UNIK MEDIA

🚀 Vous voulez bâtir une entreprise plus rentable sans sacrifier votre liberté ?
Recevez chaque semaine les stratégies, tactiques et principes de mindset de Franck Nicolas pour accélérer votre croissance
👉  Cliquez ici

📘 Et si vous passiez, vous aussi, votre vie et votre carrière à 110% ?
Découvrez L’Effet 110, le livre best-seller de Franck Nicolas pour dépasser vos limites et libérer votre plein potentiel
👉 Cliquez ici

_____________________

Fondateur du site Internet Easyvoyage , Jean-Pierre Nadir est un serial-entrepreneur depuis son adolescence.

Connu pour donner de précieux conseils aux entrepreneurs (vous l'avez sans doute vu dans l'émission de télévision intitulé « Qui veut être mon associé ? » diffusée sur M6 en France), Jean-Pierre Nadir partage avec Franck Nicolas ses 40 années d’expérience pour exploiter à 100% le potentiel de votre entreprise.

What is UNIK MEDIA?

Les Rencontres inspirantes de Franck Nicolas.
Nous avons tous en nous des dons et des talents uniques.
Les grandes réussites de tous les domaines qui nous entourent ont su mieux que quiconque les découvrir et les exploiter pour vivre leur vie à 110%. Et si vous pouviez en être inspiré et reproduire ce même chemin ? Franck entre dans la "tête" de ces leaders incroyables pour vous livrer leur recette du succès.
Nous vous dévoilons des talents "UNIK" pour réussir à votre tour.

Moi, je suis d'un
milieu où on pensait

que les autres
étaient faits

pour réussir
un certain nombre de

choses et pas nous.

Donc, moi,
j'ai inversé

le cours
de l'histoire

de la famille.

J'ai été pompiste
quand j'avais

16 ans.

Donc, j'achète
un grand paquet

de bonbons créma
qui m'avait coûté

cinq francs
et dans une petite

coupelle,
je mets des bonbons

et j'offre
des bonbons à tous

les enfants.

Et là, tout le monde
me donnait

pour boire.

Et donc, en fait,
j'amortis mon paquet

de bonbons en deux
jours et je m'en

sers pendant je ne
sais pas combien

de temps.

Et je comprends
que quand tu donnes,

finalement,
tu reçois

beaucoup plus.

Des années plus
tard, mon père me

dit: Je sais que tu
m'en veux pour

pour être parti.

Je lui ai répondu:
Pas du tout,

mais au contraire,
ça a été la chance

de ma vie.

Soyez
déraisonnables.

Ayez l'audace
de choisir vos

valeurs pour faire
de vous un grand

leader pour un
monde meilleur.

J'ai en face de moi
aujourd'hui

une référence
de

l'entrepreneuriat,
je l'appelle

monsieur 2000Volt.

C'est lui qui a créé
en 2000 Easy Voyage.

J'ai l'honneur
d'échanger

aujourd'hui avec
Jean-Pierre Nadir.

Accrochez vos
ceintures

et laissez-vous
guider par

Jean-Pierre.

Salut,
c'est Jean-Pierre

Nadir avec avec
l'ami Franck

Nicolas.
Salut Jean-Pierre.

Salut Franck.

Quelle énergie
dès le début.

C'est une
caractéristique

de l'entrepreneur
d'avoir de

l'énergie.

Moi, je pense
que l'énergie,

c'est le capital de
ceux qui en ont pas.

Et donc,
quand tu démarres

sans argent,
tu as intérêt

à avoir
de L'énergie, sinon,

si tu veux,
il se passe pas

grand-chose.

L'homme qui est
en face de vous,

je l'aime beaucoup
parce que d'abord,

l'énergie, vous
allez le comprendre.

Et on va en parler.

L'énergie,
c'est important

chez l'entrepreneur.

Donc sa capacité
d'avoir

de la clarté,
d'inspirer,

de convaincre,
de vendre

et de fédérer.

Et de se convaincre
lui-même, parfois.

Parce que si tu
veux, il y a quand

même des moments
de doute.

Les gens,
ils pensent toujours

que l'entrepreneur,
c'est un gars qui a

de la vision et qui,
toute la journée,

déroule une
stratégie.

En fait,
pas du tout.

C'est un gars qui a
des moments

de doute.

C'est un gars
qui fait des

pas de côté.

C'est un gars qui,
des fois, recule.

C'est un gars qui,
des fois,

regrette d'avoir
franchi le cap.

Mais c'est un gars
qui arrive toujours

à passer l'épreuve
pour aller

plus loin.

C'est important
de dire ça parce

que je pense
que quand tu

entreprends,
il faut bien penser

que quand tu vois
des gens

qui réussissent
tout, c'est du fake.

La réalité,
c'est qu'il y a plus

d'échecs
que de réussites,

que 100% des gens
qui ont réussi sont

des gens qui avaient
sans doute déjà

échoué avant.

Tu et que c'est rare
dans un long

fleuve tranquille.

Donc,
l'entrepreneur,

c'est quelqu'un
qui sait tomber

du cheval,
mais remonter.

Vous voyez
Jean-Pierre

à la télévision,
notamment sur une

chaîne française.

C'est un serial
entrepreneur.

Aujourd'hui,
tu as la tête

de faire On est
dans une éthique

à la fois de voyage,
d'écologie.

Tu es à la tête
de cette entreprise

depuis un an.
Oui.

J'ai recréé
une boite.

En deux mots,
j'ai toujours été

entrepreneur,
comme tu l'as dit,

donc serial
entrepreneur.

Le terme,
maintenant,

je trouve,
est un peu galvaudé

puisque le moindre
boutonneux qui a

fait deux petites
start-up, déjà,

il se qualifie de
serial entrepreneur.

Moi, c'est 35 ans,
donc 35 ans

de labeur
où j'ai toujours

créé des boîtes,
sans doute par peur

de ne pas être
embauché

par les autres
et aussi parce

que j'ai toujours eu
plein d'idées

et que j'ai voulu
réaliser les idées

en question.

C'est ça
l'entrepreneur,

c'est avoir,
encore une fois,

conceptualisé
des idées et après

essayer de
les délivrer.

J'ai créé
effectivement pas

mal d'entreprises
et l'une d'entre

elles, Easy Voyage,
a été un long

parcours
de 20 ans que j'ai

cédé en 2015
à Webedia.

J'ai accompagné ce
groupe Webedia

pendant
quatre ans et demi,

plus longtemps même
que prévu

à l'origine.

Et puis, quand j'ai
quitté en mars 2020,

il s'agissait
de savoir ce

que j'allais faire.

J'allais commencer
à investir dans des

startups,
c'est ce qui fait

que j'ai été retenu,
entre guillemets,

pour faire cette
émission Qui veut

de mon associé,
le Chartang

français,
qui était

une émission assez
marrante à faire.

Peut-être qu'on
en parlera un peu.

Et puis,
en même temps,

j'ai voulu me
réinventer

en disant: Où je
serais utile ?

Qu'est-ce que je
sais faire

le mieux ?
À quel endroit ?

Donc, finalement,
on peut encore

réinventer
des choses.

Et puis,
je suis arrivé

à la conclusion
que le tourisme

était sans doute
l'endroit où il y

avait le plus
de nécessité

de réinvention et il
y avait le plus

de levier lié
de la réinvention.

Donc, le tourisme
responsable incarne

ça et je me suis
lancé à corps perdu

dans cette
nouvelle aventure.

Parce que la passion
est là et tu ne te

voyais pas sans rien
faire, finalement.

Écoute, j'ai essayé
qu'un jour,

et août qu'un jour,
j'ai commencé à

écrire des trucs,
et cetera.

Et puis finalement,
je suis reparti

parce que
fondamentalement,

moi, je suis
entrepreneur.

D'ailleurs,
quand on me dit:

Jean-Pierre, vous
êtes investisseur ?

Non, je me dis: Je
suis entrepreneur

qui investit et pas
du tout,

effectivement,
investisseur.

D'ailleurs,
un investisseur

qui entreprend,
ça n'existe pas.

Tu l'as vendu
combien

Easy Voyage ?

Ce n'est pas public
parce que si tu

veux, ce qu'on sait,
c'est qu'on a vendu

moins cher qu'on
aurait pu deux,

trois ans avant.

On a loupé le gros
coup puisqu'à

une époque,
tout le monde

voulait nous
racheter,

y compris kayak,
quand ils sont

arrivés en France,
etc, parce que pour

eux, c'était un bon
élément

d'accélération.

Avec Easy Voyage,
on a pesé jusqu'à

10% des ventes
de billets d'avion

sur le digital
français,

donc on avait
vraiment un poids

important.

C'est valorisé 100
millions d'euros ?

On est monté
à une valo,

donc jusqu'à 100
plaques et on a

vendu beaucoup
moins que ça.

Parce que ce n'était
pas le bon moment ?

Oui, parce qu'on
était en

décroissance.

On n'a pas vendu
au bon parce qu'on a

cru qu'on allait
pouvoir continuer

à développer
la boite avec

des moyens quand
même somme toute

limités, sans avoir
intégré que le monde

avait changé.

Et ce monde avait
changé pourquoi ?

Parce que un,
tous mes

partenaires,
Booking, Xpedia,

etc, ont commencé
à se consolider les

uns avec les autres.

Et en l'occurrence,
est apparu des gens

comme Odigeo,
qui était

l'association
de Go Voyage,

Opodo, donc eDreams.

Le groupe Laspineux
t'a racheté aussi

un certain
nombre d'acteurs.

Et là où j'avais
Xpedia à racheter,

donc eBookers, etc.

Et là où j'avais 15
partenaires,

je n'en avais
plus que quatre.

Donc, le poids
de la négo a

commencé à être
plutôt de leur côté,

alors que jusque-là,
il était du mien.

Ensuite de quoi ?

On a déporté
les investisseurs

marketing.

Moi, j'étais
très bon en SEO.

J'avais un trafic
naturel extrêmement

important.

J'ai été pendant 20
ans dans les 10

premiers acteurs
du voyage français

en termes
d'audience,

avec plus de 3
millions d'audience

chaque mois.

Mais là,
d'un seul coup,

kayak, Trivago ont
commencé à investir

avec des spots
de télé,

comme l'histoire
du tourisme n'a

jamais connu
en France.

Moi, je me suis dit
au début:

Ça va durer six mois
et puis ils

vont s'épuiser.

Allez, un an, allez,
deux ans, trois ans,

et puis quatre ans
après, ça continuait

à bombarder.

Pour ne pas
connaître kayak

en France,
il faut d'avoir

jamais allumé
une télé de sa vie.

D'un seul coup,
là où moi,

je mettais deux
millions d'euros

en télé chaque
année, ils

en ont mis 20.

Là, ils ont
écrabouillé

le marché.

Moi, je suis passé
d'un type

extrêmement offensif
à un type qui jouait

fond de ligne.

Moi, j'avais un jeu
service volet

et d'un seul coup,
j'étais au fond

de ligne,
deux mètres derrière

la ligne à essayer
de ramener

les balles.

Quand tu fais
Je suis glace.

Il y a un moment
donné quand même

où tu t'épuises.

Comment tout a
commencé

dans l'histoire
de Jean-Pierre ?

D'abord,
dans quel

environnement
tu es élevé ?

Qui est papa ?
Qui est maman ?

Mes parents étaient
divorcés,

donc je vivais
seul avec ma mère.

Où ça ?

En Bretagne, dans
plein de villages.

Ma mère était prof,
donc elle était

non-titulaire.

Donc, j'ai déménagé
chaque année

de la première du
CE1, de l'entrée

à l'école, Jusqu'à,
je ne sais pas,

la cinquième.

Un tout petit
salaire à la maison.

Elle avait un
petit salaire.

On avait toujours
des apparts pourris

qui puaient
le moisi,

une bagnole
qui était toujours

en panne et on
déménageait

chaque année.

Ça, c'est hyper
important parce

que je pense que ça
m'a vraiment

construire.

Parce que
finalement, moi,

j'ai un contact
assez naturel

et assez facile
parce que

finalement,
quand tu changes

chaque année
d'école, d'endroit,

chaque année,
tu repars à zéro.

Donc, tu vas
retrouver des

copains, etc.

Donc, moi,
j'allais très vite.

Au bout de deux
jours, je me faisais

des potes parce
que je n'avais

pas le choix.

En plus,
quand j'étais

dans un endroit,
je réfléchissais

déjà au fait
que j'allais quitter

l'endroit
en question

l'année suivante.
J'y ai anticipé.

Exactement.

Donc, j'ai toujours
vécu un peu

dans cette espèce
d'urgence

relationnelle due
à cette histoire.

Ensuite
de quoi cette

histoire m'a quand
même apporté

une chose très
forte,

c'était un capital
intellectuel

et culturel.

Ma mère était très
intelligente,

beaucoup
plus que moi.

Elle a eu le bac
à 16 ans,

était surdouée et
bouquinait beaucoup.

On avait toujours
beaucoup d'échanges

parce que comme il y
avait que moi,

avec qui elle
parlait,

avec son fils.

Moi, dès la sixième,
je tenais

des discussions
qui était beaucoup

d'un niveau plus
élevé, même que mon

niveau de
compréhension.

Donc, je pouvais
faire un peu

le malin et j'ai
beaucoup vécu

là-dessus.

Mais ça m'a donné
des références.

Ça m'a confronté à
la fois au réel,

parce que j'ai dû
gérer plein

de situations
compliquées,

et en même temps,
avec Thiven,

ça m'a confronté
aux grands auteurs,

à l'histoire,
aux grandes théories

intellectuelles.
Et ça m'a construit.

Et donc, très
vite, j'ai lu.

Et quand je lisais,
je me projetais,

je m'imaginais, etc.

Et ça m'a permis de
découvrir le monde.

Mes lectures,
en fait- C'est juste

incroyable ce que tu
es en train

de nous dire.

Non, c'est
incroyable.

Oui, évidemment,
tout le monde

le banalise,
toutes celles

et ceux qui ont ton
parcours

le banalise.

Vous avez bien
compris ce qu'il

vient de dire ?

On va lui demander
ce que ça a provoqué

le fait de ne pas
avoir de papa

avec son enfant.

Mais la maman lui a
apporté une vraie

ouverture d'esprit,
un travail

intellectuel,
une capacité

à déménager,
donc en clair,

de s'adapter,
une une forte

capacité
d'adaptation,

une ouverture
sociale,

une facilité
sociale ensuite.

Il l'anticipait même
les départs

et la lecture lui a
encore plus permis

de s'ouvrir
au monde.

Il y a d'autres
modèles et de casser

peut-être certaines
croyances

limitantes.
C'est fou.

C'est fou.

En tous les cas,
c'est mon histoire.

Ça a l'air que ça
m'a construit et je

suis donc très
conscient de la

chance que j'ai eue.

C'est-à-dire que
des années plus

tard, mon père me
dit: Je sais que tu

m'en veux
pour être parti.

Je lui ai répondu:
Pas du tout.

Au contraire,
ça a été la chance

de ma vie.

Très franchement,
moi, je n'ai jamais

eu de problème
avec mon père.

Comme certains ont
à dire: Il n'était

pas là, et cetera.

Moi, ça a été
la chance de ma vie.

Ça m'a donné
une relation de ma

mère que je n'aurais
jamais eue

si effectivement,
donc il

avait été là.

Je pense que ça a
été un accélérateur.

Quand j'ai créé ma
première boite à 21

ans- Il y a
18 ans déjà.

Oui, 17, 16 ans, 16,
17, 18, je bricole,

je fais des- C'était
quoi le premier

petit boulot ?
Non.

Première expérience
où je travaille...

Très jeune,
j'ai travaillé

à moi, 12, 13 ans,
14 ans, et cetera.

Je travaillais déjà
parce qu'en

Bretagne,
tu vas ramasser

des fraises, etc.

D'ailleurs,
c'est un message

à tous les étudiants
qui pleurnichent

parce qu'on leur a
retiré un euro

d'APL: Tu vas
allaiter,

ramasser les fraises
et tu vas te faire

beaucoup
plus de fric.

Du coup,
ça te permettrait

de pas le ramener.

Les gens en France,
et tu veux,

maintenant,
on te parle

de souffrance
sociale, etc.

Moi, en tous
les cas, je n'avais

pas de rond.

Je ne me suis jamais
senti en souffrance

sociale.

Je me suis senti en
nécessité à se

débrouiller.

Je me suis toujours
débrouillé.

Responsable ?

Oui, responsable,
actif et conscient

qu'il fallait
trouver les bons

chemins pour s'en
sortir,

mais pas attendre
que le destin,

effectivement,
va à des signaux,

donc assis à mon
canapé en regardant

la télé.

Ne pas te
victimiser.

Jamais.

Tu trouves qu'en
France, ça chiale

un petit peu trop ?
Oui.

On est dans une
posture maintenant

ou en permanence,
effectivement.

Encore une fois,
ce terme

de souffrance
sociale dans un des

pays qui a les plus
gros amortisseurs

sociaux, si tu veux,
même le mot est

complètement
indécent.

Souffrance sociale,
c'est à Madagascar,

quand le mec vit
dans des bidonvilles

et qu'il y a trois
milliards de gens

dans le monde
qui vivent avec

moins de deux
dollars par jour.

On peut me dire
que ce n'est pas

un objectif,
je suis bien

d'accord avec ça,
mais eux,

ils sont
dans la souffrance

sociale et eux,
ils ne sont même pas

dans un débat fin
du mois,

fin du monde,
ils sont

dans un débat fin
FIM et fin

de la journée.

Je pense qu'à
un moment donné,

vu que tu connais
la phrase

de Camus: À ne pas
mettre

effectivement...

À ne pas employer
les bonbons,

on accroît les
valeurs du monde.

Il y a vraiment ça
maintenant,

c'est qu'on passe
son temps

en sémantique
à essayer

en permanence
de noircir

les situations
ou d'enjoliver,

parce que tu as
les Tu as les

deux aspects.

Moi, j'essaie d'être
sur une ligne

de crête réaliste.

Finalement,
dans cet

environnement-là,
ouvert aux autres,

comment est-ce
que tu es amené

à créer une, deux,
trois entreprises

et puis arriver
à ce succès ?

Il y a eu pas mal
d'éléments

déclenchants.

Premier élément
en déclenchant.

Quand j'ai commencé
à travailler, la 12,

13 ans, 14 ans,
à l'été,

parce que j'allais
à l'école le reste

du temps,
tout de suite,

j'ai vu que j'avais
un de l'énergie,

comme tu l'as
souligné,

que j'avais plus
d'énergie

que les autres.
Tu donnes.

Et moi,
je n'ai aucune

limite en termes
d'investissement.

Deuxièmement,
je suis assez malin.

Je ne dirais pas
que je suis

un intelligent.
Je suis malin.

C'est-à-dire que je
capte des trucs,

comment on fait,
on va améliorer

tel ou tel système.

Même quand je
travaille dans des

fermes, et cetera,
je trouvais toujours

des astuces
pour améliorer

les dispositifs.

Les gens disaient:
Il n'est pas con

celui-là, etc.

Du coup,
ça me renforçait.

Je me dis: Je
ne suis pas con.

Parce que quand on
dit que tu n'es pas

con, tu dis que je
ne suis pas con.

Tu percutes,
comme on dit.

Oui, je percute
et surtout,

je l'utilise.

C'est-à-dire qu'il y
a des gens qui sont

beaucoup plus forts
que moi sans doute,

mais si tu veux,
moi, tout de suite,

je le mets
en pratique.

Parce que tu as
conscience de

tes talents ?

Non, parce que je
dois être feignant

et que ça me permet
d'en faire moins.

Je n'en sais rien.

C'est-à-dire que
si je vois

un raccourci,
je prends le

raccourci, moi.

Je ne cherche pas
effectivement

à rallonger la route
juste pour

le plaisir.

Je trouvais
des raccourcis.

Ensuite,
j'ai été pompiste

quand j'avais 16
ans, parce qu'en

France,
tu peux commencer

à travailler
réellement

comme salarié
quand tu as 16 ans.

À l'époque,
les stations

services, il y avait
un métier qui a

disparu,
qui était pompiste,

celui qui prenait
le qui mettait

l'essence pour
les clients.

Là, le premier jour
où j'arrive,

la responsable
de la station me

brief et me dit:
Tous les soirs,

on fera la caisse.

Et puis, s'il manque
de l'argent,

on le retirera
de votre salaire.

Et moi, je lui dis:
Et s'il y

en a plus ?

Très bonne question.

Elle me dit: Ça
n'existe pas.

La bonne question
du vendeur.

Je lui ai dit: On
ne sait jamais.

S'il y a plus
d'argent à la

fin de la...

Et donc moi,
tous les soirs, je

m'en mettais plus.

Le premier jour, je
faisais

le pare-brise
pour les gens,

parce que quand tu
mettais le pistolet,

tu pouvais
le bloquer.

Et pendant ce
temps-là, je faisais

le de pare-brises,
etc.

Moi, je n'en ai
rien à personne.

Une
personne sur deux me

donnait un pourboire
en disant: C'est

sympa,
vous avez fait

le pare-brise, etc.
Ensuite de quoi ?

Qu'est-ce que je
fais le deuxième

jour ?

Je vais au Centre
Leclerc d'à côté.

J'achète un grand
paquet de bonbons

créma qui m'avait
coûté cinq francs

et dans une petite
coupelle,

je mets des bonbons
et j'offre

des bonbons à tous
les enfants.

Et là, tout le monde
me donne des

pourboires.

Donc, j'amortis mon
paquet de bonbons

en deux jours et je
m'en sers pendant je

ne sais pas
combien de temps.

Je comprends
que quand tu donnes,

finalement,
tu reçois

beaucoup plus.

Il y a
un auteur anglais,

britannique,
qui est

Walter Bejhot,
qui disait: Le plus

grand plaisir
de la vie est

de réaliser ce
que les autres nous

pensent incapables
de réaliser.

Oui, et même ce
que tu pensais toi,

incapable
de réaliser.

Moi, ça a plutôt été
ma façon de faire.

C'est-à-dire que je
me suis toujours mis

un peu dans
le rouge.

C'est un peu
comme quand tu fais

du tu fais
du footing,

tu fais du cardio,
il faut aller un peu

plus haut que tes
capacités,

pas non plus trop,
sinon tu

exploses en vol.

Moi, je pense
que j'ai à peu près

su gérer ça,
jusqu'où aller, etc.

À quel moment tu as
eu l'idée,

dans ces
allées-venues

d'entreprises
d'entreprises de

créer Easy Voyage ?

Mais avant
la création d'Easy

Voyage, comment tu
réagissais à chaque

fois
que l'entreprise

n'allait pas
jusqu'au bout

et que tu avais
un genou à terre ?

Je n'ai jamais été
en difficulté

au point de ne
pas aller au bout.

C'est-à-dire
que j'ai toujours

été au bout,
mais par contre,

j'ai dû à un certain
moment,

effectivement,
renoncer à le

faire seul.

Premier cas où j'ai
vraiment eu

une démarche
industrielle,

c'est quand j'ai
créé l'hébron

de pizza à domicile,
encore une fois

en Europe.

J'étais le premier
à avoir créé ce

modèle Là encore,
l'empathie m'a aidé

puisque
le fournisseur

de four me l'a fait
gratuit et que le

gars qui m'a filé
le local m'a fait

six mois de loyers
gratuits aussi.

Parce que ce petit
jeune est

sympathique, il
faut l'aider, etc.

Ça, ça a été le
point de démarrage.

Ça, j'ai fait
deux centres.

J'ai fait ça
en autofinancement

quasiment complet
avec 50 000 francs

que j'avais gagnés
en faisant

de la livraison
dans les bureaux

à partir de plats
faits par des

restaurants.

Là, c'était
une logistique qui

était compliquée.

Je m'étais Il faut
que je trouve

un truc qui soit
beaucoup plus simple

que ça et que je
peux maîtriser.

C'est comme ça
que je suis

arrivé à la pizza.

Parce que comme
quand j'avais 17

ans, je faisais
des crêpes dans les

campings, du coup,
je m'étais dit: Les

crêpes,
c'est une bonne

marge, la pizza,
c'est pareil.

Et puis,
quand on sait faire

des crêpes, on sait
faire des pizzas.

Après, j'ai un peu
déchanté,

mais globalement,
je m'étais

lancé là-dedans.

Là aussi, moi,
je me lance.

Après, je vois,
je me dis: D'abord,

quel couillon peut
faire une pizza ?

Et puis, la première
livraison de pizza

qu'on a faite,
les mecs,

j'ai rappelé,
c'était les pompiers

de Neuilly,
j'ai rappelé

une demi-heure après
pour se dire:

C'était bien, etc.

Le mec, il dit: Je
dis: C'était chaud.

Parce que la hantise
des gens,

à l'époque,
on est en 87,

la hantise des gens,
c'était que ça

arrive froid et que
ce soit très long.

Donc moi,
j'avais inventé

un claim qui était
30 minutes,

sinon gratuit.

30 minutes,
sinon gratuit.

Et donc, pour dire:
Ça va arriver

rapidement et puis
ce sera chaud.

Et donc le gars,
je lui dis:

C'était chaud ?

Il me dit: Oui,
chaud, ils étaient.

De là à dire qu'ils
étaient bonnes.

C'est autre chose.

Finalement,
on pourrait dire...

Attends,
et donc là, regarde.

Il y a deux centres
et là,

je suis un peu
scotché

financièrement.

Qu'est-ce
que je fais ?

Je revends
à quelqu'un.

Et à quelqu'un
qui était génial

parce que lui,
il avait

beaucoup de fric.

Ça rend déjà
génial, ça.

Tel que je le voyais
à l'époque,

en tous les cas.
C'est très honnête.

Oui,
parce que le gars,

si tu veux,
il était blindé.

Il avait une vie
un peu fantasmée

pour moi et il
m'adorait.

Il y avait
deux qualités.

Il s'appelait
André Bernard et il

avait inventé
un truc génial,

c'est qu'il faisait
la compta

et le juridique
pour les

travailleurs
indépendants.

Il facturait,
il encaissait, etc.

Il gérait
tout pour eux.

Ça, ça a été
vraiment

une rencontre
intéressante.

Il me dit: Ton
truc de pizza, etc.

Il me dit:
C'est génial.

Moi, j'ai dit:
Ouais, c'est génial

parce que tu vois
mon concept, etc.

Il me dit: Non,
on s'en fout de ça.

Il me dit: C'est
génial pour une

seule raison,
parce que tu rentres

chez les gens.

Et à l'époque,
personne ne rentrait

chez les gens.

Il n'y avait pas
de livraison.

Aujourd'hui,
c'est devenu,

tu livres de tout.

Mais à l'époque,
on ne livrait rien.

Donc, il me dit: Tu
rentres

chez les gens.

Et quand tu rentres
chez les gens,

tu peux vendre
un tas de trucs.

Il me dit: Tu
devrais faire

des cassettes
vidéos, etc.

Et Il m'a racheté
mes deux centres.

Lui, après, il a
développé un peu.

Puis après, ce
qui était à 30, etc.

Eux, ils mettaient
un million de francs

par centre.

Moi, j'avais mis 50
000 pour en

faire deux.

Donc, tu imagines
bien un peu

la différence.

Il y avait
un bricolo d'un côté

contre une armée
industrielle

de l'autre.

Mais le mec qui a
lancé ça en Europe,

le premier,
c'est moi,

avec mon cousin
et un pote,

Jean-Lierre Massala.

À trois, on a
lancé ce modèle

et deux mecs
de l'immeuble qui

avaient des scouts.
Incroyable.

Un caisson
à l'Algérieco qu'on

n'avait pas payé.

À ce moment-là,
tu as été une très

belle résilience
aussi parce que À ce

moment-là,
ce qui se passe,

c'est qu'en même
temps, j'avais fait

l'école de pub.

Moi, j'avais
une vision

totalement théorique
d'un côté fantasmé

de l'autre,
de la pub.

Quand on a commencé,
je ne connaissais

rien de marketing,
tout ça, je n'avais

jamais entendu
parler de ces

notions-là.

J'étais entouré
que de gosses

de riches dont les
parents étaient tous

dans la pub
et le marketing.

Je me suis dit:
Tiens, ce n'est pas

con, déjà,
je vais me faire

un petit réseau.

Parce qu'eux,
ils connaissaient

plein de trucs
et tout, moi, je ne

connaissais rien.

La seule chose,
c'est que moi,

j'allais bouffer
au resto U et eux,

ils allaient
à la brasserie.

Mais c'est super
intelligent.

C'est tellement
intuitif

chez l'entrepreneur
que tu l'as utilisé.

C'est-à-dire,
je n'avais pas

de réseau,
mais je me suis fait

ami avec des gens
qui en avaient.

Bien sûr,
et les profs.

Moi, je me suis dit:
Attends,

il y a les trucs,
mais en fait,

ce qu'il faut,
c'est être pote avec

les profs, parce
que c'est eux.

Ils faisaient tous,
ils disaient:

C'est pour Porsche.

Et je me suis fait
un réseau très,

très vite.

Et en plus,
il se trouvaient

sympathiques,
ceux-là dire qu'ils

voulaient toujours
savoir plein

de trucs, etc.

En fait, je me suis
dit: Même si je

n'apprends rien
dans cette école,

on s'en fout,
je vais me faire un

réseau relationnel.

Et ça m'a servi pour
une autre chose.

Moi, je n'avais pas
de rond,

encore une fois,
mais je ne vais pas

répéter ça à toutes
les phrases parce

qu'on va dire: Le
gars, c'est

facile, etc.

Est-ce que tu
avais des ronds ?

Non, je n'avais pas
de rond,

mais j'avais
conscience que...

Tu avais
de l'audace,

de créativité.

Oui, et j'avais
conscience qu'il

fallait que
je trouve.

J'avais un problème,
c'est que je n'avais

pas de champ
à Paris.

Donc, je dormais
dans un espèce

de squat
amélioré parce

que c'était quand
même un peu

organisé.

C'était une sorte
de communauté.

Donc, moi, mon rêve,
c'était d'avoir une

chambre à la Cité U.

Pour moi,
c'était l'absolu,

mais il fallait
avoir déjà la plus

trois, etc.
Ce truc.

Et moi,
ma mère n'était pas

riche,
mais on n'était pas

suffisamment pauvre
pour que j'ai

une bourse.

Comme beaucoup
de Français.

J'étais un peu
le gland

entre les deux.

De toute façon,
je n'avais aucune

chance d'avoir une
chambre à la Cité U.

Un jour, au Resto U,
je parle avec

un type comme toi,
qui faisait

de la muscu,
et je lui dis...

C'est marrant parce
que c'est rigolo.

En fait, il est
super analytique.

J'arrive, il me dit:
Toi, tu as l'accent

québécois et tu
fais de la muscu.

Je trouvais
ça génial.

Il m'a vu depuis
une seconde.

Le gars, on discute
et je lui dis: Toi,

tu fais du sport
et tout ?

Il me dit: Oui.
Et toi ?

Il me dit:
Toi aussi ?

Je lui dis: Ouais.

Je lui dis: Moi,
j'ai fait un

peu de sport.

Il me dit: Qu'est-ce
que tu as fait ?

Je lui dis: J'ai
fait sport et

études, hand.
Il me dit: Bien bon.

Il me dit:
Et alors ?

Tu joues au PUC ?
Je lui dis: Non.

Je lui dis: Moi,
je ne joue plus

parce que je lui
dis: De toute façon,

le hand, ça ne
sert à rien, etc.

Je lui ai dit:
Maintenant,

je suis vraiment
concentré sur

le business.

Je lui ai dit: Je ne
sais pas ce que je

vais faire et tout.

Mais j'ai arrêté
le sport parce que

de toute façon...

J'étais assez bon,
mais je n'étais

pas super bon.

J'étais sportif
de bon niveau,

mais je pense que je
n'aurais jamais été

un sportif
de haut niveau.

Et le mec me dit: Tu
sais que Il me dit:

Quand tu joues
au PUC,

tu peux avoir une
chambre à la CTU.

Ah !

Oui, parce qu'il
donne des chambres,

effectivement,
aux joueurs.

Alors là, qu'est-ce
que je fais ?

J'appelle tout
de suite

le PUC et je lui ai
dit: Dites donc,

c'est quand
les détections

pour le hand ?

On me dit: Ça
tombe bien.

Pourquoi ?

Mercredi prochain,
on a un truc à dans

faire Rocherot.
Donc, j'y suis allé.

J'ai fait un super
entraînement

et à la fin,
je reviens mes

affaires dans mon
sac, je commence

à ramasser et je
commence à me barrer

sans rien demander
à personne.

Le gars me rattrape.

Il me dit: Et
toi là-bas ?

Je m'arrête et il me
dit: Qu'est-ce

que tu fous ?

Je lui dis:
Je m'en vais.

Il dit: Pourquoi ?

Je dis: Parce que je
ne peux pas rester

à Paris,
donc de toute façon,

ça ne sert à rien.

Il me dit: Non,
parce que tu es

à un bon niveau,
on t'aurait

bien pris, nous.

Je dis: Oui,
mais je ne peux

pas rester à Paris.

Il me dit: C'est
quoi le problème ?

Je dis: Je n'ai
pas de chambre.

Il me dit: S'il
n'y a que ça ?

Il me dit: Le gars,
il va parler avec

un autre,
il revient,

il me donne
un petit papier.

Il me dit: Tu
appelles de ma part

demain ce numéro
de téléphone,

tu demandes
madame machin.

Et hop,
le lendemain,

j'appelle,
on me la passe.

Elle me dit: Benoît,
on vous attend,

votre chambre
est prête.

Donc, un truc que je
pensais inaccessible

d'un seul coup,
parce que j'avais

trouvé la bonne
approche,

finalement, ça
s'est résolu.

Là, ça a changé ma
vie parce que là,

j'avais une chambre
chauffée,

donc j'avais déjà
réglé la logistique.

J'avais en plus le
resto U en dessous.

J'étais la star
du resto U,

donc tous les soirs,
j'arrivais,

j'avais tout ce
que je voulais.

La star du resto U,
pourquoi la star ?

Parce que pareil,
j'étais hyper sympa

avec les
cantinières.

Je faisais
le chef, etc.

Je Il faisait plein
de questions

sur la bouffe, sur
les trucs et tout.

Donc, les gens,
ils aiment ça,

encore une fois.
Tu étais attachant ?

Voilà,
j'étais attachant,

exactement.

J'étais attachant
et donc ils

étaient attachés.

Il était attachant,
donc les gens se

sentaient attachés.

Pour quelles raisons
est-ce

que Jean-Pierre,
à ce moment-là,

il voit sa destinée,
entre guillemets,

basculer ?

Parce qu'il a su
saisir une

opportunité.

Il était là au bon
endroit au

bon moment.

Il était sympathique
avec les gens

et surtout,
il était attachant

parce qu'il avait
une telle

fin en lui.

Comment voulez-vous
que les gens

s'intéressent à vous
si vous-même,

vous n'êtes pas
passionné par ce

que vous faites,
si vous Vous ne

pouvez pas fin ?

Et ce que je vois
chez Jean-Pierre

dans son parcours
incroyable

d'entrepreneur,
de serial

entrepreneur, c'est
la fin de réussir.

Si vous écoutez
en permanence celles

et ceux qui vous
disent qu'il n'y a

que de la
dépression,

de la famine,
de la peur,

uniquement
des guerres

de partout
dans le monde,

au sortir
de pandémie

incroyables,
comment voulez-vous

avancer ?

D'ailleurs,
je me réfère

à une étude d'un
professeur

de psychologie
cognitive

qui s'appelle
Stephen Pinker.

Et d'ailleurs,
beaucoup d'études

de sociologues,
d'économistes,

d'historiologues
bien, la plupart

d'entre eux pensent
au contraire,

que le monde va
de mieux en mieux.

Alors, le monde va
mieux, mais il est

toujours en douleur,
évidemment.

Mais si vous
regardez 50, 100,

200, 300 ans
en arrière,

le monde va mieux.

Pourquoi un tel
pessimisme de la

plupart des gens ?

Et pourquoi un tel
optimisme

d'entrepreneur
comme ça ?

On pense que sa vie,
c'est une question

de chance,
pas seulement.

La chance est
finalement

une science que nous
pouvons provoquer.

On retient de cette
entrevue,

notamment à ce à cet
Adela

de Jean-Pierre,
qu'il a su saisir

des opportunités,
mais aussi parce

qu'il avait faim
et il était

résolument positif
et optimiste

sur la capacité de
voir la vie à 110%.

Et ça,
c'est important

dans cette entrevue.
On poursuit.

Mais c'est fou cet
état d'esprit parce

que c'est ce qui t'a
notamment permis

de qui a gagné ton
premier million à

l'époque, à 23 ans.

Ce qui m'a permis
de gagner son

premier million,
c'était le fait

d'avoir trouvé
le bon associé avec

Robert Lafont,
qui l'ançait

à entreprendre.

Et donc, je me suis
associé avec Robert.

Ou plutôt,
Robert s'est

associé avec moi.

Donc, Parce
que pareil,

il m'a trouvé plein
d'énergie,

il s'est dit: Ce
gars-là, il m'a dit:

Pourquoi tu ne viens
pas bosser

avec moi ?

Il me dit- Il veut
te débaucher ?

Il me dit: Quel
salaire tu veux ?

Et moi, je ne dis
pas de salaire.

Je m'en fous,
je dis: Je viens

gratos,
je veux une seule

chose, à condition
que tu me fuites

du capital.

Parce que moi,
j'avais compris

que le capitalisme
sans capitaux,

c'était quand même
assez compliqué.

Il fallait que j'ai
à un moment donné

du capital d'une
boite pour déjà

démontrer que je
n'étais pas qu'un

salarié,
mais que j'étais

dans une logique
entrepreneuriale et

pour me donner
le levier économique

et financier.

La première année,
je lui ai dit: Je

m'en fous
du salaire.

Il me payait
au SMIC.

Par contre, j'ai
eu 15% de la boite.

C'est ça qui a fait
mon premier million.

Comment on arrive à
créer Easy Voyage ?

D'abord parce
que j'ai créé...

Quand je quitte
Robert, je crée un

magazine de voyage.

Au bout de combien
de temps tu

quittes Robert ?
Deux ans et demi.

C'est assez vite.

23 ans et quelques,
donc effectivement,

j'ai un million.

C'était beaucoup
d'argent

pour un petit gars
de la campagne

qui avait jamais eu
trois ronds d'avance

et qui avait plutôt
eu des dettes dans

sa vie que l'argent.

À l'époque,
on parle de francs.

Oui, bien sûr.

Mais le million
de francs de mon

époque,
il vaut largement

le million d'euros
d'aujourd'hui.

Donc,
j'aurais pu me dire:

Je vais acheter
un appart, etc.

Moi, je dis: Je
garde tout pour

lancer mon affaire.

Donc tu réinvestis,
tu remets sur la

table la totalité.

Je vais te dire
ce que j'ai fait.

J'ai mis 600 000
et j'ai gardé 400

000 en me disant: Je
vais les ponctionner

au fur et à mesure,
comme ça,

je me paye pas.

Parce que si tu te
payes,

tu payes des charges
sociales, etc.

Tu repayes de
l'impôt, machin.

Donc j'ai dit: Cet
argent-là,

il est à moi.

Il est déjà
défiscalisé, donc je

le laisse de côté.

Et je pensais faire
ça un an ou deux.

En fait,
pendant quatre ans,

je ne me suis
pas rémunéré.

Et donc je vivais
sur mes 400 000.

C'est ça aussi
l'entrepreneur,

c'est que tu ne te
payes pas,

tu ne pars pas
en vacances.

Moi, je n'ai pas
acheté de bagnole,

je campais
sur le chantier.

Une vie austère.

Oui, une vie que je
ne percevais pas

comme austère,
mais en tout cas

qui n'était pas
les boîtes de lit

tous les soirs,
donc les petites

pépés et le
champagne.

Donc, j'étais bien
loin de tout ça.

Moi, c'était le
culte de l'effort.

Dans cette dans
cette logique-là.

Je me dis: Qu'est-ce
que je vais faire ?

Je connais
la presse,

je connais
le marketing direct,

et cetera.

Et là,
on me contacte et on

me dit: Tiens,
est-ce que tu ne

voudrais pas venir
avec nous

pour racheter
un magazine

d'aventure
qui s'appelle Les

nouveaux
aventuriers ?

Donc, je vais voir
le gars qui

faisait ça.

Je passe une journée
complète avec

le type et il
m'explique, etc.

Le canard,
le machin.

C'était
dans un petit groupe

qui faisait un tas
de trucs à côté,

de la gravure, etc.

C'est des mecs
qui ont disparu.

Le gars qui avait
pas mal d'argent,

sauf que ce
canard-là en

perdait beaucoup.

Moi, en travaillant
sur ce sujet-là,

je me rends très
vite que ce canard,

en fait, n'a aucune
chance de pouvoir

fonctionner.

Mais en essayant
de le positionner

sur son marché,
je m'intéresse

au voyage.

Et là, je me dis:
Tiens,

c'est marrant,
il n'y a pas

de magazine
pratique de voyage.

Il n'y a
que des magazines

d'évasion, Géo,
Grands Reportages,

Terre Sauvage, etc.

Mais il n'y a pas
de magazine

où finalement,
on te dit où aller,

à quel prix.

Là, on est en 90.

Évidemment,
aujourd'hui,

tout ça paraît
un petit peu

dépassé,
mais pour l'époque,

c'était assez
innovant.

Moi, qu'est-ce
que je fais ?

Je vais
chez Brentados,

la grande librairie,
et j'achète tous

les canards de
voyages étrangers.

Je rentre chez moi
avec tous

les canards,
je prends une paire

de ciseaux,
m'accolle,

et cetera.

Je découpais
des articles,

je les collais,
et cetera,

et je dis: Voilà.

Et j'ai fait mon
magazine avec

cette maquette.

J'ai dit: Je vais
lancer un magazine

de voyages pratiques
pour dire aux gens

les destinations,
expliquer

les destinations
et dire où aller.

Tu n'en parles pas,
mais en 95,

tu as été élu l'un
des meilleurs 45

dirigeants
de France.

C'est vrai.

Comment on est
un bon dirigeant ?

Pour moi,
l'entrepreneur,

le bon entrepreneur,
il doit être animé

par trois qualités
essentielles.

La première,
c'est d'avoir

de la vision.

Pour qu'il y ait
un projet,

il faut qu'il y
ait une vision.

Donc, il faut savoir
où tu veux aller.

La deuxième,
c'est qu'il faut

être capable de ne
pas aller tout droit

sur la vision,
mais de prendre des

chemins de traverse.

Parce qu'il y a
plein de moments

où il faut savoir
décélérer,

aller sur le côté,
faire des pauses,

remettre en question
la route qui a été

choisie, parfois
modifier un petit

peu la vision,
mais surtout faire

des concessions
par rapport

à cette vision.

C'est ce
que j'appellerais

C'est flexible.

Quand tu es trop
puriste, tu

meurs de vouloir
effectivement...

La quête d'absolu,
c'est quelque chose,

à mon avis, qui tue.

Et le troisième
élément,

très important,
et on l'a évoqué

depuis l'ému
de le retien,

c'est la capacité
à entraîner.

C'est-à-dire
qu'après,

tu dois entraîner
des équipes,

tu dois entraîner
même

des fournisseurs,
tu dois entraîner

tes banquiers, les
actionnaires, etc.

Et donc,
globalement,

le charisme,
la capacité à

expliquer,
la capacité

à incarner,
la capacité

à donner envie.

C'est ce qui,
effectivement,

permet d'avancer.

Comment on se
redresse rapidement

d'un coup dur ?

Moi, je traite
les sujets.

C'est-à-dire que
si j'ai un truc

compliqué,
je préfère le gérer

tout de suite plutôt
que de vivre avec

et de me dire:
Attends, demain,

et cetera.

Quand j'étais
dans la presse,

je raconte souvent
l'histoire,

donc j'avais
une dette importante

chez l'imprimeur
et donc je devais

aller le voir pour
négocier ma dette.

J'allais le voir
pour lui dire que je

n'allais pas pouvoir
payer la totalité

de la créance
et qu'il faudrait

qu'il me fasse un
abandon de créance.

Là, on parle
de combien ?

Beaucoup.

Ça
correspondait à...

J'étais surfacturé
parce que je

payais tard.

Quand tu payes tard,
tu payes plus cher.

C'est comme
ça la vie.

Il se garantissait
quand même quelque

part grâce à cette
surfacturation.

J'allais le voir
pour lui expliquer

tout ça
et que maintenant,

ce n'était plus
possible et qu'il

fallait qu'il me
fasse des remises

sur ce qu'il
avait sur facturé.

Sur la quoi,
évidemment,

il a été tout à fait
légitime de me dire

non, mais moi,
j'en avais besoin,

sinon je
passais pas.

Donc j'y allais
pour lui dire:

Écoute, ou je dépose
le bilan,

ou on trouve
une solution

pour traiter
cette créante.

Parce que c'était
mon plus gros

fournisseur,
partenaire,

évidemment,
et en plus,

il a acheté
le papier pour moi.

Le gars m'adorait.

Je vais pas répéter
ça à chaque fois

parce que les mecs
vont dire:

C'est-à-dire ?

Attends, pour
qui il se prend ?

Il se trouve
qu'effectivement- Il

y a une bonne
connexion humaine.

Il me prenait
pour son fils,

qui était plus
âgé que moi.

Quand je l'appelle,
il me dit On

dîne bientôt.

Je dis: Non,
mais là, je vais

venir à l'usine.

Il faut qu'on
discute, etc.

Le gars me dit: OK,
mais rien de grave.

Je dis: Non.

Je lui dis:
Je vais venir.

Je dis: Je
viens demain.

Parce que moi,
tout de suite...

C'est cette nuit-là.

Donc, j'ai dormi
un quart d'heure.

Je me suis couché,
je vous rappelle,

à 1h00 du mat' et je
me suis réveillé

à 1h15 avec le crâne
qui était bouillant.

Je transpirais
de partout, etc.

Je savais
que j'allais me

faire casser
la gueule

le lendemain
et qu'en plus,

si tu veux,
j'allais décevoir

quelqu'un qui avait
misé sur Je pense

que c'est
l'une des pires

choses qui puisse
arriver,

de décevoir.
Un homme comme toi ?

Oui, en tout cas,
j'avais suscité

des espoirs énormes.

Ça faisait en plus
des années, etc.

Et là,
d'un seul coup,

j'allais lui dire:
Écoute,

je suis un peu
un imposteur,

puisque globalement,
je n'ai pas délivré

ce que tu espérais
que je délivre.

Et donc sur la
route,

ils ont arrêté deux
fois pour vomir,

j'avais mal au pied,
et cetera.

Quand je suis
arrivé,

je lui ai dit:
Écoute,

et j'ai balancé tout
de suite la chose.

Évidemment,
il a hurlé, etc.

Et puis,
au bout d'une heure,

il s'est calmé.

Et puis,
on a commencé

à discuter,
à rentrer

dans le sujet
et à dire: Comment

on peut faire ?

Qu'est-ce qu'on va
trouver

comme solution,
et cetera ?

Moi, je pense que le
meilleur remède au

problème,
c'est de traiter

le sujet,
quel que soit

le prix à payer.

Il faut savoir
que toute ambition,

de toute façon,
a un prix.

Comment on est
un bon dirigeant ?

Ce qu'on doit
revenir,

c'est quoi ?

Moi, je pense que
c'est la sincérité.

Je pense qu'en fait,
le principe

de vérité,
c'est ce qui fait

toute la différence.

Beaucoup de gens ont
l'image de

l'entrepreneur.

C'est la raison
pour laquelle dans

pas mal de pays,
on n'aime pas

les entrepreneurs.

On voit
l'entrepreneur avec

la belle piscine,
la Maison à la

Villa, la Ferrari.

Mais tu rappelles
le principe que pour

toi, entreprendre,
c'est 95% de sueur

et 5% de bonheur ?

Bien sûr,
parce que la

réalité,
c'est comme les

sportifs de
haut niveau.

Moi, je pense qu'il
y avait un bouquin

de Bethelheim
qui disait: Il n'y a

pas de drogué
heureux.

Moi, j'ai plein
de sportifs

de haut niveau.

Je n'ai jamais vu
de sportif de haut

niveau heureux.

Parce qu'en fait,
dès que tu gagnes

quelque chose,
même si tu as cinq

titres, tu aurais
voulu en avoir sept.

Et tu es
en permanence

toujours
dans la suite.

Je pense que le
dirigeant apaisé,

ça qui va arriver,
mais c'est vraiment

en fin de vie.

Donc, je pense
que toute ta vie est

toujours en décalage
avec ce que tu

aurais voulu faire,
puisque finalement,

tu rêves beaucoup
plus grand que ta

capacité à agir.

Et tu dis aussi,
finalement,

entreprendre,
ce n'est pas

imaginer ce qu'on
pourrait gagner,

mais faire la liste
de tout ce qu'on

pourrait perdre.

Oui, ça,
c'est ce que je dis

dans les écoles
de commerce.

Quand on me dit:
Donnez-nous

un conseil,
je dis: Le premier

des conseils,
c'est de dire:

Est-ce que vous
êtes fait pour ça ?

Vous allez savoir
si vous êtes pour ça

le jour où vous
allez faire la liste

de tout ce que vous
êtes prêts à perdre

et vous allez mettre
dedans vos relations

sociales,
votre fiancé,

votre appartement,
votre bagnole,

vos copains, etc.

Parce que quand vous
allez bosser 15

heures par jour,
etc, et que vous

aurez en tête
que votre boite,

je peux vous dire
qu'il n'y a plus

personne qui va
vouloir sortir avec

vous, aller boire
un coup avec vous,

donc vous croisez
un dimanche et même

votre nana risque
de se barrer

ou votre mec si vous
êtes une fille.

Donc, globalement,
ayez conscience

de ça.

Il y a plus
de chances que vous

perdiez tout ça
que vous gagnez,

je ne sais quoi,
la fortune,

le bonheur ou
les honneurs.

Tu fais une émission
de télévision

sur M6,
Qui veut être mon

associé ?,
reprise du dragon,

notamment
nord-américain,

et tu investis
beaucoup dans de

jeunes entreprises.

Pour quelles
raisons tu fais ça ?

Je fais ça pour pas
mal de raisons.

Au départ,
je faisais ça

pour des mauvaises
raisons.

Les missions,
en tout le temps,

parce que j'ai cru
que cette émission,

ça allait starifier
les investisseurs.

Donc, je me suis
dit: C'est super,

ça va me faire
connaître,

ça me fait
reconnaître, ça me

fait connaître, etc.

En fait, je me suis
rendu compte très

vite que c'était
l'inverse,

que c'était fait
pour les jeunes

qui créaient leur
boite et qu'on était

là pour les aider
et pour les

accompagner.

Donc, je me suis
dit: OK,

on a commencé à
avancer dans l'idée

d'accompagner
effectivement les

gens en question.

Finalement,
ça m'apporte

beaucoup en termes
aussi d'énergie.

C'est-à-dire
que globalement,

toutes ces
créativités, etc,

elles te
nourrillent.

Donc moi,
je donne

des conseils
aux boîtes

dans lesquelles
j'investis,

mais à l'inverse,
j'apprends un

tas de trucs.

Jean-pierre,
on vient de faire

le face à face.

Est-ce que tu es
prêt pour le dos

à dos,
Jean-Pierre,

prêt pour ce dos
à dos coaching ?

C'est parti,
mon ami.

La première
des choses,

c'est que je n'ai
pas entendu trop

parler d'intimité,
de couple,

de vie privée.

On en est où de ce
côté-là,

côté amour ?

Écoute, c'est
assez stable.

Ça fait maintenant
15 ans que je vis

avec la même femme,
Estelle,

et on a une petite
fille qui a 11 ans.

D'ailleurs, petite,
elle mesure

1,72 mètre.

Écoute, moi,
je suis un père

tardif, donc
pour parler de...

Vous ne voulez
pas d'enfant ?

Non, j'étais
déterminé à ne

pas en avoir.

Parce qu'en fait,
moi, je n'ai pas

été un bon fils.

C'est-à-dire
que j'ai été un bon

fils dans le fait
où j'ai réalisé

un tas de trucs
et ma mère était

fière de moi,
mais je n'ai pas été

un bon fils
dans le fait

où j'étais présent,
puisque très jeune,

j'ai commencé
à bosser

et donc j'ai
toujours été absent.

Et donc, finalement,
je trouve

que l'investissement
dans la relation

affective avec
un gosse,

tu n'en as jamais
vraiment le retour.

Après, on peut dire:
Oui, mais c'est

de l'amour
et donc on s'en

fout, OK, mais moi,
je m'étais

dit: Puisque je n'ai
pas été un bon fils,

je serais sûrement
un mauvais père.

Et donc, je n'ai pas
envie de passer par

cette expérience.

Et puis, la volonté
de ma femme d'avoir

un enfant a été
supérieure à mon

désir de
renoncement.

La maman est vivante
aujourd'hui ?

Je dis toujours
qu'elle est décédée

et que j'étais très
jeune, puisque

j'avais 28 ans.

Quand je dis ça,
les gens disent:

Très jeune,
c'est quand tu as 10

ans ou 11 ans, etc.

Donc c'est vrai que
j'avais déjà...

Mais si tu veux,
ça faisait déjà

un moment que
j'étais revenu.

Et d'ailleurs,
elle est décédée

dans des
circonstances un peu

un peu dingue
puisqu'elle est

décédée de la
légeo des laus.

C'était vraiment
un cas, il y avait

50 cas par an.

Elle avait
une chance sur je ne

sais combien
de milliards

de le choper.

En ce moment,
elle fumait

beaucoup, etc.

Elle avait des
prédispositions.

Elle est tombée
dans le coma.

Elle avait un gros
rhume, elle est

passée à l'hôpital.

À l'hôpital,
elle est tombée

dans le coma.

J'ai passé 15 jours
au pied du lit.

J'ai pris une petite
chambre à côté,

donc j'y allais
tous les jours.

Elle ne s'est
jamais réveillée.

Dans la série
des regrets,

qu'est-ce que tu
regrettes de ne pas

lui avoir dit
ou passé ?

En tous les cas,
je regrette de ne

pas lui avoir
apporté plus.

C'est-à-dire
que dit, je ne sais

pas, en tous
les cas, apporté.

Je
pense que mon

énergie a été
beaucoup alimentée

par un sentiment,
donc si ce n'est

de revanche,
en tous les cas

de réalisations
collectives.

Je l'ai fait
pour elle,

je l'ai fait
pour ma grand-mère.

Parce qu'avant,
ma mère, il y avait

ma grand-mère.

J'ai été élevé
à la ferme et j'ai

beaucoup appris
grâce effectivement

à l'énergie
et au travail de ma

grand-mère et
à l'intellect

de ma mère.

Et donc,
c'est les deux

personnes qui m'ont
le plus apporté

et j'aurais aimé.

L'un des moments
les plus forts de ma

vie, c'est que j'ai
invité ma grand-mère

à déjeuner dans un
restaurant routier.

Et donc, il y avait
une formule, je ne

sais plus combien.

Il y avait
deux formules.

Et donc,
on a pris la formule

entrée, plat,
dessert.

Alors que tout
le monde prenait

la formule
uniquement avec

deux plats.

Et ma grand-mère,
ce jour-là,

a eu l'impression
que j'étais

milliardaire.

Quel
est ton niveau

de bonheur
aujourd'hui de 0

à 10, 10 étant
le maximum ?

Je pense que je
dirais je dirais 6.

Ça reste beaucoup de
place pour la suite.

Et qu'est-ce que tu
devrais faire

pour avoir un petit
peu plus de bonheur

dans les 30
prochains jours ?

En fait,
j'aimerais que...

Tu vois,
le sujet que je

porte aujourd'hui,
la FairMove,

qui est un sujet
assez lourd,

puisqu'il y a toute
une éducation

à faire des
voyageurs,

il y a une éducation
à faire

des partenaires
à l'étranger,

il y a à porter
le message au niveau

des médias,
il y a

donc à évangéliser
les consciences.

Et donc,
c'est un travail

qui me prend une
énergie incroyable

que j'avais quand
même mésestimée.

Et donc,
je me projeterais

assez bien
sur la phase d'après

quand j'aurais
vraiment bien

installé le concept
et que j'aurais pu

qu'à le piloter.

Pour l'instant,
j'en suis encore

à le construire
et donc c'est

beaucoup l'énergie.

Tu as 57 ans
aujourd'hui,

mais j'ai
le sentiment

de parler à un
gamin de 25 ans.

D'où vient
cette énergie ?

En fait,
ce côté juvénile,

c'est le fait que,
si tu veux, je me

suis jamais arrêté.

Il y a des matins
où je ferais bien

mon sac pour aller
à la salle de sport,

pour aller jouer
à un match de hante.

Pour moi, tout ça,
ça fait partie

d'un tout.

Et quand je revois
des copains que je

n'ai pas vu depuis
15 ans,

j'ai l'impression
qu'on s'est

quitté la veille.

Et comme il n'y a
jamais eu de pause,

je n'ai pas
l'impression

d'avoir vieilli.

Quelle est ta plus
grande peur

aujourd'hui ?

Ce serait
de mourir

subitement,
en plein élan,

en ne pouvant pas
délivrer ce que

j'essaie de porter.

Il y a une phrase
que j'aime bien,

c'est des grands
gens qui la donnent

souvent et qui dit
qu'il a lu

dans un bouquin
qu'un entrepreneur

japonais de 100
de 15 ans a réuni

toute sa boite,
tout son personnel,

pour leur exposer
son projet

et la stratégie
pour les 30

ans à à venir.

Moi, à 75 ans,
j'aimerais bien être

le gars qui présente
aux autres ma

stratégie pour les
30 ans à venir.

Ce que tu
détestes le plus ?

Le renoncement.

Quand tu as un genou
à terre et il faut

se redresser vite,
tu te dis quoi ?

Je me dis:
Tu n'as pas

le choix, mon grand.

Quel conseil tu
donnerais au petit

Jean-Pierre ?

Imagine-toi, toi,
en couleur courte,

tu as 10 ans.

Quelle phrase,
quel conseil tu

aurais aimé
entendre ?

Si, par exemple,
on fait l'exercice

maintenant,
on prend une de

la guette magique.

Ça y est,
tu remontes

dans le temps.

À l'époque,
c'était les frères

Bogdanoff qui
faisaient ça.

Tu reviens
dans le temps,

tu es face à toi,
tu as 10 ans et tu

te dis quoi
maintenant ?

Moi, je pense
que c'est l'inverse

qui est intéressant.

C'est que j'espère
que l'enfant

que j'étais
aurait un peu

d'admiration
pour l'homme

que je suis devenu.

Et maintenant,
si tu faisais

vraiment l'exercice,
qu'est-ce que tu

aurais dû entendre
à l'âge de 10 ans ?

Et que tu
n'entendais pas.

Tu as autant
de chances

que les autres d'y
arriver, mon grand.

Parce que très
longtemps,

j'ai eu le sentiment
inverse.

Et moi, j'étais dans
un milieu où,

en fait,
la seule capacité

d'élévation,
c'était les études.

Parce que
ma grand-mère,

par exemple,
quand je lui ai

exposé des idées,
parce que très

jeune, j'ai eu plein
d'idées,

elle disait: Écoute,
elle m'appelle

Nadie,
elle me disait:

Écoute Nadi,
Si c'était

si simple,
d'autres l'auraient

fait déjà avant toi.

Et donc moi,
je suis

dans le milieu où on
pensait

que les autres
étaient faits

pour réussir
un certain nombre de

choses et pas nous.

Et donc moi,
j'ai inversé

le cours
de l'histoire

de la famille.

Si tu devais finir
ces phrases-là,

ça donnerait quoi ?
La vie, c'est...

Un long fleuve
pas tranquille.

Les gens sont...

Souvent beaucoup
plus gentils

qu'on ne croit.

Il suffit juste,
effectivement,

de l'être avec eux.

Et de frapper
aux bonnes portes ?

Oui, et après,
effectivement, les

choses s'enchaînent.

Et d'oser aussi
aller vers eux.

Bien sûr.

Le bonheur, c'est...

Je pense
que le bonheur,

c'est la capacité,
en fait, si tu veux,

à donner du bonheur
aux autres,

donc au travers
de tes réalisations.

S'il y a
une question qui est

faite pour toi,
Jean-Pierre,

c'est celle-ci.

Qu'est-ce que c'est,
selon toi,

la définition
de vivre une vie

à 110 pour cent ?

Je pense que vivre
une vie à 110

pour cent,
c'est aussi accepter

l'idée qu'elle soit
parfois à 20%,

parce qu'on ne peut
pas être flamboyant

tout le temps.

Et c'est ça
qui permet d'être

à 110%,
c'est d'avoir aussi

une bonne gestion
de ces moments

à bas rendement.

Et d'ailleurs,
quand tu vois

des sportifs de haut
niveau, tu noteras

qu'en général,
ils marchent très

parce qu'ils gardent
leur énergie

pour les moments
de compétition.

Qu'est-ce que tu
pourrais dire à ces

hommes et ces femmes
qui sont justement

à 20% en ce moment
dans leur vie ?

Moi, je dirais
que ce n'est pas

infamant que d'être
à 20%, que ça fait

partie effectivement
d'un cycle de vie,

que lorsqu'on pense
qu'il y a

des surhommes,
on se trompe.

Il n'y a
que des gens,

effectivement,
qui essayent

de faire des choses.

100% des gens
qui ont échoué,

encore une fois,
sont des gens

qui ont essayé.

Et donc, pour moi,
la différence ne se

fait pas entre la
réussite et l'échec.

La différence se
fait entre ceux

qui passent à l'acte
et ceux qui

renoncent.

Merci mille fois,
Jean-Pierre.

Bonne réussite,
à bientôt.

Écoute,
à très bientôt

et surtout bonne
réussite à toi

et surtout merci
pour ce que tu fais

et toute cette
énergie que tu

diffuses.

Donc, aux autres
par toutes tes

interventions.

J'espère que ce
nouveau temps fort

vous a énergisé
et enrichi,

notamment avec
quelques idées

et stratégies laser
à implémenter dès

maintenant
dans votre

entreprise,
mais aussi

dans votre vie
de leader

et d'entrepreneur,
360 degrés.

D'ailleurs, Alors,
laissez-moi

un commentaire
et dites-moi ce

que vous avez retenu
de cette vidéo.

J'adore lire vos
commentaires.

Numéro un:
pour mieux choisir

le contenu à vous
proposez

chaque semaine.

Deux: pour mieux
comprendre comment

vous aider,
de plus en plus.

Et trois: quels sont
vos défis de

croissance ?

Vous savez,
votre capacité

à penser un,
planifier deux,

agir trois,
de manière

stratégique,
affecte les ventes

et la rentabilité
de votre activité

plus que tout autre
chose que vous

faites.

Et très souvent,
un seul changement

de quelques Quelques
degrés

que vous allez
apporter,

va entraîner
une différence

majeure à moyen
terme dans vos

résultats.

Et c'est pour ça
que nous avons

un livret digital
que nous souhaitons

vous offrir
gratuitement.

Maintenant,
on l'a intitulé

les 25 questions
stratégiques

pour développer
votre entreprise.

Si vous ne
connaissez pas

les réponses à ces
25 questions, vous

allez perdre gros.

Ou encore,
si vous avez

les mauvaises
réponses à ces

25 questions.

Le monde a
réellement changé.

Et ça, vous
le savez.

Chaque mois,
le marketing,

les médias sociaux,
les processus

de vente,
les funnels

de vente,
les habitudes

des consommateurs,
tout a changé.

Et c'est terminé.

Cette époque où on
se formait une fois

par an ou tous
les deux ans pour

rester juste à jour.
Et ça allait bien.

Mais aujourd'hui,
il faut être

constamment en mode
recherche

et développement,
recherche,

formation,
valeur ajoutée.

Et je veux que vous
soyez prêts

et prêtes.

Vous devez
donc développer

votre activité
dans laquelle je

vais vous donner
évidemment

des astuces,
mais dans laquelle

vous devez rester
engagé et vous devez

aussi anticiper
ce qui va suivre.

Et dans ce livret
digital,

c'est exactement ce
que je vais vous

inviter à faire
en vous dévoilant 25

questions
stratégiques

que nous nous posons
chaque mois dans mes

propres entreprises.

Et je vous les offre
aujourd'hui.

Pour découvrir ce
livret digital

gratuit,
il suffit simplement

de cliquer
sur le lien et on se

retrouve de
l'autre côté.