

Donc on risque d'avoir un deuxième semestre avec des introductions en bourse qui vont être massives, je pense. Parce que là, OpenAI, tu parles d'une valorisation...

de 1000 milliards. Ça veut dire qu'en fait, ils s'introduiraient en bourse pour récupérer du cash, ça c'est sûr, mais de l'autre côté, ça amènerait à une valorisation de l'entreprise aux alentours de 1 trillion de dollars, donc 1000 milliards de dollars.

Thomas (07:43)
Amen.

c'est gilentest et surtout normalement quand on prépare une introduction en bourse

Enfin, je répète le mot, mais ça se prépare en que tel et ça se prépare par de la rentabilité. Normalement, quand tu vas sur les marchés financiers, tu te fais juger à chaque instant en tant que tel. C'est aussi ça la magie à des marchés financiers vis-à-vis du, disons du Private Equity. aujourd'hui, par exemple, Openeil, peut investir quand ils font des tours de table en tropique. des montants qui sont faramineux. Quand ils vont rentrer sur les marchés financiers, tu pourras acheter une action d'Openeil. Je ne connais pas le prix qui est prévu pour ce genre de choses, mais tu dois prouver à chaque instant et donc tous les trimestres.

d'entreprise américaine que tu vaux le coup. Il faut prouver qu'il vaut mieux investir chez toi, acheter des actions chez toi que chez ton concurrent et en l'occurrence Space City.

Pierre Vannier (08:48)
Or pour l'instant en fait, tu

dis que les introductions en bourse étaient quand plutôt réservées à des boîtes rentables dans la tech. Et aujourd'hui en fait, le breakeven, c'est-à-dire quand tu fais plus rentrer d'argent que ce que tu n'en dépenses est loin d'être atteint pour OpenAI.

Thomas (09:07)
Bah ouais, en fait bah ouais ça peut pas. Non mais 2030, 2030 c'est demain. C'est la même période de temps entre le moment où le TchadGPT 3 est sorti et le moment où veulent s'introduire en bourse. Ça veut dire qu'ils sub.

Pierre Vannier (09:08)
Il parle de 2030, je crois.

Ouais mais en trois ans il

peut se passer aussi beaucoup de choses.

Thomas (09:24)
Il y a aussi des investissements qui arrivent, y a aussi tous les data centers et ce genre de choses donc je trouve que c'est quand vachement audacieux et ambitieux. Je sais qu'on n'en va pas en parler parce que ce n'est pas un sujet je pense qui nous intéresse beaucoup mais tout le...

Le procès qui se passe entre Sam Adman... Exact.

Pierre Vannier (09:43)
Oui, le procès entre Altman et Musk. A priori, Musk

aurait été débouté, il me semble, dans la première étape. C'est-à-dire qu'il n'aurait pas gagné. Mais a priori, ça continue. C'est toujours quelque chose qui continue. J'imagine que tu dois avoir des appels ou des trucs comme ça. Il y avait des sommes qui étaient gigantesques demandées par Musk. Je ne plus si ce n'était pas plusieurs centaines de milliards.

Thomas (10:01)
Ouais. Ouais. Ouais, 30 milliards, des...

Pierre Vannier (10:12)
demandaient à OpenAI et Altman donc ça va nous tenir éveillés tout le second semestre ça.

Thomas (10:18)
Mais tu vois, parler de théorie du complot, je ne suis pas trop pour ça et tout. C'est quand même un peu fatigant. SpaceX qui veut se lancer en bourse. Donc potentiellement, amènerait une fortune personnelle pour Elon Musk à un truc gigantesque, on dire, 1000 milliards, 1000 milliards de dollars en fortune personnelle. Un truc gigantesque et puis en même temps, tu Salman Man à côté qui une...

Pierre Vannier (10:31)
Merci.

Thomas (10:40)
J'ai juste fini de le prouver, une célébrité dans son domaine est bien au-delà et en fait ils sont en train de se disputer à un moment où ils parlent aussi d'IPO donc je sais pas dans quelle mesure en fait ça les desserre ou ça les serre plus que ça ne les desserre ou inversement proportionnel.

J'ai quand même beaucoup de mal à mettre ça. Par contre, le point qui est intéressant, et je pense que c'est important de faire la distinction entre OpenAI et NVIDIA, c'est que OpenAI est une entreprise pour le moment privée, le sens où elle n'est pas publique au sens des marchés financiers. Et eux aussi ont proposé le rachat d'actions à des personnes. C'est-à-dire que OpenAI va racheter des actions auprès de ses employés qui ont plus de deux ans.

Pierre Vannier (11:25)
Ça c'est un move qui est de nature à conserver les cerveaux je pense non ?

Thomas (11:31)
Je pense surtout que tu vois le montant jusqu'à 30 millions par personne. Ils sont prêts à payer pour une personne.

Pierre Vannier (11:38)
Donc c'était un salarié

open AI qui serait là depuis plus de deux ans. Il aurait été attiré surement par des actions, des stock options et des choses comme ça. Et en fait là, ils acceptent de racheter les actions de leurs employés à hauteur de maximum 30 millions par personne. Tu peux voir venir l'avenir avec 30 millions. est d'accord Un peu.

Thomas (11:57)
Si tu

veux mon avis sincère, pense que quand tu montes à 30 millions par personne, suppose qu'il des personnes qui ont plus de 30 millions d'actions OpenAI au sein de l'entreprise. Tu vois ce que je veux dire ? Il des gens qui ont plus que de vester de ça. Je pense que quand OpenAI a été créé, je pense que c'est le point intéressant à prendre du procès qui existe en ce moment. Je pense que quand OpenAI s'est créé, la vision était complètement différente. Et donc quand les gens sont venus, et là je parle pas des salaires, je parle de San Francisco, ça n'a pas de valeur en France ou autre.

Pierre Vannier (12:26)
signes aussi pour un projet et une vision quand tu rentres dans une boîte, on est d'accord ?

Thomas (12:27)
Ouais,

Je pense que à cette époque-là, et je pense qu'on parle d'une époque de 2019-2020, je pense que tu signes pour l'avenir, le demain de l'intelligence artificielle. Franchement, je peux mettre ma main à couper qu'aujourd'hui, la vision n'est plus du tout la même et ça fait partie du jeu d'une entreprise. Mais par contre, quand tu mets un chèque de 30 millions, de 20 millions, tout a un prix. Je pense que des personnes, uniquement, elles vont être un peu dégoûtées ou ne sont plus dans...

d'opener Aïe actuellement, je pense ou à rester proprement aussi et à se faire petit puisque oui 30 millions même pour le sans-francito ça reste gigantesque.

Pierre Vannier (12:59)
à partir proprement.

Ouais.

Oui c'est exactement ce que Musk combattait dans son procès, c'est dire le fait d'avoir transformé une non-profit org, une entreprise à but non lucratif ou en but lucratif et d'avoir dévoyé la vision et la promesse de la vision initiale. C'est vraiment ça l'objet.

Thomas (13:31)
Non mais

c'est fou qu'une personne qui fasse des modèles d'IA et qui fasse groc ensuite et ce genre de choses remette en close ça. Surtout, franchement, surtout pour un des plus gros hommes d'affaires du monde.

Pierre Vannier (13:43)
Après,

je pense que le business, c'est le business, c'est des compétiteurs, c'est des adversaires s'ils peuvent leur filer un petit coup d'épée dans le dos pour histoire de les ralentir. Je pense que c'est des pratiques qui se font à ce niveau-là de risques, d'engagement financier et de...

d'enjeux finalement qui sont extraordinairement forts pour ces deux entreprises et l'air de rien aussi une espèce d'idéologie chevillée au corps je pense de ces gens là. On peut dire ce qu'on veut je pense de leur vision et on pourrait dire plein de choses de leur vision à ces gens mais on peut pas leur retirer qu'ils ont une certaine vision et qu'ils sont dedans et qu'ils sont motivés par cette vision et qu'ils sont habités par cette vision.

qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas. Et c'est aussi pour ça en fait, ils ont des visions qui sont un peu orthogonales. puis ensuite après je pense que sur des gens comme ça, a aussi beaucoup d'égo et beaucoup de... tu vois ce que je veux dire, je pense que ça devient des batailles d'égo. D'ailleurs, ils avaient publié les mails, ils avaient publié les communications, etc. Et on sent quand même que...

Thomas (14:42)
100%.

Pierre Vannier (15:05)
il a des gros égaux derrière et que ça se fait un peu comme ça quoi.

Thomas (15:12)
Et puis en vrai je pense que dans un certain point, ça n'a jamais été une question d'argent et c'est d'autres combats qui sont difficilement... Alors ça fait vraiment petit géant face à des grands gens mais je pense qu'on peut même pas les supposer. En fait on peut même pas comprendre pourquoi ils décident de faire ça. C'est juste... Ils ont tout d'un point de vue financier, je m'entends. Comment on abat, je pense, l'autre d'une certaine façon, comment on prouve qu'on est plus fort. Je vois pas d'autres raisons sinon.

Pierre Vannier (15:22)
Mais c'est vrai, ils sont difficilement... Ouais ben bien sûr.

C'est comme quand on regarde deux grands joueurs d'échecs, grands maîtres en échec et qui font un coup assez bizarre pour un néophyte alors qu'en fait le coup il s'explique mais cinq coups après. Et ça on n'a pas assez de vision là, on n'est pas dans les petits papiers, pas encore, peut-être un jour.

Thomas (15:55)
Non, en effet.

Bon, écoute, pour moi, c'est plutôt... Je ne pas si c'est positif ou négatif. En tout cas, on a deux situations bien différentes. En vidéo, il une sur les marchés qui surperforme tout le temps. Et de l'autre côté, il a OpenAI qui... Et c'est ça qu'il faut comprendre. C'est quand on parle d'une entreprise qui est valorisée 1 milliard de dollars, entendent-elles, c'est juste que les gens pensent que dans l'avenir, elle vaudra encore plus.

importe ce qu'elle consomme aujourd'hui et elle a besoin de garder des talents si effectivement tu me dis que la date c'est 2030 pour aller sur les marchés financiers il faut garder les talents pour

Pierre Vannier (16:26)
Non, la date c'est 2030 pour être rentable, a priori. Ouais. Après, Amazon a perdu de l'argent pendant 10 ou 12 ans, je crois. Et donc, ce serait pas le premier exemple. Et est-ce que tu penses que c'est risqué ces deux grosses introductions en bourse, enfin, à minima, deux grosses introductions en bourse de l'IA sur le second semestre ? Moi, pense que c'est très, très risqué.

Thomas (16:30)
être rentable, d'accord ? Encore une autre histoire ça.

c'est hyper dangereux. Pour moi

c'est super dangereux pour la simple et bonne...

Pierre Vannier (16:54)
Parce qu'on arrive aussi à un moment où il a

un mouvement tu sais anti-AI ou anti-tech qui n'est pas drivé par moi. On peut mettre plein de choses sur le dos mais en tout cas pas ça, pas pour le moment. Mais on sent arriver ça et donc du coup ces introductions vont aussi arriver dans un contexte...

à la fois géopolitique, économique, internationale, mais un contexte sociétal et social, puisqu'aujourd'hui, une des définitions de la révolution IA, c'est que ça touche absolument tout le monde. Et donc, on a quand même une espèce de poudre de la société ou des individus à l'endroit de l'IA et de la technologie. Et aujourd'hui, y a quand même un peu de réticence, un peu de méfiance, un peu de défiance.

Thomas (17:39)
100%. Moi, le seul doute que j'ai, c'est que ces personnes-là, n'est pas ceux qui ont des actions open AI. si tu veux, et en fait, le mouvement des prix sur un marché financier se reflète par ceux qui ont les actions et les gens qui sont prêts à les acheter. Moi, le point qui m'intéresse, et tu vois, on avait un autre sujet, c'était par exemple Alphabet. Donc Google, ils ont encore augmenté leur revenu de 20%, bénéfices net de plus 80%. Mais Google ne fait pas que de l'AI, c'est-à-dire que Gémena est d'un côté. On en a déjà parlé plein de fois, mais surtout, ils font du...

Pierre Vannier (17:44)
Non, très clair.

Et ceux qui vont r'acheter, bien sûr.

Google a plein

de ferrofeux, ils ont plein de produits différents, etc.

Thomas (18:10)
Il y

a d'autres enjeux. Maintenant, Nvidia, ça fait 15 trimestres qu'ils cartonnent. Toutes les entreprises de semi-conducteurs fonctionnent bien puisqu'il a une demande de qui arrive. Open AI, et je parle vraiment d'Open AI puisque Space 6, et on le voit, et ça c'est super intéressant, Space 6, sort deux choses en même temps. Grotte les sujets d'AI avec son merging, enfin le fait qu'ils fusionnent ensemble et...

Pierre Vannier (18:36)
SpaceX, XCI, c'est devenu une

seule entité qui pose des problèmes d'ailleurs parce que les gens d'XCI ont du mal à comprendre les gens de SpaceX et vice versa parce que ils ont quand même mis des chaussettes avec des torchons de l'autre côté quand même. C'est assez étrange comme mariage.

Thomas (18:41)
...

T'as un

des sujets les plus stocastiques avec les A et un des sujets qui doit être le plus déterministe et qu'on essaie de combattre. Par exemple, c'est tout le combat des dossiers, de savoir où va tomber ce genre de choses. C'est d'autres combats. OpenAI, pour moi, pourquoi c'est dangereux, c'est qu'on va avoir pour la première fois de notre histoire une solution 100 % intelligence artificielle. OpenAI n'a rien d'autre en tant que tel. Ils ont bien sûr des sous-jacents, mais ce n'est pas le combat.

Pierre Vannier (18:57)
L'aérospatiale. Ouais.

Thomas (19:20)
c'est qu'on va voir à quel point c'est sexy ou non. C'est à dire que par exemple... Mais ouais, moi j'utilise plus du tout OpenAI. J'ai réouvert OpenAI pour maintenant, c'est mon nouveau Google dans une certaine mesure. J'ai réouvert OpenAI là...

Pierre Vannier (19:27)
pour le grand public, pour le marché, pour le qui d'âme finalement.

Thomas (19:37)
ton chat GPT gratuit il y a deux semaines, il y a une semaine pardon, j'avais pas ouvert pendant deux mois, je me suis dit oula, c'est plus du tout la même solution. T'as des pubs, on te demande si tu veux être targeté, si tu veux pas être targeté. C'est complètement fou. Moi je suis au Canada actuellement, je passe des différents en France, mais aujourd'hui ce n'est que de l'air. Quand ça va sortir, les gens vont se dire, et puis surtout t'as des gens, on parle de mille milliards, les gens vont vouloir sortir et récupérer leur argent.

Pierre Vannier (19:53)
Ok.

Thomas (20:05)
Et à ce niveau là, les gens vont vous la récupérer vers un joint mais qui vont vous la racheter ?

Pierre Vannier (20:06)
les gens qui investissent, vont

se retrouver peut-être avec le même... parce qu'à créer une attente extraordinaire vis-à-vis des marchés, parce qu'en fait c'est ça, j'ai l'impression à vendre de...

à vendre énormément de boules à paillettes, de strass, de réussite, d'argent, de multiplicateurs, de profusion, de cornes d'abondance, on peut aussi se retrouver avec un marché, avec une attente des marchés, donc des gens qui investissent et qui achètent des actions, comme tu dis, qui est de dire, mais en fait, pourquoi ça monte pas au ciel, en fait ?

Et on introduit toujours une boîte qui, rappelons-le, n'est pas rentable, c'est-à-dire, perd de l'argent pour l'instant. en fait, la question va être se dire pour le marché, les annonces, etc. Mais en fait, de temps et jusqu'à combien on peut perdre de l'argent ? Combien de temps le rêve ?

Thomas (20:41)
pas d'autre...

Pierre Vannier (21:02)
va continuer finalement. Combien de temps ce rêve un peu endormi là où tout le monde est dans son rêve tranquille ? Combien de temps quelqu'un va pouvoir jouer du tambour à côté sans qu'on se réveille en fait ? C'est un peu ça le truc.

Thomas (21:14)
ça

change dès maintenant. En vrai, tu t'as beau avoir toi, tous tes propos tu tiens depuis un moment. Moi, je pense qu'aujourd'hui ils sont en train de se cristalliser par mille façons. C'est qu'aujourd'hui ton coup de l'inférence, donc le fait de quand vous posez une question à...

ils vous répondent, c'est de l'inférence. Le prix se réduit drastiquement. Pour autant, prix des tokens est en train d'exploser. Je crois qu'on a 8 dollars par million de tokens. C'est gigantesque en tant que tel. Je ne plus si je parle de Claude, je n'ai pas tous les chiffres en tête. Par contre, le prix de ces outils est de plus en plus cher.

Le GPD Image est devenu super cher aussi. Je ne mets pas en cause la qualité, je parle juste du prix en tant que tel. Mais l'inférence est toute moins chère parce qu'aujourd'hui, tu plein de data centers. Donc plus tu de data centers, plus tu as de puissance de calcul. Et de l'autre côté...

Je pense qu'on va être dans un nouveau combat qui est le fait de réduire ces pertes. En fait, à partir de maintenant, pense que, et c'est pour saturer autant de layers dans les entreprises, arrive juste après, c'est qu'elles doivent prouver tous les trimestres qu'elles gardent leur rentabilité. Le fait de virer quelqu'un aujourd'hui, tu ne payes pas de salaire pendant trois mois, si tu le multiplies par mille, bon, tu connais le calcul, je pense mieux que moi. C'est super intéressant d'un point de vue bilan financier. Maintenant, OpenAI et Anthropy, ce genre de choses, perdent trop d'argent encore pour le moment. Il n'y a pas une solution au monde où ils arriveraient à être rentables.

Par contre, qu'ils peuvent trouver, c'est de dire, regardez, on réduit notre cash burn, on réduit notre quantité de dépenses, je pense de ça comme un volume, mais on réduit nos dépenses en tant que tel, et pour autant, on arrive à conserver le même nombre de clients, ou il a des nouveaux clients qui arrivent. Pour moi, le risque, il est là, puisqu'en fait, on ne valorise plus les gains potentiels futurs, mais on va valoriser la réduction, la limitation des pertes en tant que tel. Et je ne pas si tu as vu, en fait, dans tout l'échange qu'il y eu, et ça, c'est le seul point moi qui m'a intéressé, c'est que je crois...

Craylon Musk a admis avoir fait de la distillation de modèles sur AnthropiQ. Donc ça veut dire qu'on arrive à un moment où même les plus gros modèles, et ça c'est un point qui m'intéresse énormément, c'est à dire, initialement les LLM c'est le fait d'on consomme tout l'internet en tant que Tu consommes tout l'internet, t'as de l'information, t'as du savoir et ensuite les LLM le redurgit. Maintenant si tu fais de la distillation, et on en a déjà parlé dans plein d'épisodes, mais si tu fais de la distillation, ça veut dire que...

Pierre Vannier (23:06)
Oui. Oui. Oui.

Oui, bien sûr. C'est les Chinois qui avaient commencé à

faire ça et avoir été accusés par Trump, etc., menacés de dire « comment ça, vous distillez nos gros modèles ? etc. Mais finalement, ça se passe même aux États-Unis, ils distillent les uns sur les autres.

Thomas (23:41)
Non.

mais en fait t'obliger, puisqu'en fait le savoir des uns est utile pour le savoir des autres. C'est comme si tu me disais, tu le sais, tu lis des livres. C'est comme si quand tu lisais un livre, en fait, tu te référençais à aucun autre livre en tant que tel. Mais en fait, tu croirais moins. Et aujourd'hui, on est dans... Je pense que tu l'as vu, moi, je pas trop vu quand j'ai commencé ma carrière, mais à un moment, on a shifté du bit data en tant que tel, data centriques à model centriques. C'est-à-dire qu'il a la fois les données, en avoir beaucoup, c'est bien. Les données de bonne qualité, c'est mieux. Et des modèles qui comprennent bien

les données, c'est encore mieux. Et là, pense que dans cette situation aujourd'hui, on n'a plus de données disponibles en tant que tel. Et on en a parlé, le AI Slop en tant que tel, c'est le fait que les modèles d'IA réapprennent de tes modèles d'IA, mais là, il a aucune plus-value. En fait, tu apprends rien puisque tout le monde fait la même chose. Et là, moi, ça commence à m'intéresser. ne pas, toi, tu as un avis là-dessus

Pierre Vannier (24:38)
Moi j'ai un peu l'impression, si je un petit peu de côté mes convictions, puisque tout le monde aura compris que je... attention je ne jette ni la tech ni l'IA dans son ensemble et je la brûle, etc. Pas du tout. Mais je pense qu'il a une certaine façon de faire de la tech et de l'IA, qui soit respectueuse, humaniste, etc. Et aujourd'hui, c'est absolument pas ce que les Américains et les solutions qui sont disponibles proposent. Mais au-delà de ça...

J'ai quand même l'impression, moi si on regarde, on est quasi à la fin du premier semestre, j'ai quand même l'impression qu'en 2026, on piétine un peu. C'est-à-dire que ça cherche des solutions pour gagner de l'argent chez tous les vendors. Tu viens de dire qu'OpenAI met de la pub à droite à gauche. Donc ils cherchent toujours, je me souviens, ils cherchent toujours cette espèce de killer app qui va leur permettre d'avoir un milliard d'utilisateurs et de devenir rentable.

Ils la cherchent toujours, ça fait plus d'un an qu'ils la cherchent. Aujourd'hui ça fait six mois. Oui, les modèles sont plus puissants. Oui, on arrive à faire plus de choses. finalement, on va y arriver dans la partie 2 et 3, dans les entreprises, le deal n'y est pas. Les utilisateurs particuliers, ils sont extrêmement volatiles.

C'est à qu'en fait dès qu'il un nouveau modèle, tu closes ton OpenAI, tu ouvres ton Anthropic, tu fermes ton Anthropic, tu en prends un autre, etc. Donc il a une volatilité de la base de user qui est gigantesque, qui veut dire que les métriques qu'on avait avant qui étaient ton nombre d'utilisateurs, la rétention, etc. Mais ça veut presque plus rien dire parce que d'une semaine sur l'autre, tu peux avoir 30 % des utilisateurs qui partent.

soit pour un bad buzz, soit pour un nouveau modèle mieux chez le concurrent etc. Donc t'as pas du tout de fidélité des users donc ça c'est compliqué.

Thomas (26:32)
pour son accord.

Pierre Vannier (26:33)
Donc je pense que depuis six mois, on fait quand même un peu de surplace. Il n'y a pas d'annonce ultra waouh. n'y a pas de... Voilà, on est dans quelque chose de standard. Il a des nouveaux modèles, ils sont un peu plus suissants, etc. Il n'y a plus d'effet... de chat GPT ou GPT 3 ou 4. n'y a plus... Et aujourd'hui, les...

les leviers d'action qu'ils ont, les nouveaux produits, les nouveaux usages, etc. Ça devient même encore plus difficile qu'avant parce que tu perds l'effet wow pour les consommateurs, que ce soit particuliers ou entreprises. Et du coup, ces ressorts de croissance, ils n'arrivent pas. Et de l'autre côté, il y a quand même tous ces investissements qui sont pharaoniques et cette débauche d'argent qui continue.

Alors qu'en fait, la base elle-même de ta base d'user, de ta base de productivité, de rentabilité, elle n'est pas assurée pour l'instant. Donc moi, pense qu'effectivement, on rentre dans un moment hautement, hautement, hautement risqué sur le deuxième semestre, surtout qu'on ne peut quand même pas non plus dire que l'économie mondiale est la plus florissante qu'elle ait jamais été, loin s'en faut.

Thomas (27:47)
Je pense que ça cristallise encore une fois toutes les limites du... Je critique pas les modèles mais le modèle capitaliste c'est de dire que si on croit en l'avenir tout fonctionne et à partir du moment où on ne croira plus tout va dérailler. ça c'est un point qui est important à mes yeux puisque je suis 100 % d'accord avec toi et je veux prendre un truc qui est tout bête pour le moment c'est de dire, et je pense que tu as raison sur la partie abonnement, moi quand on me demande des conseils sur quel meilleur modèle à utiliser déjà je vous le dis en toute honnêteté, j'en sais rien, je ne pas capable de tout suivre.

mon seul conseil que j'ai à donner c'est ne prends jamais un plan sur un an puisque aujourd'hui on parle du meilleur modèle tu penses que ça va être le meilleur modèle à vie et dans deux mois c'est fini. fait eux essaient de bloquer en te prônant en réduisant ta prime c'est à dire que par exemple tu prends le Claude Pro pendant

Pierre Vannier (28:32)
Oui, oui, t'as un tarif dégressif si

tu prends en annuel, comme la salle de sport en Bien sûr.

Thomas (28:34)
Mais c'est super dangereux. Mais c'est super dangereux actuellement puisque c'est un des...

il faut payer la prime de risque, enfin la prime de non risque de payer à chaque mois. Et maintenant, je vous ouvre une parenthèse, c'est tout le temps.

Pierre Vannier (28:44)
Parce que ça change, parce que les modèles changent

de mois en mois et deviennent meilleurs, et parfois c'est la concurrence.

Thomas (28:50)
...

mais c'est même pas la concurrence et des fois ton propre modèle il change son comportement il change en fait ça tu le sais plus on n'est plus capable de tout suivre aujourd'hui et on l'a vu avec l'eau de sonnette 4.6 excusez-moi 4.7 je sais plus 4.7 mais je pense que mais 4.6 aussi c'est ça 4.6 quand ils ont ils allaient annoncer 4.7 le comportement était plus le même certes ce que tu payes ça se comporte plus pareil et là je vous vois une parenthèse moi qui commence à franchement mal gasser c'est rien que j'en parle mais bon je suis quand même non mais c'est important

Pierre Vannier (29:04)
Man, c'est 4.7 maintenant, opus 4.7.

Oui.

Agace-toi Thomas, vas-y parce que ça, va me plaire.

Thomas (29:22)
Je à Team Lead Data Science et Advanced Analytics pour mon entreprise et donc je rencontre énormément d'entreprises et j'ai des contacts avec vraiment beaucoup de gens dans le domaine. en fait ce qui est vraiment fatigant en ce moment c'est que initialement quand on propose...

Je vais essayer d'expliquer le propos, est un peu difficile, mais en de base, les softwares, les vendeurs de softwares, les solutions softwares, ils te proposent des solutions qui sont censées répondre à ton besoin. Et en fait, normalement, sont censés, j'extrapole un peu, faire des études de marché, comprendre les besoins. Nous, bien à on est une entreprise de manufacture, on peut se comparer au domaine automobile.

Pierre Vannier (29:56)
tu as des besoins

qui sont standards pour certains types d'industrie, de problématiques. Donc ils font une étude de marché pour regrouper la classe d'équivalence des problématiques et ils sortent un certain produit ou des fonctionnalités particulières pour s'adaptant à ces problématiques.

Thomas (29:59)
Ains-t-il ? Ains-t-il ? Ains-t-il ?

...

Exact, eux, ils reprennent le risque, c'est-à-dire que, bah oui, ça coûte cher, des software développeurs, des data, tout ce que vous voulez, coûte cher en tant que tel, mais après, ils font des économies d'échelle puisque, bah, t'as BRP, t'as nos concurrents, t'as des entreprises à peu près similaires, BMW et ce genre de choses, l'automobile, et eux, ils gagnent de l'argent là-dessus sur cette économie d'échelle. Aujourd'hui, ce qui est en train de se passer, c'est que, on est en train de combattre une situation, et je pense que tu le vis aussi, Pierre, mais c'est, t'as les vendors de solutions qui viennent nous voir et qui disent,

On a des nouvelles solutions pour vous et en fait on vous fait tout gratuitement, tout est gratuit. Mais on a besoin de vos données. En fait on a besoin de vos données puisque on va utiliser de l'IA. Ça s'arrête là, on va utiliser de l'IA. Et ensuite on va vous créer un chatbot. On va vous créer un chatbot. Et en fait moi ça commence à me fatiguer puisque aujourd'hui tu te rends compte que, et c'est beaucoup mentionné dans la littérature, c'est le mode, donc l'avantage concurrentiel dont tu peux avoir le data mode.

Pierre Vannier (30:57)

Le mot en anglais

c'est finalement le rempart, la digue, le fossé qui te protège, je crois que c'est ça. L'avantage concurrentiel unique par rapport aux autres, qui te protège ton marché.

Thomas (31:11)
Pour moi, datamode, je le traduis par... Exact.

Et en fait, demandent des données pour te faire des AI, tant que tel, et donc derrière tout ça, bon normalement, te faire des rags, et ensuite te créer un chatbot. Et c'est comme si depuis que le chat GPT est arrivé, toutes les solutions, je fais du machine learning initialement, toutes les solutions devaient être...

du langage naturel et la solution devait être de concentrer les données sauf qu'aujourd'hui beaucoup d'entreprises ne pas prêtes les données existent mais ne pas encore dans un format parfait et puis surtout on leur donne des données et en fait ça prouve et donc après là je prends la situation à revers mais ça prouve surtout que les vendeurs de solutions ne savent plus quoi proposer dans un monde où

coût du software, peu importe ce l'on est en train de lire sur LinkedIn, que Cloud, ça coûte cher et tout ça, le coût du software, le coût du code a drastiquement baissé. Le monde a changé, c'est fini, il faut l'accepter. Même si demain tu as tes API que tu dois payer avec Cloud, si le coût du software a baissé, c'est fini. On ne reviendra plus en arrière, le monde a changé. Peu importe si le prix est multiplié par deux ou par trois, la productivité associée au code n'est plus la même.

Pierre Vannier (32:07)
il dégringole, il dégringole littéralement.

Thomas (32:24)
fait, quand je rencontre des entreprises qui proposent ça, c'est de dire vous nous proposez des choses qu'on peut faire pour presque rien. Donc quel est l'avantage de passer par vous sachant qu'en interne on peut créer cette expertise et savoir. Et là moi ça commence franchement à me fatiler et je pense que c'est un point excellent pour la partie 2, à moins que tu veuilles rajouter quelque chose mais c'est la productivité.

Pierre Vannier (32:41)
Non, j'aime beaucoup ça, alors moi je trouve

que...

rétrospectivement le rag, le rag, les chatbots, etc. sont à mon sens peut-être à peu près peut-être le pire des produits ou des services par lequel commencer en IA. Je pense qu'on est...

Thomas (33:01)
dire à externaliser

ou à internaliser puisque pour moi quand tu as internalisé un rag ça t'oblige encore une fois à avoir de la... tu travailles toi, faut le travailler. Ouais.

Pierre Vannier (33:07)
avoir la plateforme, la maintenance, la maintenabilité, la structure,

l'infrastructure, etc. Je suis d'accord avec toi. Non, en fait, moi, ce que je vois arriver gros comme une maison, et là, on n'est vraiment pas prêt, c'est que toutes ces solutions n'ont aucun intérêt si ton disque dur et le disque dur de ton entreprise, est chiffré. Ce que je dire par là, c'est qu'il aujourd'hui des enjeux de sécurité et de cybersécurité qui sont...

Thomas (33:30)
...

Pierre Vannier (33:32)
qui sont à peu près... en fait on est en train de vous dire mettez un rag, mettez un petit chatbot, etc. alors qu'en fait derrière vous avez des modèles qui sont ultra puissants et qui vont mettre à disposition de n'importe quel petit script qui dit la possibilité de rentrer sur des systèmes, d'étudier des ripos en entier, de trouver des failles microscopiques et de s'insinuer dans vos systèmes.

Thomas (33:43)
et tu ne sont pas les leurs.

Pierre Vannier (33:54)
Moi je pense que le rag qui coule facile à mettre en place, qui sert à pas grand chose parce qu'en plus souvent c'est mal implémenté. Le rag c'est loin d'être simple parce que derrière il des problématiques de découpage de documents au bon endroit, tu as des problématiques de sémantique assez avancée, de taxonomie, d'ontologie. C'est très compliqué. On peut faire un rag en deux minutes mais il marchera pas et personne ne l'utilisera. Après on peut faire des très très bons rags mais ça coûtera de l'argent, c'est compliqué.

Et en fait, en tout état de cause, il vaut mieux garder cette compétence quand même en interne si on le peut. Mais il a des problématiques de cybersécurité qui sont bien plus urgent et chaud, vraiment chaud. Si vous avez le temps de regarder tout ce qui se passe et ce qui se dit autour de Mythos, le modèle d'anthropique dont tout le monde parle, je pense qu'il a des problématiques de cybersécu et de souveraineté, de sécurisation des data qui sont bien plus urgents que d'installer un chatbot RAG.

Voilà, ça c'est un peu mon avis. Mais passons-moi à l'étape 2.

Thomas (34:53)
Non mais je suis 100 % d'accord avec toi et ça prouve encore une fois que peu importe qu'on parle d'AI, de machine learning ou ce genre de choses, ce qui compte c'est la donnée. Il faut comprendre que sa donnée a une valeur et ça vient avec un prix. Il faut comprendre sa donnée, il ne pas la laisser à d'autres personnes. Je m'entends quand je dis ça mais...

Pierre Vannier (35:04)
Ouais.

En fait, j'ai

quand même l'impression que l'IA vient gommer dans la tête des gens qui décident la tech dans leur entreprise. J'ai l'impression que ça vient gommer les 60 ans de software engineering, de modélisation, de gestion des risques, de gestion de projet, etc. Tout simplement ce qu'on a vu IA et que c'est une boule à facettes qui rigolote et qu'on doit en mettre partout. Les gars, vous êtes responsables.

Thomas (35:14)
Tout à

Pierre Vannier (35:34)
Si vous mettez de l'IA n'importe comment dans votre boîte, vous serez responsable. Donc s'il vous plaît, posez-vous deux secondes et essayez de regarder vraiment les best practices et les risques et les priorités. Le chatbot, le rag, ça fait plaisir à la direction et à la com externe, mais en fait tout monde s'en foutra si tous vos disques durs, sont chiffrés quoi. Et ça arrive, ça arrive aujourd'hui beaucoup.

Thomas (35:59)
sujet on parlait de finances on va aller sur META, META ils ont annoncé 8000 licenciements donc à peu près 10 % des effectifs, c'est gigantesque, il n'y a pas de pro.

Pierre Vannier (36:09)
Des effectifs restants

parce que c'est le Nème Layoff.

Thomas (36:13)
et ils ont de l'argent. fait, le point qui est intéressant, et je sais qu'on parle souvent de ça avec toi, Pierre, c'est que toi, gères une entreprise, donc tu sais le rôle d'une entreprise dans un tissu économique et tout ça. Donc ça, c'est un bon point. Il y a 8000 licenciements. La même semaine, elle réaffirme, donc là, je prends le propos qui est tenu, elle réalloue des dizaines de milliards dans le CAPEX en IA. donc le CAPEX, c'est-à-dire qu'elle a réinvesti dans l'intelligence artificielle.

Pierre Vannier (36:38)
dans les infrastructures et dans...

C'est ça, c'est la capitalisation.

Thomas (36:43)
et elle réaffecte, et ça c'est un point important, à peu près je pense 8 % des effectifs, donc 7000 personnes dans quatre nouvelles équipes AI. Donc l'objectif c'est d'avoir moins de managers et pour le mémo interne de Mark Zuckerberg, Zuckerberg c'est se recalibrer à la réalité de l'AI.

Il a plein de qui m'intéressent là dedans. y a aussi Cisco qui a enlevé 5 % de ses effectifs, donc 4000 personnes. Malgré encore une fois, des bons résultats. Moi ce qui m'intéresse, c'est Meta. C'est un des pionniers en intelligence artificielle. On a beau le critiquer, on a beau parler de ses modèles qui ne pas Meta, qui utilisent les haïs dans tout. Ils dépensent beaucoup d'argent. On a parlé aussi avec, je sais plus, Pascal Weiss, le concurrent de celui qui a remplacé Yann Leclerc.

Pierre Vannier (37:07)
Vas-y !

Thomas (37:35)
Je ne me rappelle pas tous les noms mais ils investissent énormément d'argent, ils font des rachats tous les mois, le mois dernier. Et ça, t'es si fort. T'es si fort dans tout. En tout cas, t'as le nom, le mois dernier on parlait du fait qu'il y avait des dissensions vis-à-vis de Manu, donc là n'a pas beaucoup d'informations pour le moment. Mais voilà, ils perdent encore 10 % du management, enfin ils se séparent 10 % de leur management.

Pierre Vannier (37:40)
Alexander Wang.

Je n'ai

Il remercie.

Ouais.

Thomas (38:03)
remercie 10 % du management pour aller sur des choses plus AI native. Pour moi, c'est fou de dire ce propos là, puisqu'ils sont par nature AI native. Donc, c'est effectivement ça m'inquiète en tant que ten. Moi, ce genre de comportement, et je juge pas encore après, ils gèrent l'entreprise comme ils veulent, gèrent. Je pense très bien à leur entreprise, mais ça vient avec des risques qui sont sur le long terme, alors que là, on ne voit que les avantages sur le court terme pour rappel, mes tailles sur les marchés financiers, donc des obligations en trimestre.

Pierre Vannier (38:34)
Je pense qu'il y a un shift du capitalisme mondial qui est, en tout cas dans la Silicon Valley aux États-Unis, en Californie, cette vision qui est de dire que à partir d'aujourd'hui le capitalisme n'a probablement peut-être plus besoin d'être humain. Et je pense que ce postulat-là est suicidaire à mon avis.

à plusieurs égards parce qu'en fait la société civile ou la société dans laquelle on évolue ne tiendra pas. Et si une société ne tient pas, et on le voit déjà, on voit du sabotage technologique, et il a de plus en plus.

on voit des data centers qui sont attaqués, voit des gens qui perdent tout et qui potentiellement tombent dans des psychoses et vont balancer des cocktails molotov sur les maisons des richissimes, de la tech à San Francisco. Donc je pense que le chemin qu'ils ont pris

qui ressemble à une espèce de chemin qu'a pris Elon Musk mais qui a été beaucoup plus rapide où il a viré 75 % des gens chez Twitter quand il a racheté Twitter, ben là Zuckerberg fait la même chose mais plus doucement, plus souple, voilà petit à petit, il vire 10-15 % par ci, par là. L'entreprise continue à faire des bénéfices et des chiffres qui sont absolument faramineux et extraordinaires. Donc effectivement, j'admire quelque part...

le management, la stratégie et la gouvernance de Zuckerberg de son entreprise. Par contre, je la trouve abject d'un point de vue, d'un point de vue abject et surtout, je pense probablement stupide et court-termiste, mais il faut quand même pas oublier que Facebook au départ, c'était quand même un annuaire qui était fait pour lister les nanas des campus. Donc, il pas oublier que derrière tout ça, il a une vision et la vision d'un gars.

et qui est une vision qui n'est pas forcément super humaniste et universaliste. Je rappelle aussi qu'ils viennent de lancer des systèmes par exemple sur WhatsApp avec... Sur WhatsApp spécifiquement, ils lancent un système avec une intrassabilité totale de tous les messages. Donc il y aura une option sur WhatsApp où ni WhatsApp ni personne ne pourra savoir en fait...

qui se trouve derrière le message qui a été envoyé. Les messages seront éphémères, seront illisibles par autre chose que les deux autres personnes. Ils ne seront même plus visibles sur les devices elles-mêmes. Et je voyais un poste de Marie Potel Saville de Fair Patterns, je pense que c'était elle, qui parlait d'un gros danger parce que finalement on peut aussi se retrouver avec des gens qui sont des pervers derrière, qui seront...

On ne pourra absolument pas revenir à l'origine des messages, on ne pourra absolument rien logger. Donc, les serveurs de WhatsApp ne logeront même pas les conversations. Et on est en train de sortir ce genre de système avec de l'IA au milieu. je pense qu'en fait, de l'autre côté, Meta fait à peu près n'importe quoi et fait surtout et lance des solutions qui pour moi sont…

antisociales, aliénantes, asservissantes et qui sont absolument tout ce que je rejette de la tech. Vraiment tout ce que je je supporte pas de la tech mais force est de constater que ça marche encore très bien mais je pense que

Thomas (42:06)
que le business model

est ailleurs, l'argent rentre d'un autre endroit, d'un autre canal en fait. C'est ça l'avantage.

Pierre Vannier (42:11)
oui, bien sûr. Et ils donnent

leurs outils gratuitement et les gens les utilisent. Donc, ça veut quand même dire qu'effectivement, il a de l'attente, il y a de la volonté, etc. Quand tu veux discuter avec quelqu'un aujourd'hui parce qu'ils ont le réseau de distribution, tu proposes WhatsApp par défaut parce qu'en fait, tout le monde a WhatsApp. Tu vois, je ne pas une pub pour WhatsApp, mais ils ont un réseau de distribution qui est aujourd'hui phénoménal et on voit même que...

Thomas (42:31)
...

Pierre Vannier (42:37)
malgré leur réseau de distribution, ils ont quand même toujours du mal. C'est-à-dire dans WhatsApp, il a plein de fonctionnalités, il a... Enfin, je pense qu'il a pas grand monde qui les utilise. Parce qu'il a une espèce de défiance derrière tout ça et de méfiance. Et je pense que les gens ont raison. Donc... Donc oui, la réaffectation de 7000 personnes dans des nouvelles équipes AI, en fait, il a fait ça il a 18 mois quand il a monté l'équipe et la task force avec Wang, avec Lequin, etc. Ça n'a pas marché.

Il en remonte une. Il est possible que ce soit plus foncièrement la bonne personne à la tête de cette boîte, pense, parce qu'en fait, moi, pense que c'est un peu n'importe quoi. Je pense qu'ils ne sortent pas, ils ne sortent plus de modèles, ils ne sortent plus de produits. Ils sortent des métas, métaglaces dont il a quand même pas mal de problématiques de vie privée avec ces systèmes là. Donc à chaque fois qu'ils sortent un truc, moi, je me méfie. Ils ont sorti des systèmes, on va y revenir après, mais de...

surveillance et de monitoring de tous leurs salariés pour vérifier de l'usage de l'IA de chaque salarié qui ressemble à un espèce de panoptique géant où en fait les moindres faits et gestes des salariés sont épiés etc. Bon moi je trouve que voilà c'est pas trop ma tasse de thé quoi.

Thomas (43:56)
Et je me demande en fait qui aujourd'hui, pour moi c'est une vraie réflexion, c'est qui a envie de travailler chez Meta ? Vu la situation, le QSR, qu'on peut trouver des ades.

Pierre Vannier (44:04)
Alors je vais te dire en fait,

comme tu disais tout à l'heure, tout le monde s'achète et tout le monde a un prix. Et quand tu gagnes un salaire à 6 ou 7 chiffres, tu restes un. Ou quand pareil, quand tu des actions et que tu as un certain temps...

Thomas (44:23)
rester

n'est pas venir à mes yeux. Rester à META c'est normal, t'as plein d'avantages. Moi j'ai envie d'être à META sachant que j'ai, je l'ai fait très simple, Google en face, AWS, Amazon, je dis pas qu'ils sont mieux, enfin je dis pas qu'ils sont différents mais ils sont mieux, ils ont une meilleure image. Je sais pas qui aurait envie de rejoindre META à META raison, tout à un prix.

Pierre Vannier (44:48)
C'est une question d'argent, demain matin on te propose un salaire à 300 ou 500 000 dollars pour gérer une équipe d'IA chez Meta. Il faut voir ce qu'on accepte ou pas, c'est des questions.

Thomas (45:06)
Ouais, c'est un bon

point.

Moi ce qui m'intéresse là dedans c'est vraiment réalité de l'IA. Aujourd'hui, je sais pas si t'as vu il a une ou deux semaines, Figur.ai, donc sais ceux qui font des robots aux Etats-Unis, ils ont fait une compétition où ils comparaient un robot vis-à-vis d'une personne pour la gestion des paquets, la gestion des colis et ce genre de choses. Et ils se sont rendus compte que l'humain sur un shift de 8 heures ou de 10 heures, je me rappelle plus très bien, faisait mieux. Mais mieux de genre...

Pierre Vannier (45:28)
Ok.

Thomas (45:37)
sans colis de plus. Et après ils ont fait tourner pendant une longue période, pendant plusieurs chiffres le robot et l'humain et ce qu'on cura en ce qui était vraiment au même niveau et tout ça. en fait ce qui était intéressant c'est de voir, je ne sais plus pourquoi je parle de ça, on parle d'un robot qui coûte 27 000 $, 27 000 $, 30 000 $ potentiellement, mais surtout il y a des chiffres concrets sur le potentiel de valeur et de ROI, donc de rendement sur investissement en tant que tel. On peut trouver ça bien ou pas bien, ce n'est pas le sujet, c'est juste il y a des chiffres concrets.

où on a comparé un moment un humain et

vous voulez, compare des choses qui sont similaires. Aujourd'hui je n'arrive pas à comprendre l'épreuve de productivité de ces entreprises là, des autres entreprises. D'ailleurs le robot très bien, on sait qu'il fait, on sait qu'il ne pas, on sait ce qu'il fait bien, on sait ce qu'il fait mal. Aujourd'hui il a ces biens, on ne sait pas la contrepartie réelle et on ne sait pas en fait pour qu'une

Pierre Vannier (46:32)
entièrement d'accord avec

toi.

Thomas (46:33)
Aujourd'hui

pour qu'un IA fonctionne, peut me parler d'agents. Franchement, je connais assez bien le sujet. On peut me parler d'agents. Pour qu'un agent fonctionne, là je parle vraiment d'un agent IA, il faut qu'il un humain à la fin qui vienne valider. Et un robot, c'est un autre combat. Je rentre différemment dans le sujet. Mais comment on prouve aujourd'hui qu'un IA est vraiment mieux au

au titre de lay-off. Je ne juge pas le fait que l'IA fasse gagner en productivité, je juge le fait que si tu as 1000 agents et que tu as une seule personne qui doit les gérer, la fin, soit tu dis oui sans lire ce qui s'est passé, sans vérifier ce qui s'est passé et c'est atterrisqueux et périlleux.

soit tu n'es pas capable de lire les travaux de minage, puisque si tes agents sont plus productifs qu'un humain, faut quand quelqu'un pour vérifier. Je veux me permettre de parler de tout ça, puisque moi je réfléchis au rôle du data scientist à travers le temps. Le du data scientist évolue beaucoup.

Pierre Vannier (47:25)
Mais c'est

tout à fait intéressant et pour apporter ma pierre à l'édifice, aujourd'hui, moi, quand je tombe sur un chiffre plus 30%, plus 40%, un chiffre qui parle des gains de productivité de l'IA, etc., par définition, immédiatement, je pense qu'il est faux. Je pense qu'il ne veut rien dire. Il ne veut rien dire.

Et j'y ai pensé pas plus tard qu'hier ou avant-hier quand la PDG de IBM France sortait toute leur initiative IA de leur super outils que je ne plus combien de dizaines de millions d'IBM'eurs utilisent avec plein de chiffres de gains en productivité, etc. Pour moi, toutes les entreprises qui mettent ça, pour moi, c'est du vent. C'est un gros ramassis de BS, tu vois.

Thomas (47:50)
contexte, je pense.

Pierre Vannier (48:20)
un gros tas de BS parce qu'en fait aujourd'hui, on a presque l'impression que les gens qui se... un peu à la méthode Kuei qui veulent s'auto convaincre que l'IA est un game changer par rapport à la productivité, il faut sortir des chiffres qui bam, qui pètent. 40%, 50%, 30 % etc. La vérité, c'est qu'on est loin de ces chiffres, mais très très loin. Et quand un marché commence à tordre la réalité de cette manière-là,

Je pense que c'est dangereux. Je reviens au point où on dit, les deux introductions, on introduit en bourse quand même des boîtes qui font des systèmes sur lesquels, qui ne sont un, non déterministes, deux, la boîte n'a pas trouvé son business model définitif, et trois, les gains en productivité. Donc finalement, les avantages concurrentiels ou les avantages du produit ou du service sont plus qu'on peut les remettre en doute et en question assez facilement. Donc aujourd'hui,

C'est exactement la définition de ce que peuvent être aussi des fois des scams ou des arnaques, etc. C'est-à-dire si j'achète une boisson énergisante et qu'on me met plus 40 % d'énergie dans la journée, si je la bois et qu'en fait ça me fait ni chaud ni froid, pas plus qu'une tisane, je vais aller voir le gars et je vais lui dire écoute, en fait, ta boisson énergisante, ça ne pas. Aujourd'hui, on est complètement là-dedans et les entreprises commencent à s'en rendre compte. Il n'y a pas de vrai gain.

Parce que les CEOs, les équipes, ils ont mis en place leur premier rag, leur premier machin, leurs premiers agents, etc. Donc comme tu le dis, il n'y a pas de vrai gain. sont difficilement... Ou alors ils sont difficilement mesurables. Ça, je veux bien comprendre aussi. Parce que si tu veux avoir des agents et que derrière... Derrière chaque agent, il a... t'as un humain. Ben en fait, excuse-moi, mais... Il faut que la solution, elle soit drôlement plus productive pour que ça te coûte moins cher qu'un humain tout seul.

Thomas (50:17)
Pour moi, j'espère ne pas me tirer une balle dans le pied, pour moi, aujourd'hui, l'intelligence artificielle est un moyen et pas une fin. Par exemple, quand tu me parles d'openAI, chatGPT, l'application que sur internet, sur mobile, est une fin. C'est-à-dire que c'est ce qui leur permet de rentrer de l'argent. Mais l'intelligence artificielle derrière est un moyen et c'est pour ça qu'il faut évoluer le moyen en permanence. 4.5, 5.5, ce genre de choses. Aujourd'hui, quand tu me parles d'IBM,

Je suppose que ça suppose, pardon pour la répétition, la BI, la Business Intelligence, la modélisation et tout ça. Mais si à la fin, ton IA, tu l'applique pas par exemple à un bras robotique, je vais un peu loin, un bras robotique, ton IA, est très limitée et limitante.

Et c'est pour ça que je prenais l'exemple du robot, puisque le robot, pour qu'il fonctionne, as besoin de quoi aujourd'hui ? D'intelligence artificielle. T'as un système de vision, de tout ça. Et là, ton IA, devient bien ton moyen, et ta fin, c'est ton robot. Mais c'est la même chose pour Nvidia. Si Nvidia, elle performe depuis 15 mois à mes yeux, c'est que les semi-conducteurs sont une des réalités, pas une des femmes, mais une des réalités, mais je quand utiliser le terme fin, de l'utilisation de l'intelligence artificielle, ce fameux vendeur de pêle.

Pierre Vannier (51:28)
Parce qu'en fait l'IA n'est pas aux dames et à la tristesse de tous les technocapitalismes. En fait l'IA n'est pas l'algorithme ultime qui va supprimer l'humain. Et l'IA générative, surtout pas. Pas encore. C'est pas ça, c'est pas ça. C'est non déterministe, c'est non réplicable, ça bouffe beaucoup d'énergie, c'est compliqué à gérer. Aujourd'hui, c'est pas une techno qui permet de se passer de l'humain.

Ça permet peut-être de réduire un certain nombre de... Et encore, réduire l'attention, parce qu'on s'est aussi rendu compte qu'il y eu des articles là-dessus, les start-upers ou les CEOs à la méthode, moi j'ai que de l'IA et j'ai que des agents et je travaille qu'avec ça tous les jours. Tu te retrouves avec des burn-out tant et plus, parce qu'en fait, tu peux pas te permettre d'avoir un cerveau qui a 80 % de focus et qui se retrouve à faire que des tâches...

fort de valeur ajoutée, très fort niveau de tension cérébrale etc. T'as besoin de moments où tu fais des copiers-collets basiques parce que ça te permet en fait de faire souffler ton cerveau et il est normal qu'en fait si on se retrouve à optimiser et on peut se retrouver avec une sorte de surcharge cognitive et cérébrale de nature à amener plus de burn out. Donc je pense que c'est très court-termiste de se dire on va se mettre

tous en dresseurs d'agents multimodaux et on va remplacer 90 % de la boîte par des IA. Non seulement ça n'a pas de sens, en plus c'est pas faisable techniquement aujourd'hui, sûrement c'est pas la bonne technologie, mais ça n'a surtout pas de sens sur le moyen terme.

Thomas (53:08)
100 % d'accord et je pense qu'il faut quand même mettre un astérique sur ce dit, on se concentre sur l'utilisation de l'intelligence artificielle au sein des entreprises. à qu'aujourd'hui...

Pierre Vannier (53:16)
et de la GenEI ici spécifiquement,

Thomas (53:18)
Je pense que c'est

Pierre Vannier (53:18)
on parle de la GenEI.

Thomas (53:20)
un point qui devient très important à mentionner. On ne remet pas en cause. On fait des implications d'intelligence artificielle, on n'a pas de doute sur fait qu'on apprécie ça. juste dans une entreprise, il y a plus de complexité que juste vous allez mettre un agent ou une intelligence artificielle et ça va régler toute votre complexité humaine qui peut exister dans une entreprise où tu as 20 000, 30 000, 40 000 employés. Je pense que c'est quand même un propos à appuyer et on remet.

Pierre Vannier (53:42)
La Genéa

ne va pas résoudre vos problèmes organisationnels ou de processus ou humains ou d'équipes ou de politique ou de manque de gouvernance ou de manque de vision. En fait, pouvez acheter autant de diaposèques que voulez aux Américains. Si vous faites ça, vous aurez toujours vos problèmes qui existent et qui résident. Donc, je pense que c'est quand même important, surtout à des moments où la treize eau est tendue, les budgets, tout est cher, c'est compliqué et il a une faiblesse de la croissance économique.

Si vous avez de l'argent ou des choses à faire, y peut-être d'autres investissements qui seraient plus prioritaires que mettre un chatbot ou de la GNI partout, surtout dans un moment hautement risqué comme ça aujourd'hui.

Thomas (54:23)
nous reste quelques minutes pour terminer le podcast, On a encore une partie 3, mais on peut y aller très rapidement si c'est bon pour toi. Allez, très rapidement. les sujets autour de OpenAI et d'Anthropic, on va la faire très très simple. T'as Carpati qui a rejoint Anthropic. Donc ça, c'est un move qui pour moi est assez incroyable. L'autre...

Pierre Vannier (54:30)
Allez !

Le gros recrutement.

Thomas (54:45)
Franchement, Carpatis, il n'y a plus grand-chose à prouver. C'est une personne qu'on croit et qui est très bonne dans son domaine.

Pierre Vannier (54:54)
D'ailleurs, pour combien tu penses qu'il

les a rejoints

Thomas (54:59)
sais même plus si c'est une question d'argent à ce niveau-là. rappel, il a fait OpenAI, il a fait Tesla. Je pense qu'il a très bien sa vie. En fait, je pense que c'est juste un esprit en tant que tel. c'est juste, oui, c'est un personnage important. Il a un emblème aussi.

personne figure de pro donc c'est bien qu'il l'est je trouve que c'est bien pour Anthropy justement Anthropy qui passe devant OpenAI en terme de client pro payant

Pierre Vannier (55:25)
Et surtout en tropique qui est, a priori, rentable. C'est ça que tu disais.

Thomas (55:30)
Rentable

ou serein Ah non, serein. Ça risque d'être le premier rentable. Il a levé plus d'argent aujourd'hui. On s'avoue que ça vaut encore une fois, mais aujourd'hui, Anthropiq a levé plus d'argent que OpenAI. 900 milliards contre 800, 52 milliards. Je pense qu'on ne s'en rend même pas compte en réalité. Mais il suppose une rentabilité au prochain trimestre.

Pierre Vannier (55:46)
Non.

Thomas (55:53)
franchement je serai épaté je pense que ça changera aussi beaucoup la donne et le dernier point comme ça on peut en parler tout en même temps c'est OpenAI dont il y un nouveau patch de Y Combinator donc des nouvelles startups qui sont arrivées disons sur le marché il y en a à peu près 200. OpenAI ils ont, Sam Altman, à proposer contre des equities de chaque startup de donner l'étivalent de 2 millions de dollars de tokens OpenAI.

Pierre Vannier (56:21)
Alors moi, trouve que c'est magique ça. C'est magique parce que, rappelons quand même que Sam Altman est passé CEO de Y Combinator il y a quelques années avant Garry Tan, où Sam Altman a aussi incubé sa première startup dans Y Combinator, etc. Donc il est très proche de Y Combinator, de cet accélérateur fameux qui a incubé et accéléré toutes les plus grandes startups américaines. Mais qu'en fait, il arrive.

avec son jeu de connaissance et de contact parce que c'est quand même une mafia, il est combinateur. C'est à qu'en fait tout le monde se connaît, tout le monde est ensemble, tout le monde investit dans la boîte de tout le monde, t'as une base de contact, le premier user qui est génial, c'est pour ça qu'en fait il y a une énorme sélection à l'entrée etc. Mais venir en proposer ses propres services à une boîte qu'il a dirigée il a ne serait-ce que 5-6 ans.

dont il connaît tout le monde et à prendre des participations contre des tokens, tu as quand même l'impression que c'est presque même une sorte de concurrence déloyale à des accélérateurs ou à d'autres incubateurs de start-up et voir même que le token est devenu une monnaie finalement. Le token est devenu une monnaie. C'est-à-dire qu'avant tu avais de l'or ou tu avais ton bas de laine dans ton tiroir. Maintenant, si tu as des tokens et du free token, tu es riche. Tu vois ?

Thomas (57:39)
Et surtout, c'est du 1 pour 1, c'est-à-dire que j'ai repris les termes pour être vraiment sûr. Donc, OpenA demande 2 % d'equity pour une startup qui est valorisée à 100 millions et il donne 2 millions. Donc, 2 % de 100 millions, c'est 2 millions. Donc, en fait, elle donne l'équivalent. Il n'y a pas de rabais ou ce genre de choses. C'est je te donne 2 millions de tokens en dollars et toi, tu me donnes 2 % de ton entreprise qui est valorisée à 100 millions. Il y a deux risques qui sont...

Pierre Vannier (58:02)
Comment font

les dealers pour avoir des utilisateurs qui sont bien fidèles ? Ils proposent de la drogue gratuitement.

Thomas (58:08)
Et d'un D12 ?

Oui, en plus, mais ça va au-delà de ça. C'est comme si en plus dans ton sachet, tu avais un tracker qui pouvait savoir ce que tu faisais, puisque en fait, comme ils savent qu'ils ne vont utiliser que du OpenAI comme c'est gratuit, ils sont presque sûrs. Même si Sacha a soulevé un truc qui était super intéressant, on aurait pu en parler pendant longtemps au dernier épisode, avec le fait d'avoir un modèle quand tu sais que c'est un peu privé, un modèle quand c'est moins privé, là en fait, il peut voler des idées, plus que 100 % du passage et du flux va se faire sur OpenAI. Puis surtout, il a un truc qui est complètement à mes yeux. Enfin, ce n'est pas le con, mais c'est une limitation.

mental c'est si jamais tu deux millions tu vas prendre tes modèles les plus chers et tu vas abuser, sur-abuser de la consommation donc en fait tu vas pas être frugal par nature tu vas pas prendre ton modèle le moins cher et ce genre de choses donc

Pierre Vannier (58:49)
bien

Non.

Mais pour moi ce

genre de truc ça ressemble quand même un peu à... Ça fait un peu peur, ça ressemble un peu à Baroud Donner, un peu à... après moi, après moi à D &E qui pourra... C'est à dire qu'en fait tu as quand même l'impression que filer 2 millions comme ça à toutes les boîtes de Y Combinator pour du free token... Enfin... 2 millions !

Thomas (59:21)
Et puis comme si c'était la solution, fait c'est un peu, j'imagine qu'on peut dire oui ou non déjà, mais c'est comme si DLLM était une solution à tous les problèmes. Le problème il n'est pas, encore une fois l'objectif c'est de répondre à une problématique. Techniquement, je la fais très bas niveau, techniquement si on fait une startup c'est pour répondre à un besoin. Je parle même pas de deep-tale, mais c'est un besoin qui n'existe pas. Comment ?

Pierre Vannier (59:31)
Ouais.

Thomas (59:47)
un LLM qui est entraîné sur des données passées, qui existent, pourrait répondre à un besoin qui n'existe pas. Là franchement je donne 4 heures.

Pierre Vannier (59:54)
Je suis d'accord

avec toi mais j'irai même un petit peu plus loin. C'est que tu es en train de transformer, tu es en train de dire « Bon maintenant vous montez une startup, vous avez besoin de GEN.ai. » Si vous montez une startup aujourd'hui dans la tech et qu'il pas de GEN.ai au milieu et que vous n'êtes pas un énorme consommateur de tokens, vous avez raté votre vie et votre startup ne veut rien dire.

Et je pense que ça, c'est encore une fois le vendeur qui prêche pour son produit, ça fait partie d'une espèce de retournel où tu as une espèce d'impression d'absolue nécessité que le seul chemin de salut, c'est la genéal. Non, non et non. Voilà, comme ça au moins je l'aurais dit. Et non seulement ça, mais en plus je pense qu'il n'y a rien de pire que de baser sa startup sur...

simple feature, simple fonctionnalité de la Gen.i et d'être un wrapper et d'être un encapsulateur d'un appel vers une API d'open.i, il n'y a rien de pire que ça. Tu n'as aucune différenciation et là pour reprendre ton mot de tout à l'heure, n'as plus de mot, tu n'as plus de dig, tu n'as plus rien qui te protège. moi ça ressemble vraiment où tu sais quand tu vois les la petite mini de Red Bull qui vient de voir pour les événements et qui te propose les petites canettes gratuites ou...

Thomas (1:00:58)
Merci beaucoup.

Pierre Vannier (1:01:17)
Tu vois, tu as l'impression d'avoir du dégoodies, tu vois, contre 2 % de ta boîte quand même, contre 2 % de ta boîte. Et je crois que Y Combinator, c'est entre 4, 6 et 8, 4, 4, 6%. Mais pour beaucoup moins d'argent. Par contre, c'est de l'argent. Mais je trouve que ce mélange des genres est tout à fait, tout à fait surprenant. Après, d'un autre côté, ça leur fait leur user base. C'est à dire qu'en fait...

Il n'y a rien de mieux que de les prendre au biberon. Et en fait, le biberon d'un entrepreneur, c'est l'accélérateur de start-up. Ils sont rentrés à Waycombinator. Il y en a, je ne plus, quel pourcent vont faire un succès. S'ils sont consommateurs d'OpenAI et de nos tokens et qu'ils ont bien verrouillé toutes leurs solutions autour de nos solutions, on a des utilisateurs qui sont captifs. Mais là aussi, c'est faux, parce que tous les systèmes aujourd'hui ont des API, peuvent tourner de modèle assez rapidement. même là, en fait,

Je pense que c'est risqué.

Thomas (1:02:18)
j'ai hâte de voir le moment où quelqu'un fera... mais je pense que ce pas des startups de Y Combinator qui seront capables de faire un bras d'honneur et de dire on n'en a pas besoin mais c'est un monde qui va être...

Pierre Vannier (1:02:27)
Et tu parlais de ces tokens,

parce que disais, moi je disais, le token c'est l'argent, il y a deux nouveaux termes dont un on avait vu avec Sacha très vite fait, c'était token maxing et promo maxing, c'est ça ? ⁓ Il y a deux thèmes.

Thomas (1:02:37)
et

Pierre Vannier (1:02:43)
En fait, aujourd'hui, pour les entreprises, y a eu un mouvement de plus en plus fort qui est de dire si un salarié utilise pas la GenEI dans l'entreprise, c'est qu'il un problème. Donc, plein d'entreprises essayent de trouver des KPI, des métriques, toutes plus ou moins délirantes, toutes plus ou moins basées sur du vent ou du délire. Et en fait, tu as deux options. C'est dans une entreprise, quand tu es un salarié, soit tu veux vraiment montrer que tu bosses.

tu utilises des tokens un peu comme un port, c'est-à-dire en tu utilises l'IA pour absolument tout ou alors tu l'économises. en fait, c'est ces deux termes-là. En fait, le fait que les entreprises mettent des objectifs et des métriques sur l'utilisation de l'IA et de la GNI et des tokens en entreprise, c'est un effet qu'on voit déjà arriver, qui est le pro-maxing, qui est, tu te retrouves avec des salariés qui pour justifier qu'ils utilisent l'IA et la GNI,

Utilise la Gen.ai pour des trucs où tu n'as absolument pas besoin de Gen.ai. Comme ça au moins ça leur fait un peu de consommation de tokens. Donc tu te rends compte que... Mais en fait tout ça n'a aucun sens parce que... Qu'est-ce que c'est le bon truc ? C'est d'utiliser beaucoup de tokens ? Parce que du coup tu utilises la Gen.ai toute la journée ? Ou c'est au contraire d'avoir un usage raisonné ? Et où en fait tu as des promptes tellement magnifiques, tellement poétiques qui sont des haïkous, et que tu utilises très peu de tokens pour arriver à faire ta journée, à performer sur des métriques qui elles sont des métriques qui ont un sens. Non !

Là, on fait des métriques sur un moyen qui est la GenEI. La GenEI doit servir le business. Donc, si tu dois faire des métriques, espèce d'âne, tu fais des métriques sur la valeur ajoutée que tu apportes à ton entreprise. Donc, même les conseils d'administration, les COMEX, les managers, etc. sont en train de faire n'importe quoi avec leur management. Donc, du coup, les salariés vont faire n'importe quoi et font n'importe quoi.

Et donc pour moi, si tu veux, continue avec cette espèce de délire ambiant. Qu'est-ce que tu vas demander à un salarié d'optempérer sur des métriques et des KPI qui elles-mêmes sont basées sur quelque chose de complètement absurde ? Ça n'a pas de sens.

Thomas (1:04:54)
Qui

est devenu absurde ? C'est ça le point intéressant dans le token maxi. Il a cet effet de vouloir absolument montrer qu'utiliser le plus de tokens c'est bien, mais c'est aussi que quand tu décides d'avoir un seul KPI, est l'utilisation du token ici, tu crées un effet pervers et ça n'a plus de valeur. Le Data Science qui parle par contre, en général quand tu mets en place un KPI, peu importe lequel, il faut mettre un contre KPI. C'est-à-dire qu'il faut un KPI qui jauge la

Pierre Vannier (1:05:12)
Bien sûr !

Thomas (1:05:23)
de ton premier clip, sinon ça n'a plus de valeur.

Pierre Vannier (1:05:25)
Et ben voilà, au moins on apprend

un truc et ça c'est intéressant. Mais il faudrait un contre KPI pour ces KPI à base de tokens.

Thomas (1:05:30)
mais il faut le trouver.

Sauf que ce contre-QIPI, est propre à chaque compagnie, sûrement chaque équipe, sûrement chaque département au sein d'une entreprise qui n'a plus...

Pierre Vannier (1:05:37)
Ça demande du travail,

Thomas (1:05:39)
Et il a des trucs qui

Pierre Vannier (1:05:39)
bien sûr.

Thomas (1:05:39)
sont un peu honteux puisque souvent dans une entreprise, ton utilisation de l'AI est très simple, c'est écrire des emails. C'est con comme tout, vois, mais écrire des emails, il a des vrais intérêts. Ça fait le dernier du temps, ça te permet de te concentrer sur d'autres sujets. Personne n'ira mettre en avant le fait qu'une entreprise utilise l'AI pour faire des emails. Pourtant, le lien, il est sidérant dans une compagnie.

décidés en... Bon voilà, je vous donne pas de solution sur comment trouver le contre-KIPI mais c'est des choses vraiment à considérer. Quand un KIPI devient l'étoile du berger pour tout le monde, ça devient un problème.

Pierre Vannier (1:06:15)
intéressant cette histoire de contre-application.

Thomas (1:06:18)
On parlera si tu veux mais...

Pierre Vannier (1:06:20)
En tout cas beaucoup de sujets, ça bouge beaucoup, ça devient toujours de plus en plus frénétique, on s'y perd, mais intéressant quand même ce deuxième semestre je pense, à beaucoup d'égards.

Thomas (1:06:34)
Ouais,

pense aussi que cette année de façon générale va être intéressante et on va voir les IPO, je pense que ça va jouer pour beaucoup d'en savoir plus. Normalement ils sont censés déposer dans la semaine un open AI leur dossier donc ça va faire bouger beaucoup beaucoup de choses je pense.

Pierre Vannier (1:06:48)
Est-ce que ça sera

plus intéressant de lire le dossier d'Openei ou l'encyclique du pape ? C'est ça la question.

Thomas (1:06:54)
Le pape parle beaucoup d'éail. Je sais pas si tu fais attention à tout ça, ok.

Pierre Vannier (1:06:57)
Ben oui, l'encyclique là qui vient de sortir, je l'ai imprimé

il a 70 pages, je vais le lire ce week-end.

Thomas (1:07:02)
ça fait longtemps qu'il parle derrière le pop, longtemps longtemps. Ouais ça.

Pierre Vannier (1:07:05)
Tu devrais lire le pape un peu toi, ça te ferait du bien. Non, je plaisante.

Merci à tous et à toutes qui nous écoutez. Nos délires, nos idées, nos analyses, notre synthèse et notre bonne humeur. Merci beaucoup Thomas. Très bon sujet et à bientôt.

Thomas (1:07:21)
Merci à toi Pierre.

Salut !