Les balados de la recherche en français à l'Université de Regina

Entretien avec Sylvain Rheault, professeur agrégé à La Cité universitaire francophone à l'Université de Regina. Il aborde la situation des bandes dessinées au Canada. Existe-t-il des bandes dessinées autochtones?

Qu'est-ce que Les balados de la recherche en français à l'Université de Regina ?

La Cité universitaire francophone de l'Université de Regina, via son Centre canadien de recherche sur les francophonies en milieu minoritaire (CRFM), valorise la recherche en français. La Cité propose une série de balados mettant en vedette des chercheurs abordant divers sujets. Ce balados ont été réalisés en partenariat avec l'Eau vive.

Les balados de la recherche en français
à l’Université de Regina

Épisode 3 :
La bande dessinée au Canada. Existe-t-il des BD autochtones ?
Avec
Sylvain Rheault
Professeur agrégé à La Cité universitaire francophone à l'Université de Regina

Transcription

Cette série de balados est réalisée par
La Cité universitaire francophone
en collaboration avec
la Coopérative des publications fransaskoises et
la radio communautaire Prairie FM.



Hôte : Ousmane Ilbo Mahamane
Musique, montage et transcriptions : Jean-Pierre Picard
Narration : Mychèle Fortin

© 2022 – La Cité universitaire francophone

Ousmane : Mesdames et messieurs, bonjour et bienvenue au troisième épisode sur la recherche en français faite à l'Université de Regina en Saskatchewan. Le thème de cet épisode c'est la bande dessinée au Canada, existe-t-il des BD autochtones ?
Je suis aujourd'hui avec Sylvain Rheault, professeur agrégé à La Cité universitaire francophone à l'Université de Regina. Nous parlerons de la bande dessinée ou communément appelée la BD. La BD est une forme artistique faite d'assemblage d'images fixes ou de dessins qui suivent une narration dialoguée.
Bonjour sylvain. Sylvain, depuis quand œuvrez-vous à l'Université de Regina.
Sylvain Rheault : Je suis arrivé en Saskatchewan en 1998. Je venais juste de terminer mon doctorat et j'étais étudiant à l'Université de Montréal. Mes études portaient surtout sur la stylistique. Mon directeur de thèse à l'époque, le docteur Bernard Dupriez, travaillait à faire un dictionnaire. Il appelait ça la clé des procédés littéraires. J'ai travaillé sur ce projet.
C'est un projet qui est très important pour moi parce que ça a donné une direction à ma carrière. En quoi ça consiste, en fait, une clé des procédés littéraires ? D'abord qu'est-ce que c'est une clé ? C’est un outil qui permet d'identifier différents objets. Alors par exemple, les gens connaissent peut-être les clés dichotomiques pour identifier les plantes. Par exemple, on vous demande est-ce que la plante a des feuilles dentelées ou les feuilles sont lisses ? Avec une série de questions comme ça, on parvient à identifier la plante.
Alors la clé des procédés littéraires, qu'est-ce que c’est en fait ? C'est lorsque dans un texte on voit qu’il y a une figure de style ou un procédé littéraire puis on ne parvient pas à le nommer. On ne parvient à trouver le nom de ce que c'est. Alors l'idée c'était donc de créer une espèce de de classement des figures de style pour pouvoir les identifier.
En gros ça c'est ce que j'ai fait avant d’arriver à l’Université de Regina. J'ai donc atterri dans les Prairies, littéralement, en 1998, après avoir été engagé à ce qui, à l'époque, était le département français.

Ousmane : Sylvain, dites-moi quel genre de recherche peut-on faire sur la bande dessinée ?
Sylvain Rheault : Il y a différents types de recherche. Comme vous savez, il y a différentes façons d'approcher un texte. Par exemple, on peut faire une approche sociologique, donc quelle est la place du texte dans la société ? On peut utiliser une méthodologie qu'on appelle l'intertextualité, donc quelle est la place du texte parmi les autres textes. Par exemple, est-ce qu'il y a des influences d'autres textes qu'on peut retrouver ?
Par exemple, si on pense à Sartre, est-ce qu’il y aurait une influence de Camus ou vice-versa ? Ensuite, il y a l'approche qui est très populaire en France qui s’appelle la sémiologie et qui est une science du sens. Alors, comment est-ce que le sens se crée dans le texte ? Comment est-ce que d'autres sens s’ajoutent ? Comment est-ce qu’il y a des couches de sens qui se créent dans le texte et qui donnent une certaine profondeur ou une certaine beauté ?
Et j'ai appliqué des méthodes stylistiques à la bande dessinée. Évidemment dans la bande dessinée il y a d'autres dimensions. Il y a la dimension de l'image du dessin, du style. Il y a différents codes qui se superposent. Par exemple dans une bande dessinée il y a le dessin évidemment qui représente des choses, mais il y a aussi le code de l'écriture.
Et puis il y a d'autres codes aussi qui ont été inventés comme, par exemple, lorsque quelqu'un va vite, il y a des petites lignes qu'on va ajouter. Ça n’existe pas dans la réalité, mais c'est un code qu'on ajoute.

Ousmane : Quelle situation peut-on faire de la bande dessinée dans le monde
Sylvain Rheault : Dans le monde, la bande dessinée occupe une place de plus en plus importante dans la culture populaire. Il y a plusieurs raisons. On pourrait faire tout un cours sur l'histoire de la bande dessinée.
Je vais essayer de résumer les grandes tendances. On peut dire que dans le monde il y a trois grandes cultures fondatrices.
Il y a la bande dessinée de culture américaine. Elle a commencé dans les journaux autour des années 1880. Il y a beaucoup de gens qui avaient de la difficulté à lire dans ces années-là. Une des premières choses qu'ils lisaient dans le journal c'était la petite bande dessinée parce que c'est plus facile à lire et c’est plus amusant. Alors là, les journaux ont commencé à se faire de la compétition et ils ont mis de plus en plus de bandes dessinées dans leurs journaux. C'est ce qu'on appelait à l'époque des strips. C'est juste une petite bande de deux, trois ou quatre cases. Et puis il y avait une page de strips donc pour avoir par exemple une dizaine de strips différentes. Dans certains journaux, il en avait une vingtaine.
À la fin des années 20 et au début des années trente, il y'a quelqu'un qui a eu l'idée de regrouper quelques-uns de ces strips pour les recueillir dans une espèce d'album. Comme la plupart des strips étaient des histoires drôles, on a appelé le recueil un comics. C’est ce qui a donné son nom en anglais.
Au début, c’était seulement un recueil de scripts, mais par la suite on a commencé à créer du contenu spécifique pour ce nouveau format qu’on avait créé, le format comic book. Et c'est dans ce format là qu'on a créé les superhéros. Aux États-Unis, les superhéros sont devenus un phénomène tellement important que finalement il n'y avait pas d'autre genre que le superhéros.
Pendant ce temps-là, en Europe, la bande dessinée, on pourrait penser à Tintin qui a été une des premières bandes dessinées, mais pas la première. Comment est-ce que ça a commencé Tintin ? Ça a commencé dans un journal, un peu comme aux États-Unis, sauf que le journal avait un supplément.
Le journal s'appelait Le 20e siècle, un journal belge, et une fois par semaine il y avait un supplément qui était consacré aux enfants. Dans ce supplément, on avait une page illustrée pour les amuser et puis c'était donc là une page de Tintin.
La grande différence, par exemple, qu'est ce qui s'est passé par la suite, c'est qu’on a recueilli les planches de Tintin publiées dans le journal et au lieu d’en faire un comic book, comme aux États-Unis, avec une couverture molle, on les a recueillis puis on a fait un livre avec une couverture cartonnée. Parce qu’on voulait que ça devienne un objet de collection que les lecteurs pouvaient acheter et conserver dans leur bibliothèque. Donc on voulait un beau livre.
On achetait les bandes dessinées pour les conserver alors qu’aux États-Unis c'est plutôt de la consommation. On les achète puis ensuite on s'en débarrasse. Vous voyez ici comment l'industrie influence la bande dessinée, comment les gens lisent les bandes dessinées et puis comment on la considère. L’Europe est un des premiers endroits où la bande dessinée devient un objet d’étude parce qu’on avait des collections puis on les considérait comme quelque chose de plus sérieux.
Au Japon, il y a eu la Deuxième Guerre mondiale qui a été très meurtrière. Pour les Japonais, ça a vraiment été une expérience épouvantable, quand on pense aux bombes atomiques. Au Japon, ils avaient énormément besoin de divertissements. Au début bon comme le papier était assez rare, les bandes dessinées qu’on publiait, elles étaient souvent empruntées dans des genres de bibliothèques. Mais il fallait payer pour emprunter.
Ce qui comptait pour les Japonais, c'est donc en lire, en lire beaucoup. Au japon, comment ça fonctionne dans leur industrie, c'est qu’ils vendent surtout dans les stations de métro et de train des gros recueils de bandes dessinées. Dans ces recueils, il peut y avoir peut-être, disons une vingtaine de pages pour une quarantaine de séries différentes. Et quand les lecteurs ont fini de lire, souvent on leur demande de remplir comme un petit sondage. Ensuite, ces séries-là vont être republiées plus tard en recueils.
Alors il y a déjà une espèce de sélection naturelle qui se fait ici. Parce que j'ai donc une quarantaine de titres dans un recueil qui est publié dans le métro, sur un papier très mauvais en fait. Disons qu’on en conserve 5, ce sont les séries les plus populaires. On voit qu'il y a déjà un processus de sélection qui est très centré sur les goûts du public.
Parmi les titres qui ont été publiés en album, on va en retenir quelques-uns pour en faire des dessins animés. C'est souvent très bon, les histoires sont très bonnes et ça plait à un public mondial.

Ousmane : Quelle est la situation de la bande dessinée au Canada ?
Sylvain Rheault : Le Canada est un peu à l'intersection de toutes ces influences-là. Alors on a, si on peut dire, une porte ouverte au sud, sur la culture américaine. On a une porte ouverte, par le Québec, sur la culture franco-belge. Puis on a une porte ouverte sur le Japon par Vancouver et la côte ouest. Alors, comment est-ce que ces cultures-là se sont manifestées ou ont fait leur chemin au Canada ?
Premièrement, on sait que les États-Unis c'est un voisin gigantesque. C'est un éléphant comparé au Canada qui serait une petite souris. Au point de vue économique et au point de vue culturel, le Canada fait donc figure de partenaire minoritaire. Jusque dans les années quarante, lorsqu'il y avait des bandes dessinées publiées aux États-Unis, elles étaient exportées au Canada et il y a très peu de créateurs canadiens qui pouvaient rivaliser avec ce qui se faisait aux États-Unis.
Pour un public moins important, on ne peut pas obtenir le même rapport quantité-prix. Par contre, il y a certains créateurs canadiens qui sont allés aux États-Unis et qui y ont travaillé. Entre autres, un que tout le monde connait bien, c’est Joe Shuster, qui est un Canadien et qui a dessiné Superman pour la première fois. Ça a été créé par Jerry Siegel, qui est scénariste et celui qui a dessiné donc Superman la première fois et qui a donné son empreinte visuelle, c’est un Canadien. Donc les Canadiens finalement ne sont pas restés à rien faire. Mais au point de vue de l'industrie, au Canada, on ne pouvait rien faire, il fallait passer par les États-Unis.
Ensuite, dans les années quarante, les États-Unis entrent en guerre. Mais le Canada, à cause de la situation de la guerre, a décidé de fermer sa frontière culturellement à certains produits américains comme les bandes dessinées.
Ça a créé un vide au Canada et ça a permis à beaucoup de créateurs de pouvoir dessiner et publier leurs œuvres. Alors il y a eu comme un âge d'or au Canada pendant les années quarante parce qu'on avait fermé la frontière pour protéger le marché intérieur du Canada. Quand la guerre est terminée, bon évidemment, tout ça a disparu parce que les produits américains ont recommencé à envahir le marché canadien.
Pendant ce temps-là au Québec, on était inondée, après la guerre, d’albums de Tintin puis, à partir des années soixante, par les albums d’Astérix et toutes les autres bandes dessinées qui étaient très populaires.
Ça a inspiré beaucoup de jeunes auteurs à faire de même, à se lancer dans la bande dessinée. Il y a donc des créateurs au Québec qui ont émergé, mais ils avaient beaucoup de difficulté à créer parce qu'ils n’avaient pas le marché. S’ils publiaient une bande dessinée, ils ne parvenaient pas à en vendre assez pour pouvoir en vivre.
Alors souvent ce qui arrivait aux créateurs du Québec c'est qu’ils devaient faire de la bande dessinée à temps partiel, si on peut dire. Certains sont allés travailler aux États-Unis où ils travaillaient pour les chaînes américaines, comme par exemple faire de l'encrage pour des grandes compagnies américaines où toutes sortes d'autres petits travaux comme ça.
Dans les années 70 et 80, de plus en plus, la culture japonaise s'est infiltrée au Canada. À Vancouver, il y avait plusieurs personnes du Japon qui s'étaient installées et qui avaient des contacts au Japon. Alors quand il y avait des nouvelles séries animées qui sortaient au Japon, ils recevaient des cassettes vidéo. Alors c'est ça c'est le tout début des vidéos. Je ne sais pas si les gens se souviennent du format VHS. Et les gens copient les VHS sur d'autres VHS et les dessins animés font leur chemin de l'ouest du Canada vers l'Est. Et ça passe surtout par les universités.
Sur les campus universitaires, il y a les gens qui s'intéressent aux dessins animés japonais et ils ont des contacts qui font des copies. C’est là une des sources de l'influence de la culture japonaise au Canada.

Ousmane : En fait tu as situé trois courants qui sont venus au Canada, notamment le courant américain, le courant franco-belge et le courant japonais. Y a-t-il des bandes dessinées autochtones au Canada ?
Sylvain Rheault : Je vais parler non pas en tant que spécialiste autochtone, mais en tant que lecteur de bandes dessinées. C’est donc à ce titre que je vais parler de bandes dessinées autochtones. Donc je ne suis pas un spécialiste des questions autochtones. Évidemment, il faut reconnaître qu'il y a eu des décisions dramatiques et désastreuses même. On pourrait même dire génocidaire de la part du gouvernement canadien. Quand on pense, par exemple, aux pensionnats et aux effets négatifs que ça a eus sur la culture autochtone.
Donc la première chose qu’on peut dire c'est qu’au Canada la tendance c'était à l'effacement de la culture autochtone. Il a fallu les travaux de la commission sur les pensionnats autochtones qui ont résulté, heureusement, en un changement d'attitude de la part des gouvernements et aussi qui ont eu des conséquences heureuses sur l'attitude de la population.
S'il n’y a pas eu de bande dessinée autochtone avant les années 2010, ce n'est pas de la faute aux autochtones, c'est de la faute surtout à l'attitude des Canadiens en général face à la culture autochtone.

Ousmane : Si je comprends, les premières bandes dessinées autochtones sont apparues dans les années 2010
Sylvain Rheault : C'est donc très tard. Il y a eu quelques autochtones qui ont fait des bandes dessinées, mais c'est vraiment des cas très ponctuels. La véritable émergence se passe donc à la fin des années 2000, début des années 2010 et on a donc les premières vraies bandes dessinées autochtones.
En fait, il y a plusieurs types de projets. Disons qu’on pourrait les qualifier de pédagogiques. Il y a des bandes dessinées qui sont créées à des fins pédagogiques c'est-à-dire pour donner du matériel à lire en particulier aux enfants autochtones, mais aussi aux enfants non autochtones qui peuvent ainsi s'initier un peu à la culture des autochtones.
Par exemple, à Winnipeg, il y a une compagnie qui s'appelle HighWater Press qui publie la séries 7 Generations. Ils ont aussi publié une autre série qui concerne les grands personnages de la culture autochtone comme Paula Johnson qui était une poétesse mohawk, Gabriel Dumont, un Métis, et puis d'autres nations qui ont eu des héros. Donc on a fait une bande dessinée pour chacun de ces héros.
Un autre type de bande dessinée, ce sont de bandes dessinées pour répondre à certains besoins. Par exemple pour informer les populations autochtones de leurs droits légaux. Il y a une compagnie en Colombie-Britannique qui s'appelle Indigenous Stories qui crée des bandes dessinées adaptées aux besoins de certains groupes.
Il y en a qui veulent donner de l'éducation aux enfants sur les dangers de la drogue ou sur l'importance de se nourrir de manière saine ou les maladies transmises sexuellement. Donc ils ont des bandes dessinées pour chacun de ces types de problèmes. Donc c'est une autre façon d'éduquer la population. Mais ça donne quand même des histoires très intéressantes parce qu’il faut que ça soit adapté à la culture autochtone.
Et puis il y a des créations vraiment très uniques. Comme il y a un créateur sur la côte ouest qui s'appelle Michael Yahgulanaas qui a créé des bandes dessinées dans le style des nations de la côte ouest. On peut penser par exemple aux Haïdas et qui s’inspire aussi du Manga, donc de la culture japonaise.
Il le dit clairement dans son introduction et on peut le comprendre un peu parce qu’aux yeux des autochtones, il faut comprendre que les cultures américaines, anglophones et aussi franco-belges ou francophones, représentent les peuples européens coloniaux. Alors en s'associant au manga japonais, le message de Michael Yahgulanaas c'est un peu comme pour dire voici, je crée dans une structure qui n'a pas colonisé le Canada. C’est donc un message assez puissant en fait.
Ousmane : Alors Sylvain, pour finir cet entretien, est-ce que tu peux me dire qu'est-ce que le groupe de recherche sur Au-delà des deux solitudes ?
Sylvain Rheault : Oui, c'est un groupe qui a été fondé par mon collègue Chris Reyns-Chikuma de l'Université de l’Alberta qui a regroupé des collègues de partout au Canada. Il y a entre autres Sylvain Lemay de l’Université du Québec en Outaouais et puis Jean Sébastien du Collège de Maisonneuve.
On travaille ensemble sur la problématique des échanges interculturels entre les cultures canadiennes par le moyen de la bande dessinée. Comme par exemple, qu'est-ce qu'on dit des Canadiens anglais dans la bande dessinée québécoise ? Est-ce qu'il y a des traces de la culture canadienne au Québec dans la bande dessinée ? Est-ce qu’on pourrait dire la même chose des bandes dessinées canadiennes ? Est-ce qu'on voit les traces de la culture francophone ?
Et puis qu'est-ce qui en est de la bande dessinée autochtone ? Donc on parle souvent des deux solitudes. C'est le titre d’un roman qui a été créé dans les années trente et qui déplorait le manque de communication entre les deux cultures. Nous on pense qu'il existe des échanges entre cultures anglophones et francophones, entre autres dans la bande dessinée, mais surtout il faut aussi aller au-delà de ça. C'est-à-dire que c'est plus que deux solitudes là. C'est plutôt au moins trois sinon quatre ou plusieurs autres cultures au Canada. Quels sont les échanges qui s’établissent par le biais de la bande dessinée ? Donc, qu'est-ce que la bande dessinée peut nous dire à propos des échanges interculturels entre ces peuples ? Alors c'est là-dessus qu'on travaille et on a commencé il n’y a pas très longtemps et puis on a déjà eu quelques conférences on se prépare à faire davantage.

Ousmane : Merci beaucoup, Sylvain Rheault, et je rappelle à nos auditrices et nos auditeurs que vous êtes professeur agrégé à la cité universitaire francophone de l'Université de Regina.