Les Rencontres inspirantes de Franck Nicolas.
Nous avons tous en nous des dons et des talents uniques.
Les grandes réussites de tous les domaines qui nous entourent ont su mieux que quiconque les découvrir et les exploiter pour vivre leur vie à 110%. Et si vous pouviez en être inspiré et reproduire ce même chemin ? Franck entre dans la "tête" de ces leaders incroyables pour vous livrer leur recette du succès.
Nous vous dévoilons des talents "UNIK" pour réussir à votre tour.
On ne fait pas
de la télé pour soi,
on fait de la télé
pour les gens.
Hélène Manarino,
journaliste
et animatrice télé,
elle est devenue
l'un des visages
phares
et incontournables
de TF1.
Je voulais être
au contact des gens,
informer les gens,
les accompagner.
Toujours
la rencontre
de l'autre ?
Tout le temps.
Je me remets
aussi en question.
Je sais que mes
parents étaient
fiers parce
que c'est eux
qui m'ont aussi
poussé,
aidé à réaliser ce
que je suis
aujourd'hui.
Ils m'ont apporté
des valeurs comme la
bienveillance,
le respect,
l'altruisme.
Et je pense que ces
valeurs-là,
quand c'est tout
mélangé,
ça donne le métier
que je veux
aujourd'hui.
J'ai l'impression
que je dis des trucs
complètement
différents qu'au
début, c'est
horrible.
C'est l'objet
de notre rencontre
inspirante.
C'est bien aussi de
se dire: Je mérite.
Il faut être fier
de ce qu'on est.
Je suis très fière
de mes
faiblesses aussi.
Ça veut dire
que j'ai pas la même
Hélène qu'au début
de notre rencontre.
T'es une personne
qui prend soin
aussi des autres.
Oui, les autres nous
aident aussi
à nous rencontrer.
Il faudrait
que j'arrête de ne
pas vivre au jour
le jour et de penser
toujours au pire
de ce qui peut
se passer.
Et moi, c'est vrai
que j'ai parfois
du mal à être dans
l'instant présent.
Et donc,
quand on n'est pas
dans l'instant
présent,
on ne profite
pas du moment.
Il faut faire
les choses avec
bienveillance.
Il faut être
soi-même.
C'est bon.
Yes, I got it, baby.
Soyez
déraisonnables.
Ayez l'audace
de choisir vos
valeurs pour faire
de vous un grand
leader pour un
monde meilleur.
Bonjour, c'est
Hélène Manarino.
Je suis ravie d'être
avec Franck Nicolas.
Tu l'as bien
fait, Hélène.
C'est vrai ?
Je suis contente de
t'avoir aujourd'hui.
Moi aussi, je suis
trop contente.
Madame Énergie.
Ah ouais ?
Madame Énergie.
C'est génial.
Tu renvoies beaucoup
l'énergie,
je trouve.
J'en ai.
Non, c'est vrai ?
C'est tes origines
italiennes ?
Oui, je crois
que c'est ça.
Le caractère
italien.
Une maman aussi
qui vit toujours
à 100 à l'heure.
Mais dans le
caractère,
c'est la mama
qui contrôle tout ?
Non, c'est le papa.
Un modèle
patriarcal.
Oui, complètement.
Ça, c'est important
pour toi ?
Oui, et puis je suis
très proche
de mon père.
On a une relation...
J'avais cru
comprendre.
Oui.
Présentatrice,
animatrice, on va
dire journaliste ?
Oui.
D'abord,
la fondation,
c'est journaliste.
Oui.
Est-ce que tu savais
que j'avais été
journaliste ?
Non.
Non.
C'est à peu
près 75 221.
C'est quoi ton
numéro ?
120 522.
Au Donc, OK,
d'accord.
Désolée.
Allez, au revoir.
Dis-moi,
qui était la petite
Hélène à l'âge
de 10 ans ?
On est dans quel
contexte ?
On habite dans
quelle ville ?
À quoi ressemble
ton enfance ?
On est
à Valenciennes,
dans le Nord,
avec une grande
fratrie.
On est quatre,
deux grandes sœurs,
un grand frère.
On est une famille
très soudée.
Je fais beaucoup
de danse, de théâtre
et de cours de chant
à cette époque-là,
déjà.
Je voulais être
danseuse à la base.
D'accord.
Ça, c'est maman
qui voulait que tu
sois danseuse ?
Non, moi.
Je voulais être
danseuse de Beyoncé.
C'est vrai ?
Oui.
Mais à quatre ans ?
Oui, à quatre ans,
comme les petites
filles, voilà,
les petits tutus,
danse classique,
une grande sœur
qui faisait beaucoup
de danse aussi.
C'est vrai que je
la regardais
répéter, etc.
Importante pour toi,
la grande sœur ?
Oui.
Mais mes frères
et sœurs, la famille
en général.
Je suis très
famille.
La famille, oui.
Oui.
C'est vrai,
je suis la dernière.
Une enfance aussi
très protégée
par mes frères
et sœurs,
mes parents,
la petite dernière
Capricieuse aussi,
qui fait plein
de choses.
Quel type
de Caprice ?
Si je voulais manger
la dernière
de chocolat
sneakers.
Si c'était pas
pour moi, c'était la
crise, par exemple.
Oui, la dingue.
Non, il faut avouer.
Non, mais voilà,
c'est vrai que je...
En tout cas,
des Caprices,
des Caprices
d'enfant,
rien de méchant.
Et papa-maman,
pourquoi ?
Maman, professeur
des écoles et papa
dans la protection
de l'enfance.
Donc, un lien
très social.
Tous les deux.
Oui,
bien sûr,
parce qu'après ma
mère, elle a arrêté,
elle a travaillé
auprès des personnes
âgées et
handicapées.
Elle est toujours
très investie
dans de la vie,
de la vie
politique aussi.
Et mon père,
protection
de l'enfance pendant
42 ans, il est parti
à la retraite cette
année et lui,
il a travaillé
auprès d'enfants
placés.
Il a aidé
les parents
à devenir de
meilleurs parents.
J'ai été élevée
là-dedans,
vraiment toujours
tournée
vers l'autre.
La compréhension,
le non-jugement,
l'écoute.
Il y a un oiseau
social, on le voit.
Vraiment, les gens.
Hyper important.
C'est pour ça
que j'ai voulu
être journaliste.
C'est-à-dire ?
C'est-à-dire que je
voulais être
au contact des gens,
informer les gens,
les accompagner,
la curiosité aussi.
Je pense que quand
on est journaliste,
au début,
quand je faisais
que l'info,
partir
sur le terrain,
rencontrer des gens,
être au plus
près de...
Des microtrotes ?
Ouais.
Tu aimais Oui,
j'adore.
C'est trop bien.
Ça a commencé
à naître à l'âge
du 10 ans, ça ?
Oui, très jeune,
parce que mon père
qui lisait La Voix
du Nord tous
les soirs,
il ne fallait
absolument pas
le déranger,
il rentrait
du travail,
c'était vraiment le
truc qu'il faisait.
Le jour où il était
sur le fauteuil
du salon.
Donc, il y a eu ça,
et puis le 20h00.
Et puis après,
ils m'ont emmené
voir les émissions
de Marc-Olivier
Fogiel.
On prenait
la voiture
le dimanche,
on allait
à la plaine
Saint-Denis avec
mes frères et sœurs.
Et je me souviens,
la première fois,
on était à table
et on avait
eu une carte.
Il y avait une carte
dans notre assiette
et on ouvre la carte
et c'était écrit: On
ne peut pas plaire
à tout le monde,
qui était l'émission
de Marc-Olivier
Fogiel.
Et mes parents,
ils ont dit: Allez,
en voiture et on va
à la plaine
Saint-Denis.
Et donc là,
tu le vois en vrai
dans le public.
Là, tu es dans
le public et là ?
Je veux être lui.
Je veux interviewer
les gens, je veux
comprendre les gens.
Et je me dis: Si je
n'avais pas été
journaliste,
j'aurais voulu
être psy, je pense.
Tiens donc.
Toujours
à la rencontre
de l'autre ?
Tout le temps.
Oui.
Et donc,
est-ce qu'on
pourrait dire qu'en
ce moment,
tu es en train de
rencontrer Hélène ?
Oui, enchantée.
Non, mais je pense
qu'on se rencontre
toute sa vie, non ?
Oui, mais il y a
des moments où on
veut plus se
rencontrer
que d'autres.
Oui, il y a
des moments où on
aime se laisser
un peu de côté.
Mais non, ça va.
Et l'ensement,
tu te rencontres
ou tu te
rencontres pas ?
Non, je me
rencontre.
Je peux me fuir
un peu de temps
en temps.
Les
autres nous aide
aussi à nous
rencontrer.
Oui, c'est un effet
miroir aussi.
Exactement.
Il faut qu'il soit
positif, cet
effet miroir.
Oui, c'est pour ça
que j'aimais être
entourée, beaucoup.
J'ai une grande
bande de copines
et tout ça,
une grande famille.
Donc, c'est
important.
Parce que tu es
une personne
qui prend soin
aussi des autres.
Oui.
C'est marrant parce
qu'on a l'idée
reçue, je n'en sais
rien, le grand
public a l'idée
reçue que la télé,
quand même,
pour avoir sa place
au JT, pour avoir sa
place à toi,
il faut quand même
un peu jouer
des coudes.
Et en fait,
tu es le Un autre
exemple de ça ?
Oui, parce que je
pense que...
C'est un peu bateau
de dire ça,
mais il y a
de la place
pour tout le monde
et il faut faire
les choses avec
bienveillance.
Et
je pense que faire
les choses avec
malveillance
et réussir en ayant
fait des choses pas
bien aux autres,
on ne peut
pas être fier.
Je pense
qu'aujourd'hui, moi,
je démarre et tout,
mais il s'est passé
plein de choses,
mais je pense
que j'ai toujours
respecté les autres.
J'espère
en tout cas.
Et comment s'est
passé ce transfert
de l'enfance vers le
job, le boulot ?
Ça a été compliqué
parce que je suis
partie très tôt
de chez mes parents,
trop tôt.
Je ne pensais pas.
C'est-à-dire que je
suis partie à l'âge
de 19 ans,
donc post-bac,
un an après
avoir eu le bac.
Et après,
je contacte
quelqu'un sur RTL,
l'ami d'enfance
de mon papa
qui travaille
là-bas,
en lui disant s'il
y a une place.
Et on me dit: Il y a
un poste
de standardiste
pour la matinale.
Et là, je pars.
D'accord, OK.
Mes parents
me disent: OK.
Donc, tu vois
l'aspect très
important
des relations ?
Oui.
C'est un truc
de dingue, ça.
Alors là, tu arrives
chez RTL et tu
es standardiste ?
Oui.
Mais tu es déjà très
heureuse
à l'époque ?
Oui, parce que je
prenais le premier
métro et je
descendais
à la station
Champs-Élysées
et tous Tous
les matins,
je traversais
les champs.
Et pour moi,
c'était fou.
Me dire
de Valenciennes,
tous les matins,
je me souviens
très bien.
Puis tu avais ton
petit passe,
ton petit bip,
ton petit machin.
Et ça, c'est
fou, non ?
Oui, fou.
On se dit...
Puis, on a toujours
écouté RTL avec
mes parents.
Il y avait
aussi ce...
Il y avait aussi ça,
cette symbolique: Je
sais que mes parents
étaient fiers
et tout.
Donc là,
tu te retrouves
à RTL, dans le sein
du sein,
et tu te dis: Non,
ce fourmillement,
c'est mon truc.
Oui, puis je suis
super contente.
C'est la matinale,
c'est l'info,
gérer les auditeurs.
Là, est-ce que tu
vois passer
les animateurs ?
Oui.
Est-ce que tu oses
aller vers eux ?
Comment tu
t'y prends ?
J'ai osé aller voir
Jean-Michel Apathy
pour lui demander
un stage au
Grand Journal.
C'est une copine
de l'époque qui a
frappé à la porte
et qui est partie.
Je me suis retrouvée
derrière la porte
de son bureau
et quand il a fait:
Oui,
tu pars pas
en courant,
c'est pas un jeu.
Non.
Je peux pas le jeu
du voisinage.
C'est un petit côté
audacieuse
quand même.
Oui, je lui dis: Je
m'appelle Hélène
Manna-Rénault.
Il me dit: Je vois
très bien qui vous
êtes, vous êtes
au standard.
Je viens
de Valenciennes,
j'ai fait un stage
dans ma vie
chez Énergie
Valenciennes,
mais j'ai envie
d'être au
Grand Journal.
Il m'a dit: OK.
Il a pris mon CV
et j'ai été rappelée
un mois après.
J'ai passé cinq
entretiens et j'ai
été prise en stage.
Incroyable.
Je lui dois
beaucoup.
Et ensuite,
qu'est-ce
qui se passe ?
Là, tu es stagiaire.
Stagiaire du
Grand Journal.
D'accord.
Là, tu es
dans la rédac'.
Dans la rédac.
Je me souviens,
à l'époque,
le Grand Journal
partait au Festival
de Cannes.
Je me souviens être
partie à Cannes.
Je me suis retrouvée
sur la plage
du Martinez où ils
faisaient
leur émission.
Là,
on est
dans le carré,
il y a un carré VIP.
Avec le grand
plateau de l'époque
de Le Grand Journal,
tu te rappelles ?
Oui.
Là, on est immense.
Et puis là,
tu as Lady Gaga
qui passe,
tu as un acteur
américain, puis
toi, tu es là...
Tu es vraiment...
C'est dedans,
c'est acquis que...
Oui,
mais sans
prétention,
C'est-à-dire que je
me dis: J'ai toutes
mes preuves,
mais j'ai mis
un pied dans ce
que je voulais
faire,
donc maintenant,
il faut beaucoup
travailler.
Voilà, j'ai
toujours travaillé.
Donc, le stage
avance.
Ça se passe
trop bien.
Et je rencontre
Ali Badou,
qui était
chroniqueur
du Grand Journal
à cette époque.
À la rentrée
de septembre,
je m'inscris
dans une école
de journalisme
et je n'avais cours
que l'après-midi.
Donc, je cherchais
absolument un
stage le matin.
J'appelle Ali Badou
en lui disant: J'ai
besoin d'un stage.
On s'est vu au
Grand Journal.
Il m'a dit: Oui,
Émilie Besse,
qui présentait
le journal de Canal
à l'époque,
cherchait
une stagiaire
pour le matin.
Donc, je rencontre
Emilie et je suis
sa stagiaire.
Et ça colle.
Et ça colle.
Donc, j'ai fait ma
première année
d'école
de journalisme
et à la fin
de l'année,
on me propose
un contrat
à la nouvelle
édition sur Canal.
Donc, je n'ai pas
fini mon école et on
me propose
un contrat.
Donc, les étoiles
sont en train
de s'aligner.
Oui.
Et Ali Badou
qui dit: On embauche
Hélène, je deviens
son assistante.
Enfin, Alice,
c'est un cœur
très important.
Donc, ça a été ton
contrat et tu es
en première année
d'école de
journalisme ?
Oui, à la fin de ma
première Fin
première année.
Ma directrice
d'école me dit:
Accepte le job et on
fera une validation
des acquis
plus tard.
En 2017, ça y est,
boom, tu es
journaliste
animatrice à L.
C.
Oui, on l'a
souhaité.
Donc là,
on a avancé.
On a avancé,
on a eu des années
sans travail,
on a eu des années
compliquées,
on a eu des choses
de la vie qui se
sont passées.
Oui, oui.
Et il y a ce 2017
qui arrive
où on propose d'être
remplaçante tout
d'abord
de la chronique
culture sur LCI.
Puis, à la fin
de mon remplacement,
hiver et été,
on me dit: On va te
proposer
une émission
qui s'appelle La
carte blanche où tu
reçois un invité
par jour.
Et là, je me dis:
Génial,
mon rêve absolu,
des interviews
tous les jours.
C'est formidable.
Avec des artistes,
trop bien.
Ouais.
Après, 2019,
Europe 1 ?
Ouais.
Et puis 2022,
c'était l'émission
de Canteloup
sur TF1.
Ouais.
Qu'est-ce qui t'a
permis de dire: Je
veux diriger mon
énergie plus
sur le terrain
que sur un plateau
ou vice versa ?
Certains vont me
dire, par exemple:
Moi, Franck,
je préfère
la présentation
parce que j'ai
un besoin de
reconnaissance.
J'aime ça.
Je kiffe
sur le direct,
sur l'imprévu
et j'ai aussi ce
besoin que je vais
pouvoir combler.
Ou d'autres vont me
dire: Non, Franck,
moi, j'adore
le terrain et la
rencontre avec...
Voilà, c'est
un peu ça.
Moi, j'ai toujours
préféré le terrain,
mais parfois, on ne
peut pas en faire.
Et je voulais quand
même exercer
mon métier.
Donc, c'était
la présentation.
Mais je n'ai jamais
voulu faire
de l'antenne pour
faire de l'antenne.
Jamais.
Je ne me suis jamais
dit: Je veux
forcément faire
quelque chose où on
me voit bien
au contraire.
Elle a un exercice
que j'ai adoré faire
dans ma toute petite
carrière,
si je devais choisir
un truc,
c'est le portrait
inattendu
sur Europe.
C'est-à-dire
que c'est quand même
le média où on ne
nous voit pas
forcément,
où l'autre
est en avant.
Je n'ai jamais été
dans quelque
chose de...
Pas si show off
que ça, finalement.
Non.
Et puis,
même dans ma vie,
je ne suis pas
du tout comme ça.
Oui, je vois.
Oui, ce n'est pas...
Finalement,
est-ce qu'on peut
arriver à être
plutôt
backstage que sur la
scène dans les
préférences idéales
et se dire: Tiens,
j'aimerais bien être
comme Claire Chazal,
pourquoi pas ?
Oui, mais ce n'est
pas un métier,
Claire Chazal.
Oui,
c'est une position
dans un métier.
C'est ça.
C'est que moi,
j'ai évidemment
énormément
d'admiration.
C'est une grande
journaliste qui m'a
énormément inspiré,
Claire Chazal.
Bref, il
n'y a pas...
Claire Chazal,
Anne Sinclair.
Anne-noire,
Anne-Sinclair.
Claire, et puis,
Anne-Claire,
plus que tout.
Christine O'Créne.
Christine O'Créne.
J'ai été inspirée
par énormément
de femmes,
d'hommes aussi,
mais il y avait
cette envie de pas:
Je veux faire
le 20h00.
C'est-à-dire que ce
que j'admire
chez Anne-Claire
Coudret
et Gilles Boulo,
par exemple, pour
Les Cités,
ça a été des grands
reporteurs.
Ils ont vécu
des choses
incroyables
sur le terrain.
Anne Claire,
c'est un grand
reporteur
incroyable.
Oui, c'est vrai.
Et c'est ça.
Aujourd'hui,
ils sont aux 20h00.
La légitimité d'être
aux 20h00,
les interviews
qui mènent avec
que ce soit
le président,
des personnalités
politiques,
des gens issus
du monde
de la culture,
les émissions
spéciales
et tout ça.
Je pense que ça,
c'est très
important.
Moi, je sais
qu'aujourd'hui,
quand, par exemple,
on me propose
la matinale de LCI,
je suis jeune,
j'ai 30 ans,
mais j'ai fait
du terrain, le JT,
des chroniques.
Donc, je n'y vais
pas en mode...
Je n'y vais pas avec
une aisance
de dingue parce
qu'on se demande
toujours pourquoi,
mais vous êtes
sûr et tout.
Mais je me dis oui,
il y a une suite qui
peut être logique.
Oui, puis tu as
le légitimité,
tu vas l'acquérir un
peu sur le terrain.
Mais si je n'avais
pas eu toutes ces
années auprès d'Ali
Badou,
le Grand Journal,
tout ça, je pense
que je serais...
Tu n'aurais pas
les mêmes clés.
Oui, puis je serais
très gênée d'arriver
et d'être...
Ok, donc le
maquillage ?
Non.
Donc, ce
n'est pas...
Vraiment, l'antenne,
ce n'est pas
un métier.
Bien sûr.
Et moi, là,
je suis très
heureuse de ce
qui se passe.
Je fonctionne
au projet.
Si demain,
on me propose
le projet,
un projet
que j'adore,
mais on ne me voit
pas, je vais pas
dire non,
je vais dire oui.
Est-ce qu'il y a
toujours ce petit
sentiment de
l'imposteur ?
Oui.
Il arrive d'où ?
Il est plutôt
sain, en plus.
Oui.
Parce que ça veut
dire que rien
n'est acquis,
qu'il faut toujours
travailler.
Le travail,
c'est le plus...
Vraiment,
encore une fois,
pour moi,
c'est le plus
important,
que c'est un métier
très aléatoire,
que tout ça.
Donc oui,
je l'ai un peu.
Ça nous permet,
je pense,
de nous remettre
en question
à chaque fois.
Ton approche pour te
remettre
en question.
Donc en clair,
c'est ça pour toi.
Il faut faire
attention qu'il ne
soit pas non plus
trop là,
parce qu'après,
ça peut être aussi
comme les gens
en cours: Je suis
sûr que j'ai raté.
Puis ils ont
20 sur 20.
Mais quand tu dis:
Il faut faire
attention,
tu es en train de te
parler à toi, là ?
Oui.
Oui.
Parfois, je me dis:
Non, c'est bien
aussi de se
dire: Je mérite.
C'est bien de se
dire ça de temps
en temps.
Je dis
que la plupart
du temps,
le cerveau a besoin
de récompenses
et que la
récompense,
ce n'est pas
forcément quelque
chose de très
compliqué.
Et elle doit être
répétitive,
cette récompense.
Et dans notre vie
de leader,
d'entrepreneur,
on doit être capable
et d'influenceur
d'hommes
et de femmes,
on doit être capable
à un moment donné
de se dire: C'est
moi qui l'ai fait.
Oui.
Et j'ai eu ce
sentiment-là avec le
portrait d'Europe 1.
C'est le portrait
inattendu.
J'étais hyper fière.
Il y a eu ça.
Il y a eu même des
reportages aussi.
Ça m'est arrivé
de me dire...
Et tu dis aussi: Les
audiences ne vont
pas dicter
mon humeur.
Non.
Je ne comprends
rien en plus.
Tu me fais quoi ?
L'échec.
Là, je sais qu'on me
dit: Non,
mais les audiences
quand même.
Avec Canteloup tous
les jours,
je suis sous.
J'ai ce truc-là
que je regarde,
bien sûr.
Je fais allusion
à ça, évidemment.
Oui, évidemment
que plus le temps
passe, plus on est
exposé, plus on fait
attention
aux audiences.
C'est vrai.
Et plus on devient
un produit aussi.
Évidemment.
Mais ce que je ne
veux pas, c'est
quand il y a
une mauvaise
audience,
que tout soit remis
en question,
qu'il y ait de la
mauvaise humeur.
Je l'ai vécu avec
une émission
à laquelle je tenais
beaucoup qui n'a pas
marché,
parce qu'on avait
beaucoup travaillé
avec les équipes,
qu'on avait vraiment
tout donné
et tout ça.
Je me suis dit Ça
m'est arrivé
deux fois.
La première fois, je
l'ai très mal vécu.
J'ai été triste.
Qu'est-ce qui
s'est passé ?
J'ai été déçue parce
que j'étais
tellement fière
du programme
que j'ai été déçue
de me dire: Mince,
ça n'a pas marché.
J'étais déçue pour
les équipes et tout.
Et la deuxième fois
où c'est arrivé...
Et tu en as pleuré ?
Ouais, mais pleuré,
pas à chaud
de larmes,
mais déçue, en me
disant: Ça y est.
Parce que c'est
compliqué quand on
fait ce métier
et qu'on travaille
sur des émissions
parfois pendant
six mois.
Et en une soirée,
Ça y est,
c'est fini.
Soit si ça marche,
ça recommence.
C'est le principe
du spectacle.
C'est ça.
Ça se relounait
chaque jour.
La première fois
que ça nous arrive,
on peut se
dire: Ah...
Et après, on prend
plus de recul.
La deuxième fois,
on se dit: C'était
les gens qui ont
regardé,
on espère qu'ils
ont été contents.
On a passé un super
moment,
c'était cool.
On a fait ce qu'on
voulait faire.
Et maintenant,
je me dis ça.
Je pense
que la prochaine
fois, je serai
déçue, triste
si je me dis: T'as
pas donné
le maximum.
Si aujourd'hui,
Je donne le maximum,
ça ne marche pas.
Qu'est-ce que je
peux faire ?
Rien.
C'est brillant ce
que tu es en train
de nous dire,
parce que beaucoup
d'hommes
et de femmes
qui nous écoutent
en ce moment se
disent: Je
ne suis pas de bonne
humeur s'il ne
fait pas beau.
Je suis de bonne
humeur s'il
le fait beau.
En fait, je suis
mon environnement.
Et souvent,
dans ces métiers un
peu de spectacles
où tout se
renouvelle à chaque
fois, rien n'est
jamais gagné
et tout peut
s'effondrer,
20 ans de carrière
et en une seule
soirée,
c'est terminé.
Ce qu'il faut
surtout Le truc,
c'est de se dire
qu'on n'est pas
le résultat.
Non.
Il ne nous
appartient pas
et c'est ce que tu
es en train de me
dire, finalement.
C'est qu'il faut...
C'est très mature
en termes
de développement
personnel,
ce que tu me dis,
parce que beaucoup
de gens
deviennent
rapidement
le produit.
Oui, mais après,
je me remets aussi
en question parce
qu'on ne fait pas
de la télé pour soi,
on fait de la télé
pour les gens.
Donc, c'est-à-dire
que moi,
je vais être fière
du programme,
mais je vais aussi
me dire: Tiens,
pourquoi ça n'a
pas marché ?
Est-ce qu'il y a
quelque chose qu'on
peut améliorer ?
Oui, mais tu
réalises
que les gens voient
un produit, ils ne
voient pas Hélène ?
Oui.
Et ça,
on ne le réalise
pas tout de suite.
Tu l'as réalisé,
maintenant ?
Je ne sais pas.
Oui.
Moi, je ne
sais pas trop.
Mais ça, c'est
une source qui...
À partir du moment
où on réalise qu'on
n'est pas le produit
qu'on présente,
on prend un gain
d'énergie
considérable.
Et pas l'arrogance,
la confiance,
la vraie confiance.
Je ne sais pas.
Tu vois 4,8
millions d'audience.
Yeah, c'est cool.
Bon, allez,
je vais retravailler
maintenant.
Oui, c'est ce
qui se passe.
Et puis,
pour le coup,
Canteloup,
c'est Canteloup
qui a une émission
qui cartonne
depuis des années.
Jamais je me dis:
C'est moi qui...
Non.
Canteloup,
c'est le meilleur
exemple et c'est
Moi, je suis très
heureuse de
participer à cette
audience,
mais pour moi,
Canteloup marche
par rapport à ce
que fait Nicolas.
Qui est un gros,
gros travailleur.
Énorme travailleur.
Oui.
Et un talent
de dingue.
Je suis hyper
contente de qu'on se
renvoie la balle
tous les deux et je
suis très
heureuse de ça.
Est-ce que ça
t'arrive, dans cette
période de ta
carrière,
de te dire: Je ne
suis pas légitime ?
On l'a encore,
ça ou pas ?
Oui, on l'a encore.
C'est quoi les
petites phrases
qui arrivent
dans ton mental ?
C'est quoi les
petites pensées ?
Vous êtes fous.
J'ai tourné
une émission avec
un plateau énorme.
J'étais là: Non,
mais c'est Nikos
qui fait ça et tout.
Ce genre de truc.
Il faut se lancer
à un moment donné.
Oui, ça va être
C'est trop grand.
C'est quand Lou,
c'était pareil.
C'est-à-dire
qu'après Nikos,
Arthur l'a fait
aussi un petit peu,
Alexandra Subley.
Puis moi, j'arrive:
Mais heureusement.
En disant: Pas
de problème,
j'ai trop envie
de le faire.
Non, il faut se
dire: Attendez, OK,
Mais la chaîne me
propose: C'est
quand Lou ?
Elle me propose: Tu
vas passer
des essais ?
Je ne sais pas.
Tiens, tu as
un contrat.
Moi, derrière,
je suis là: Ouais,
vous êtes sûr ?
Mais c'est énorme.
Et les premiers
essais sont
catastrophiques.
Et C'est normal.
Et donc j'ai
vachement travaillé.
J'ai vachement
travaillé,
j'ai pris des cours
de théâtre.
Il faut
aussi être
à la hauteur de ce
qu'on nous donne.
Au début,
je prends des cours
pour me
rassurer aussi.
En me disant: Je
travaille,
je n'arrive
pas en mode...
En mode ça y est,
c'est bon.
Mais après,
j'ai très vite
compris,
grâce à Nicolas,
grâce aux équipes
de toute l'équipe
et tout, il faut
être soi-même.
Est-ce qu'on est
dans le grand
dilemme corneélien
lorsqu'on laisse
tomber la rédac,
cette image
de la journaliste
et qu'on arrive
dans le monde
de l'animation ?
Ça a été un...
Oui.
Déjà, je pense
que la route est
longue et que je
fonctionne
aux envies,
au coup de cœur,
au projet,
que rien n'est
arrêté, que je peux
faire plein de
choses encore.
Là, ce que j'entends
en ce moment, c'est
ce que tu t'es dit.
Oui,
mais ça a été très
dur de quitter
une rédaction
dans laquelle
j'étais depuis sept
ans,
de faire Canteloup
et la première
émission,
c'est le jour
de la mort
de la reine
d'Angleterre où moi,
j'étais allé
en Angleterre
pour s'en jubiler
et que je m'étais
dit: Quand
malheureusement
la reine
disparaîtra,
je serai sur le
terrain aussi.
Je ne peux pas
partir parce que je
ne suis plus
à l'info.
Mais on transforme
tout ça en se
disant:
C'est très positif
aussi ce qui se
passe, que j'ai eu
la chance d'avoir
plein de choses avec
cette rédaction,
que je reste
dans le même groupe
aussi,
que compte lou,
on reste avec cette
matière
de l'actualité,
que j'ai pu m'ouvrir
à d'autres choses,
que TF1 m'a fait
confiance sur
d'autres projets.
Et finalement,
on a souvent ce truc
de se dire:
Journaliste,
c'est un vrai
travail d'enquête,
mais l'animation
aussi.
C'est-à-dire
qu'encore une fois,
on nous donne
quelque chose et on
le transforme
à notre façon.
Et moi, c'est ça,
c'est-à-dire que ce
qu'on me donne,
je le transforme
à ma façon.
Donc, il y a
forcément
du journalisme
dans ce que je fais.
Et dans ce choix
de passerelle,
finalement,
ça fait toujours
un petit peu peur
parce qu'on se dit:
Une fois que j'ai
l'étiquette
d'animatrice,
est-ce que je Je ne
me serais plus
encore aperçu comme
une journaliste ?
Donc, on a toujours
un petit peu cette
petite voix en tête.
Oui, toujours,
mais je vois que
je ne la perds pas
à la petite tête.
Parce que j'ai été
journaliste pendant
10 ans, que j'estime
l'être encore parce
que je travaille
sur des projets
aussi plus
journalistique
et que la route
est hyper longue.
Encore une fois, il
y a plein de choses.
Je prends l'exemple
de Marie Portolano,
qui est une de mes
amies, journaliste
Canal+,
qui part faire
le meilleur
pâtissier,
qui arrive
à la présentation
de Télé Matin.
Il y en a plein.
Leïla Khadour,
qui présente le JT
de France 2
et qui est aussi
à la radio,
qui est
une journaliste,
mais qui est aussi
à la radio
dans un truc un peu
plus souriant,
avec des invités,
avec de l'humour.
Anne-elisabeth
Lemoyne aussi,
qui peut jongler
entre plusieurs
choses.
Et puis là,
c'était des hommes,
Nico Saliagas
et Denis Brogniart,
qui présentent des
gros primes sur TF1.
Du divertissement,
ce sont des
journalistes.
Dans ce choix que tu
as eu à faire
ou dans les autres
choix dans ta
carrière,
quel est le rôle
des parents qui,
je suppose, sont
très fiers de toi ?
Oui.
Et qui te
le disent ?
Oui.
Quel a été le rôle
de cette famille
pour t'accompagner
dans ces passerelles
de carrière,
ces temps forts ou
ces creux de vie ?
Beaucoup d'écoute,
de compréhension,
pas
de starification,
pas de taille
à meilleure.
Quand ce n'est pas
bien, ils me
le disent.
Quand je vais trop
loin, ils me
le disent.
Garder les pieds
sur terre, non,
un truc très sain.
Pas: Je vis aussi ce
par procuration ce
qui arrive
à ma fille.
Ils sont fiers,
mais ils sont fiers
de ma sœur Chloé
qui a eu son nouveau
job, ma sœur Marion,
pareil,
mon frère qui a
ouvert son
cabinet de kiné.
Ils sont fiers parce
qu'on fait ce
qu'on veut faire.
Est-ce que tu as
souvent fait passer
les autres
avant toi ?
Oui, tout le temps.
Et ça te procure
du plaisir ?
Oui.
Tu dis: Je pense
tout le temps
aux autres.
Et limite,
c'est un défaut.
Oui, parce que c'est
bien de penser à soi
au momentJe
l'ai aussi.
Oui, c'est ce que je
voulais te faire
comprendre.
Ouais, quand même.
Bon, on y est.
Déjà, je
pense à moi.
Dans l'entrevue,
oui.
C'est un exercice
très compliqué,
cette entrevue.
Tu rajoutes que tu
as peur de ne pas
assez penser
aux autres aussi.
Aux gens
que tu aimes.
Oui, aux gens
que tu aimes.
Oui, aux gens
que j'aime.
Qu'est-ce que ça
veut dire ?
Oublier l'essentiel,
être happé
par un peu cette
vie parisienne
de médias et oublier
nos valeurs.
Est-ce que tu kiffes
dans ta vie
en ce moment ?
Oui.
Oui.
Oui.
Oui.
Grâce à ma famille,
mes amis,
mon boulot.
Tu es une femme
heureuse ?
Je crois.
Oui.
Oui.
Oui.
Oui.
En tout cas, je fais
tout pour l'être.
Comment tu gères
à la fois cet aspect
femme de média,
femme publique,
et puis ta
vie privée ?
Je préserve
ma vie privée.
Je fais mon métier,
mais je ne suis
pas trop...
Comment dire ?
Les soirées,
j'ai les mêmes amis
depuis toujours.
Tu restes
dans l'authenticité,
pas trop le
people, etc.
Non, je n'ai
pas trop de...
Mais j'ai une bande
de copines qui est
la même depuis
le début, pas
dans le métier.
J'ai des vrais amis
dans ce métier-là.
J'ai des vraies
copines,
amies proches,
mais on se ressemble
un peu toutes.
En tout cas...
Mais oui, non,
je ne suis pas...
Et dans ta vie...
Et plus ça passe,
plus je fais
des grosses...
Comme Canteloup
et tout ça,
plus je me rapproche
de ma vie d'avant.
Tiens, non ?
Oui.
Tu te replies
vers l'authenticité
ta bulle.
C'est comme quand on
arrive quelque part,
qu'on découvre, il
y a plein de choses.
Il y a toujours
des bulles,
les médias, ça...
Et après, on se dit:
Attention, parce que
ta vraie vie,
elle est là.
Et il y a ça.
Et tous, tous les
avantages qu'on peut
avoir, parce qu'il
faut être honnête,
on en a.
Des événements,
de spectacles
et tout ça,
j'en fais toujours
profiter ma famille.
Je ne garde pas ces
avantages pour moi,
jamais.
Je vais amener
Julie,
qui est une de mes
meilleures amies.
Je l'ai amenée voir
un concert parce
que j'ai fait
une émission
avec l'artiste.
Donc j'ai été
invitée à son
concert.
J'ai amené mon amie
Julie parce que je
sais qu'elle
l'adore.
Donc voilà.
Et ça,
je prends beaucoup
de plaisir
quand je fais ça.
Ça me procure
beaucoup de bien.
Quelles sont
les petites choses
qu'il faudrait
que tu fasses
dans ta vie
aujourd'hui
pour augmenter ton
niveau de bonheur,
ton bien-être,
ton équilibre ?
Il faudrait que je
me pose moins
de questions parce
que parfois,
j'ai tendance aussi
à penser que c'est
humain,
peut-être parfois
de penser au pire,
ce n'est pas
très bien.
J'aime bien parce
que tu rationalises
à chaque fois.
Je suis normal.
Ouais, ça
me rassure.
Ça, c'est
le signe de...
Je suis totalement
en panique.
J'ai cru comprendre.
Oui, je pense.
Je suis quelqu'un
de très angoissé,
très stressé
tout le temps.
Oui, ça, c'est sûr.
J'avais cru
comprendre.
Ça, il faut que je
travaille un peu
plus relax,
tout va bien.
Est-ce que C'est ton
métier qui a
exacerbé un petit
peu ça, où il faut
assurer l'antenne,
il faut livrer
le papier, etc.
?
Ou est-ce que déjà,
à la base,
tu avais cette
propension à avoir
ce type d'angoisse ?
Non, j'ai un papa
très angoissé.
Je pense que je
tiens ça de lui.
Que se soucier
des autres,
c'est très bien,
mais ça amène
beaucoup de stress
aussi parce qu'on
pense toujours
à Tiens,
est-ce que l'un va
bien, l'autre
aussi ?
Et l'angoisse
principale,
c'est quoi ?
C'est de perdre
les gens que j'aime
et pas perdre
la mort.
Forcément,
mais c'est de...
Et dans quel moment
elle apparaît
cette angoisse ?
Quand on est
un peu plus seuls.
À la maison,
du style typiquement
fin de journée,
seuls ?
Parfois, oui,
on peut se dire
Quand on peut être
happé par le travail
et qu'on oublie
un peu l'essentiel,
cette angoisse peut
dire: Mince,
j'ai peur de perdre
la personne parce
que je n'ai
pas été là.
Donc, ça peut être
une angoisse de ne
plus être utile
aussi, de ne plus
être utile aux gens.
Je
vois tes
justifications
à chaque fois et ton
sourire qui est
une belle pudeur,
mais est-ce que tu
ne joues pas un peu
parfois la femme
superwoman ?
Je ne sais pas ce
que ça veut dire
femme forte en plus.
Souvent, on me dit:
Tu es une femme
forte et tout,
mais je ne sais pas
trop ce que ça veut
dire être une
femme forte.
C'est-à-dire que
je pense qu'on est
tous forts, plus
ou moins dans des...
On devient tous
forts à un moment
donné, on l'est plus
à un moment,
moins dans d'autres
moments.
C'est pour ça que je
te posais
la question: est-ce
que tu accueilles
parfois ou souvent
tes émotions,
ta vulnérabilité ?
Parce qu'être un peu
une superwoman
ou un Superman,
c'est: Je vais bien,
tout va bien.
C'est la blague
de Danny Moon.
Oui, mais ça cache
quelque chose, ça.
Exactement.
C'est de se dire:
Non, ça va, super,
tu vas bien.
Ouais, génial,
franchement.
Super, vraiment.
Et c'est le problème
d'Instagram,
je trouve.
Oui, c'est ça.
Mais là,
on n'est pas
là-dedans avec toi.
Pas du tout.
C'est-à-dire que je
pense que c'est...
Puis, il faut être
fier de ce
qu'on est.
Moi, je suis très
fière de mes
faiblesses aussi.
Lesquelles ?
Le stress, mes
différentes peurs.
Tout ce qu'on a pu
dire, c'est
la remise
en question, la
légitimité, tout ça.
Ouais, c'est bien.
S'il y avait
un homme portrait
dans le tempérament
qui pourrait te
séduire,
ce serait...
Ce n'est pas
un casting, les
gars, calmez-vous.
Homme-femme, déjà ?
Homme.
Homme, d'accord.
À quoi est-ce qu'il
Je ne sais pas.
Beaucoup d'humour
rassurant,
vulnérable aussi.
Et à l'écoute
et protecteur.
Vulnérable
et protecteur ?
Oui.
C'est-à-dire que...
Je veux pouvoir
l'aider comme il
m'aide.
Oui.
C'est-à-dire que je
pense qu'une
relation est...
Il ne faut pas qu'il
soit vulnérable
pendant qu'il
doit te protéger.
Si aussi.
Si aussi.
Il peut.
C'est-à-dire qu'on
s'élève ensemble.
Oui.
Je pense que toute
relationC'est
très beau.
Une relation
amicale, amoureuse,
familiale,
le but de tout ça,
c'est que l'autre
puisse donner
le meilleur
de soi-même
et l'élever.
Donc moi,
dans toutes mes
relations,
je cherche ça.
Je ne cherche pas
quelqu'un de négatif
ou qui va me
rabaisser ou
qui va me...
Quelqu'un de
négatif et qui...
Oui, pas cette
domination gratuite
et inutileOui,
bien sûr.
Oui, et puis le but,
c'est de faire
ressortir
le meilleur
de l'autre,
être un meilleur
humain,
devenir un meilleur
humain à chaque
fois.
Hélène,
qu'est-ce qu'il
faudrait arrêter
vraiment de faire
dans ta vie ?
Il faudrait
que j'arrête
de manger
des Michoco.
C'est super précis,
j'adore.
Mais j'adore,
parce qu'on me
répond pas ça
en général.
Mais c'est super
honnête et précis,
les Michoco.
Il faudrait
que j'arrête
de manger
des morceaux
de gouda au cumin
à n'importe quelle
du jour et
de l'annuler.
Que j'arrête
d'annuler mes
séances de sport.
Non, il faudrait
que j'arrête de me
poser trop
de questions,
de m'angoisser et
de ne pas vivre...
Il faudrait
que j'arrête de ne
pas vivre au jour
le jour et de penser
toujours au pire
de ce qui peut
se et tout.
Être plus positive.
C'est ce
que vraiment je suis
là-dedans, être
plus positive
et profiter
de la vie parce que
ces grands discours,
on les entend
à chaque fois.
Oui, on vit
dans un monde
qui est compliqué
et tout ça.
Je pense qu'il ne
faut pas perdre
cette notion de
profiter de la vie.
Profiter de la vie,
ce n'est pas
faire sortir jusqu'à
6h00 du mat,
de sens profiter,
machin,
mais se rendre
compte aussi qu'on
est là et être dans
l'instant présent.
Et moi, c'est vrai
que j'ai parfois
du mal à être dans
l'instant présent.
Et donc,
quand on n'est pas
dans l'instant
présent,
on ne profite
pas du moment.
Beaucoup
de journalistes
souffrent de ce
manque de positivité
sans se rappeler
que tous les jours,
ils ne font
que manipuler 90%
d'informations
négatives.
C'est très dur.
Moi, je l'ai fait un
an, c'est très dur.
Tu le réalises, ça ?
Dans le rédact,
c'est l'enfer,Oui,
et on parlait avec
des copines de LCI,
on se disait: Il
faudrait des psy
pour chaque
journaliste,
un accompagnement
psychologique.
Peu importe,
mais vous,
par exemple,
ce serait très bien.
Parce qu'en fait,
Moi, je l'ai vu
pendant la matinale,
pendant un an.
Le matin,
quand on arrivait,
il y a eu la période
de la guerre,
mais aussi,
il y a eu beaucoup
de harcèlements,
de suicides
de collégiennes
et tout ça.
Et on arrive
le matin,
il est 2h 45,
on a ça et on est
des êtres humains,
évidemment.
Absolument.
Et moi,
j'ai beaucoup de mal
à mettre cette
distance.
Deux, il y a l'info,
tu digères l'info
et tu la donnes
aux gens avec recul.
Moi, j'assume
totalement qu'il y a
des matins où je
m'effondrais,
où je peux pas y
arriver,
où la fusillade
dans l'école
maternelle
aux États-Unis,
à 5h00 du mat',
on a l'alerte.
Mon Dieu !
Et ça, c'est...
Et c'est dur.
Et parce que déjà,
il faut décharger
quand on sort.
Et puis, on pense
à notre famille.
Moi, je sais
que le Covid,
je pensais vachement
à mes
grands-parents,
mes parents.
Et il fallait aider
les gens là-dedans
aussi à se dire:
Ça va aller.
Qu'est-ce
que finalement, il
faut que tu fasses ?
Parce qu'on est
en partie notre
environnement.
C'est ça qu'on est
en train de dire.
Oui.
Tu comprends ce
que je veux dire ?
C'est qu'on
est des passoires.
Le cerveau est
vraiment éponge.
On croit qu'on est
des Superman,
des Superwoman
une nouvelle fois,
mais non,
pas du tout.
Ça veut dire que tu
fais quoi, toi, pour
rester équilibrée ?
Qu'est-ce qu'il va
falloir que tu
fasses pour être
plus positive ?
C'est ça, en fait.
Je le suis.
Je le suis de plus
en plus et tout ça.
Qu'est-ce qu'il va
falloir que tu
fasses
pour-S'entourer
des bonnes
personnes,
faire les bons
choix,
se faire du bien,
ne pas subir,
ne pas s'infliger.
Ça, c'est ce
que tu fais déjà.
Mais qu'est-ce
que tu vas
faire en plus ?
Continuer.
Oui.
Ouais, c'est tout.
C'est d'être dans
quelque chose de...
Ce n'est pas facile.
Si tu devais
recommencer quelque
chose, qu'est-ce
que tu ferais ?
En parlant de ta vie
en général,
360 degrés.
Recommencer
le départ de
chez mes parents.
Je crois que si je
vivais une nouvelle
fois ça, je serais
partie plus tard.
Je dirais ça.
J'ai quitté un peu
trop vite le
cocon familial.
Et donc les
conséquences de ce
départ un
peu hâtif ?
Être livré
à soi-même trop tôt.
Oui, c'est ça.
Je pense que c'est
bien, mais c'est
aussi pas bien.
Je ne dis pas
que j'ai fait,
évidemment, mais je
pense que j'étais
bébé encore,
donc j'aurais bien
voulu être allé.
Après le bac,
je suis partie
directement à Lille
pour une année
de fac.
Je pense
que j'aurais dû
rester
à Valenciennes
deux ans.
Oui, je pense
que j'aurais pu
rester un peu plus
longtemps
dans mes fondations.
Et pour avoir
quoi en plus ?
Plus d'assurance.
C'est fort.
Oui.
Qu'est-ce
qui pourrait
t'arriver
de meilleur
dans la vie, dans
les prochains mois ?
Continuer à être
dans cette quête
de bonheur et être
heureuse,
et continuer à être
entourée des gens
que j'aime,
entourée aussi
les gens que
j'aime, moi.
Je ne le prends pas.
Je vais t'expliquer
pourquoi.
Pourquoi ?
Je vais t'expliquer
pourquoi.
J'aime beaucoup
cette expression
que je dis souvent
dans nos séminaires
ou dans nos séances
de coaching.
Je dis souvent: Un
chemin quelque part
mène vers une ville
nommée nulle part.
Qu'est-ce que tu
veux dans la vie ?
Je veux être
heureux.
Oui, c'est vrai,
c'est beau.
Mais à quel moment
tu sais que tu
veux être heureux ?
Je veux le bonheur
pour mes enfants,
ma famille.
Oui, c'est vrai, ça
fait un peu genre...
Et toi, je veux plus
d'énergie,
mais à quel moment
tu sais que tu as
plus d'énergie ?
Je veux de l'amour
de ma femme
ou de mon mari,
mais à quel moment
tu sais que tu
es aimée ?
Moi, je sais que je
suis aimée quand
il me prépare
le petit déjeuner
le matin.
Je sais que je me
sens aimée de mon
homme quand il
m'envoie trois
SMS: Je t'aime
dans la journée.
En fait, on a
des règles de vie.
Tu comprends ce
que je veux dire ?
C'est marrant,
parce que je
l'entends tous
les jours.
On a des règles
de vie.
On est toutes
pareilles,
c'est-à-dire
que c'est fou.
On a tous des
règles de vie.
C'est ça peut-être
mon cadeau que je
veux te faire
aujourd'hui,
c'est qu'on a
des règles de vie.
J'aimerais ne plus
avoir de règles
de vie.
Voilà.
En fait, on a comme
ça une sorte de...
Une série
de paradigmes
comme une brochette
d'habitudes
qui arrivent
de l'enfance.
On n'a souvent pas
choisi tout ça.
Donc, quand je te
dis, finalement,
quelles sont
les meilleures
des choses
qui pourraient
t'arriver,
parce que je donne
les coulisses
de cette question
pour vous en ce
moment,
pour vous aider,
évidemment,
C'est de voir si ton
cerveau est
paramétré
sur un projet,
un objectif
en particulier,
parce que c'est
là-dessus que tu vas
canaliser
ton énergie.
Si, par exemple,
je te dis n'importe
quoi, d'accord ?
Je veux l'homme
de ma vie.
Pour moi,
c'est ma priorité.
Ce n'est pas ce
que tu m'as dit,
mais je te dis,
c'est l'homme
de ma vie.
Combien de femmes
ou d'hommes passent
à côté de l'homme
ou de la femme
de leur vie parce
qu'ils ne sont pas
focalisés sur
cette priorité ?
Tu comprends ?
Donc, en fait,
chacune
des questions que je
te pose, c'est pas
si anodin que ça.
Donc, je te donne
juste la coulisse
de celle-là pour te
faire ce cadeau,
et à vous aussi.
Donc, je vais te
la reposer
cette question.
Mais en clair,
parce que je ne
voulais pas du tout
ni t'intimider
ni te diriger.
Je voulais vraiment
que tu sois très
objective
sur toi-même.
L'objectif
du journalisme,
finalement,
on se rejoint.
C'est que tu puisses
choisir toi-même
avec ton intuité
personnelle et te
dire: Tiens,
finalement,
en tant que femme,
moi, dans ma
trentaine,
c'est quoi le focus
que je dois avoir
dans les prochains
mois pour moi ?
Donc, finalement,
si je te repose
la question
comme si de rien
n'était, c'est: Oh,
Hélène, quelle est
la meilleure
des choses
qui pourrait
t'arriver les
prochains mois ?
Construire ma
vie personnelle.
Oh, waouh !
C'est bon !
Yes, I've got
it, baby !
Oh, waouh !
C'est fort.
Ça veut dire
que j'ai pas la même
Hélène qu'au début
de notre rencontre.
Qu'est-ce
qui s'est passé ?
J'ai pas compris.
Je sais pas, moi,
quand j'ai
confiance, Bravo.
Non, mais qu'on se
sent ma vie
personnelle,
ça veut tout dire.
Mais qu'on se sent
ma vie personnelle.
Tu te sens
émotive, là ?
Oui, c'est moi, ça.
D'après toi,
quel est le plus
grand obstacle en ce
moment dans ta
carrière ou dans ta
vie de femme ?
Ça peut être mon
manque de confiance
en moi.
Mon obstacle.
Que tu dois
travailler
comment, déjà ?
Que je dois
travailler avec plus
de lâcher prise,
d'instant
de ne pas se poser
trop de questions.
J'ai l'impression
que je dis des trucs
complètement
différents qu'au
début, c'est
horrible.
C'est l'objet
de notre rencontre
inspirante.
Non, mais c'est
vrai, c'est dingue.
Je me souviens plus,
j'ai pas dit:
C'est bien de se
poser des questions
au début.
J'ai l'impression
d'avoir dit ça.
Absolument.
Tu as vu à quel
point, finalement,
dans notre vie,
ce dont on a besoin
souvent, c'est...
Les gens pensent
qu'ils sont cassés,
malades.
Je crois que 99%
des êtres humains ne
sont pas cassés
et malades.
Quand ils sont
cassés et malades,
ils vont voir
un psychiatre,
un psychologue, etc.
Il y a une ivresse
forte,
une pathologie.
Je crois
que la plupart
des gens ont besoin
de se connaître.
Oui.
Et on arrive à se
connaître et c'est
ta spécialité avec
d'autres
êtres humains.
Parce qu'on a besoin
de cet effet
miroir aussi.
Évidemment.
On ne peut pas se
construire
tout seul.
C'est triste.
Et c'est ce qui fait
que tu es forte
dans ton métier
parce que tu aimes
les gens
et que c'est
en lien avec ça.
Oui.
Quelle est
la question que tu
aimerais que je te
pose et qui est
tellement importante
pour toi ?
Parce que la réponse
est importante
pour toi.
Qu'est-ce que mes
parents m'ont
apporté ?
Qu'est-ce que ma
famille m'a
apporté même ?
Et pourquoi c'est
important cette
question ?
Parce que c'est eux
qui m'ont aussi
poussé,
aidé à réaliser ce
que je suis
aujourd'hui.
Coaché
quelque part ?
Oui.
Et donc,
la réponse ?
Ils m'ont apporté
des valeurs comme la
bienveillance,
le respect,
l'altruisme,
la communication,
la curiosité.
Et je pense que ces
valeurs-là,
quand c'est tout
mélangé,
ça donne le métier
que je fais
aujourd'hui.
Ils ont participé
grandement à
ce que je fais.
Imagine que ta vie
soit au top,
à quoi elle
ressemblerait
cette vie au top ?
Qui est évidemment
une vie de contes
de fées,
mais au top,
elle ressemblerait
à quoi ?
Une énorme maison
au Pays basque,
deux ou trois
enfants.
On continue à être
journaliste
et une autre grande
maison avec toute
ma famille dedans.
Mais ce que tu viens
de dire, c'est
très précis.
Tu sais que c'est
très précis ce
que tu veux dire ?
J'ai envie d'une vie
au Pays basque parce
que j'adore
le Pays Basque.
Est-ce que vous avez
vu comment elle
s'est animée dès
qu'elle a parlé
de ce projet-là ?
Est-ce que vous avez
vu le corps,
le ton de la voix,
l'énergie ?
Elle n'est pas dans
le fake, si elle...
Non, j'ai envie
de vivre
au Pays Basque avec
mes enfants, mon ma
famille, pas loin.
Qu'on puisse se
voir souvent.
C'est ça ma
vie au top.
La sérénité
revient beaucoup.
Oui.
Oui, ça revient
beaucoup.
Je fais la quête
de sérénité.
On est dans un
travail de quête.
Mais tu vas voir
ce que tu cherches.
Il faut.
Supposons que tu
atteignes ce top,
qu'est-ce que ça va
changer pour toi ?
C'est bien
de réaliser
ses projets.
J'ai toujours voulu
vivre au
Pays Basque.
Projet, réussie.
Ok.
C'est
quoi la réussite
pour toi ?
C'est d'être heureux
et d'être fidèle
à ce qu'on est.
Ok.
Et vivre une vie
à 110%,
qu'est-ce que ça
veut dire
pour Hélène ?
Profiter de chaque
instant,
tout le temps,
et ne pas s'infliger
des trucs nuls,
négatifs,
et affronter
les choses
difficiles en
étant accompagné
et avec force.
On va passer au dos
à dos coaching.
Est-ce que tu
es prête ?
Oui.
Sur une échelle de 0
à 10, 17 ans,
je suis très
heureuse
en ce moment.
Tu es à combien dans
ta vie en général ?
Franchement,
en vrai,
il y a des jours,
je suis à 10,
des jours,
je suis à 4, des
jours, je suis à 9.
Quand tu es à 4,
qu'est-ce que tu
fais pour
remonter à 10 ?
J'appelle
mes copines.
Les relations,
on revient toujours
aux relations
avec toi.
Qu'est-ce que tu
détestes le plus ?
Le mensonge.
Qu'est-ce que tu
aimes le plus ?
La bienveillance.
Ton plus
grand regret.
De ne pas avoir
profité de certaines
personnes avant
qu'elles ne partent.
Tu penses à tes
grands-parents ?
Oui.
Et tu aurais aimé
leur dire quoi ?
Je vous aime.
Mais qu'est-ce
que tu leur dirais
de plus aujourd'hui,
à part Je
vous aime ?
J'espère que vous
êtes fiers de moi.
Quelle est ta plus
grande peur
aujourd'hui ?
L'abandon.
Perdre les gens.
Il y a des images
que tu as en tête,
particulières ?
Non, mais ça, d'être
ma plus grande
peur, c'est ça.
Quelle est l'erreur
ou le faux pas
qui t'a fait
le plus grandir ?
Avoir menti.
Tu as un souvenir
en tête ?
Et ça s'est su
que je garderais
pour moi.
Mais tu l'as
en tête, il
est présent.
Oui.
Suffisamment présent
pour pas reproduire
l'erreur.
Exactement.
Quel est un don
de la nature que tu
aimerais
vraiment avoir ?
Savoir dans les
pensées, c'est pas
un don de la nature.
Chanter.
Tu dirais quoi à la
petite Hélène devant
toi, âgée
de 10 ans ?
Elle aurait eu
besoin d'entendre
quoi comme mot
supplémentaire ?
Si tu l'avais
en face, maintenant,
tu lui dirais quoi ?
Je lui dirais:
Écoute-toi,
fais ce que tu as
envie de faire et
fais-toi confiance.
Quand on croit aux
choses, ça marche.
Si en compléter ces
phrases,
la vie, c'est...
Un énorme kif.
Qu'est-ce que tu
pourrais dire
à celles et ceux
qui se reconnaissent
dans ton parcours,
qui ont cette
audace,
cette ambition,
ce rêve, ce désir,
mais qui n'en sont
pas du tout là
où tu en es ?
Ou même peut-être
qui pourraient
douter ou se refuser
de voir grand.
Qu'est-ce que tu
pourrais leur dire
Tenter tout,
il n'y a aucune
limite pour avoir
ce qu'on veut.
Et le travail,
croire en ce qu'on
a envie de faire.
Je suis sûr que ça
peut paraître facile
comme ça parce que
que parfois,
quand on n'a pas
les outils,
les moyens...
Moi, ça m'est arrivé
quand je suis arrivé
de Valenciennes
sans connaître
personne,
même financièrement
et tout.
Il y a
des difficultés
parfois qu'on ne
peut pas surmonter
parce que c'est
les choses
de la vie, mais
je pense que le plus
important dans tout
ça, c'est
tout tenter,
y croire et surtout
bien s'entourer,
en fait.
Je pense
que c'est ça.
La clé de tout,
c'est bien
s'entourer.
Avec quoi tu repars
de notre entretien
aujourd'hui ?
Avec un sourire
et avec l'envie de
recommencer, non ?
De standardiste
à star au grand cœur
de la télévision,
c'était Hélène.
Merci mille
fois, Hélène.
Merci à toi.
À bientôt.
C'était trop bien.
Merci.
J'espère que vous
avez autant aimé
que nous cette vidéo
pour retirer
peut-être quelques
informations
des stratégies,
des idées
implémentées
dans votre vie
personnelle comme
professionnelle.
D'ailleurs,
laissez-moi
un commentaire.
J'adore vous lire
pour savoir comment
mieux vous aider,
vous accompagner.
Quel est le contenu
que je dois poster
chaque semaine
encore pour répondre
à vos attentes
et aussi pour mieux
comprendre dans quel
défi de croissance
vous êtes
en ce moment.
Vous savez,
à l'époque,
on pouvait se former
une fois tous
les deux ans,
ça allait très bien.
Une fois par an,
parfait.
Mais aujourd'hui,
le monde a tellement
changé que tous
les six mois,
tous les 30 jours,
il se passe
un événement.
Et je ne vous parle
même pas des réseaux
sociaux ou rien que,
et si vous êtes
entrepreneur,
vous le savez,
les funnels
de vente,
la programmation
des publicités,
le targeting
des clients.
Mais c'est tout a
changé complètement.
Et dans sa
vie privée ?
Mais
le bouleversement
total.
Combien d'employés
quittent leur
travail par millier,
par millier,
par millier,
chaque jour,
parce que leur job
ne fait plus
aucun sens.
Combien d'entre eux
envisagent
une réorientation
ou une reconversion
sans savoir
exactement comment
s'y prendre ?
C'est la catastrophe
en ce moment.
Le nombre de gens
qui improvisent.
La plupart des gens
s'engagent
dans un nouveau
voyage où souvent,
ils en ont tellement
ras-le-bol, ils
claquent la porte.
Le problème,
c'est qu'ils n'ont
pas de méthode pour
prendre du recul.
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